Direct. Coronavirus en France : une 4e vague ? Sortie de crise en 2022 ? Ça risque de durer

Chargement de votre vidéo
"Direct. Coronavirus en France : une 4e vague ? Sortie de crise en 2022 ? Ça risque de durer"

Direct. Coronavirus en France : une 4e vague ? Sortie de crise en 2022 ? Ça risque de durer CORONAVIRUS. La circulation de l'épidémie de coronavirus semble contenue, mais fait encore de très nombreux morts. L'horizon d'un retour à la normale en 2022 se profile, mais le variant brésilien pourrait donner une nouvelle dynamique au Covid-19.

Les infos du mardi 13 avril

  • L'épidémie de Covid-en France est encore très préoccupante sur le plan sanitaire. Le coronavirus génère encore de nombreuses formes graves de la maladie, faisant encore monter la pression dans les hôpitaux, contraints de mobiliser de nouveaux lits en réanimation (voir chiffres plus bas). Certains indicateurs, comme le taux d'incidence, montrent tout de même que la circulation du virus est de plus en plus contenue.
  • Deux études publiées ce mardi 13 avril dans The Lancet (sur cette page et sur celle-ci) démontrent que le variant britannique ne génère pas de symptômes plus graves ou une plus grande probabilité de développer un "Covid long". Cette étude, "rassurante", confirme toutefois que le variant est plus contagieux que la souche historique.
  • Les experts et virologues ont demandé aux autorités d'être très alertes sur la manière d'endiguer en France le variant brésilien, suspecté de résister davantage aux vaccins. "Il y a toutes les raisons d'être inquiets. S'il vient et qu'il prend de l'ampleur en Europe, il peut faire une quatrième vague qui peut être à nouveau très meurtrière", a jugé le Pr Rémi Salomon sur France Info lundi. "Si on lui laisse le temps, il va probablement entrer dans une phase de croissance rapide et exponentielle", a-t-il ajouté ce mardi 13 avril sur RTL. Plusieurs scientifiques, comme l'immunologue Eric Billy et le médecin Gilbert Deray demandent au gouvernement l'instauration d'une quarantaine pour toutes les personnes arrivant du Brésil en France.  une quarantaine pour toutes les personnes arrivant du Brésil en France.
  • Hier soir, sur TF1, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a appelé les Français à la patience. "Est-ce qu'on va sortir complètement de la crise à l'été ? Non ! Et on aura probablement à l'automne une circulation virale importante. Mais on aura une large population vaccinée. Je vois une sortie de crise un peu définitive, plutôt sur 2022"
  • La vaccination contre le Covid-19 s'est ouverte hier aux plus de 55 ans, sans comorbidité.
  • À partir du lundi 12 avril, les autotests de dépistage du Covid-19 sont disponibles dans les pharmacies françaises, mais une partie des stocks est pour le moment réservée aux enseignants. L’autotest permet à toute personne de 15 ans ou plus d'effectuer un test à son domicile, mais son utilisation doit respecter une méthode exigeante.

Consultez les chiffres du coronavirus dans votre commune

Nouveaux cas de Covid, taux de positivité des tests, part de la population testée... Linternaute vous propose de consulter gratuitement les données sur l'évolution de l'épidémie dans votre commune. Voir

10:05 - Le variant brésilien "a une capacité de réinfection

Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, indique sur BFMTV ce mardi que la souche brésilienne est d'une nature des plus préoccupante. "On voit que ce variant sévit alors même qu’un certain nombre de la population a déjà été atteint, on voit qu’il a une capacité de réinfection, ce qui n’est pas forcément le cas des autres variants". Et d'ajouter : "L’une des questions qui nous pose problème aujourd’hui à la commission scientifique, c’est de savoir si ce virus n’échappe pas au système immunitaire, et notamment s’il ne risque pas de mettre à mal la politique vaccinale".

09:38 - De nouvelles études sur le variant britannique qui précisent la menace

Les deux nouvelles études, présentées dans The Lancet ce mardi 13 avril, donnent des conclusions tendant à montrer que le variant britannique n'est pas associé à une plus grande gravité de la maladie. Cependant, les résultats démontrent aussi que les patients infectés par le variant contenaient en moyenne une plus grande quantité de virus, la transmissibilité est donc plus élevée. Selon l'étude parue dans The Lancet Public Health, effectuée sur 37 000 Britanniques, le variant britannique présentait un taux de reproduction 1,35 fois plus élevé.

09:26 - Le variant brésilien plus dangereux que la souche historique, alerte le professeur Salomon

Ce matin sur RTL, le professeurs Rémi Salomon, Président de la Commission Médicale d'Établissement de l'AP-HP, a de nouveau insisté sur l'importance de la menace que constitue le variant britannique. Selon lui, le variant "touche des sujets plus jeunes". Et d'jouter : "Il faut faire attention aux comparaisons. Le système de santé brésilien est totalement débordé (...) Il touche des sujets de moins de 40 ans. [...] Ce variant "a des caractéristiques qui le rendent résistant à certains vaccins. Il porte une mutation particulière". Interrogé sur les mesures actuelles, prises pour limiter les flux d'entrée depuis le Brésil, la professeur a répondu : "Compte tenu de la dangerosité de ce variant brésilien, je pense qu'il faut faire plus", pointant l'insuffisance du protocole d'entrée en France fondé sur le test PCR.

Cas, morts... Dernier bilan du Covid en France

La France se rapproche de la barre des 100 000 décès liés au coronavirus. Selon le dernier bilan de l’épidémie, communiqué lundi 12 avril par Santé publique France, 385 morts supplémentaires ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, hors Ehpad, soit 188 de plus par rapport à lundi dernier. Concernant le nombre de contaminations, 8 536 cas de coronavirus ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, un chiffre habituellement plus faible le lundi, en raison des tests de dépistage moins élevés le week-end. La situation reste tendue dans les hôpitaux, avec 867 admissions en 24 heures et 206 en réanimation. Le détail :

  • 5 067 216 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 8 536 de plus
  • 99 135 décès au total (Ehpad compris), soit 385 de plus
  • 73 011 décès à l'hôpital, soit 385 de plus
  • 31 262 personnes actuellement hospitalisées, soit 591 de plus
  • 5916 personnes actuellement en réanimation, soit 78 de plus
  • 2172 nouveaux admis à l'hôpital (+867) et 492 en réanimation (+206)
  • 310 934 personnes sorties de l'hôpital, soit 1147 de plus
  • Taux de positivité des tests : 8,82%, soit 0,41 point de plus
  • Taux d'incidence : 342,61 cas/100 000, soit 3,51 point de moins

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?

Santé publique France a publié dans la soirée du jeudi 1er avril son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie de coronavirus dans le pays pour la semaine 12 (du 22 au 28 mars 2021). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, on note une augmentation de la circulation du Covid-19 particulièrement prononcée chez les enfants et les jeunes adultes, au moment où la fermeture des écoles a été décidée. La pression à l'hôpital continue d'augmenter, avec une confirmation du retour à la hausse des nouvelles hospitalisations chez les 75 ans et plus, après plusieurs semaines de baisse. Découvrez ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique :

  • La circulation du Covid-19 continue d'augmenter en semaine 12, en témoigne les indicateurs de suivi. On observe une hausse continue du taux d'incidence national, avec désormais 386 cas de coronavirus pour 100 000 habitants en France (+22% par rapport à S11). A noter que ce taux d'incidence augmente pour toutes les classes d'âges. Le taux de positivité des tests réalisés en semaine 12 est en légère augmentation, passant de 8% en S11 à 8,2% en S12. Un total de 258 830 nouveaux cas confirmés a été rapporté, en augmentation (+22%) par rapport à la semaine 11, ce qui revient à une moyenne de 37 000 nouveaux cas journaliers.
  • L'inquiétude sur la propagation du Covid-19 chez les enfants se confirme. Alors que le gouvernement a décidé de fermer les écoles, les chiffres peuvent tendre vers une compréhension de cette décision. L'augmentation du taux d'incidence est générale, mais particulièrement aiguë chez les 0-14 ans (+31%). Si l'on resserre les classes d'âges, on observe un taux d'incidence très inquiétant chez les 15-17 ans (569/100 000), mais aussi chez les 11-14 ans (487/100 000). Un total de 50 702 nouveaux cas confirmés chez les patients mineurs a été rapporté, en augmentation (+31%) par rapport à la semaine 11. Les moins de 18 ans représentent désormais 20% de l’ensemble des nouveaux cas observés dans la population générale, note Santé publique France.
  • Les variants du Covid-19 poursuivent leur propagation. La souche découverte au Royaume-Uni est largement majoritaire et parmi les tests criblés en semaine 12, près de 80% correspondaient à une suspicion de variant UK (contre 76,3% en S11). Les variants sud-africain et brésilien n'explosent pas et restent à des niveaux de circulation assez bas, avec 4,4% de suspicion parmi les tests criblés.
  • La pression hospitalière continue d'augmenter. L’augmentation des déclarations de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 observée depuis la semaine 10 s’est poursuivie en S12 : 12 572 contre 10 881 en S11, soit +16%. Cette augmentation concerne toutes les classes d'âges, mais chez les 75 ans et plus, on avait noté une diminution entre S03 et S10. En S12, les nouvelles hospitalisations chez les 75 ans et plus a de nouveau augmenté, confirmant le retour à la hausse initié en semaine 11. En réanimation, les nouvelles admissions sont aussi en augmentation (+11% en semaine 12, données non consolidées), particulièrement en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France et dans la région PACA.
  • Le nombre de décès liés au Covid-19 est stable. Santé publique France a recensé 1 738 décès en semaine 12 contre 1 789 en semaine, soit une diminution de 3%. Les plus forts taux hebdomadaires de décès en métropole étaient encore rapportés en Hauts-de-France (3,9 pour 100 000 habitants), Grand Est (3,7), Provence-Alpes-Côte d'Azur (3,6) et Ile-de-France (3,5). 

Carte du coronavirus en France

Suivez l'évolution du coronavirus dans votre commune grâce à la carte ci-dessous. Cliquez sur un département pour afficher la liste des communes. Retrouvez aussi tous les détails sur cette cartographie et le point complet par ville et par département dans notre article sur la carte du Covid en France

Cliquez sur un département pour consulter la liste de ses villes.

Depuis la mi-octobre, Santé publique France communique les données d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) à l'échelle des communes. Les chiffres sont à ce stade communiqués selon une échelle (10 , 20, 50, 150, 250, 500, 1000 cas pour 100 000 habitants). Les données sont exprimées sur une semaine glissante, ce qui signifie qu'elles sont calculés un jour J à partir des tests réalisés entre 3 et 9 jours précédemment. Pour accéder aux informations relatives au coronavirus dans votre commune, saisissez son nom dans le moteur de recherche ou cliquez sur son département d'appartenance dans la carte ci-dessous.

Pour rappel, le taux d'incidence correspond au nombre de nouveaux cas de Covid-19 sur une période d'une semaine, par rapport à la population totale d'un territoire (pays, région, département ou commune). Cet indicateur s'exprime généralement en nombre de cas pour 100 000 habitants. Le taux de dépistage donne quant à lui le nombre de personnes ayant réalisé un test de dépistage du coronavirus sur le nombre total d'habitants,  au cours de la période. Il est lui aussi exprimé le plus souvent sur 100 000 habitants. Enfin, le taux de positivité des tests livre le pourcentage de tests positifs au coronavirus, rapporté au nombre total de tests effectués sur la période.

Coronavirus