DIRECT. Coronavirus en France : dernier point complet sur l'épidémie, que disent les chiffres ?

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DIRECT. Coronavirus en France : dernier point complet sur l'épidémie, que disent les chiffres ? CORONAVIRUS. Selon le dernier bilan hebdomadaire de Santé publique France, les indicateurs sont rassurants et ne montrent pas une "reprise de l'épidémie". Les nombres d'hospitalisations et de décès continuent de baisser. Le point détaillé sur ces chiffres et les dernières infos en direct.

Comment a évolué l'épidémie de coronavirus d'après le dernier point épidémiologique ?

Santé publique a dévoilé son dernier bulletin épidémiologique ce jeudi 3 juillet. Les données ne montrent pas pour l’instant de "signaux en faveur d’une reprise de l’épidémie". Cependant, la circulation du coronavirus se poursuit en Guyane et à Mayotte. Le point complet : 

  • Le nombre hebdomadaire de décès en France diminue ou reste stable entre la semaine 25 et 26 dans la plupart des régions, sauf dans deux régions : la Guyane (1,07 vs 2,5 décès pour 100 000 habitants) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (0,26 vs 0,42 décès pour 100 000 habitants). Au total, 164 personnes sont décédées en semaine 26 contre 242 en semaine 25. 
  • Le taux de positivité des tests national hebdomadaire est de 1,4 % en semaine 26 contre 1,5 en semaine 25. Santé publique France confirme que ce taux est resté stable par rapport à la semaine précédente. En Outre-mer ce taux est de 19,4% à Mayotte et 25,6% en Guyane contre 15,4% et 26,7% en semaine 25. Le taux d’incidence (nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants) est de 4,9/100 000 habitants au niveau national. Partout en France métropolitaine, le taux d’incidence est inférieur à 10/100 000 habitants. 
  • Le bilan des clusters depuis le début du déconfinement est de 304 au 1er juillet 2020 (hors Ehpad et milieu familial restreint). Ce nombre reste stable sur les quatre dernières semaines. Au 1er juillet, 91 foyers sont en cours d’investigation, soit moins d’un tiers. 37% d’entre eux ont une criticité élevée, selon Santé publique France. 69% des foyers comportent plus de 5 cas de coronavirus. 
  • Le R ou nombre de reproduction effectif national calculé à partir des tests PCR est de 0,90 en France métropolitaine. Santé publique France note que cet indicateur est stable par rapport à la semaine précédente. La majorité des régions affichent un nombre de reproduction R inférieur à 1 cependant certaines régions ont un taux dépassant le seul de vigilance de façon non significative, indique Santé publique France. C’est le cas de l’Auvergne-Rhône-Alpes (1,10), de la Bretagne (1,22), de la Normandie (1,01). En Guyane, le R est "toujours élevé" avec 1,42, mais diminue par rapport à la semaine 25 où il atteignait 2,5. 

Comment mieux comprendre les clusters ?

Toujours active, la propagation du coronavirus en France est toutefois maîtrisée, comme l'a encore rappelé Olivier Véran ces dernières heures. Le Covid-19 se manifeste désormais en formant des foyers de contaminations très localisés, au nombre d'un peu plus 200 sur l'ensemble du pays, selon les dernières données disponibles, dont 91 encore actifs et en cours d'investigation. Si ces clusters ont pour point commun d'être "cantonnés à des lieux précis", comme l'a confirmé le ministre de la Santé, tous ne sont pas apparu de la même façon. A Perpignan, depuis le déconfinement, trois foyers ont été identifiés dans trois quartiers différents de la préfecture des Pyrénées-Orientales. Comme le révèle le média local L'Indépendant, depuis ce mardi "et pour 11 jours seulement", des opérateurs du centre hospitalier de Perpignan et Santé publique France doivent frapper à la porte des habitants de ces quartiers tirés au sort.

Il s'agit de comprendre notamment pourquoi, sur les 330 personnes hospitalisées en trois mois à Perpignan, 180 environ étaient issues de la communauté gitane des trois quartiers évoqués plus haut, et surtout de savoir pourquoi la circulation du coronavirus n'a pas été la même dans les trois secteurs. Pour cela, les habitants sélectionnés et volontaires vont non seulement être testés, mais ils seront également interrogés sur "leurs antécédents de santé,  la configuration de leur logement et leur connaissance des mesures barrière". Cela devrait mettre en exergue l'impact de la qualité de l'habitat sur la propagation du Covid-19 ou encore la bonne application, ou non, des gestes barrières. "Si l'on établit un lien formel entre logement précaire et circulation du virus, ce sera utile pour tous les quartiers fragiles dans n'importe quelle région de France", analyse Damien Mouly, responsable de Santé Publique France en Occitanie, interrogé par L'Indépendant.

19:48 - Rumeurs autour d’une famille contaminée par le coronavirus Bouzonville

Le nouveau maire de Bouzonville (Moselle), Armel Chabane, a publié un communiqué pour faire taire des rumeurs locales. En effet, France Bleu rapporte que ces rumeurs évoquaient une multiplication de cas de coronavirus dans la commune. Selon l'ARS, il ne s’agit en réalité que d'un cas groupé familial. L'agence régionale de santé a précisé que "la situation était maîtrisée".

19:30 - Le virus, plus transmissible qu’auparavant ?

Selon une étude dans la revue scientifique américaine Cell, le coronavirus serait plus transmissible maintenant que lors de son apparition en Chine, indique La Dépêche. Le média précise que "la variante du Covid-19 qui domine aujourd'hui dans le monde infecte plus facilement les cellules que celle qui est apparue à l'origine en Chine, ce qui la rend probablement plus contagieuse entre humains bien que cela reste à confirmer".

19:13 - Une diminution des troubles dépressifs

Dans son dernier bilan officiel, l’agence sanitaire relève “une diminution de l’adoption systématique des mesures de prévention (garder une distance d’au moins 1 mètre, ne pas se serrer la main, pas d’embrassades)”, une “stabilisation des mesures d’hygiène et port du masque”, mais aussi une “diminution des états anxieux, dépressifs et troubles du sommeil depuis la levée du confinement”, indique Ouest France.

18:55 - Le nombre de clusters reste stable

Le nombre de foyers de contamination reste stable en France, comme le rapporte Ouest France. En métropole, le nombre de clusters signalés est resté stable sur les quatre dernières semaines, du 1er au 28 juin, rapporte le média. En Guyane, où la circulation du coronavirus reste élevée, trois foyers recensés entre le 9 mai et le 1er juillet ont eu une diffusion dans la population.

18:37 - La Commission européenne autorise la mise sur le marché du remdesivir

Alors que l’épidémie de coronavirus semble contrôlée en France, la Commission européenne a autorisé, ce vendredi 3 juillet, "la mise sur le marché" de l'antiviral remdesivir. France Bleu rappelle que ce médicament est utilisé pour le traitement des patients gravement atteints du coronavirus. "Nous ne négligerons aucun effort pour obtenir des traitements ou des vaccins efficaces contre le coronavirus", a notamment déclaré la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides,

18:19 - Gestion de la crise sanitaire : une enquête judiciaire va s’ouvrir contre Philippe, Véran et Buzyn

Le procureur général a annoncé vendredi 3 juillet l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la gestion de la crise du coronavirus, visant l’ex-Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de la Santé actuel Olivier Véran et sa prédécesseure Agnès Buzyn.

18:01 - Montargis : campagne de dépistage après la détection d’un nouveau cluster 

Un nouveau cluster de Covid-19 a été observé à Montargis, dans le Loiret, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) du Centre-Val de Loire. Un dépistage va être organisé dès samedi 4 juillet, les tests seront accessibles "aux personnes avec ou sans symptômes évocateurs du Covid-19", indique l’ARS. 

17:41 - Guyane : pas d’hôpital de campagne militaire mais des renforts de personnes 

Le ministre de la Santé et la ministre des Outre-mer ont annoncé qu’il n’y aura pas, en Guyane, d’hôpital de campagne militaire. "L’hôpital de campagne qui a été mobilisé à Mulhouse et à Mayotte c'est une structure qui prend beaucoup de temps pour être démontée, pour être transportée, pour être remontée. Nous ne pouvions pas attendre la mobilisation de cet hôpital pour renforcer les moyens sanitaires sur place, c'est pourquoi nous avons adopté les moyens décrits", a expliqué Olivier Véran sur Guyane la 1ère. Des renforts de personnels vont donc être envoyés d’ici quinze jours. 

17:14 - 29% des Français estiment que la situation sanitaire se détériore

Selon un sondage YouGov pour Le HuffPost, paru le 2 juillet 2020, 55% des Français jugent que la situation sanitaire s’améliore en France, contre 80% début juin. A contrario, 29% des personnes interrogées estiment que la situation se détériore, soit 21 points de plus qu’en juin. Aussi, 62% des sondés considèrent que l’épidémie se détériore sur le plan mondial, soit 18 points de plus qu’il y a 7 jours.

16:46 - L’Île-de-France est la région la plus touchée par l’excès de mortalité 

La région francilienne a enregistré une hausse globale des décès de 79% entre le 2 mars et le 10 mai. La moyenne nationale de surmortalité est de 22%. Mayotte affiche 53% de décès supplémentaires et le Grand Est, 48%.  

16:25 - Essonne : 30 élèves placés en quarantaine après des cas de coronavirus dans une élève 

Deux cas de Covid-19 ont été détectés dans une école à Évry-Courcouronnes, dans l’Essonne. Par mesure de précaution, 30 élèves ont été mis en quatorzaine. "Les informations et recommandations d’usages ont été faites aux familles d’enfants ayant été en contact avec un cas confirmé pour expliquer la quatorzaine et les mesures de vigilances à avoir conformément aux recommandations de l’Agence régionale de santé", a indiqué la municipalité.

15:57 - Une immunité au coronavirus à court terme possible ?

Si pour l'homme la question fait débat et n'a pour l'heure pas de réponse définitive, des scientifiques du Peking Union Medical College ont pour leur part pu prouver que sur les singes, une immunité était possible. Après avoir volontairement infecté six macaques au coronavirus, ces derniers, qui n'ont développé que des symptômes bénins, ont fini par guérir. Lors d'une deuxième infection volontaire, les quatre des six macaques cette fois concernés "n'ont pas montré de signe de réinfection par la même souche de SARS-CoV-2 pendant leur période initiale de rétablissement", assurent les scientifiques.

15:16 - La mortalité est revenue à la normale, indique Santé publique France 

La crise du coronavirus a provoqué une hausse importante de la mortalité en France, notamment en Île-de-France et dans le Grand Est. Santé publique France note que "la mortalité est désormais revenue dans les marges de fluctuation habituelle, aussi bien dans les analyses tous âges confondus que chez les personnes de 65 ans ou plus."

14:45 - Le Parlement européen ferme son centre de dépistage 

En mai, le Parlement européen a installé un centre de dépistage du Covid-19 dans ses locaux à Strasbourg. Vendredi 3 juillet, l’institution a décidé de le fermer un mois plus tôt que prévu. "Au vu de l'amélioration notable de la situation sanitaire et de la baisse de la propagation du virus dans le département du Bas-Rhin, et notamment dans l'Eurométropole, la décision a été prise conjointement avec le Parlement européen de procéder à la fermeture du centre ce vendredi 3 juillet", précise un communiqué conjoint du Parlement, de la préfecture, de la ville et de l’Agence régionale de santé. 

14:04 - La Commission européenne autorise "la mise sur le marché conditionnel" du remdesivir 

Le remdesivir devient le "premier médicament autorisé au niveau de l’UE pour le traitement contre le Covid-19", affirme la Commission européenne. Cette dernière a autorisé la mise sur le marché conditionnel de cet antiviral utilisé pour traiter les cas graves de coronavirus. "Nous ne négligerons aucun effort pour obtenir des traitements ou des vaccins efficaces contre le coronavirus", a déclaré la commissaire à la Santé Stella Kyriakides. 

13:31 - Les mesures barrières sont moins respectées, selon Santé publique France

Le bilan des autorités de santé montre que les mesures barrières sont de moins en moins systématiquement adoptées. Fin juin, les actions de "saluer sans se serrer la main et arrêter les embrassades" et de "garder une distance d’au moins 1 mètre" diminuent. En revanche, l’application de mesures d’hygiène comme le lavage de main reste stable. 

12:47 - Nombre de contaminations : l’Amérique latine dépasse l’Europe 

L’Amérique latine compte 2 735 107 cas d’infection au coronavirus, selon le dernier bilan de l’AFP, vendredi. Le continent dépasse l’Europe et devient la deuxième région mondiale la plus touchée en termes de contaminations. La première reste l’Amérique du Nord avec 2 844 522 cas. L’Europe dénombre 2 718 363 personnes touchées par le Covid-19. 

12:29 - Pour Emmanuel Macron, "nous entrons désormais dans une phase de surveillance et de grande vigilance" 

Le président a évoqué la crise sanitaire lors de son entretien à la presse régionale publié jeudi 3 juillet. "Nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire, mais de sa phase la plus aigüe. Nous entrons désormais dans une phase de surveillance et de grande vigilance", a déclaré Emmanuel Macron. "Dans certains territoires comme Mayotte ou la Guyane, le virus circule encore activement. Nous devons donc rester mobilisés et solidaires avec nos territoires ultramarins", prévient le chef de l’État. Quant à la possibilité d’un reconfinement face à une deuxième vague épidémique, "il ne faut rien exclure", avance le président. 

12:12 - Ehpad : 10 497 décès des suites du coronavirus

L’épidémie de Covid-19 a provoqué le décès de 10 497 personnes résidant en Ehpad français. 38 107 cas de coronavirus ont été confirmés dans les Ehpad et établissements médico-sociaux. Santé publique France indique que "le nombre de signalements" de nouveaux cas "reste très faible depuis début mai". 

En savoir plus

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué jeudi 2 juillet par Santé publique France. Voici selon les données des autorités, la situation sanitaire en France ce jeudi soir :

  • 166 378 cas confirmés par PCR, soit 659 de plus
  • 29 875 décès au total (Ehpad compris), soit 14 de plus
  • 19 378 décès à l'hôpital, soit 14 de plus
  • 10 497 décès dans les Ehpad, soit 9 de plus (dernière mise à jour mardi 30 juin)
  • 8 148 hospitalisations en cours, soit 188 de moins
  • 573 personnes actuellement en réanimation, soit 9 de moins
  • Taux de positivité des tests : 1,4%
  • 89 clusters en cours d'investigation, dont 3 nouveaux
  • 2 départements en vulnérabilité élevée (Guyane et Mayotte)
  • 76 802 personnes sorties de l'hôpital, soit 253 de plus

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 104 791 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 93 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 12 admissions en réanimation.

Des résurgences soudaines du Covid, des tests pour les identifier

Les autorités publiques et sanitaires ne cessent de le rappeler : l'épidémie de coronavirus en France est sous contrôle, mais il est impératif de rester extrêmement vigilant sur l'éventualité, considérée comme très probable, d'une seconde vague. La prudence est d'autant plus grande que la résurgence de la maladie semble se faire de manière soudaine et explosive sur des territoires très localisés, avec une logique très prononcée de "foyers épidémiques". L'ARS de Normandie est d'ailleurs sur le qui-vive et alerte sur des manifestations très surprenantes de la maladie. Dans la région, le R0, qui correspondant au nombre de personnes qu’un malade positif contamine, est un peu redescendu, mais il reste nettement au-dessus de 1, à 1,37. Et les situations sont très disparates : comme le rapporte Le Parisien, l'agglomération de Rouen concentre à elle seule 7 des 19 foyers épidémiques de la région et 75 % de la vingtaine de nouveaux cas quotidiens déclarés en Normandie. Au total, autour de 80 "clusters" sont surveillés de près en France, ont 40% avec une "criticité élevée".

Comment faire face à la manière dont revient, localement le coronavirus ? Ce mercredi 1 juillet sur France Info, Martin Hirsch, le patron de l'AP-HP, a bien insisté sur le fait que les médecins hospitaliers se préparaient à un rebond de l'épidémie et qu'ils étudiaient avec précision comment la maladie évoluait. "Pas passivement comme les surfeurs qui attendent la vague dans le dos", a-t-il assuré, mais au contraire, de manière pro-active et en cassant les premières dynamiques d'une résurgence. En Ile-de-France d'ailleurs, une grande campagne de tests, expérimentale, a débuté, avec pour objectif de mieux cerner le virus. Des médecins sont donc mobilisés pour testés "massivement" dans les territoires où une réapparition soudaine, même limitée, du Covid. Sont testées, donc, dans ce dispositif, des personnes ne présentant aucun symptômes. Une stratégie qui pourrait permettre d'identifier des "clusters dormants", mais qui suscitent quelques réserves dans les rangs des spécialistes. Auprès du Parisien, le président du Syndicat national des biologistes se montre sceptique : "Avant, il y avait un chemin cohérent : on dépistait un cas symptomatique, puis les 20 à 25 personnes autour de lui s'il était positif. Cela avait du sens. Désormais, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. L'avenir nous dira si procéder ainsi, au hasard, y compris géographique, a un effet sur la circulation du virus…", dit-il.

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