DIRECT. Coronavirus en France : une circulation en baisse, mais des chiffres toujours très hauts

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DIRECT. Coronavirus en France : une circulation en baisse, mais des chiffres toujours très hauts CORONAVIRUS. Le point hebdomadaire de Santé publique France confirme la tendance à la légère baisse de la circulation du Covid-19, mais l'institut avertit : les indicateurs épidémiologiques se maintiennent à un niveau toujours très élevé.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?

Santé publique France a publié dans la soirée du jeudi 22 avril son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie de coronavirus dans le pays pour la semaine 15 (du 12 au 18 avril 2021). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés tous les soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, on note une baisse, même légère, de la circulation du Covid-19, y compris chez les enfants. Les mesures de confinement décidées au début du mois d'avril semblent porter leurs fruits, alors qu'à l'hôpital, la pression reste conséquente malgré une légère baisse des nouvelles admissions. Découvrez ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique :

  • La décrue épidémique annoncée par le gouvernement se confirme dans les chiffres, mais Santé publique France alerte l'attention sur le fait que les indicateurs se maintiennent à un niveau toujours très élevé. En semaine 15, le taux d'incidence est en baisse (337 cas pour 100 000 habitants en France) par rapport à la semaine 14 (411). La prudence s'impose pour deux raisons : cette diminution de l'incidence s'explique en partie par la forte diminution du taux de dépistage en S15 et le taux de positivité, qui est en augmentation en S15 (contre 9,2% en S14).
  • Concernant la circulation du Covid-19 chez les scolaires, particulièrement inquiétante ces dernières semaines, il semblerait que la fermeture des écoles ait eu une conséquence positive. En effet, Santé publique France rapporte une diminution des taux d’incidence dans les différentes classes d’âge : -19% chez les 6-10 ans, -23% chez les 11-14 ans, -19% chez les 15-17 ans.
  • Au niveau des variants, le caractère très majoritaire de la souche d'origine britannique se confirme une nouvelle fois avec une proportion de 82,3% des tests criblés en semaine 15. Les variants sud-africain et brésilien continuent de circuler à bas bruit, ils représentent 4,2% des tests criblés en semaine 15, contre 3,8% en S14. On observe toutefois des disparités assez conséquentes en fonction des territoires. Cette proportion des variants sud-africain et brésilien a particulièrement augmenté dans la Creuse (30,5% contre 11,1% en S14) et en Haute-Saône (17% contre 5% en S14).
  • Une étude sur l'impact des restrictions de déplacements a été publiée par Santé publique France. On y découvre que les départements où les restrictions ont débuté à la mi-mars (Hauts-de-France et Ile-de-France) ont amorcé une baisse du taux d'incidence dès la semaine 13, mais que l'indicateur reste toujours à un niveau élevé. Pour le reste du pays, confronté à ces mesures depuis début avril, le même processus s'observe, mais en décalé. 
  • La pression hospitalière continue d'être forte, mais après une augmentation entre S10 et S13 et une stabilisation en S14, le nombre de déclarations de nouvelles hospitalisations a légèrement diminué en S15. Santé publique France en a décompté 13 194 contre 13 754 en semaine 14, soit une diminution de -4%. Une légère diminution s'observe également dans les nouvelles admissions en réanimation en semaine 15 : 2 980 contre 3 175 en S14, soit -6%. Le nombre de décès liés au Covid-19, survenus à l’hôpital et en ESMS, était toujours en augmentation en S14 (+4%), alors que les données pour la semaine 15 doivent être consolidées. 

Consultez les chiffres du coronavirus dans votre commune

Nouveaux cas de Covid, taux de positivité des tests, part de la population testée... Linternaute vous propose de consulter gratuitement les données sur l'évolution de l'épidémie dans votre commune. Voir

13:09 - Le point sur l'épidémie dans les Hauts-de-Francde

L'évolution sanitaire des Hauts-de-France se calque sur celle observée en Ile-de-France, sans surprise puisque les deux régions ont été soumises aux mesures de freinage renforcées au même moment. Dans la deuxième région la plus touchée, les hôpitaux s'impatientent de voir la décrue de l'épidémie. Les données de Santé public France comptent 3558 personnes hospitalisées dont 211 arrivées hier. Les lits de réanimation accueillent 716 patients parmi lesquels 67 nouveaux malades admis ces dernières 24 heures. Au total, les hôpitaux de la région déplorent 8090 décès liés au coronavirus, c'est 40 de plus en une journée et 31959 personnes ont pu quitté les établissements, soit 209 de plus.

12:47 - Top départ pour la vaccination avec Janssen

Dès demain, la vaccination avec le produit Johnson & Johnson sera possible pour les plus de 55 ans. Les 200 000 premières doses pourront être administrées en pharmacies, par les médecins et les infirmiers libéraux a précisé Olivier Véran, hier soir lors de la conférence de presse. Il s'agit du quatrième vaccin autorisé par l'Agence européenne des médicaments et utilisé en France, mais celui-ci "ne nécessite qu'une seule injection pour que vous soyez protégé, pas de rappel vaccinal, pas de seconde injection". Le vaccin est suspecté d'entraîne dans de très rares cas des caillots sanguins, l'EMA assure que malgré ce risque le rapport bénéfices-risques est largement favorable au vaccin.

12:25 - Le spectre des contaminations plane sur la rentrée scolaire

Les écoliers de maternelle et de primaire retrouveront le chemin de l'école dès lundi. L'ombre des contaminations, nombreuses avant la fermeture des établissements, ternit la rentrée scolaire. Les parents et professeurs craignent en partie que la circulation du virus reprenne avec le retour des élèves en classe. Jean-Michel Blanquer défenseur de l'ouverture des écoles depuis le début de la crise sanitaire souhaite rassurer ses troupes. Toutes les dispositions sont prises pour diminuer le risque de contamination même s'il en va de la fermeture des classes dès l'apparition d'un cas positif. "On a toujours assumé que lorsque les écoles sont ouvertes, il y a des classes qui ferment, c'est la rançon", a-t-il assuré sur France Info ce matin. Quant aux cantines, lieux propices à la transmission du virus, le ministre de l'Education souligne : "La cantine n'est pas plus le maillon faible que d'autres moments où l'enfant mange". Il reconnait toutefois "Quand on peut avoir son enfant chez soi pour le déjeuner, c'est mieux".

12:03 - Les indicateurs augmentent dans les régions jusque là épargnées, "le problème n'est pas réglé"

"La baisse de la pression épidémique est engagée" a assuré Jean Castex, hier. Le Premier ministre faisait allusion à une diminution des contaminations confirmée ces derniers jours dans plusieurs départements. Une légère amélioration sanitaire qui sert d'argument au déconfinement. Mais les professionnels de santé ne sont pas tous de cet avis, comme l'explique le professeur Enrique Casalino au micro de BFMTV. "Dans certaines régions relativement épargnées jusqu'à présent il y a une tendance à la hausse assez importante donc le problème n'est pas réglé. L'Ile-de-France n'est pas une île, on peut le dire, et les régions qui se considéraient très protégées ne l'étaient pas puisqu'il a suffit d'un peu de mobilité de la population pour que cela réaugmente", constate l'infectiologue et directeur médical à l'hôpital Bichat à Paris.

11:41 - Le virus circule moins mais les hôpitaux restent pleins en Ile-de-France

Depuis deux semaines, la circulation du virus semble sur la pente descendante en Ile-de-France mais les hôpitaux n'ont pas observé la moindre amélioration dans leurs services. Les admissions restent très nombreuses que ce soit en médecine ou en soins critiques. Les derniers chiffres de Santé publique France indiquent que 7927 personnes sont hospitalisées dont 500 ont rejoint les services hier. Du côté des réanimations, 1767 lits sont occupés depuis l'arrivée de 146 nouveaux malades le 22 avril. Les hôpitaux franciliens déplorent 18423 décès liés au coronavirus depuis le début de l'épidémie, c'est 62 de plus en 24 heures, tandis que 84701 personnes sont sorties, soit 520 de plus.

11:19 - Aucun cas de variant indien détecté en France

Le variant indien devient est la nouvelle bête noire du gouvernement. L'objectif est de ne pas laisser le "double mutant" s'installer sur le sol français au risque de voir apparaître une nouvelle vague. Le dernier bilan de Santé publique France se veut rassurant sur ce point : le variant n'a pas été détecté dans l'Hexagone. "Le variant 20A/484Q qui aurait émergé en Inde […] a été détecté chez deux voyageurs en provenance d’Inde et en transit par la Guadeloupe, mais aucun cas autochtone n’a été identifié en France à ce jour", indique le rapport.

10:58 - La moyenne des nouveaux cas passe à 31 532 par jour

Le pic de troisième vague pourrait être derrière nous selon le discours que le Premier ministre a tenu hier soir. Il s'est appuyé sur les chiffres de Santé publique France selon lesquels, le nombre de nouvelles contaminations diminue lentement mais sûrement, l'indicateur reste toutefois au-dessus de la barre des 30 000 cas quotidiens. Jeudi 22 avril, 34 318 personnes ont été contaminées, ce qui fait baisser la moyenne sur une semaine glissante à 31 532 cas par jour. Chaque avancée est encourageante mais les scientifiques rappellent que c'est largement supérieur à l'objectif des 5000 contaminations évoqué par le gouvernement en novembre dernier comme condition au déconfinement.

10:37 - "Une troisième vague bis, avant l'été : ce n'est pas impossible" selon Gilles Pialoux

A quelques jours de la rentrée scolaire et une semaine du déconfinement, le professeur Gilles Pialoux ne semble pas surpris de la décision politique. Invité sur Radio Classique, on comprend au ton de sa voix qu'il n'est pas convaincu de la stratégie gouvernementale pour lutter contre l'épidémie. "On a un modèle social qui a été décidé par l'exécutif. On a laissé remplir les réanimations on a laissé remplir l'hospitalisation et puis dès que ça descend un petit peu, on lâche la bride." Cette politique n'est pas sans risque selon le chef de service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon : "On a une possibilité non négligeable d'avoir une troisième vague bis, avant l'été : ce n'est pas impossible."

10:16 - "Un plateau lentement descendant" est l'hypothèse la plus probable

"Il y a plusieurs projections qui vont toutes dans le même sens. On est sur un plateau, la seule question est : est ce que ce plateau va être lentement descendant ou est ce qu'on aura un effet pic ? [...] On imagine qu'on aura un plateau lentement descendant et ca dépendra de l'impact qu'aura la réouverture des écoles sur la circulation du virus", souligne le professeur Gilles Pialoux sur Radio Classique. 

09:58 - Blanquer assume la réouverture des écoles

Invité de France Info ce vendredi matin, Jean-Michel Blanquer est revenu sur la réouverture des écoles dès lundi, après trois semaines de fermeture. Selon le ministre de l'Education, cette réouverture est "plus que raisonnable". "C'est indispensable", a-t-il plaidé. Jean-Michel Blanquer a également expliqué que les cantines, qui reste "nécessaires sur le plan social", allaient également être ouvertes. "Quand on peut avoir son enfant chez soi pour le déjeuner, c'est mieux", a-t-il toutefois concédé.

Cas, morts... Dernier bilan du Covid en France

D'après le dernier bilan du Covid-19, 34 318 nouveaux cas de coronavirus ont été recensés ces 24 dernières heures et 283 décès supplémentaires sont à déplorer ce jeudi 22 avril. Le détail des chiffres :

  • 5 408 606 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 34 318 de plus
  • 102 164 décès au total (Ehpad compris), soit 283 de plus
  • 75 980 décès à l'hôpital, soit 283 de plus
  • 30 634 personnes actuellement hospitalisées, soit 320 de moins
  • 5 981 personnes actuellement en réanimation, soit 22 de plus
  • 1 878 nouveaux admis à l'hôpital (-217) et 478 en réanimation (+2)
  • 327 668 personnes sorties de l'hôpital, soit 1857 de plus
  • Taux de positivité des tests : 9,94%, soit 0,08 point de plus
  • Taux d'incidence : 329,5 cas/100 000, soit 8 points de moins

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

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