Résultat de François Piquemal au 2e tour des municipales à Toulouse : déception pour LFI, le score
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LFI et François Piquemal ne prennent pas Toulouse au terme du 2e tour des élections municipales 2026. François Piquemal a obtenu 46,13% des suffrages, échouant à 7 points du maire sortant Jean-Luc Moudenc, vainqueur de ce duel attendu avec 53,87% des voix, selon les chiffres communiqués par le ministère de ministère de l'Intérieur.
Longtemps annoncé comme le "troisième homme" par les sondages, loin derrière le socialiste François Briançon, le député insoumis François Piquemal, 41 ans, avait créé la surprise la semaine dernière. Avec 27,56 % des voix, il avait devancé de justesse son rival socialiste (24,99 %), s'imposant comme le potentiel chef de file de la gauche. Le maire sortant (DVD), Jean-Luc Moudenc, était certes arrivé en tête avec 37,23 % des suffrages, mais sa position était plus fragile qu'il n'y paraît. En effet, ses réserves de voix paraissaient limitées. Pour le battre, il ne restait donc qu'une option : l'union de la gauche.
Les Écologistes avaient préféré s'allier au PS avant même le premier tour. Mais à la suite des résultats du premier tour des élections municipales, les deux têtes de liste ont fait une "nuit blanche" de négociations. Finalement, une alliance historique a été scellée le lundi 16 mars. Tandis que François Piquemal briguaiy la mairie de Toulouse, le socialiste François Briançon se concentrait sur la présidence de la métropole. Leur programme commun mise sur des mesures fortes comme la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, l'encadrement des loyers et la création d'un nouveau service public communal.
La question du logement n'est pas un hasard pour celui qui est arrivé à Toulouse à 20 ans. Ancien porte-parole de l'association Droit au logement (DAL), il a fait de l'habitat le coeur de son combat. Pour François Piquemal, cette union est une question de "responsabilité" face à la droite. Les deux hommes ont même trouvé une méthode pour contourner leurs vieux désaccords, comme sur la ligne LGV Bordeaux-Toulouse : le sujet sera tranché par un vote au Conseil métropolitain.
Une union qui divisait les partis
Cependant, cette alliance passe mal chez certains. Jean-Luc Moudenc n'a pas tardé à dénoncer des discussions d'"arrière-boutique", tandis que le Parti socialiste se déchire. Si les sympathisants LFI soutiennent l'accord à 98 %, seuls 50 % des soutiens aux socialistes y sont favorables selon un sondage Elabe pour BFMTV. Des figures influentes comme la présidente socialiste de la région Carole Delga a d'ailleurs fermement opposé leur veto, et le Parti radical de gauche (PRG) s'est carrément retiré de la liste, refusant "de s'engager derrière une tête de liste insoumise". Place Publique a de son côté déclaré dans un communiqué suspendre un candidat ayant suivi la liste menée par François Piquemal, tandis que deux autres candidats du parti de Raphaël Glucksmann ont décidé de se retirer.
La tension était encore montée d'un cran ce jeudi 19 mars. En marge des commémorations de l'attentat d'Ozar Hatorah, l'ancien président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a profité de sa présence à Toulouse pour appeler publiquement à "faire barrage" à La France Insoumise. Quelques heures plus tard, l'accueil sur le terrain a été tout aussi glacial : François Piquemal et le député Hadrien Clouet ont été sifflés par une partie du public, dont certains arboraient des pancartes dénonçant une "trahison" du Parti Socialiste. Si le président du Parti socialiste avait déclaré le soir du premier tour que le PS ne passera pas d'"accord national" avec LFI, Olivier Faure s'est finalement rangé du côté de l'union de la gauche, en affirmant le lendemain que s'il était électeur toulousain, il voterait pour François Piquemal.