François Asselineau : nouvelles révélations après les accusations d'agression sexuelle

François Asselineau : nouvelles révélations après les accusations d'agression sexuelle Mis en examen pour "harcèlement et agressions sexuelles" vendredi, François Asselineau aurait nié, durant sa garde à vue, avoir agressé les deux employés qui l'accusent, mais il aurait reconnu avoir été insistant envers eux, révèle Libération.

[Mis à jour le 5 février 2021 à 22h37] Les détails commencent à filtrer après la mise en examen de François Asselineau, vendredi 5 février. Le président de l'UPR, qui avait été placé en garde à vue mercredi, fait face aux charges de "harcèlement moral", "harcèlement sexuel", "agressions sexuelles par personne ayant autorité", et "intimidation de victime", après les plaintes déposées contre lui par deux anciens employés du parti. Selon des informations de Libération, François Asselineau aurait nié avoir agressé ces deux employés durant sa garde à vue, mais il aurait reconnu avoir été insistant envers eux. Le président de l'UPR aurait également admis avoir rédigé deux lettres, qui devaient être remises par les deux hommes, dans lesquelles ces derniers revenaient sur leurs accusations.

Plus tôt dans la soirée, François Asselineau a relayé sur son compte Twitter un communiqué de presse de son parti, dans lequel il "dément catégoriquement les accusations qui sont portées contre lui". "François Asselineau espère que toute la lumière sera faite rapidement sur cette triste affaire qui a été lancée au printemps dernier pour l'évincer de la présidence de l'UPR au profit d'un petit groupe de cadres du mouvement, et qui est opportunément reprise aujourd'hui, alors que le paysage politique est en pleine évolution à l'approche des prochaines élections présidentielles et que les idées de l'UPR touchent une partie de plus en plus significative de l'opinion", peut-on lire dans ce communiqué, qui précise que le président de l'UPR "prendra très prochainement la parole pour revenir en détail sur cette affaire".

Biographie de François Asselineau 

Diplômé de HEC, de l'ENA, ancien directeur de cabinet de Françoise de Panafieu lorsqu'elle était ministre dans le gouvernement d'Alain Juppé, collaborateur de l'ancien ministre Gérard Longuet, le président de l'UPR fait depuis des années de la politique de manière atypique, en étant très actif sur le Web et mobilisant des centaines de militants, qui consacrent une énorme énergie à coller des affiches. Depuis les années 2000, il développe dans son parti une théorie conspirationniste, convaincu que l'administration des Etats-Unis tire les ficelles de l'exécutif français et européen Côté vie privé, celui qui est arrivé neuvième de la présidentielle 2017 avec 0,90% des voix ne dévoile presque rien. Marié, il dit être fier de sa femme, "une universitaire très discrète", '"qui a eu son bac à 15 ans", sans révéler son identité, pour "la protéger" des médias, comme il le fait pour ses deux enfants.