DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, un nombre record de cas

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DIRECT. Coronavirus en France : le point par région, un nombre record de cas CORONAVIRUS. Le dernier bilan de Santé publique France a été marqué par une nette augmentation des cas de contamination. Une tendance qui pousse le ministère à rappeler les gestes barrières.

D’après les chiffres de Santé publique France, le bilan Covid du 5 juillet a été marqué par une nette augmentation de nouveaux cas, un record depuis le 30 mai dernier. 1 695 cas ont été confirmés par PCR, avec un taux de positivité de 1,6%. En revanche, après deux hausses successives, le nombre de patients en réanimation est en baisse. 384 malades sont hospitalisés en service de "réa", soit quinze de plus en 24h. L’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Hauts-de-France et la Guyane regroupent 70% de ces patients. Depuis le 9 mai dernie 753 clusters ont été identifiés, dont 19 nouveaux. 459 foyers de contamination sont désormais clôturés. 

La Direction générale de la Santé a rappelé que "même en vacances, même en été, le virus circule toujours activement." "Nous pouvons tous être porteur du virus, même sans aucun symptôme ou simplement un léger rhume, il est donc indispensable de respecter tous les gestes barrières", a insisté la DGS. Ainsi, il est indispensable de respecter les gestes barrières : "lavez-vous très régulièrement les mains, saluez-vous sans se serrer la main, évitez les embrassades." "Si vous rendez visite à une personne à risque, fragile ou âgée, portez un masque et respectez la distance minimum d’1 mètre", a recommandé le ministère. 

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres

La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la troisième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et le seuil des 1 300 personnes contaminées a été franchi en semaine 30 (du 21 au 28 juillet). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +54%, et les jeunes (20-30 ans) semblent de plus en plus touchés. Sept départements ont été classés en vulnérabilité modérée et trois départements en vulnérabilité élevée. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir avant l'actualisation des données le 7 août :

  • Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 29 et 30 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (5 592 soit +54%), le taux de positivité des tests (1,3% contre 1,0%) et l'incidence des cas (9,5 cas/100 000 habitants en France et 8,6 cas/100 000 habitants en métropole). En S30, l’augmentation des nouveaux cas positifs reste très supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés (+54% pour les cas positifs et +27% pour les patients testés par rapport à S29). Par ailleurs, Santé publique France explique que parmi les personnes symptomatiques, l’augmentation du nombre de cas en S30 par rapport à S29 (+62%) est trois fois plus importante que l’augmentation du nombre de personnes testées (+19%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
  • Le coronavirus est particulièrement actif dans plusieurs départements de l'Hexagone, avec un taux d'incidence supérieur à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (143/100 000 h), le Val-d’Oise (20,5), le Nord (17,5), Paris (16,5), la Seine-Saint-Denis (16,2), les Hauts-de-Seine (15,8), la Haute-Savoie (15,3), le Val-de-Marne (14,9) , l'Ille-et-Vilaine (14,3), l'Essonne (14,3), les Vosges (12,2) , lesYvelines (11,8), la Haute-Garonne (11,4), la Meurthe-et-Moselle (11,2), les Bouches-du-Rhône (10,8), le Gard (10,5), le Rhône (10,4), les Alpes-Maritimes (10,2) et la Sarthe (10,1). 
  • Le nombre de reproduction est aussi en hausse.  Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est compris entre 1,35 et 1,42 selon Santé publique Frances. Deux estimations en progression par rapport à la semaine 29 (R=1,26) et "significativement supérieures à 1, ce qui indique que l’épidémie est en progression". Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans plusieurs régions : l'Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est et l'Ile-de-France..
  • Le nombre de clusters est à la hausse. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Au total, 658 clusters ont été détectés, un tiers sont en cours d'investigation (28%) dont un tiers avec une "criticité élevée". Le milieu familial élargi et les événements publics et privés sont le type de collectivité le plus représenté avec une nette hausse au mois de juillet, indique SpF (+14,5%).
  • Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) continuent de diminuer ou restent stables entre les semaines 29 et 30 dans la plupart des régions, à l’exception de la Guyane et des Pays-de-la-Loire où ils diminuent : 1,79/100 000 h en S30 vs 3,58/100 000 h en S29 en Guyane et 0,11/100 000 h en S30 vs 0,21/100 000 h en S29 en Pays-de-la-Loire 

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?

Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 9 cas / 100 000 habitants, selon le bilan du mardi 28 juillet. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

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En direct

17:05 - Avis du Conseil scientifique : un taux d'immunité collective faible

Le Conseil scientifique a admis, dans son avis du 27 juillet 2020, que "vu la circulation du virus sur le territoire français depuis le début de l’épidémie, il est attendu que l’immunité collective reste très inférieure au seuil des 50% à 70% requis pour empêcher la circulation active du virus." De facto, l'organisation a estimé qu'il "est important d’avoir une mesure évolutive de ces données au niveau national."

17:05 - La DGS déconseille d'humidifier les masques

Dans un communiqué, le Direction générale de la Santé a appelé les Français à "ne jamais humidifier" leur masque, "même si cela peut procurer une sensation de rafraîchissement" en cette période de canicule. L’Association française de normalisation (Afnor) a expliqué : "l’électricité statique des fibres du tissu arrête les gouttelettes des postillons", "si le masque est mouillé, cette électricité statique disparaît et les gouttelettes passent plus facilement."

16:45 - Martin Blachier : "il faut pousser les gens dehors !"

Martin Blachier, médecin de santé publique et épidémiologiste, a estimé que l’obligation du port du masque dans les espaces extérieurs n’a pas de sens. "Je ne suis pas du tout pour cette mesure, je pense au contraire que l'extérieur est une opportunité, qu'il faut pousser les gens dehors, au contraire", a-t-il expliqué sur FranceBleuParis. Le médecin a ajouté : "Et pour les pousser dehors, vous avez intérêt à ce qu'ils aient le plus envie d'y aller et donc pas de leur faire porter des masques."

16:25 - 80% des Français juste que "le masque est une protection efficace"

Selon un sondage YouGov pour le HuffPost, 75% des Français estiment que la communication du gouvernement sur le port du masque est incohérente. 43% des sympathisants LREM partagent ce sentiment. Par ailleurs, seulement 14% des sondés refuseraient de porter le masque en extérieur. 80% jugent que "le masque est une protection efficace contre le covid-19." —Sondage réalisé en ligne, entre le 3 et le 4 août, auprès de 1 041 Français de plus de 18 ans —

16:05 - Une application pour apprendre à réaliser des tests PCR

Par un décret du 25 juillet 2020, les pompiers, aides-soignants, secouristes et étudiants en santé sont habilités à réaliser des tests PCR. "Pour le moment, beaucoup apprennent sur le tas. Il y a donc un besoin de formation massif et immédiat. Former autant de gens dans un délai aussi court, c’est assez inédit", a expliqué à OuestFrance Guillaume Maquinay, cofondateur de la start-up rennaise Simango, spécialisée en formation dans le domaine de la santé. A la demande de l'ARS PACA, la start-up a développé une application pour former le personnel soignant. Simango mobile est une "appli gratuite, anonyme, téléchargeable par tous, permet un accès de cette formation au plus grand nombre." Il s’agit de la seule formation reconnue pour réaliser des tests PCR. L’application est disponible sur toutes les plateformes.

15:35 - Le point sur l'île de La Réunion

D’après les chiffres de l’ARS et de la préfecture de La Réunion, un nouveau cas de Covid-19 a été enregistré. Le malade est un cas autochtone secondaire. Depuis le 11 mars dernier, 671 cas de Covid-19 ont été identifiés, 71% sont des cas importés. A ce jour, 18 patients sont toujours hospitalisés, dont trois en réanimation, issus d’évacuations sanitaires.

15:10 - Le coronavirus a causé 708 236 décès

D’après un bilan établi par l’AFP jeudi à 11h, le nouveau coronavirus a causé au moins 708 236 morts dans le monde depuis fin décembre. 18,8 millions de cas ont été enregistrés, dont 11,1 millions sont guéris. Les Etats-Unis sont le pays le plus meurtri avec 158 268 décès. Ils devancent le Brésil avec 97 256 morts, le Mexique avec 49 698 morts, le Royaume-Uni avec 46 364 morts, et l'Inde avec 40 699 morts.

14:45 - La Mayenne repasse en orange

Le département de la Mayenne, seul département en rouge, est repassé à l’orange. Le taux d’incidence est descendu sous la barre des 50 à 49,1. Le 24 juillet dernier, pour 100 000 habitants, 154 étaient positifs au virus.

14:25 - Les salariés de l'abattoir SVA invités à se faire dépister

Mercredi 5 août, une nouvelle campagne de dépistage a été lancé au sein de l'abattoir SVA Jean Rozé de Vitré (Ille-et-Vilaine). Les 350 salariés des ateliers de premières transformations et des ateliers "cuits" sont concernés. La direction a indiqué : "Ce dépistage se fait sur la base du volontariat et concerne les intérimaires, les prestataires, les vétérinaires et les salariés en CDD ou en CDI." Ce dépistage massif est conséquent à la découverte de cas de coronavirus chez certains salariés. Il s’agit de la second campagne de test au sein de la société depuis le début de l’été.

14:05 - Yannick Gottwalles : "je suis inquiet pour la suite des événements"

Yannick Gottwalles, directeur des urgences de l’hôpital Pasteur de Colmar, a confié à France3 : "je suis inquiet pour la suite des événements car c’est un virus qui nous a habitués à être dans l’inconnu et malheureusement on le reste pour l’instant."  Le médecin craint une "recrudescence pour la rentrée et peut-être même avant." "On est peut-être mieux armé pour les procédures, l’organisation, le matériel (en tout cas en partie), mais on n’est pas prêt sur le plan humain de recevoir une deuxième vague de plein fouet au même titre que la première parce qu’on n’est pas prêt physiquement", a-t-il concédé.

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Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus a été communiqué mercredi 5 août par le ministère de la Santé. Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation, celui des hospitalisations est en baisse, mais celui des patients transférés en réanimation augmente. Voici les derniers chiffres :

  • 194 029 cas confirmés par PCR, soit 1 695 de plus
  • 30 305 décès au total
  • 19 799 décès à l'hôpital, soit 9 de plus
  • 10 515 décès en Ehpad (bilan du 28 juillet)
  • 5 148 hospitalisations en cours, soit 137 de moins
  • 384 personnes en réanimation, soit 15 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,6%
  • 187 clusters en cours d'investigation, soit 16 de plus
  • 14 départements en situation de vulnérabilité : Paris, Nord, Val-d'Oise, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Haute-Savoie, Haute-Garonne, Gironde, Guyane, Mayotte, Hauts-de-Seine, Saine-Saint-Denis, Val-de-Marne et les Bouches du Rhône.

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Faut-il s'attendre à un reconfinement en France ?

Alors que le regain d'activité du coronavirus en France inquiète, la question de l'arrivée d'une seconde vague épidémiologique, qu'elle touche l'ensemble du territoire ou seulement quelques zones, se pose de plus en plus. Et avec elle, les craintes de nouvelles restrictions des libertés de circulation. Pour enrayer la propagation du virus, le gouvernement n’exclut d'ailleurs pas un reconfinement partiel et la fermeture de certains bars. Mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex a évoqué l’idée de nouvelles mesures contraignantes, mais il a insisté sur la volonté du gouvernement de limiter les conséquences d’une telle mesure sanitaire. "Ce qu’il faut éviter par-dessus tout, c’est le reconfinement général" qui serait "catastrophique" d'un point de vue économique et social. En cas de reconfinement, il s’agirait d’établir "des reconfinements très localisés", c'est-à-dire par villes ou zones délimitées. "Nous nous adapterons", a assuré Jean Castex, dans un entretien publié par Nice Matin. "Même si le nombre de cas repart à la hausse, les tests positifs restent dans des moyennes basses par rapport aux pays qui nous entourent. Et les hospitalisations restent à un niveau maîtrisé. (...) La priorité, c’est encore et toujours la prévention", a-t-il ajouté. 

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