DIRECT. Coronavirus en France : nouveaux cas en hausse, un effet "vacances" attendu

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DIRECT. Coronavirus en France : nouveaux cas en hausse, un effet "vacances" attendu CORONAVIRUS. C'est désormais en train de se confirmer, la tendance épidémique du coronavirus s'est inversée : le Covid-19 circule désormais un peu plus aujourd'hui qu'il y a quelques semaines en France. Les vacances de la Toussaint pourraient ralentir cette recrudescence.

L'essentiel
  • Ce mercredi 20 octobre, en France, force est des constaté que le coronavirus est un peu plus actif en France qu'au début du mois. Nous assistons assez clairement à une reprise épidémique, contenue, lente, mais réelle. Cette recrudescence est par ailleurs localisée, sur un grand tiers du territoire français. Mardi, les autorités sanitaires ont enregistré 5 934 nouveaux cas de coronavirus et 39 décès supplémentaires. Le bilan détaillé en bas de cette page
  • Faut-il redouter un rebond épidémique du coronavirus en France ? Les experts et les autorités sanitaires considèrent à ce stade qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer : cette fluctuation à la hausse observée ces derniers jours était attendue, compte tenu des limites de la vaccination et des conditions plus favorables à une propagation épidémique mi-octobre. Les indicateurs sont toutefois surveillés de près par le ministère de la Santé.
  • "C'est l'effet saisonnier et le fait que l'hiver favorise les transmissions du virus qui nous amène dans cette situation de remontée des incidences", a estimé mardi Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie, sur France Inter, ajoutant : "ll y a, a priori, peu de chances que cette vague éventuelle submerge notre tissu hospitalier. On peut s'attendre à ce que cette remontée que nous voyons aujourd'hui soit un peu aplatie par les vacances scolaires et que, après les vacances scolaires, il y ait de nouveau ce phénomène d'augmentation des incidences".
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09:06 - Le taux d'incidence sous-estimé dans les prochains jours ?

C'est l'un des éléments à prendre en compte pour tenter de mesurer l'ampleur de cette nouvelle vague épidémique qui débute à peine : la fin de la gratuité des tests devrait changer un peu la manière de suivre l'évolution de la maladie en France. Pour une raison très simple : le nombre des tests effectués chute, il est presque divisé par deux en France sur 5 jours. Et les personnes qui viennent se faire dépister n'ont pas les mêmes intentions. "Ceux qui viennent beaucoup moins, c'est ceux qui venaient très régulièrement, deux fois par semaine, pour le pass, que ce soit en test PCR ou antigénique. Maintenant, ceux qu'on voit principalement, ce sont les personnes qui ont des symptômes", indique à France Info le Docteur Lionel Barrand, président du syndicat national "Les Biologistes Médicaux". En testant moins, les autorités sanitaires savent que des cas de contamination échapperont aux recensements.

19/10/21 - 21:32 - Pourquoi la situation sanitaire inquiète dans l'Aveyron ?

Vent de panique dans l'Aveyron à l'approche des vacances scolaires de la Toussaint. Sur Twitter, mardi 19 octobre, le préfet tire la sonnette d'alarme : "Depuis une semaine, la situation épidémiologique s'est dégradée très rapidement dans le département." Toutes les classes d'âge sont concernées, mais les moins de 20 ans sont les plus impactés. Ainsi, dans la catégorie des 6-10 ans, le taux d'incidence est passé de 49 (du 2 au 8 octobre) à 432 cas pour 100 000 habitants (du 9 au 15 octobre). Afin de remédier à la situation, alors que les vacances approchent et que la garde de nombreux enfants pourrait être confiée aux grands-parents, public particulièrement sensible, des opérations de dépistage vont être organisées dans différents lieux, a indiqué la préfecture sur le réseau social à l'oiseau bleu.

19/10/21 - 19:32 - Quelle est la situation épidémiologique de ce mardi 19 octobre 2021 ?

Le bilan du jour fait état de 5 934 nouveaux cas de Covid-19, c'est 54 de plus qu'il y a une semaine, jour pour jour. La moyenne sur sept jours est donc en hausse, plus 396 cas par rapport à mardi dernier. Et il n'y a pas que du côté des nouvelles contaminations qu'on observe, ce mardi 19 octobre, une augmentation. Dans les services hospitaliers, on recense 6 483 patients (+15), dont 286 nouveaux admis, soit neuf de plus que lundi, et même 32 de plus comparé à mardi dernier. Cependant, le nombre de morts, comme le nombre de malades en réanimation sont à la baisse : 39 décès en 24h (hors Ehpad), soit 14 de moins par rapport à mardi dernier, et 63 admissions en service de soins critiques, soit cinq de moins que mardi dernier.

19/10/21 - 17:04 - Hausse des cas de contamination de Covid-19 : l'épidémie peut-elle repartir ?

La diffusion de virus accélère depuis plusieurs semaines en France, comme l’indiquait Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, ce matin au micro de RTL : « Depuis une semaine, l’épidémie recommence à gagner du terrain. On parle d’un niveau très faible mais il faut être vigilant ». Il précisait cependant qu’il était « beaucoup trop tôt » pour dire si cela présage d’une cinquième vague.

Cette hausse ne devrait pourtant pas entrainer une cinquième vague, selon l’épidémiologiste Pascal Crepey, enseignant-chercheur en épidémiologie à l’École des hautes études de Santé publique à Rennes. Il expliquait ce 19 octobre au micro de France Info : « Il faut d'abord rappeler qu'on s'attendait à cette vague hivernale, parce qu'il s'est passé exactement la même chose l'année dernière. C'est l'effet saisonnier et le fait que l'hiver favorise les transmissions du virus qui nous amènent dans cette situation de remontée des incidences. Mais la remontée des incidences ne va pas signifier forcément une remontée du même type des hospitalisations, parce que la France est massivement vaccinée. Les hospitalisations ne vont pas remonter dans les mêmes proportions qu'elles ont pu le faire sur la vague hivernale de l'année dernière. Il y a, a priori, peu de chances que cette vague éventuelle submerge notre tissu hospitalier. »

Si la circulation de coronavirus repart à la hausse, il ne faut donc pas, pour le moment, s’inquiéter d’une cinquième vague, tout en maintenant tout de même un certain niveau de vigilance.

19/10/21 - 13:43 - Le virus peut-il devenir saisonnier ?

Dans une interview accordée au Monde, Jean-François Delfraissy a évoqué avec optimisme l'évolution de la situation sanitaire en France, tout en appelant à la prudence. Selon lui, le virus pourrait devenir saisonnier. "Dans les semaines à venir, deux scénarios sont possibles : soit une petite vague du variant Delta, avec un impact contenu sur le système de soins, soit une augmentation sensible de la circulation virale, mais sans impact majeur sur le système de soins. Je suis donc assez optimiste, même si l’on ne peut totalement exclure la survenue d’un nouveau variant. A condition de conserver les gestes barrières, nous devrions pouvoir faire face à une reprise. A moyen terme, le virus pourrait devenir endémique, voire saisonnier, à la fois parce que le variant Delta est contenu par le vaccin et parce que sa capacité à évoluer est limitée. L’autre possibilité est l’émergence d’un variant encore plus transmissible ou qui échapperait à l’immunité conférée par le vaccin. Sur le long terme, évidemment, la crise n’est pas terminée."

19/10/21 - 12:03 - Le masque est-il encore obligatoire à l'intérieur des bars et restaurants ?

Non ! Si la mesure est un peu passée à la trappe à la fin de l'été, il est bon de rappeler que le masque n'est désormais plus obligatoire à l'intérieur de certains lieux, comme les bars et les restaurants. En effet, depuis le 30 août dernier, le pass sanitaire est en vigueur dans la plupart des lieux accueillant du public. Dans les bars et restaurants, clients et salariés peuvent donc désormais faire tomber le masque, sauf avis contraire du préfet en fonction de l'évolution épidémique. Toutefois, dans certains lieux comme les trains par exemple, le voyageur devra se munir à la fois de son pass sanitaire et de son masque.

19/10/21 - 11:18 - Combien coûtent les dépistages depuis le 15 octobre ?

A partir du 15 octobre, les tests PCR coûteront 44 euros concerne les personnes majeures non vaccinées sans ordonnance. Le même public pourra effectuer un test antigénique moyennant 22 euros en laboratoire et entre 25 et 30 euros en pharmacie, à compter de la même date.

19/10/21 - 10:31 - Pour quelles raisons le vaccin Moderna est-il interdit en France en tant que dose de rappel ?

Alors que de nombreuses personnes ont déjà bénéficié d'une troisième dose de rappel, la Haute autorité de santé a décidé, vendredi 15 octobre, d'interdire l'injection du sérum Moderna en tant que dose de rappel. Ainsi, "les personnes de plus de 65 ans, les immunodéprimés et leurs proches, les personnes à risque comme les obèses, les diabétiques, ainsi que les soignants", ne pourront utiliser que le vaccin Pfizer BioNTech, énumère franceinfo. En cause ? L'inquiétude des pays scandinaves d'abord. Au début du mois d'octobre, la Suède et la Finlande ont en effet "suspendu l'emploi du vaccin de Moderna pour les moins de trente ans" avant que le Danemark et la Norvège ne le déconseillent à leur tour, cette fois-ci pour les moins de 18 ans. En Islande, le produit à ARN messager du laboratoire américain a été totalement suspendu en tant que dose de rappel en cause d'un possible risque d'inflammation du myocarde. La seconde raison invoquée est le non feu-vert de la part de l'Agence européenne des médicaments. Enfin, le dernier argument s'étaye par les bons indicateurs français et l'approvisionnement massif de vaccins qui permet d'agir avec prudence grâce aux sérums développés par d'autres laboratoires.

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Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Avec 5 934 cas de coronavirus enregistrés par les autorités sanitaires mardi 19 octobre, il semble que la fluctuation à la hausse se poursuit. C'est en effet 54 cas de plus que mardi dernier. Ainsi sur sept jours, la moyenne passe à 4 647 cas, soit 396 de plus que la semaine dernière. Même constat à l'hôpital, où dans les services généraux, on constate une légère hausse du nombre de patients Covid-19, avec 286 nouvelles admissions en 24 heures, soit 9 de plus que lundi et 32 de plus comparé à mardi dernier. Néanmoins, si l'on regarde du côté des décès et des services de réanimation, les chiffres diminuent : 39 morts en 24h (hors Ehpad), c'est deux de moins que lundi et 14 de moins que mardi dernier. Dans les services de soins critiques, on compte 63 nouveaux arrivants, soit quatre de moins que lundi et cinq de moins que mardi dernier. Voici tous les chiffres :

  • 7 096 043 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 5 934 de plus
  • 117 326 décès au total (Ehpad compris), soit 39 de plus
  • 90 452 décès à l'hôpital, soit 39 de plus
  • 6 483 personnes actuellement hospitalisées, soit 15 de plus
  • 1 046 personnes actuellement en réanimation, soit 3 de moins
  • 286 nouveaux admis à l'hôpital (+9) et 63 en réanimation (-4)
  • 425 292 personnes sorties de l'hôpital, soit 218 de plus
  • Taux de positivité des tests : 1,2%, soit 0,06 point de plus
  • Taux d'incidence : 48,17 cas/100 000, soit 0,32 point de moins

Quelle est la situation du coronavirus en France ?

Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France (SPF), publié jeudi 14 octobre, l’évolution favorable de l’épidémie de coronavirus en France se poursuit en semaine 40, soit du 4 au 10 octobre. Dans les outre-mer, on observe sur cette période une diminution du taux d’incidence en Guyane, qui reste malgré tout encore élevé. À l’échelle métropolitaine, SPF souligne une baisse "moins marquée des indicateurs".

  • En métropole, les taux d’incidence et le nombre d’hospitalisations se stabilisent dans certains territoires. Le R effectif reste inférieur à 1, mais ce taux est en augmentation pour la troisième semaine consécutive.
  • Le variant Delta du coronavirus est toujours majoritaire en France, identifié à 99% par séquençage lors des enquêtes Flash des 14 et 21 septembre 2021.
  • La vaccination contre le Covid-19 progresse encore : au 12 octobre, 75,6% de la population avait reçu au moins une dose de vaccin et 73,5% était complètement vaccinée 

Le Conseil scientifique, dans son dernier avis, publié le 6 octobre, prévoit deux scénarios pour la reprise épidémique de coronavirus. Dans le scénario favorable, l’épidémie demeure sous contrôle, la couverture vaccinale est ajustée selon les nouvelles connaissances sur la persistance de l’efficacité vaccinale. L’épidémie de Covid-19 sera une menace latente, mais maîtrisée. Elle prendra alors un caractère de plus en plus saisonnier et les rebonds épidémiques seront anticipés en proposant des doses de rappel aux personnes vulnérables le cas échéant. Dans le scénario moins favorable, un variant du Covid-19 émerge, après le variant Delta. Issu d’un sous-variant Delta (certains existent déjà, mais ne se développent pas), variant connu capable d’échappement immunitaire, devenu plus compétitif en population très largement immunisée, ou nouveau variant issu de pays ayant une couverture vaccinale insuffisante et où la circulation intense du virus favorise l’émergence de nouvelles mutations, ce variant perturbe le contrôle de l’épidémie, qui ne devient donc pas saisonnière.

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

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Depuis la mi-octobre 2020, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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