Guerre en Iran : vers un "accord" Téhéran-Washington ? Un frein majeur persiste

Guerre en Iran : vers un "accord" Téhéran-Washington ? Un frein majeur persiste Alors que les dirigeants israélien et libanais vont discuter dans la journée selon la présidence américaine, Washington semble confiante quant à la résolution du conflit avec l'Iran et la perspective d'un accord dans le cadre de la deuxième série de pourparlers avec l'Iran prévue au Pakistan. Toutefois, une ombre au tableau demeure.

L'essentiel
  • L'escalade entre Washington et Téhéran se poursuit ce jeudi. L'armée américaine a annoncé hier avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé. De son côté, le conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a menacé hier de couler les navires américains si ceux-ci tentaient de faire la "police" dans le détroit d'Ormuz.
  • Malgré les incessantes menaces, des "discussions" ont lieu en vue d'une possible deuxième session de négociations avec l'Iran, de nouveau au Pakistan, a déclaré la Maison-Blanche, après l'échec d'un premier round le week-end passé à Islamabad. "Nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord", a-t-elle ajouté, alors que le médiateur pakistanais a été accueilli en Iran mercredi. Ce jeudi, le chef de l’armée pakistanaise s’est entretenu avec le président du parlement iranien avec en toile de fond une éventuelle reprise des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.
  • Ces déclarations vont dans le sens des derniers mots prononcés par Donald Trump sur une potentielle fin du conflit. La guerre est "presque finie", assurait-il mardi, précisant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord". "Quelque chose pourrait se produire dans les deux prochains jours", affirmait le locataire de la Maison-Blanche. En revanche, un frein principal demeure : le ministère des Affaires étrangères du Pakistan a indiqué ce jeudi qu’aucune date n’avait été fixée pour la prochaine série de négociations.
  • Donald Trump annonce qu'il jugerait comme la "bienvenue, la fin des hostilités" au Liban mais un tel accord ne fait pas partie des négociations avec l'Iran, a déclaré mercredi un haut responsable américain au lendemain des premiers pourparlers directs entre Israël et le Liban. 
  • Les dirigeants d’Israël et du Liban doivent se parler ce jeudi, a affirmé mercredi soir le président des Etats-Unis. "On essaie de créer un peu de répit entre Israël et le Liban. Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain. Super !", a écrit Donald Trump sur Truth Social. Une information à prendre avec des pincettes : ce jeudi, une source officielle libanaise contactée par l'AFP livre une toute autre version : "Nous ne sommes pas au courant d’un contact prévu avec la partie israélienne et nous n’en avons pas été informés par les canaux officiels", déclare-t-elle. En revanche, un cessez-le-feu pourrait démarrer ce soir à 19h au Liban, selon les informations du journal Haaretz.
En direct

15:50 - Israël promet des frappes "encore plus douloureuses" si l'Iran rejette la proposition américaine

"L'Iran se trouve à un tournant historique : une voie consiste à renoncer au terrorisme et à l'armement nucléaire, conformément à la proposition américaine, l'autre mène à un abîme", affirme le ministre israélien de la Défense, Israel Katz ce jeudi. "Si le régime iranien choisit la seconde option, il découvrira très rapidement qu'il existe des cibles encore plus douloureuses que celles que nous avons déjà frappées", précise-t-il.

15:36 - Un cessez-le-feu dès ce soir au Liban ?

Plusieurs hauts commandants de l’armée israélienne ont reçu pour instruction de préparer les forces actuellement déployées dans le sud du Liban à un cessez-le-feu. Ce dernier pourrait débuter sur les coups de 19 heures, d'après les informations du journal Haaretz.

15:33 - Washington maintiendra son blocus des ports iraniens "aussi longtemps qu’il faudra"

Washington maintiendra son blocus des ports iraniens, en vigueur depuis lundi, "aussi longtemps qu’il faudra", a affirmé jeudi le ministre de la Défense américain Pete Hegseth. "Ce blocus s’applique à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, en direction ou en provenance des ports iraniens. Cette opération américaine est un blocus des ports iraniens (...), pas un blocus du détroit d’Ormuz", a précisé le chef d’état-major de l’armée américaine Dan Caine.

14:37 - Le président libanais remercie les Etats-Unis pour leurs "efforts en vue d’un cessez-le-feu"

Le président libanais, Joseph Aoun, a remercié ce jeudi le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio pour ses "efforts en vue d’un cessez-le-feu", annonce la présidence. "Le président Joseph Aoun a reçu un appel du secrétaire d’État américain Marco Rubio" qu’il a "remercié pour les efforts déployés par Washington afin de parvenir à un cessez-le-feu", avec Israël, apprend-on.

13:01 - Le chef de l’armée pakistanaise s’est entretenu avec le président du parlement iranien

Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, s’est entretenu ce jeudi avec le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, d'après plusieurs médias iraniens avec en toile de fond : une éventuelle reprise des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. Le lieu exact de la rencontre n’a pas été précisé par la télévision d’Etat mais l’agence Mizan a publié sur X des photos des deux hommes.

12:53 - En Iran, 48e jour de coupure d'internet

La coupure quasi totale d’Internet en Iran "se poursuit depuis 48 jours", indique l’organisme de surveillance Net Blocks. Ces restrictions sont entrées en vigueur suite à la reprise des manifestations dans le pays début janvier et se sont intensifiées après les premières frappes israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février. Le 5 avril dernier, l'ONG parlait déjà de "la plus longue interruption d'Internet jamais enregistrée pour un pays". Désormais, elle évoque une "mesure de censure inégalée en ampleur et en gravité", causant des conséquences économiques importantes.

12:42 - Une frappe israélienne fait un mort entre Beyrouth et Damas

Une personne a été tuée dans une frappe israélienne qui a visé ce jeudi 16 avril une voiture sur la route principale reliant Beyrouth à Damas, éloignée de la frontière avec Israël, a rapporté un média d’Etat. Cette frappe s’est produite au niveau de Dahr el-Baidar, dans la montagne à l’est de Beyrouth, a précisé l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

12:31 - "Détruire le Liban ne permet pas de détruire le Hezbollah", estime Jean-Noël Barrot

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot affirme qu’un cessez-le-feu est "impératif" au Liban. "Détruire le Liban ne permet pas de détruire le Hezbollah, au contraire ça le renforce", poursuit-il ce jeudi durant un déplacement dans les Yvelines dans le cadre de la présidence française du G7. Pour lui, l'engagement de la France "est la seule voie possible pour qu’un cessez-le-feu puisse être consolidé, pour engager un processus ordonné de désarmement du Hezbollah qui doit rendre ses armes à l’Etat libanais et pour résoudre les différends entre Israël et le Liban depuis des décennies", conclut-il.

12:28 - "Le cessez-le-feu est l’entrée en matière naturelle de négociations", dit Beyrouth

Ce jeudi midi, le président du Liban, Joseph Aoun, évoque l’importance d’un cessez-le-feu avec Israël avant des négociations directes. "Le cessez-le-feu réclamé par le Liban avec Israël est l’entrée en matière naturelle de négociations directes entre les deux pays", dit-il par voie de communiqué.

11:21 - Aucune date fixée pour de futures négociations entre Téhéran et Washington

Alors que des "discussions" ont lieu en vue d'une possible deuxième session de négociations avec l'Iran, de nouveau au Pakistan, selon la Maison-Blanche, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan a indiqué ce jeudi 16 avril qu’aucune date n’avait été fixée pour la prochaine série de négociations entre les etats-Unis et l’Iran, après l'échec d'un premier round le week-end passé à Islamabad.

10:34 - Benyamin Netanyahou et le président du Liban vont s’appeler aujourd’hui

Benyamin Netanyahou va s'entretenir aujourd'hui et pour la première fois avec le président libanais, Joseph Aoun "après tant d’années durant lesquelles le dialogue entre les deux pays avait été complètement rompu", annonce Gila Gamliel, ministre de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie. "Nous espérons que cette initiative conduira à terme à la prospérité et à l’épanouissement du Liban en tant qu’État", précise-t-elle. Il s'agit d'un entretien téléphonique.

08:50 - Washington renforce ses sanctions contre le secteur pétrolier iranien

Les Etats-Unis annoncent renforcer leurs sanctions contre le secteur pétrolier iranien. "Le Trésor mène une action énergique dans le cadre de l’opération 'Fureur économique' en ciblant les élites du régime, telles que la famille Shamkhani, qui tentent de s’enrichir aux dépens du peuple iranien', a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cité dans un communiqué. Washington prend "des mesures pour limiter de manière décisive la capacité de l’Iran à générer des revenus alors que ce dernier tente de prendre le détroit d’Ormuz en otage", précise le département d’Etat dans un second communiqué de presse.

08:43 - Les messages radio diffusés par la Marine américaine aux navires essayant de forcer le blocus

L'armée américaine a annoncé hier avoir empêché dix navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé. Ce jeudi, BFMTV dévoile certains messages radio envoyés par l’armée américaine aux navires tentant de forcer le blocus naval. "Ici la Marine des Etats-Unis. Blocus maritime des ports et des côtes iraniennes en vigueur. Tous les navires doivent immédiatement regagner le port ou interrompre toute route vers l’Iran", peut-on entendre. "Ne tentez pas de franchir le blocus. Les navires seront arraisonnés, interceptés et saisis. Faites demi-tour. En cas de non-respect, la force sera utilisée", prévient Washington dans un message.

08:32 - Le Liban "n’est pas au courant" d’un nouveau contact avec Israël

Mercredi soir, le président des Etats-Unis, Donald Trump, assurait que le Liban et Israël allaient se parler ce jeudi. "Ça va se faire demain, super", écrivait même le locataire de la Maison-Blanche sur sa plateforme Truth Social. Mais ce jeudi, une source officielle libanaise contactée par l'AFP livre une toute autre version : "Nous ne sommes pas au courant d’un contact prévu avec la partie israélienne et nous n’en avons pas été informés par les canaux officiels", dit-elle, jetant un froid sur ce qui était présenté comme la "fin des hostilités" par Washington.

08:22 - Le conseiller militaire de Khamenei menace de couler les navires américains

"M. Trump veut faire la police dans le détroit d’Ormuz. Est-ce vraiment votre travail ? Est-ce le travail d’une armée puissante comme celle des Etats-Unis ?", a déclaré le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. "Vos navires seront coulés par nos premiers missiles et c’est un danger pour les militaires américains. Ils peuvent vraiment être atteints par nos missiles et nous pouvons les détruire", a-t-il poursuivi. Ce dernier fait partie des personnages du régime les plus favorables à la guerre. Il estime que ce serait "bien" si les Etats-Unis lançaient une invasion terrestre. "Nous prendrions des milliers d’otages, et après nous obtiendrions un milliard de dollars pour chacun d’eux", conclut-il.

La guerre en Iran, qui a éclaté le 28 février après des frappes israélo-américaines, est toujours en cours. Les frappes d'Israël et des États-Unis se poursuivent, tandis que l'Iran riposte et a reçu le soutien du Hezbollah libanais. Un cessez-le-feu de deux semaines est en vigueur depuis le 8 avril. Si des négociations directes ont eu lieu le week-end du 11 et 12 avril au Pakistan, elles n'ont pas abouti à un accord.