Valérie Trierweiler : la pestiférée de l'Elysée

Valérie Trierweiler : la pestiférée de l'Elysée L'affaire Julie Gayet a révélé une réelle défiance contre la Première dame au sein même de l'Elysée où les conseillers du président souhaiteraient son départ.

[Mis à jour le jeudi 23 janvier 2014 à 14h53] Le sort de Valérie Trierweiler obsède de nombreux esprits, dans l'opinion, mais aussi dans les coulisses du pouvoir où d'aucuns voient dans l'affaire Julie Gayet une occasion de se débarrasser enfin d'une Première dame encombrante. Selon Closer, à l'origine du scoop, plusieurs conseillers à l'Elysée, et même des très proches de François Hollande, seraient favorables à la mise à l'écart de Valérie Trierweiler, quand ce n'est pas au placard. Pour beaucoup, le problème est d'abord politique : Valérie Trierweiler "plombe" l'image présidentielle depuis mai 2012. L'affaire du tweet et le caractère bien trempé de la Première dame ne seraient pas passés dans l'opinion.

Valérie Trierweiler, qui n'est pas mariée à François Hollande et bénéficie de moyens à l'Elysée, hérisse le poil de ceux qui sont attachés à la tradition du mariage et considèrent que la "concubine" du président ne doit pas profiter des moyens de l'Etat. Dans les commentaires parfois virulents qui circulent sur Internet, on estime que le mot de "Première dame" est usurpé (bien qu'il ne corresponde à aucun statut officiel), que Valérie Trierweiler a reçu une "leçon" avec l'affaire Gayet, ou encore qu'elle n'a désormais aucun droit de se reposer à la Lanterne, résidence présidentielle, après son hospitalisation.

Valérie Trierweiler : Persona non grata à l'Elysée ?

Selon Closer, les "murs tremblent" jusqu'à l'Elysée. Le magazine people, qui reprend Europe 1, affirme qu'un "ami" de François Hollande aurait même lancé : "Si elle revient, j'arrête tout". De nombreux proches du président seraient en effet opposés à un come-back. Celui-ci obligerait François Hollande à faire acte de repentance et serait de nouveau désastreux en termes d'images selon eux. Pire : certains, échaudés sans doute d'avoir été houspillés ou écartés par l'influente et explosive Première dame à l'Elysée, pourraient y voir un motif de vengeance.

Les ennemis de Valérie Trierweiler ont-ils fait part de leurs états d'âme à François Hollande lui-même ? Nul ne le sait, mais la stratégie de "sortie de crise" doit occuper les esprits. Alors que Valérie Trierweiler semble s'accrocher à sa position de Première dame, François Hollande a promis qu'il clarifierait sa situation personnelle avant son voyage aux Etats-Unis, le 11 février.

Valérie Trierweiler et le saccage de l'Elysée, une rumeur infondée 

Et comme si ces chuchotements ne suffisaient pas, une rumeur a été lancée sur le Web le 20 janvier en marge du scandale Julie Gayet : un document anonyme posté en ligne avançait que Valérie Trierweiler avait vandalisé l'Elysée au moment où François Hollande lui avait annoncé sa liaison, juste avant la publication des photos dans Closer. Des vases de Sèvres et des objets d'art auraient été jetés à terre lors de la scène de ménage, pour un coût total de 3 millions d'euros.

Deux jours après, le Mobilier national a démenti "catégoriquement" : la rumeur, dégradante pour l'image de la Première dame, était infondée. Nouvelle preuve de l'hostilité que suscite Valérie Trierweiler. Le Monde, qui a enquêté sur la propagation de cette histoire inventée, écrit que la rumeur a circulé par des réseaux militants, notamment sur un blog d'un ancien militant du RPR.

Des soutiens timides pour Valérie Trierweiler

Les soutiens de la Première dame existent quant à eux. Dans les premières heures de l'affaire, des proches de Valérie Trierweiler se sont d'abord indignés du traitement médiatique infligé à la compagne du chef de l'Etat. Un traitement qui ne serait pas étranger à l'hospitalisation de Valérie Trierweiler. Son fils Léonard Trierweiler, 16 ans, s'est aussi fendu de plusieurs messages sur Twitter pour supporter sa maman.

Plus récemment, Bernadette Chirac a affirmé au micro d'Europe 1 qu'elle avait écrit à Valérie Trierweiler pour lui témoigner de sa solidarité. Dans une interview, la journaliste Audrey Pulvar, ancienne compagne du ministre Arnaud Montebourg, a également affirmé que la révélation de la liaison avait dû être un "choc" pour Valérie Trierweiler.

Dans les rangs du PS en revanche, bien peu ont osé, pour l'instant, afficher trop de sollicitude. Une façon d'éviter d'aborder un sujet trop "people" et en même temps de ne pas insulter l'avenir.

EN VIDÉO - Le tweet de soutien à Olivier Falorni, rival de Ségolène Royal lors des législatives 2012, a enclenché une spirale infernale pour Valérie Trierweiler.

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