Guerre en Iran : ce que contient l'accord préliminaire sur le détroit d'Ormuz
- La guerre entre les États-Unis et l’Iran se poursuit, ce mercredi 5 août, malgré les annonces américaines concernant une reprise des négociations avec Téhéran. Dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré, dans la nuit, que Washington et Téhéran avaient "de très bonnes discussions". Ce qui ne l'a pas empêché de menacer, à nouveau, la République islamique, notamment sur le détroit d'Ormuz, affirmant que ce dernier sera rouvert "très bientôt", sans quoi les Iraniens "seront frappés très fort". Une déclaration qui s'inscrit dans le durcissement du ton de Washington, qui exige un accord préalable ou une "reddition sans condition" de l'Iran avant tout nouvel échange diplomatique.
- L'Iran a totalement réfuté les récentes déclarations de Donald Trump, assurant qu'aucune négociation n'était "actuellement" en cours avec Washington. Esmaeil Baghaei, porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, s'est contenté d'évoquer des échanges avec Oman pour sécuriser le passage maritime stratégique du détroit d’Ormuz. Un accord a été trouvé entre les deux pays, ce mercredi 5 août, sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit.
- Concernant le détroit d'Ormuz un accord préliminaire de 60 jours serait sur la table et pourrait être annoncé dès ce mercredi. Il prévoit notamment que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman. Aucun des bateaux concernés ne devraient payer un péage ou un droit de passage.
17:48 - L'Iran et Oman s'accordent sur un itinéraire de transit dans le détroit d'Ormuz
Dans le cadre de ses discussions avec Oman sur le détroit d'Ormuz, l'Iran a annoncé avoir trouvé un accord avec le sultanat, ce mercredi 5 août, pour un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit, théâtre des tensions avec les Etats-Unis. "Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a déclaré Ismaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, selon 20 Minutes. Le représentant iranien a ajouté que les deux pays travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus".
12:11 - Les houthis du Yémen attaquent un pétrolier saoudien
Selon 20 Minutes, les rebelles houthis du Yémen ont affirmé, ce mercredi 5 août, avoir visé un pétrolier saoudien au large de Yanbu, port saoudien en mer Rouge. Une attaque qui s'inscrit dans le cadre du blocus mis en place à l’encontre de la flotte saoudienne. Ces attaques vont s'intensifier, a prévenu le porte-parole militaire du groupe armé pro-iranien, Yahya Saree.
10:53 - Un accord préliminaire de 60 jours sur le détroit d'Ormuz ?
La question du détroit d'Ormuz va-t-elle enfin être résolue ? Selon des "sources régionales", citée par le site américain Axios, les Etats-unis et l'Iran discuteraient d'un accord temporaire de 60 jours qui pourrait être prolongé.
Il prévoit notamment que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et que tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman. Par ailleurs, aucun péage ni frais ne seraient facturés pendant cette période de 60 jours.
10:45 - Donald Trump assure que le détroit d'Ormuz ouvrira "très bientôt" et menace l'Iran
Alors que le détroit d'Ormuz est toujours fermé, Donald Trump a affirmé qu'il sera "très bientôt" rouvert. Si ce n'est pas le cas, les Iraniens "seront frappés très forts", a-t-il prévenu dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août.
Le début de la guerre en Iran, lancée par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l'Iran. Côté israélien, l'opération est nommée "Roaring Lion" (Lion rugissant), côté américain "Epic Fury" ("Fureur épique"). Les objectifs vont du renversement du régime à l'affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l'arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d'élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l'objet de spéculations.
La réplique de l'Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l'Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d'Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l'Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d'Israël. L'armée israélienne a qualifié cette offensive de "déclaration de guerre officielle" et lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L'Agence internationale de l'énergie a qualifié cette fermeture de "plus forte perturbation d'offre de l'histoire".
Des négociations et un accord précaire entre l'Iran et les Etats-Unis
Après de nombreux échanges entre l'Iran et les Etats-Unis, assurés par les médiateurs pakistanais et quataris, les deux pays ont conclu un protocole d'accord le jeudi 18 juin 2026, prévoyant la fin des affrontements, la réouverture du détroit d'Ormuz et le renoncement de l'Iran à l'arme nucléaire. Le texte, signé par Donald Trump à Versailles, devait faire l'objet d'une nouvelle session de négociations de 60 jours. La reprise des hostilités à partir du 7 juillet 2026, après de nouvelles tensions dans le détroit d'Ormuz, a mis à mal ce protocole.