Présidentielle 2027 : résultat des sondages, candidats... Qui peut se qualifier pour le duel Le Pen ?
La campagne présidentielle n'a pas officiellement débuté qu'elle est déjà lancée. La rentrée politique a été l'occasion de se déclarer pour plusieurs candidats à l'élection présidentielle qui aura lieu les 18 avril et 2 mai prochains. Il sont déjà plusieurs dizaines en lice et la liste des prétendants à l'Elysée va encore évoluer au fil des entrées en course des candidats restants et des rares primaires ayant lieu.
Si la liste des candidats à la présidentielle n'est pas définitive, certaines personnalités font déjà office de favoris du scrutin dans les résultats des sondages. Pour d'autres le combat est plus serré et la multiplicité des candidatures apparaît comme un frein à la victoire de plusieurs prétendants, notamment pour les candidats du centre et de la droite. A gauche, plus précisément dans le camp socialiste, c'est l'identité du représentant qui influence les résultats des sondages. Des informations qui pourraient, à leur tour, influencer le résultat de la primaire du PS. A un peu moins de huit mois de l'élection présidentielle 2027, les facteurs du scrutins et les tendances dans les intentions de vote ont encore le temps d'être renversés.
La liste des candidats à l'élection présidentielle 2027
Plusieurs dizaines de candidats ont déjà annoncé leur participation à l'élection présidentielle de 2027 et ce dans toutes les familles politiques. Des personnalités de premier plans ont déjà levé le suspense à gauche comme Jean-Luc Mélenchon, ou dans le camp présidentiel avec Gabriel Attal, Édouard Philippe et à droite avec Bruno Retailleau ou plus récemment Xavier Bertrand. A l'extrême droite, Marine Le Pen a officialisé sa candidature le mardi 7 juillet après avoir été fixée sur son sort dans l'affaire judiciaire des parlementaires européens.
À gauche aussi les candidats sont nombreux. On ignore toujours le nom du candidat du PS, mais plusieurs options sont possibles alors que plusieurs personnalités ont annoncé participé à la primaire : Philippe Brun, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann ou Olivier Faure, qui est le dernier candidat à s'être déclaré en date. D'autres nom, à l'inverse, ont refusé de participer au scrutin préalable à la présidentielle. C'est le cas de Bernard Cazeneuve ou encore Karim Bouamrane. Et enfin, François Hollande continue de faire planer le doute sur une possible candidature.
Les résultats du dernier sondage à l'élection présidentielle 2027
Les derniers sondages, tout institut confondu, donnent le RN largement en tête au premier tour de l'élection présidentielle 2027. Une tendance qui se confirme avec la dernière étude signée Ipsos BVA pour Le Parisien et publiée le 5 septembre. Marine Le Pen est donnée en tête du premier tour avec 34 à 35 % des intentions de vote et une large avance de 15 à 20 points.
La deuxième place du duel du second tour est davantage disputée, entre deux candidats en particulier : Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Le maire normand apparaît comme celui pouvoir faire le meilleur score après le RN avec 19 à 22,5 % d'intentions de vote, mais seulement si Gabriel Attal se retire. S'ils se maintiennent tous les deux, les anciens Premier ministre obtiendraient 14,5 % pour Edouard Philippe et 7,5 % pour Gabriel Attal et seraient alors devançaient par Jean-Luc Mélenchon qui se qualifierait avec un score de 15 %. C'est aussi l'insoumis qui irait au second tour si le bloc central était représenté par Gabriel Attal.
Du côté de la gauche socialiste, aucun candidat ne semble en mesure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle, mais Raphaël Glucksmann est crédité des meilleurs scores avec 11,5 à 14 % d'intentions de vote contre 4,5 à 5,5 % pour Olivier Faure.
Suivez l'évolution des tendances grâce au compilateur de sondages réalisés par Linternaute.com. Le graphique compile les résultats des études de tous les instituts, lesquels n'utilisent pas les mêmes méthodes et peuvent donner des résultats très différents pouvant expliquer des écarts considérables dans le graphique. Il est également possible de filtrer les sondages pour n'obtenir que les études réalisées par un seul institut selon une unique méthode.
Que disent les résultats de sondage pour le 2e tour de la présidentielle ?
Pour le second tour de l'élection présidentielle, les sondages donnent encore un fois l'avantage à Marine Le Pen. Le parti d'extrême droite est donné vainqueur dans toutes les hypothèses testées dans le sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, dernier sondage en date à avoir testé des hypothèses de second tour, mais avec un écart de points est plus ou moins important selon le profil de l'adversaire. C'est face à Jean-Luc Mélenchon que la victoire de Marine Le Pen serait la plus claire avec un score de 69,5 % contre 30,5 %. La candidate lepéniste est créditée de 57 % des intentions de vote contre Gabriel Attal (43 %) et de 52,5 % contre Edouard Philippe (48,5 %). L'étude teste aussi un duel avec Raphaël Glucksmann pour la gauche, mais ce dernier ne serait pas en mesure de l'emporter face au RN donné à 57 % contre 43 % pour le PS.
13:36 - Ségolène Royal soutient que "le centre c'est la droite" et refuse de s'y allier
Ségolène Royal, candidate à la présidentielle via la primaire du PS, a estimé ce matin sur Sud Radio que "le centre c'est la droite" et a affirmé ne pas vouloir s'allier à un candidat du centre pour tenter de remporter l'élection. "Si on veut une alliance avec la droite : ce sera sans moi", tranche la candidate plaidant à la place pour une "union de la gauche, des écologistes, des communistes".
11:41 - "François Hollande ne sera pas candidat et il le sait" estime le secrétaire général du PS
François Hollande ménage le suspense autour de sa possible candidature qui, si elle est confirmée ne sera pas conditionnée à la primaire du PS. Le secrétaire général du parti à la rose, Pierre Jouvet, estime pour sa part sur Public Sénat que "François Hollande ne sera pas candidat et il le sait". "Malgré toutes les qualités qu'il a et ses propositions, il n'est pas venu dans la primaire, il a fait un autre choix. Il n'a pas d'espace politique pour être candidat à l'élection présidentielle. Il peut espérer que son camp perde, mais je crois qu'il est un homme politique raisonnable et je pense que ce petit tour de piste prendra fin à Noël", tranche l'eurodéputé au sujet de François Hollande.
Le secrétaire général du PS soutient par ailleurs la primaire du PS, même s'il dénonce le prix de la cotisation fixé à 15 ou 10€ qu'il juge beaucoup trop élevé. "C'est un frein financier, c'est sûr", estime celui qui espère qu'un maximum de personnes viendra voter.
11:02 - Attal lance l'opération "1 000 bistrots" pour aller à la rencontre des Français
Gabriel Attal décide d'accélérer sa campagne présidentielle en lançant l'opération 1 000 bistrots. L'idée est simple : le patron de Renaissance donne rendez-vous aux Français lors des plusieurs "rassemblements prévus" tout au long du mois de septembre "dans des cafés, des bistrots", dans "nos villes" et "nos villages". L'objectif est de "prendre le temps de se parler", notamment sur quatre chantiers jugés "capitaux" par Gabriel Attal : les écoles, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle.
À partir d'aujourd'hui, je lance l'opération 1000 bistrots.
— Gabriel Attal (@GabrielAttal) September 7, 2026
Cette opération, ce sont 1000 occasions de se retrouver, de se rencontrer.
Cette opération, ce sont 1000 occasions d'échanger, de débattre et de bâtir la France de demain.
Venez contribuez !
Pour retrouver l'événement pic.twitter.com/PCboZIaept
10:29 - Glucksmann rejette l'idée d'une primaire élargie et appelle Faure à "respecter" le vote du PS
Après François Ruffin, c'est Raphaël Glucksmann qui a répondu à la proposition réitérée d'Olivier Faure sur l'organisation d'une primaire élargie de la gauche. L'eurodéputé et patron de Place publique, candidat et favori à la primaire du PS, a une nouvelle fois rejeté l'idée s'appuyant sur le choix fait par les adhérents du PS pour la primaire : "Les militants socialistes ont tranché, on ne change pas les règles en cours de jeu. Moi, je respecterai les règles même si je perds. Ce que j'attends c'est que tout le monde les respecte", a déclaré Raphaël Glucksmann sur RTL ce mardi matin. "Quand on est premier secrétaire du PS, la première chose à faire c'est respecter les votes de ses propres militants", a également souligné l'élu européen.
10:05 - "C'est oui" : Ruffin soutient l'idée d'une large primaire proposée par Faure et pointe le refus de Glucksmann
Alors que la primaire du PS se prépare, Olivier Faure a soutenu l'idée d'organiser une primaire élargie allant de "Ruffin à Glucksmann" à laquelle tout le monde pourrait participer moyennant la somme de 2€. L'ancien insoumis et candidat déclaré à la présidentielle, François Ruffin, a répondu par la positive à la proposition dans un long message sur X. Mais le député de la Somme a renvoyé vers Raphaël Glucksmann en demandant à l'eurodéputé de se positionner et de s'en expliquer notamment dans un débat.
François Ruffin estime dans son message que si une primaire élargie de la gauche n'a pas eu lieu c'est parce que les socialistes et Raphaël Glucksmann ont peur de la perdre. "Quatre sondages ont été commandés, en début d’année, officieusement, sur une possible primaire. Chaque fois, j’étais donné gagnant", écrit l'élu ajoutant : "Pourquoi il n’y a pas de grande primaire ? Parce que les socialistes, parce que Raphaël Glucksmann, savaient qu’ils la perdaient".
Olivier Faure se dit, ce matin sur RMC, favorable à une primaire de Ruffin à Glucksmann .
— François Ruffin (@Francois_Ruffin) September 7, 2026
Ce cirque dure depuis maintenant un an et demi. Jai poliment acquiescé, accepté que mon nom serve de caution. Parce que je souhaitais sincèrement lunité, et le débordement via cette
La prochaine élection présidentielle se tiendra en avril 2027 lors de deux tours dont les dates n'ont pas encore été fixées. Un nouveau dirigeant succèdera à Emmanuel Macron qui ne pourra pas se représenter après deux mandats consécutifs. Le scrutin sera disputé par les trois grands blocs représentés à l'Assemblée nationale : la gauche, le centre et la droite et l'extrême droite. Mais ces groupes politiques se divisent sur la question du ou des candidats les plus à même de les représenter et de remporter l'élection présidentielle.