Chômage, dette, impôts : le bilan des candidats à la primaire socialiste François Hollande en Corrèze

En Corrèze, département piloté par François Hollande depuis 2008, le chômage a lui aussi progressé plus que la moyenne nationale. Les impôts connaissent une baisse en trompe-l'œil.
 

françois hollande en corrèze depuis 2008*
François Hollande en Corrèze depuis 2008* © Montage L'Internaute

Le chômage. Les zones très rurales ne connaissent pas les difficultés économiques et sociales d'une grande ville. Avec la baisse des emplois agricoles et la désertification du tissu d'entreprises, l'emploi y est néanmoins un enjeu majeur. Sur le front du chômage, la Corrèze a souffert entre 2008, date de la prise de fonctions de François Hollande, et 2001. Le taux de chômage trimestriel a progressé de 38,77 % pendant cette période, passant de 4,9 % au premier trimestre 2008 à 6,8 % au 2e trimestre 2011. Au niveau national, les mêmes chiffres progressaient de 26,39 % dans la même période.


La dette. François Hollande a fait des comptes publics un axe majeur de sa campagne. En Corrèze, la dette a pourtant progressé de 26,06 % entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2011 ("stock de dette pour emprunt" inscrit au budget du département). Celle-ci est en effet passée de 1 089,9 euros par habitant à 1 374 euros par habitant pendant cette période, faisant de la Corrèze l'un des départements les plus "fragiles" selon un rapport remis à Matignon. Face à cette situation, qui touche de nombreuses autres collectivités, les élus locaux socialistes pointent le désengagement de l'Etat qui les pousse à assumer financièrement de plus en plus de missions de service public et la situation laissée par leurs prédécesseurs UMP.


Les impôts locaux. Les contributions directes représentaient 88,6 millions d'euros en 2008 dans le budget de la Corrèze. Elles sont passées à 51,1 millions d'euros dans le budget 2011. Par habitant, la baisse des impôts locaux est de 45,59 % (de 373,1 euros/hab en 2008 à 203 euros/hab en 2011). On constate que les taux d'imposition sont restés stables pendant cette période (6,39 % pour la taxe d'habitation, 13,07 % pour le foncier bâti et 51,63 % pour le foncier non bâti). Notons qu'en 2010 cependant, le montant des impôts locaux était tout de même monté à 378 euros par habitant avant de retomber à 203 euros par habitant en 2011. Dans le même temps, si les impôts directs baissent, aidés en cela par la suppression de la taxe professionnelle, les impôts indirects ont fortement augmenté entre 2008 et 2011 en Corrèze (+44 % pour la ligne "impôts et taxes").

 

*Les chiffres :