Guerre en Iran : Téhéran fixe une condition ferme préalable à de nouveaux pourparlers avec les Etats-Unis
- Alors que le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran expire dans moins de trois jours, la perspective d'une paix durable au Moyen-Orient reste hypothétique en ce début de semaine. Téhéran a à nouveau verrouillé le détroit stratégique d’Ormuz dimanche, en raison du blocus de ses ports par Washington.
- Donald Trump a annoncé que le vice-président JD Vance mènera la délégation américaine pour des discussions avec l’Iran, ce lundi, au Pakistan. Le président américain a menacé à nouveau de détruire les infrastructures iraniennes en cas d’échec des négociations. Plusieurs médias iraniens avancent qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers.
- Le chef de l'Etat a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".
- De son côté, le ministère iranien annonce que Téhéran n'a pas encore pris de décision sur sa participation aux pourparlers avec les Etats-Unis prévus au Pakistan. En outre, Téhéran promet de "riposter bientôt" à l'arraisonnement du cargo Touska par les Etats-Unis dans le Golfe d'Oman. Un "acte de piraterie", déplore l'Iran.
- Selon les informations de BFMTV, un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale est convoqué par Emmanuel Macron ce lundi 20 avril à 8h30 sur la situation au Moyen-Orient.
16:03 - JD Vance doit arriver au Pakistan dans les prochaines heures
D'après les informations du New York Times, le vice-président JD Vance et la délégation américaine devraient arriver au Pakistan dans les prochaines heures pour des discussions sur l’Iran. Si des avancées devaient avoir lieu, Donald Trump lui-même serait prêt à rencontrer les dirigeants iraniens a-t-il déclaré auprès du journal. "Nous sommes censés avoir des pourparlers", a dit Donald Trump, imaginant qu'"à ce stade, personne ne joue" au jeu de l'échec des négociations.
12:56 - Le détroit d'Ormuz "doit rester ouvert à la navigation normale", dit Xi Jinping
Téhéran a à nouveau verrouillé le détroit stratégique d’Ormuz dimanche, en raison du blocus de ses ports par Washington. Une décision qui ne plaît pas vraiment au président chinois, Xi Jinping. Ce dernier a affirmé lors d'un appel téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane que le détroit d'Ormuz devait "rester ouvert", selon un média d'Etat. "Le détroit d'Ormuz doit rester ouvert à la navigation normale. C'est dans l'intérêt commun des pays de la région et de la communauté internationale", a indiqué Xi Jinping, cité par la télévision publique CCTV. Le dirigeant chinois a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global", selon la même source.
10:43 - Téhéran met en doute le "sérieux" de Washington dans le processus diplomatique
"Tout en affirmant privilégier la diplomatie et se dire prêts à négocier, les Etats-Unis adoptent des comportements qui ne témoignent en rien d’un engagement sérieux dans un processus diplomatique", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a ajouté que la saisie d’un cargo iranien, le blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu", ce lundi.
09:49 - L'Iran n'a pas pris de décision sur sa participation aux pourparlers avec les USA
Le ministère des Affaires étrangères iranien annonce que Téhéran n'a pas encore pris de décision sur sa participation aux pourparlers avec les Etats-Unis prévus au Pakistan. Pour rappel, ce lundi 20 avril 2026, le vice-président américain, JD Vance, doit se rendre au Pakistan pour un nouveau cycle de négociations avec l'Iran.
"À ce stade, au moment où je m’exprime, nous n’avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire.
08:58 - La sécurité renforcée à Islamabad pour la venue de JD Vance
Pour la venue de J.D. Vance à Islamabad ce lundi, accompagné des deux émissaires habituels de Donald Trump : l'envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner, la sécurité dans la capitale pakistanaise a été renforcée. En effet, les autorités pakistanaises ont annoncé la fermeture de routes et des restrictions de circulation ainsi que dans la ville voisine Rawalpindi. "Des journalistes de l'AFP ont vu des gardes armés et des check-points près des hôtels les plus sécurisés d'Islamabad, notamment le Marriott et le Serena, où s'est tenue la dernière série de pourparlers", précise France Info.
08:43 - "Vous ne pouvez pas violer le droit international", dit l'ambassadeur de l'Iran au Pakistan
L'Iran a indiqué qu'il ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec les Etats-Unis, a rapporté dimanche la télévision d'État iranienne. "Vous ne pouvez pas à la fois violer le droit international, renforcer votre blocus, menacer l’Iran de nouveaux crimes de guerre, maintenir des exigences déraisonnables et perdre du temps avec une rhétorique inutile tout en prétendant œuvrer pour la 'diplomatie'", a déclaré sur le réseau social X, Amiri Moghaddam, ambassadeur de la République islamique d’Iran au Pakistan.
08:30 - La levée du blocus naval américain comme condition préalable à de nouvelles discussions ?
Donald Trump a annoncé envoyer une délégation américaine au Pakistan ce lundi pour relancer les négociations de paix avec Téhéran. Le vice-président, J. D. Vance, mènera à nouveau cette délégation, a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable de la Maison Blanche, aux côtés des deux émissaires habituels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner. Malgré les récentes menaces iraniennes, un espoir existe de voir ces discussions aboutir. En effet, plusieurs médias iraniens avancent qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers, moins de trois jours avant la fin du cessez-le-feu entre les deux parties, prévu dans la nuit de mardi à mercredi.
08:22 - L'Iran promet "des représailles" après la saisie d’un cargo par les Etats-Unis
L’Iran a promis lundi de "riposter bientôt" à la prise de contrôle par la marine américaine d’un de ses cargos qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis. Le porte-parole de l’état-major iranien qualifie cette saisie d’"acte de piraterie armée". "Les forces armées de la République islamique d’Iran riposteront bientôt et prendront des mesures de représailles contre cet acte de piraterie armée et contre les militaires américains", précise-t-il sur Telegram. Il accuse les Etats-Unis d’avoir "violé le cessez-le-feu" de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril.
08:11 - L'Iran ne voit "aucune perspective claire de négociations fructueuses"
Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d’Etat iranienne ce dimanche, malgré l'arrivée d'une délégation américaine ce arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix. La télévision d’Etat iranienne (Irib) assure que Téhéran n'a "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", alors que l’agence officielle Irna a affirmé qu’il n’existe "aucune perspective claire de négociations fructueuses". Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu’une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers.
La guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février après des frappes israélo-américaines, est toujours en cours. Les frappes d'Israël et des États-Unis se poursuivent, tandis que l'Iran riposte et a reçu le soutien du Hezbollah libanais. Un cessez-le-feu de deux semaines est en vigueur depuis le 8 avril. Si des négociations directes ont eu lieu le week-end du 11 et 12 avril au Pakistan, elles n'ont pas abouti à un accord.