Guerre en Iran et au Liban : Donald Trump révèle une mission secrète opérée par les États-Unis dans le détroit d'Ormuz
- La guerre en Iran est entrée dans une nouvelle phase quasi incontrôlable. Les États-Unis ont mené, mardi soir, deux séries de frappes "en légitime défense" contre l'Iran, "une réponse proportionnée" à l'attaque d'un hélicoptère américain la veille, selon l'armée. En riposte à l'attaque américaine, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé des bases américaines en Jordanie et à Bahreïn, Téhéran pointant du doigt la "responsabilité" des pays du Golfe dans la reprise des hostilités. "Nos puissantes forces armées ne laisseront aucune attaque ni aucune menace sans réponse", déclare ce mercredi sur X le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi. Une escalade de la violence qui fait peser sur le Moyen-Orient, la menace d'un réel embrasement. À l'image des États-Unis, l'Iran avertit qu'il "n'hésiterait pas à exercer son droit inhérent à la légitime défense" en visant notamment les bases et installations logistiques étasuniennes.
- Les négociations pour mettre fin à la guerre pourraient ne pas être impactées par les récentes frappes, selon un responsable américain auprès de CNN. Selon lui, ces bombardements sont "un avertissement contre l'Iran". Le poste de commandement central les a décrits comme une "réponse proportionnelle à une agression iranienne injustifiée". Mardi, le président Trump martelait qu'un "très bon accord" pouvait être conclu sous "deux à trois jours".
- Les divergences entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou compliquent toutefois un accord. Si le président américain souhaite sortir de cette guerre avec un accord assurant certaines garanties, le dirigeant israélien n'est pas enclin à négocier avec l'Iran et ses alliés comme le Hezbollah et vise la destruction de la République islamique. Une divergence à l'origine de tensions visibles depuis la fin mai entre les deux hommes.
- Le détroit d'Ormuz est toujours bloqué par l'Iran, même si le régime dit autoriser le transit de certains navires auxquels il impose des frais pour les "services de navigation", tout en démentant l'instauration d'un péage. Donald Trump assure de son côté que le détroit sera rouvert "immédiatement" après la signature d'un accord. Malgré le blocus de Téhéran, le président américain a annoncé ce mercredi que l'armée américaine avait fait sortir 100 millions de barils de pétrole du détroit lors d'une mission secrète qui a permis à "plus de 200 navires" de franchir le passage.
22:48 - Pete Hegseth annonce que les États-Unis vont bombarder des installations clés en Iran "ce soir"
FIN DU DIRECT - Le secrétaire à la guerre des États-Unis, Pete Hegseth, a affirmé que l'armée américaine va bombarder des installations clés en Iran "ce soir". "Le commandement central sera occupé [...] Les États-Unis vont frapper durement", a-t-il dit, selon Reuters.
21:26 - Une délégation qatarie est arrivée en Iran pour débuter un processus diplomatique pour la paix
Une délégation qatarie est arrivée à Téhéran dans le but d'entamer des consultations en vue de mener des discussions bilatérales pour la paix entre l'Iran et les États-Unis, selon la chaîne IRIB détenue par le régime iranien. Cette visite doit donner lieu à des échanges sur les relations entre Doha et la République islamique et vise à poser les fondations d'un processus diplomatique visant à mettre fin à la guerre.
20:42 - Donald Trump indique que les États-Unis ont fait sortir 100 millions de barils de pétrole du détroit d'Ormuz
"Le mois dernier, j’ai ordonné à notre formidable armée de mener une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’annoncer que ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage. "Personne ne le sait. Vous savez qui l’ignore ? L’Iran, jusqu’à maintenant", a également déclaré le président américain lors d'une rencontre avec des journalistes, selon CNBC.
20:22 - Benyamin Netanyahou propose aux Libanais de rejoindre Israël face au Hezbollah
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a appelé ce mercredi les Libanais à se joindre à la lutte d'Israël contre le Hezbollah. "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (…). Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée en anglais par son bureau dans le contexte d'embrasement régional qui touche également l'Iran de plein fouet. "Prenez votre avenir en main. Rejoignez Israël. Construisons la sécurité et la prospérité pour tous nos enfants. Et une fois que le Hezbollah sera démantelé, les possibilités seront infinies – le ciel sera la seule limite", a-t-il ajouté.
19:22 - Donald Trump prévient que les États-Unis vont "attaquer très durement" l'Iran
À l'occasion d'un échange avec la presse ce mercredi soir dans le Bureau ovale, le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis vont "attaquer" les Iraniens, "les attaquer très durement". Des attaques qui reviendraient de droit selon lui aux États-Unis après que Téhéran a détruit un hélicoptère américain lundi. "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous", a ajouté Donald Trump qui a affirmé vouloir continuer d'"attaquer" l'Iran ce mercredi, et même de viser potentiellement des centrales électriques.
15:54 - Un militaire français de 21 ans est mort au Liban
Un militaire français est mort au Liban, touché par "un tir accidentel" lors d'un entraînement. Florian Gillet, âgé de 21 ans, servait au sein du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres, a fait savoir le ministère des Armées, par voie de communiqué. Déployé au Liban depuis le 1er juin, il participait à une mission de partenariat militaire comme aide moniteur de combat d'infanterie.
15:03 - Les "négociations directes" avec Israël sont la seule voie pour sortir de la guerre, estime le Liban
Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française. "La prétendue résistance menée par le Hezbollah n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban (...) Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation", a déploré Youssef Raggi.
14:49 - Le blocus des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz est "le plus réussi de l'histoire de la guerre navale"
"Les médias diffusant de fausses informations refusent de rendre compte de l'EFFICACITÉ du BLOCUS naval américain, le blocus le plus réussi de l'histoire de la guerre navale. RIEN NE PASSE, sauf si nous le voulons. C'EST UN MUR D'ACIER !", écrit Donald Trump sur son réseau Truth social. "L'Iran ne réalise AUCUNE activité commerciale, ne paie ni son armée ni aucune de ses factures, et est en train de devenir rapidement un ÉTAT EN FAILLITE ! Beaucoup de pétrole sort du pays. Loué soit Allah!", conclu le président des Etats-Unis.
14:33 - Pour Trump, l'Iran "a mis trop de temps à négocier" et va "devoir en payer le prix"
Donald Trump estime que l'Iran "a mis trop de temps à négocier" et va "devoir en payer le prix". "Ils ont mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été formidable pour eux, et maintenant ils vont devoir en payer le prix !!!", a lancé le président américain sur son réseau Truth social. "L'Iran ne fait que parler, sans passer à l'action". il martèle que "l'armée iranienne était dans un état de désorganisation totale". "Une grande partie de ses forces, comme la marine et l'armée de l'air, n'existe même plus : elles ont été complètement vaincues", a-t-il écrit. "Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!".
12:25 - La Russie, "extrêmement préoccupée" appelle à "la retenue"
La Russie est "extrêmement préoccupée" par la nouvelle escalade de tensions au Moyen-Orient et appelle à "la retenue", a déclaré mercredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Nous appelons les parties à la retenue et à une cessation immédiate des attaques armées", a-t-elle souligné, après l’annonce par l’Iran qu’il a visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long du détroit d’Ormuz.
Le début de la guerre en Iran, lancée par les Etats-Unis et Israël
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe de frappes sur l'Iran. Côté israélien, l'opération est nommée "Roaring Lion" (Lion rugissant), côté américain "Epic Fury" ("Fureur épique"). Les objectifs vont du renversement du régime à l'affaiblissement du programme nucléaire iranien, en passant par la destruction des capacités militaires de la République islamique, jugées comme une menace, notamment par Israël.
En plus de cibler l'arsenal iranien, la coalition israélo-américaine va mener une campagne d'élimination des dirigeants iraniens. Un nombre important de personnalités politiques du régime sont tuées dès les premières heures du conflit, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils Mojtaba Khamenei, qui a repris le flambeau le 8 mars 2026, a lui aussi été ciblé et son état de santé va rapidement faire l'objet de spéculations.
La réplique de l'Iran et la contagion au Liban et au Moyen-Orient
Dès le 28 février 2026, l'Iran a répliqué aux frappes des Etats-Unis et Israël, en lançant des centaines de drones et missiles balistiques vers Israël et vers les bases militaires américaines dans le Golfe, en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d'Ali Khamenei, le Hezbollah, allié de l'Iran, a lancé depuis le Liban des salves de roquettes et de drones vers le nord d'Israël. L'armée israélienne a qualifié cette offensive de "déclaration de guerre officielle" et lancé une vaste campagne de bombardements au Liban.
Le 2 mars 2026, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, bloquant instantanément de nombreux navires de fret et pétroliers, et suspendant une partie importante du trafic pétrolier mondial. L'Agence internationale de l'énergie a qualifié cette fermeture de "plus forte perturbation d'offre de l'histoire".