Héritage de Charles Aznavour : sa succession, une affaire réglée

Héritage de Charles Aznavour : sa succession, une affaire réglée La mort de Charles Aznavour signe-t-elle le début d'un long épisode judiciaire autour de son héritage ? Que les fans se rassurent, le chanteur avait pris soin de régler toutes les questions relatives à sa succession il y a bien longtemps de cela.

[Mis à jour le 4 octobre 2018 à 22h53] Riche de ses succès à travers le globe, Charles Aznavour laisse derrière lui une fortune considérable. Un peu moins d'un an après le début du scandale autour du testament de Johnny Hallyday, les fans du chanteur peuvent souffler : pas de ça chez les Aznavour ! "Ça fait trente ans que j'ai fait mon testament", avait déclaré le principal intéressé en septembre dernier, au cours d'un entretien accordé à Sept à huit, sur TF1. Et Charles Aznavour de confier : "Je ne veux pas qu'on se batte pour une cuillère ou une fourchette, c'est ridicule et c'est ce qui se passe souvent."

Tout était donc déjà "mis en place" pour que son héritage ne soit qu'une simple formalité pour les personnes concernées. Pas de polémique en vue a priori dans la famille du chanteur décédé ce 1er octobre dans les Alpilles et ce, malgré des chiffres qui peuvent faire tourner la tête : l'héritage de Charles Aznavour, qui cumule droits d'auteur et propriétés immobilières, entre autres, est estimé à 145 millions d'euros.

Le chanteur franco-arménien veillait avec attention sur son patrimoine et investissait avec intelligence et pragmatisme. Au cours de sa vie, il s'est acheté de nombreuses propriétés : il possède notamment une immense demeure en Suisse, située sur le lac Léman ; un domaine gigantesque de 40 000 mères carrés dans les Alpilles, à Mouriès, avec un mas et six hectares d'oliviers, dont il tirait sa propre huile. Prévoyant et organisé, Charles Aznavour avait créé sa propre société immatriculée au Luxembourg, en 2007, appelée Abricot SA, indique Mediapart. Grâce à cette structure, il avait défiscalisé ses droits d'auteurs et une partie des revenus qu'il générait grâce à son activité de chanteur. À noter que le droit luxembourgeois accorde à ses héritiers des droits de succession bien plus modestes que ceux qu'ils auraient payé en vertu du droit français.

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