Fukushima : les images de la centrale et de la zone interdite

Fukushima : les images de la centrale et de la zone interdite En octobre 2015, un photographe a pu pénétrer dans la zone d'exclusion de 20 km autour de la centrale de Fukushima. Cinq ans après la catastrophe, TF1 a pu entrer dans l'enceinte même de la centrale. Les images.

[Mis à jour le 9 mars 2016 à 13h50] En mars 2011, un séisme d'une magnitude de 9,0 secouait la côte Pacifique du Japon et engendrait un gigantesque tsunami. Dans cette catastrophe dont le Japon porte encore les stigmates, plus de 18 000 personnes ont perdu la vie ou ont disparu. Ces phénomènes naturels ont également fait de gros dégâts matériels. De nombreuses villes ont été partiellement ou même complètement détruites par des vagues pouvant atteindre 30 mètres. Et la centrale de Fukushima a connu un accident nucléaire classé au niveau 7, le plus élevé sur l'échelle internationale. 160 000 personnes ont dû être déplacées. Pénétrez dans la zone interdite entourant Fukushima, un "no man's land" à mi-chemin entre désolation et réhabilitation, en cliquant sur l'image ci-dessous.

Aujourd'hui encore, il est interdit pour la population d'habiter dans une zone de 20 km autour de la centrale de Fukushima. Mais en septembre 2015, plus de quatre ans après la catastrophe, le photographe polonais Arkadiusz Podniesinki a obtenu l'autorisation de pénétrer dans cet espace encore contaminé par la radioactivité. "Futaba, Namie et Tomioka sont des villes fantômes et l'ampleur du vide est terrifiant", confie le photographe au Daily Mail. Arkadiusz Podniesinki a ainsi immortalisé la vie restée en suspens depuis la fuite de la population : les restes d'un repas au restaurant laissés sur une table, les produits d'un supermarché jonchant le sol ou encore une rangée de voitures abandonnées. 

VIDEO - Dans la centrale de Fukushima

En février 2016, cinq ans après la catastrophe, une équipe de TF1 a pu pénétrer encore plus loin et a été autorisée à filmer l'intérieur de la centrale de Fukushima. Pour pénétrer dans l'enceinte, le journaliste de la chaîne a été contraint de porter une combinaison spécifique le couvrant de la tête aux pieds, comme les 8000 personnes travaillant chaque jour dans la centrale. Au cœur nucléaire, les travaux sont encore en cours et le problème aujourd'hui est la gestion des eaux radioactives, utilisées pour refroidir les réacteurs.

Le danger est bien réel, certaines zones ne sont absolument pas accessibles du fait du niveau élevé de radioactivité. A l'intérieur des réacteurs, un homme ne survivrait pas plus d'une heure. C'est pourquoi des robots sont utilisés pour accéder aux endroits les plus dangereux. En avril 2015, pour la première fois, un serpent de métal téléguidé a été introduit dans le réacteur numéro 1 et a filmé l'état des matériaux.

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