DIRECT. Coronavirus en France : un million de malades selon Véran, une 3e vague déjà évoquée

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DIRECT. Coronavirus en France : un million de malades selon Véran, une 3e vague déjà évoquée CORONAVIRUS FRANCE. Le Covid-19 déferle sur la France qui va se battre désormais pour ne pas être submergée, avec le retour du confinement partout dans le pays. Selon Olivier Véran, un million de Français seraient contaminés par le coronavirus et potentiellement propagateurs...

Les infos du jeudi 29 octobre

  • Face à la situation du coronavirus en France de nouveau critique, Emmanuel Macron a pris la parole mercredi soir. Le président de la République a annoncé la mise en place d'un reconfinement, à partir de vendredi, "a minima jusqu'au 1er décembre" (retrouvez l'allocution d'Emmanuel Macron et toutes les infos sur le confinement).
  • La situation sanitaire liée au coronavirus est probablement plus critique qu'au printemps selon plusieurs déclarations. Ce matin sur France Info, le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé que "probablement un million" de personnes étaient actuellement contaminées en France et donc potentiellement propagateurs. Hier Emmanuel Macron a déclaré que "près de 9 000 patients seront en réanimation à la mi-novembre", avant d'évoquer "une deuxième vague qui sera sans doute plus dure et plus meurtrière que la première".
  • Alors que cette deuxième vague de coronavirus est en pleine explosion, la question d'une troisième vague au printemps est déjà évoquée. "Nous ne pouvons pas exclure qu'il y ait une troisième vague", a prévenu Olivier Véran sur France Info. Interrogé pur sa part par BFMTV, l'infectiologue Eric Caumes indique qu'"il y aura des vagues tant qu'on n'a pas d'immunité collective".

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09:40 - Réduire le nombre de contaminations à 5000 par jour prendra plus d'un mois

Didier Pittet, épidémiologiste et infectiologue, président de la mission d'évaluation sur la gestion de la crise du coronavirus, s'est lui aussi exprimé sur BFMTV ce matin. Et lui aussi estime qu'applanir la courbe des contaminations prendra du temps. "Passer de 40 000 à 5000 en un mois [ce qui a été donné comme objectif hier par Emmanuel Macron - NDLR], ça paraît très difficile", juge-t-il. "Je suppose que d'ici deux semaines nous pourrons déjà voir quelque chose sur l'ensemble des mesures qui ont été prises [...]. Mais c'est clair que le confinement est annoncé pour un mois et on comprend bien pourquoi".

09:37 - Les fêtes de Noël seront impactées par le coronavirus

Beaucoup d'experts s'accordent sur un point ce matin dans les matinales : le confinement ne produira pas d'effets immédiats sur le virus. Le coronavirus devrait donc provoquer une situation sanitaire dégradée pendant plusieurs semaines encore. Les fêtes de Noël seront irrémédiablement impactée selon Jean-François Delfraissy, toujours sur France Inter. Il prédit des fêtes "différentes cette année" qui "se feront en petit comité, probablement sous le couvre-feu". "Je peux imaginer un repas de Noël où on fait très attention", a pour sa part esquissé Olivier Véran sur France Info qui évoque des fêtes différentes et qui entend "tout faire pour que les Français puissent retrouver leur famille et leurs amis pour les fêtes de fin d'année".

09:34 - Cauchemar annoncé ans les hôpitaux

C'est un cauchemar qui se profile dans les hôpitaux selon le tableau dépeint par plusieurs spécialistes, médecins et personnels des établissements hospitaliers ce matin. "Nous allons avoir 15 jours à trois semaines extrêmement difficiles pour le système de soins, ça va être vrai dans plusieurs régions de France, nous l'avions prévu au niveau du conseil scientifique depuis maintenant plusieurs semaines", a déclaré le président du Conseil scientifique Jean-Françoi Delfraissy, sur France Inter. Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, estime sur BFMTV que "les services de réanimation vont être à saturation d'ici mi-novembre". "Les trois-quatre prochaines semaines vont être terribles, être même un enfer pour les hospitaliers parce que ça va être beaucoup plus dur qu'au printemps", a-t-il poursuivi, soutenant le choix d'Emmanuel Macron de reconfiner pour éviter "une submersion totale du système de santé."

09:27 - Jean Castex s'exprime à l'Assemblée

Le Premier ministre est monté à la tribune il y a quelques instants pour s'exprimer devant les députés et défendre la politique du gouvernement. Le Premier ministre estime que l'exécutif s'est mobilisé contre l'épidémie. Aucun pays n'avait prévu qu'elle s'accélérerait de façon à la fois aussi soudaine et aussi brutale", estime-t-il, ajoutant qu'il a lui même appelé sans cesse à la vigilance. "Ce virus doit appeler chacune et chacun à la plus grande humilité".

09:25 - La thèse de la troisième vague est partagée

Sur BFMTV ce jeudi matin, l'infectiologue Eric Caumes a lui aussi évoqué très sérieusement l'hypothèse d'une troisième vague. "Il y aura des vagues de contamination tant qu'il n'y aura pas d'immunité collective" ou de vaccin, indique le scientifique. "Tout le monde à terme attrapera le Covid-19 si on ne trouve pas de vaccin avant, et à ce moment-là on parviendra à une immunité naturelle".

09:22 - Une troisième vague au printemps déjà évoquée

Alors qu'il faut absolument freiner la propagation de la deuxième vague et éviter que les hôpitaux soient submergés, le ministre de la Santé Olivier Véran dit déjà être dans la crainte et l'anticipation d'une troisième vague. Olivier Véran, qui dit vouloir se battre aussi contre le "virus du défaitisme", a mis en garde contre la forte possibilité d'une "troisième vague" au printemps prochain. Le ministre évoque notamment sur France Info le cas des Etats-Unis, qui subiraient d'ores et déjà cette troisième vague.

09:19 - Un million de malades du coronavirus en France ?

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la situation épidémiologique en France, en pleine crise du coronavirus. Alors que le pays se prépare à un reconfinement général, annoncé par Emmanuel Macron hier soir, les déclarations se multiplient sur la progression de l'épidémie. Le ministre de la Santé Olivier Véran, invité de la radio France Info ce jeudi matin, estime qu'"un million" de Français sont "probablement" malades et "potentiellement transmetteurs du virus" à l'heure actuelle.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan

Le dernier bilan de Santé publique France est tombé ce mercredi. 244 morts sont à déplorer dans les dernières 24 heures. Par ailleurs, plus de 20 000 hospitalisations sont en cours (20 207 exactement), et le seuil des 3 000 personnes en réanimation a été franchi. Voici les chiffres du jour :

  • 1 235 132 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 36 437 de plus
  • 35 785 décès au total (Ehpad compris), soit 244 de plus
  • 24 424 décès à l'hôpital, soit 244 de plus
  • 20 207 hospitalisations en cours, soit 1229 de plus
  • 3045 personnes actuellement en réanimation, soit 127 de plus
  • 2821 nouveaux admis à l'hôpital (-167) et 372 en réanimation (-59)
  • 113 977 personnes sorties de l'hôpital, soit 1261 de plus
  • Taux de positivité des tests : 18,6%, soit 0,2 point de plus
  • 2 448 clusters en cours d'investigation, stable
  • 96 départements en vulnérabilité élevée, stable

NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?

Dans son dernier bulletin épidémiologique, publié jeudi 22 octobre dans la soirée, Santé publique France rapporte une "forte augmentation" des indicateurs liés au coronavirus pour la semaine 42 (du 12 au 18 octobre 2020). SPF alerte particulièrement des 65 ans et plus : on compte six fois plus de cas et cinq fois plus d’hospitalisations et d’admissions en réanimation en comparaison à début septembre. Au niveau national, les taux de positivité des tests et d'incidence ont tous les deux augmenté entre S41 et S42 (dans toutes les classes d'âge). Après avoir observé une stabilité en S41, les nouvelles admissions en réanimation repartent drastiquement à la hausse (+48%). Voici ce qu'il faut retenir point par point :

  • Les indicateurs épidémiologique observent une forte hausse. Le taux d'incidence national (nombre de cas pour 100 000 habitants), est désormais de 251 (182 en S41). Désormais, tous les départements sont au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants. Le taux de positivité des tests est de 13,7% (12,3% en S41). Il est désormais supérieur à 5% dans tous les départements de France métropolitaine et supérieur à 10% pour 62 départements. Les taux de positivité les plus élevés étaient rapportés dans la Loire (23,5%), en Isère (21,7%), en Haute-Loire (20,6%).
  • Les cas confirmés et cas contact augmentent sensiblement. Une augmentation très importante du nombre de nouveaux cas et de nouvelles personnes-contacts à risque identifiés par Santé publique France est observée en S42 pour la 2e semaine consécutive. Le nombre de cas de coronavirus confirmés a augmenté de 39%.
  • En milieu hospitalier, après une baisse en S39 et en S40, et pour la 2ème semaine consécutive, le nombre de passages pour suspicion de SARS-Cov-2 dans l’activité totale était en hausse dans toutes les régions de France métropolitaine (+35% par rapport à S41). A noter que ce chiffre est en baisse en outre-mer. Les déclarations de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 ont augmenté en semaine 42 (+48%) Les régions les plus concernées sont Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur,  Île-de-France et Hauts-de-France. SPF note une reprise de l'augmentation des admissions en réanimation (+48% entre S41 et S42), après une stabilisation observée entre S40 et S41.
  • Concernant les décès, le nombre hebdomadaire au niveau national a fortement augmenté : +40% entre les semaines 41 et 42 (de 546 décès en S41 à 764 en S42).
  • Le nombre d’actes SOS Médecins pour suspicion de coronavirus a augmenté entre S41 et S42 (+15%). Cette hausse concerne exclusivement les adultes et semble s’intensifier par rapport à la semaine 41 chez les adultes de 45-74 ans (+35%) et de 75 ans et plus (+26%).

Carte du coronavirus en France : quels sont les départements les plus touchés ?

Nous avons élaboré une carte de synthèse donnant un aperçu de la situation du coronavirus en France, mise à jour au quotidien. Y figurent une série d'indicateurs clés comme les données hospitalières, les décès, les guérisons, mais aussi des statistiques sur la progression du virus comme le taux de positivité des tests, le taux d'incidence, le "R effectif". La classification de chaque département est aussi mentionnée (rouge, alerte renforcée, alerte maximale, en vulnérabilité modérée ou élevée...). 

Retrouvez tous les détails sur cette cartographie et le point complet par département dans notre article sur la carte du Covid en France. 

Si la carte ne s'affiche pas, cliquez ici
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