DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, les admissions en réanimation à la hausse

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"DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, les admissions en réanimation à la hausse"

DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, les admissions en réanimation à la hausse CORONAVIRUS. Pour la seconde fois depuis le 9 avril dernier, le nombre de patients en réanimation est à la hausse. Le point sur la situation sanitaire.

Selon les données de Santé publique France, en date du 3 août 2020 et pour la seconde fois depuis le 9 avril dernier, le nombre de patients en réanimation repart à la hausse avec 13 cas en 72 heures. 384 malades sont hospitalisés en "réa". L’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Hauts-de-France et la Guyane concentrent 68 % des patients. Depuis le début de l’épidémie, 30 294 personnes sont décédées en France, dont 19 779 au sein des établissements hospitaliers et 10 515 en établissements sociaux et médico-sociaux. Aussi, depuis le 9 mai, 721 clusters ont été identifiés, dont 5 au cours des dernières 24 heures. 432 foyers de contamination sont désormais clôturés.

La Direction générale de le Santé a rappelé les consignes sanitaires lors des rassemblements familiaux et amicaux : "privilégier les petits groupes, s’équiper de masques grand public et de gels hydroalcooliques, préférer les espaces extérieurs, aérer les locaux, activer (l’application) Stop Covid, protéger les plus fragiles". A l’occasion des "visite en EHPAD, visite de personnes fragiles, de grands-parents pendant les vacances", SPF a recommandé de "prendre toutes les précautions, même sans symptôme, porter un masque, respecter strictement les gestes barrières". 

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres

La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la troisième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et le seuil des 1 300 personnes contaminées a été franchi en semaine 30 (du 21 au 28 juillet). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +54%, et les jeunes (20-30 ans) semblent de plus en plus touchés. Sept départements ont été classés en vulnérabilité modérée et trois départements en vulnérabilité élevée. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir avant l'actualisation des données le 7 août :

  • Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 29 et 30 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (5592 soit +54%), le taux de positivité des tests (1,3% contre 1,0%) et l'incidence des cas (9,5 cas/100 000 habitants en France et 8,6 cas/100 000 habitants en métropole. En S30, l’augmentation des nouveaux cas positifs reste très supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés (+54% pour les cas positifs et +27% pour les patients testés par rapport à S29). Par ailleurs, Santé publique France explique que parmi les personnes symptomatiques, l’augmentation du nombre de cas en S30 par rapport à S29 (+62%) est trois fois plus importante que l’augmentation du nombre de personnes testées (+19%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
  • Le coronavirus est particulièrement actif dans sept départements, avec un taux d'incidence supérieur à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (143/100 000 h), Val-d’Oise (20,5), Nord (17,5), Paris (16,5), Seine-Saint-Denis (16,2), Hauts-de-Seine (15,8), Haute-Savoie (15,3), Val-de-Marne (14,9) , Ille-et-Vilaine (14,3), Essonne (14,3), Vosges (12,2) , Yvelines (11,8), Haute-Garonne (11,4), Meurthe-et-Moselle (11,2), Bouches-du-Rhône (10,8), Gard (10,5), Rhône (10,4), Alpes-Maritimes (10,2) et Sarthe (10,1). 
  • Le nombre de reproduction est aussi en hausse.  Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est compris entre 1,35 et 1,42, Santé publique France mettant en avant deux estimations. Elles sont en tout cas en progression par rapport à la semaine 29 (R=1,26) et "significativement supérieures à 1, ce qui indique que l’épidémie est en progression". Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans 5 régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Ile-de-France..
  • Les clusters sont à la hausse. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Au total, 658 clusters ont été détectés, un tiers sont en cours d'investigation (28%) dont un tiers avec une "criticité élevée". Le milieu familial élargi et les événements publics et privés sont le type de collectivité le plus représenté avec une nette hausse au mois de juillet, indique SpF (+14,5%).
  • Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) continuent de diminuer ou restent stables entre les semaines 29 et 30 dans la plupart des régions, à l’exception de la Guyane et des Pays-de-la-Loire où ils diminuent : 1,79/100 000 h en S30 vs 3,58/100 000 h en S29 en Guyane et 0,11/100 000 h en S30 vs 0,21/100 000 h en S29 en Pays-de-la-Loire 

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?

Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 9 cas / 100 000 habitants, selon le bilan du mardi 28 juillet. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

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Depuis le 17 juillet dernier, le port du masque est obligatoire dans les rues les plus fréquentées d’Argelès-sur-Mer (66). "Très rapidement, tous les vacanciers ont remis le masque, c'était assez spectaculaire. Il y a une forme d'adhésion générale", a expliqué sur FranceInfo le maire de la commune, Antoine Parra. L’édile a estimé que "les Français ont été marqués par ces derniers mois, ils ont acquis une expérience et ils sont inquiets. Il suffit de leur rappeler que les gestes barrière sont toujours importants parce que le virus circule toujours." L’élu divers gauche a ajouté : "Je me rends compte que j'ai eu raison parce que c'était le bon sens. Ça faisait partie de mon devoir pour protéger tout le monde, pour qu'ils rentrent chez eux en bonne santé."

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus a été communiqué vendredi 31 juillet par le ministère de la Santé. Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation, ceux des hospitalisations et des patients en réanimation sont en baisse. Voici les derniers chiffres :

  • 191 295 cas confirmés par PCR, soit 6 de plus
  • 30 294 décès au total
  • 19 779 décès à l'hôpital, soit 11 de plus
  • 10 515 décès en Ehpad (bilan du 28 juillet)
  • 5 198 hospitalisations en cours, soit 100 de moins
  • 384 personnes en réanimation, soit 29 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,5%
  • 182 clusters en cours d'investigation, soit 20 de plus
  • 9 départements en situation de vulnérabilité : Nord, Val-d'Oise, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Haute-Savoie, Haute-Garonne, Gironde, Guyane, Mayotte

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Faut-il s'attendre à un reconfinement en France ?

Alors que le regain d'activité du coronavirus en France inquiète, la question de l'arrivée d'une seconde vague épidémiologique, qu'elle touche l'ensemble du territoire ou seulement quelques zones, se pose de plus en plus. Et avec elle, les craintes de nouvelles restrictions des libertés de circulation. Pour enrayer la propagation du virus, le gouvernement n’exclut d'ailleurs pas un reconfinement partiel et la fermeture de certains bars. Mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex a évoqué l’idée de nouvelles mesures contraignantes, mais il a insisté sur la volonté du gouvernement de limiter les conséquences d’une telle mesure sanitaire. "Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général" qui serait "catastrophique" d'un point de vue économique et social. En cas de reconfinement, il s’agirait d’établir "des reconfinements très localisés", c'est-à-dire par villes ou zones délimitées. "Nous nous adapterons", a assuré Jean Castex, dans un entretien publié par Nice Matin. "Même si le nombre de cas repart à la hausse, les tests positifs restent dans des moyennes basses par rapport aux pays qui nous entourent. Et les hospitalisations restent à un niveau maîtrisé. (...) La priorité, c’est encore et toujours la prévention", a-t-il ajouté. 

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