DIRECT. Coronavirus en France : les médecins toujours plus inquiets d'une 2e vague

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"DIRECT. Coronavirus en France : les médecins toujours plus inquiets d'une 2e vague"

DIRECT. Coronavirus en France : les médecins toujours plus inquiets d'une 2e vague CORONAVIRUS. Dans une tribune publiée dans Le Parisien, des médecins réclament le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés, alors que la France a dépassé la barre des 30 000 morts du coronavirus. Face au relâchement des gestes barrières, les inquiétudes face à une possible 2e vague de l'épidémie grandissent.

Des médecins demandent le port obligatoire du masque dans les lieux publics clos 

Samedi, 14 médecins de renom dénoncent un relâchement dans le respect des gestes barrières contre le coronavirus. Ils réclament ainsi que le port du masque soit rendu obligatoire dans les lieux publics fermés. "En France, les indicateurs sont encore au vert pour la plupart, mais des signaux faibles commencent à apparaître et doivent nous alerter sur un possible redémarrage massif des transmissions", écrivent les soignants dans une tribune publiée dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. C’est pour eux, le moment d’"agir" pour prévenir "une nouvelle vague massive et meurtrière". "La deuxième vague de demain se prépare donc aujourd’hui", ajoutent les auteurs. 

Faut-il se préparer à une deuxième vague ? 

"Une seconde vague n’est pas exclue, il faut rester vigilant", déclare Emmanuelle Wargon, sur Europe 1, dimanche. "Elle est annoncée, mais personne n’a encore de signes épidémiologiques clairs", ajoute la ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, avait pris la parole dans plusieurs médias, dont Le Monde, jeudi 9 juillet, répétant pour sa part son inquiétude face à deux éléments majeurs : la reprise vigoureuse de l'épidémie dans l'hémisphère sud (Amérique du Sud, Afrique du Sud, Australie), actuellement en hiver austral, et le relâchement assez visible du respect de la distanciation sociale en France. Face à ce constat, "on ne voit pas comment on éviterait un retour du virus dans l’hémisphère Nord à l’automne, donc une possible deuxième vague en octobre-novembre", estime le président du Conseil scientifique. Et d'ajouter, plus explicitement : "Il faut que tout le monde comprenne que – sans même parler de la deuxième vague – nous sommes à la merci d’une reprise en France.

Pour la directrice adjointe de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, Dominique Costagliola, il faut éviter les événements de "super-propagation", comme ça a été le cas lors du rassemblement évangélique à Mulhouse, en février. "Le virus continue à circuler, donc si on lui offre de nouvelles occasions de "super-propagation", il les saisira", explique la scientifique dans un entretien à The Conversation. Les contaminations ont certes diminué, mais pour Dominique Costagliola, "il ne semble pas que le recul observé soit dû à la hausse des températures. On ne peut donc pas exclure que l’épidémie reprenne."

Visite de Jean Castex en Guyane 

Le Premier ministre se rend en Guyane, dimanche 12 juillet pour une visite de huit heures alors que le territoire fait face à une épidémie de coronavirus particulièrement active. Selon le bilan du 11 juillet de l’Agence régionale de santé, la Guyane enregistre 5 949 cas de Covid-19 et 26 décès. L’état d’urgence sanitaire y est toujours actif, tout comme à Mayotte. Les trois hôpitaux du territoire de 300 000 habitants sont débordés, des renforts ont été envoyés. Le pic de l’épidémie est attendu pour la deuxième quinzaine de juillet. Arrivé sur place, le Premier ministre s'est félicité d'une situation qui "semble s'améliorer". Il a également assuré que la Guyane serait dotée "des moyens nécessaires" dans le cas où la situation épidémique empire. 

La Gironde et la Mayenne placées en "vulnérabilité" 

Dans le dernier bilan de vendredi, les autorités de santé ont placé la Mayenne et la Gironde en "vulnérabilité modérée" face à l’épidémie de coronavirus. En Gironde, on observe une légère hausse des cas. Le nombre de cas testés positif au Covid-19 est passé de 47 du 24 au 30 juin à 82 cas du 1er au 7 juillet. L’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine note ainsi "des frémissements au niveau des indicateurs sont observés". En Mayenne, sept clusters sont toujours actifs, dont quatre à Laval, selon l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire. Le nombre de cas y est également reparti à la hausse. Une campagne de dépistage de grande ampleur sera lancée lundi dans le département. 

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus en France a été communiqué ce vendredi 10 juillet par Santé publique France. À l'échelle nationale, on dénombre 25 décès supplémentaires par rapport au précédent bilan. Les hospitalisations en cours et les cas en réanimation continuent de baisser. Voici les derniers chiffres :

  • 170 752 cas confirmés par PCR, soit 658 de plus
  • 30 004 décès au total, soit 25 de plus
  • 19 528 décès à l'hôpital, soit 25 de plus
  • 10 476 décès en Ehpad (dernière mise à jour le 7 juillet)
  • 7 062 hospitalisations en cours, soit 115 de moins
  • 496 personnes actuellement en réanimation, soit 16 de moins
  • 78 377 personnes sorties de l'hôpital, soit 207 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,1%, soit 0,1 point de moins
  • 77 clusters en cours d’investigation, soit 11 de plus
  • 4 départements en vulnérabilité : Guyane Mayotte Mayenne et Gironde

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 105 417 hospitalisations. De même, l'évolution des hospitalisations et des cas en réanimation en 24 heures correspond à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Aucun bilan ne sera délivré ce week-end.

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18:25 - Cluster à Marseille : 19 marins d’un ferry Corsica Linéa testés positifs

[Fin du direct] À Marseille, un foyer de coronavirus a été détecté dans un bateau de la compagnie Corsica Linéa. Sur les 110 marins testés le 7 juillet dernier, 19 ont eu des résultats positifs. Ces derniers sont actuellement suivis par les équipes de Didier Raoult, informe France Bleu. 

18:13 - Écoles : une circulaire sur les conditions de la rentrée publiée par Jean-Michel Blanquer 

"Gestes barrière, hygiène des mains, port du masque pour les adultes et les élèves de plus de 11 ans lorsque les règles de distanciation ne peuvent être respectées dans les espaces clos ainsi que dans les transports scolaires, nettoyage et aération des locaux", précise la circulaire du ministère de l’Éducation, qui prévoit les conditions sanitaires de la rentrée de septembre. L’hypothèse du reconfinement n’y est pas écartée. Dans ce cas-là, "un plan de continuité pédagogique, consultable dans les prochains jours sera mis en place pour assurer l’enseignement à distance", indique le document. 

18:01 - Guyane : "la situation épidémiologique semble s’améliorer et c’est heureux", affirme le Premier ministre

"Je comprends que la situation épidémiologique semble s’améliorer, et c’est heureux. Je pense que ceci ne doit rien au hasard, et que la mobilisation de l’Etat et de l’ensemble des services publics n’est pas étrangère à cette évolution. Vous avez mis en œuvre une stratégie globale, vous avez su l’adapter et vous avez pu bénéficier des moyens correspondants", a expliqué Jean Castex en visite en Guyane.

17:46 - Si l’épidémie venait à empirer, "nous doterions la Guyane des moyens nécessaires", déclare Jean Castex 

Le Premier ministre s’est exprimé à son arrivée en Guyane. Pour lui, "la République n'a pas ménagé ses moyens" et il indique que si l’épidémie de coronavirus empire encore, le gouvernement dotera "la Guyane des moyens nécessaires". "Je peux comprendre l'impatience de la population guyanaise face aux contraintes qui lui sont faites", a ajouté Jean Castex. 

17:35 - Dépistage : les laboratoires sont saturés 

Selon Le HuffPost, il faut attendre entre 5 et 10 jours pour pouvoir se faire tester au coronavirus en région parisienne. En effet, les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire dépister, mais les laboratoires n’arrivent pas à faire face, notamment à cause d’un manque de personnel. "Ce prélèvement doit être fait par du personnel habilité qui correspond aux biologistes ou aux infirmières. Ce personnel est très sollicité par tous les établissements, notamment les hôpitaux qui recrutent actuellement beaucoup d’infirmières", a ainsi expliqué le biologiste Anthony Mouchère à Europe 1. 

17:23 - La Réunion : 16 nouveaux cas de Covid-19 

Dimanche 12 juillet, les autorités sanitaires affirment avoir enregistré 16 nouveaux cas de coronavirus à La Réunion. 14 sont des personnes qui ont été dépistées à leur arrivée à l’aéroport et deux font partie d’évacuations sanitaires. Depuis le 11 mars 2020, 593 cas de Covid-19 ont été détectés. 

17:01 - Nice : les images du concert de The Avener font polémique

Une foule impressionnante s’est réunie, samedi soir à Nice, pour le concert en plein air du DJ The Avener. Les images de cette soirée ont beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux, les internautes pointant du doigt le non-respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. "Toutes les conditions ont été respectées. On a l'impression sur les images, mais sur place les gens ne sont pas si serrés. Des panneaux et des messages audio rappelaient les gestes barrières à respecter", a réagi Christian Estrosi auprès de Franceinfo, ajoutant que la jauge de 5 000 personnes avait été respectée. Le maire de Nice affirme qu’il imposera désormais le port du masque pour ce type d’événement. 

16:42 - Jean Castex est arrivé en Guyane 

Le Premier ministre est arrivé en Guyane pour un déplacement rapide, dimanche, alors que la Guyane fait face à une épidémie galopante de coronavirus. Jean Castex restera huit heures sur place. 

16:18 - Olivier Véran rappelle que "les gestes barrières ne sont pas une option" 

Le ministre de la Santé a publié un message sur Twitter, alors que des médecins ont publié une tribune pour demander de rendre obligatoire le port du masque. Olivier Véran écrit : "Les gestes barrières ne sont pas une option. N’hésitez pas à porter un masque en toute situation (…) C’est par le civisme de chacun que nous préserverons la santé de tous !" 

16:00 - Des tests dans les aéroports pour les voyageurs en provenance de pays à risque 

"On va systématiser les tests dans les aéroports pour les voyageurs en provenance de pays où le virus circule encore", a expliqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur BFMTV. Le gouvernement prévoit en effet de réaliser 2 000 tests PCR quotidiennement, effectués par 40 personnes de l’APHP de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. "Les personnes qui auront fait un test dans leur pays d'origine n'auront pas à le refaire en France, elles devront fournir une preuve de ce test", a ajouté Gabriel Attal. 

15:31 - "Pas de reprise de l’épidémie", selon Gabriel Attal 

Le porte-parole du gouvernement était l'invité de BFMTV ce dimanche. "J'étais en conseil de défense et de sécurité vendredi avec le président de la République. Ce qu'on constate en France, c'est qu'il n'y a pas de reprise de l'épidémie", a affirmé Gabriel Attal.

15:12 - "La République n’abandonne pas la Guyane", lance Jean Castex 

Avant sa visite en Guyane, le Premier ministre s’est exprimé dans France-Guyane. Jean Castex tient à faire passer ce message aux Guyanais : "Je suis à vos côtés dans la crise que nous vivons ensemble, crise particulièrement aiguë ici." "Ma présence, avec le ministre des Outre-mer et le ministre des Solidarités et de la Santé, marque justement le fait que la République est unie et solidaire et qu’elle n’abandonne en aucun cas la Guyane", ajoute Jean Castex. 

14:51 - Guyane : "Il faudrait plus de 150 voire 200 médecins supplémentaires" 

"La même solidarité qui s'est déroulée sur le territoire hexagonal, nous la demandons pour la Guyane", explique Rodolphe Alexandre sur Franceinfo. Le président de la Collectivité territoriale de Guyane affirme qu’"il faudrait plus de 150 médecins, voire 200 médecins supplémentaires" pour faire face au coronavirus. "Les médecins sont fatigués, ils sont épuisés, ils sont surbookés et donc il est normal qu'on arrive à faire un turn-over pour leur permettre de se ressourcer", ajoute Rodolphe Alexandre. 
 

14:30 - Bilan : 565 363 décès liés au coronavirus dans le monde 

Depuis le début de la pandémie, le Covid-19 a provoqué la mort de 565 363 personnes dans le monde. 12 741 270 cas de contaminations ont été confirmés dans 196 pays et territoires, selon le dernier bilan. 

14:12 - Les pharmacies peuvent désormais faire des tests sérologiques

Depuis le samedi 11 juillet, les pharmacies sont autorisées à réaliser des tests sérologiques. Il s’agit de piquer légèrement le bout du doigt pour obtenir une goutte de sang. En quelques minutes, la personne sait si elle a développé ou pas des anticorps contre le coronavirus. 

13:43 - Port du masque : "si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour vos parents plus âgés" 

Les médecins exhortent les Français à respecter les mesures contre la propagation du coronavirus. Pour inciter tout le monde à porter le masque, les médecins auteurs de la tribune publiée dans Le Parisien rappelle que ce denier "ne vise pas qu’à se protéger soi-même, mais aussi à empêcher la diffusion du virus ; à condition que tout le monde le porte !". "Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour vos parents plus âgés, votre frère ou sœur hypertendus ou vos proches fragiles chez qui le virus pourrait être mortel. N’oublions pas aussi vite que nous avons probablement vécu et traversons encore la plus grande catastrophe sanitaire de notre siècle", ajoutent les soignants. 

13:20 - Un cluster dans un Ehpad de Dordogne

Trois cas de coronavirus ont été confirmés dans un Ehpad de Dordogne, selon l’Agence régionale de santé. Ces personnes ont été placées en isolement. Il s’agit de l’Ehpad de La Coquille, dans le nord du département. L’ensemble des 147 résidents et personnels de l’établissement ont été testés jeudi et vendredi derniers. 

12:52 - La France "chanceuse" de ne pas encore avoir eu de deuxième vague de coronavirus, selon un infectiologue

Pour l’infectiologue à la tête du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Toulouse, la France peut s’estimer "chanceuse" de ne pas avoir fait face à une seconde vague de Covid-19 mais cette dernière lui "paraît inévitable au rythme où vont les choses", explique La Dépêche. Comme beaucoup de soignants, le médecin s’inquiète d’un relâchement dans le respect des gestes barrières : ""En ville, mis à part dans les transports en commun, on a l’impression que tout est normal."

12:32 -  "Sanitairement, la Guyane, c’est le tiers-monde", selon le président de l’Association des maires de Guyane 

Le président de l’Association des maires de Guyane sonne l’alerte sur Europe 1, ce dimanche, avant l’arrivée du Premier ministre. "Les chiffres, paraît-il, diminuent. Moi, je n’en suis pas certain. On en est à notre 26e décès et on frôle les 6.000 cas", explique David Riché. "On se sent abandonné (…) sanitairement, la Guyane, c’est le tiers-monde", poursuit-il. L’élu réclame un dépistage massif de la population, des lits supplémentaires en réanimation et des masques FFP2. "Nos soignants n’ont toujours pas de masques", s’alarme-t-il. 

12:11 - Ministère de la Santé : une soirée de remerciement pour les soignants 

Olivier Véran organise une soirée le 13 juillet au Grand Palais pour remercier les soignants engagés contre le coronavirus, selon les informations d’Europe 1. 800 personnes ont répondu à l’invitation du ministre de la Santé. Il s’agit de personnel soignant, de membres de la cellule de crise du ministère et de familles de soignants décédés pendant l’épidémie.

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Que retenir du point épidémiologique sur la circulation du coronavirus ?

Comme chaque vendredi, Santé publique France a dévoilé ce 10 juillet 2020 un point épidémiologique complet sur l'épidémie de coronavirus en France, permettant, au travers de chiffres, de rendre compte précisément de la situation et de l'évolution du Covid-19. Ces données portent sur la semaine 27 (du 29 juin au 5 juillet). Voici les points clés à retenir :

  • La circulation du coronavirus en France reprend. Le nombre de cas confirmés  augmente, avec 3797 nouveaux cas sur la semaine 27 contre 3406 la semaine précédente. Le taux d’incidence est aussi en hausse avec 5,6 cas pour 100 000 habitants au niveau national (contre 5,2 en semaine 26). En métropole, ce taux est de 3,5/100 000, en hausse également par rapport aux 3,2/100 000 la semaine précédente. Autre signe de la reprise, certes contrôlée, du Covid-19 : le nombre d’actes SOS médecins pour suspicion de COVID-19 passe de 1082 en semaine 26 à 1523 en semaine 27. Le taux de positivité des tests est en revanche en baisse. Il était de 1,3% entre le 29 juin et le 5 juillet contre 1,4% une semaine plus tôt.
  • Le nombre de reproduction effectif (R effectif) en France métropolitaine passe au dessus de 1. Il était de 1,05 en semaine 27 contre 0,90 la semaine précédente. Cela signifie concrètement qu'un malade contamine en moyenne un peu plus d'une autre personne, ce qui est un indice clé sur la propagation du coronavirus. Quatre régions ont un nombre de reproduction R estimé supérieur à 1 de façon "significative" indique Santé publique France : la Guyane (R=1,14) même s'il y est en diminution pour la deuxième semaine consécutive, Provence-Alpes-Côte d’Azur (R=1,24), la Nouvelle-Aquitaine (R=1,32) et les Pays-de-la-Loire (R= 1,52), où le département de la Mayenne inquiète. Les régions Bretagne (1,07), Hauts-de-France (1,06), Ile-de-France (1,06), Normandie (1,00) et La Réunion (1,47) ont des estimations supérieures à 1 mais "non significativement supérieures" car "comprise dans l’intervalle de confiance", indique Santé publique France.
  • Certains indicateurs restent néanmoins à la baisse. C'est le cas du nombre de passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 (1330 contre 1402), du nombre d’hospitalisation (646 nouvelles hospitalisations contre 666) et du nombre d’admissions en réanimation (73 contre 82). Selon Santé publique France, il s'agit d'indicateurs "plus tardifs", qui pourraient donc repartir à la hausse dans les prochains jours. Le nombre de patients actuellement hospitalisés en réanimation pour COVID-19 est inférieur à 600 patients.
  • Le nombre de clusters est stable pour sa part. Au 8 juillet, 68 clusters survenus en France métropolitaine étaient encore en cours d’investigation sur les plus de 300 détectés depuis le début du déconfinement (depuis le 9 mai). "Le nombre hebdomadaire de clusters signalés est relativement stable sur les 5 dernières semaines", indique Santé publique France, qui précise que "les clusters en cours d’investigation sont principalement survenus dans des entreprises privées ou publiques, des milieux familiaux élargis (plusieurs foyers familiaux concernés) ou des établissements sociaux d’hébergement et d’insertion". Deux de ces clusters sont plus préoccupants car présentant une "diffusion communautaire", un en Normandie et un autre en Mayenne (Pays de la Loire).
  • 6,7 % de la population de France métropolitaine a été infectée par le SARS-CoV-2 avant mi-avril 2020. Santé publique France chiffre à un peu moins de 4,4 millions le nombre de personnes ayant été infectées en semaine 15, soit deux semaines après le pic de l’épidémie (selon une enquête de séroprévalence). "La proportion de la population ayant été infectée par le SARS-CoV-2 a augmenté de façon significative au cours de l’épidémie", ajoute l'agence de santé, passant de 1,1% de la population en semaine 11 à 6,7% en semaine 15. Le nombre de cas identifiés par la surveillance ne présente néanmoins "qu’une faible part des personnes infectées" indiquent les auteurs, ce qui accrédite l'idée que le virus circule de manière silencieuse dans une partie de la population.
  • Le nombre hebdomadaire de décès en France a diminué lui aussi entre les semaines 26 et 27 (124 contre 164). Le taux de décès hebdomadaire (pour 100 000 habitants) à l’échelle nationale est également à la baisse : il était de 0,18 en semaine 27 contre 0,24 la semaine précédente. Le plus fort taux de décès de patients Covid-19 rapporté à la population était observé en Guyane (1,4/100 000 habitants). Pour toutes les autres régions, ce taux était inférieur à 0,5/100 000 habitants. Depuis la semaine 18 (du 27 avril au 3 mai), "la mortalité est revenue dans les marges de fluctuation habituelle, tous âges confondus", assure Santé publique France.

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