Hong Kong : les images de violences entre manifestants et forces de l'ordre

Hong Kong : les images de violences entre manifestants et forces de l'ordre HONG KONG - Une nouvelle escalade de violence a pris forme depuis ce dimanche à Hong Kong, théâtre d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants pro-démocratie, désormais concentrés autour d'une université.

[Mis à jour le 18 novembre 2019 à 11h36] La crise à Hong Kong, née du rejet des militants pro-démocratie de l'influence de Pékin sur l'ancienne colonie britannique, a connu un regain de violence dans la nuit de dimanche à lundi. De nouvelles manifestations avaient lieu à proximité de l'université polytechnique de la ville, où étaient retranchés des manifestants encore ce lundi matin. Cette nouvelle escalade de tension a en partie été provoquée par la blessure d'un policier au genou, touché par une flèche lancée par un protestataire ce dimanche. La police de Hong Kong, par la voix de son porte-parole, a fait savoir qu'elle n'hésiterait pas à répliquer en faisant usage de "balles réelles", une première depuis le début des affrontements, face aux "armes létales" utilisées contre elle.

Des scènes de guérilla urbaine ont donc eu lieu autour de la PolyU, où un blindé de la police a été incendié par les manifestants à coups de cocktails Molotov, comme l'ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. L'objectif ? Empêcher les forces de l'ordre de reprendre le contrôle du tunnel situé non loin de là et desservant l'île de Hong Kong, l'université étant située à Kowloon, la partie hongkongaise du continent. A l'intérieur du campus, des étudiants et manifestants étaient donc retranchés sans pouvoir sortir, tout en redoutant l'assaut de la police. "J'ai peur. Il n'y a pas de sortie, tout ce que je peux faire c'est me battre jusqu'au bout", a confié à l'AFP un militant et étudient de la PolyU, faisant part de la panique qui s'est emparée des lieux. Et d'ajouter : "Beaucoup d'amis se sentent impuissants (...) Nous appelons toute la société à sortir et nous aider".

Du côté de Pékin, un assouplissement ne semble pas en vue, si l'on en croit les dernières déclarations de Xi Jinping, le président chinois, qui affirmait la semaine dernière que la contestation menaçait le principe "Un pays, deux systèmes" mis en place depuis la rétrocession en 1997. Une contestation qui rejette toujours plus la mainmise grandissante de Pékin sur Hong Kong.