Candidats à la présidentielle 2027 : qui sont les 30 prétendants déjà déclarés ? La liste complète
Plus d'une trentaine de candidats ont déclaré être en lice pour l'élection présidentielle 2027, mais la liste des prétendants n'est pas encore définitive. Elle ne le sera qu'au début du printemps prochain avec le recueil obligatoire de 500 parrainages et la validation du Conseil constitutionnel. D'ici là, le nombre de candidats risque de diminuer puisque la primaire socialiste doit encore avoir lieu, que certaines personnalités pourraient se retirer face à la multiplicité des personnalités en lice et que d'autres pourraient voit leur candidature rejetée faute de parrainages.
Parmi ces dizaines de candidats aux profils diamétralement opposés se trouve forcément le futur président de la République. Reste à savoir lequel prendra la succession d'Emmanuel Macron et de quel bord politique il sera issu. Tour d'horizon des prétendants à l'élection présidentielle.
Les candidats déclarés à l'élection présidentielle à droite ou au centre
Edouard Philippe, président d'Horizons

Edouard Philippe apparaît comme une des personnalités politiques préférées des Français dans les sondages. Il est aussi le mieux placé dans les intentions de vote parmi les candidats de la droite et du centre. Il profite de cette position pour appeler les autres candidats de cet espace politique à se ranger derrière lui pour mutualiser les forces et empêcher un duel entre le RN et LFI au second tour de la présidentielle. Si Edouard Philippe appelle à l'union de la droite et du centre, il s'oppose à l'idée d'une primaire qui pourrait départager les (nombreux) candidats.
Edouard Philippe fait toutefois face à quelques obstacles dans sa campagne : le fait de devoir assumer une partie du bilan de l'ère Macron, mais aussi l'ouverture d'une enquête sur lui pour des soupçons de détournement de fonds publics ou encore favoritisme au Havre.
Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance

Gabriel Attal s'est également lancé dans la course à l'Elysée pour le parti macroniste Renaissance tout en marquant une différence avec l'actuel chef de l'Etat. Il s'appuie sur l'électorat macroniste et espère séduire une partie de la droite et, peut-être, de la gauche. Celui qui a officialisé sa candidature lors d'un débat citoyen organisé sur la place d'un village de l'Aveyron mise sur l'union et mène une campagne qui met l'accent sur les citoyens et la proximité entre lui et les Français.
L'union des électeurs derrière Gabriel Attal paraît toutefois compromise face à des profils de candidats parlant davantage aux électeurs de droite et d'autres avec des politiques plus franchement à gauche. Conscient que la multiplicité des candidatures, Gabriel Attal ne rejette pas l'idée d'une primaire de la droite et du centre, mais ne semble pas vouloir être à l'initiative.
Bruno Retailleau, président du parti "Les Républicains"

Bruno Retailleau est officiellement le candidat de LR, les militants ayant voté pour son intronisation directe pour qu'il soit le porte étendard du parti, sans passer par l'organisation d'une primaire. Il est cependant concurrencé par d'anciens membres de son parti et par les candidats du camp présidentiel, lesquels le devancent dans les sondages. Le candidat dit être prêt à participer à une primaire, mais ne semble pas vouloir en être l'organisateur.
Bruno Retailleau tente de mobiliser à droite sur des thèmes qui lui sont chers : le régalien et l'immigration. Une stratégie qui pourrait ne pas être suffisante face à l'abondance de candidats potentiels de centre-droit pour 2027 et face à la montée de l'extrême-droite qui affectionne aussi ces sujets.
David Lisnard, président de "Nouvelle Energie"

David Lisnard a quitté formellement Les Républicains (LR) et a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle en mars. Celui qui défend une ligne libérale est désormais pleinement engagé et défend son "projet" sur lequel il travaille "depuis des mois et des mois" avec Nouvelle Energie, son propre mouvement : "un projet libéral, sécuritaire, éducatif et scientifique".
David Lisnard a reçu le soutien d'Eric Ciotti, l'ex-patron de LR qui s'est allié au Rassemblement national pour conquérir la mairie de Nice. Ravi que l'édile de Cannes ait choisi de quitter le "Titanic LR", le député des Alpes-Maritimes l'a d'ailleurs invité à le rejoindre pour sortir de son "isolement". Ses positions tranchées pourraient séduire un électorat conservateur à droite et causer du tort à Bruno Retailleau.
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France

Invité aux universités d'été du Medef, le 27 août 2026, Xavier Bertrand a franchi une étape importante de sa rentrée. Interrogé lors de la tribune du Medef sur ses intentions pour la présidentielle de 2027, le président de la région Hauts-de-France a confirmé sans détour son intention de se lancer dans la course à l'Élysée. A la question : "Êtes-vous candidat ?" Il a répondu "Je le serai". Rejetant les jeux d'alliances avec le bloc présidentiel comme avec les partis de droite traditionnels, il affirme vouloir tracer une voie indépendante, ancrée dans la réalité des territoires et l'expérience du terrain. Il a par ailleurs assuré qu'il ne voulait pas d'une primaire de la droite ou d'une primaire élargie au centre, parlant de celle organisée il y a 5 ans comme d'une "connerie".
Olivier Becht, député du Haut-Rhin

L'ancien ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l'Attractivité et des Français de l'étranger, nommé sous Elisabeth Borne, et député du Haut-Rhin a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle auprès de Paris Match le jeudi 24 septembre. Siégeant parmi les élus apparentés au groupe Renaissance à l'Assemblée sans faire parti du camp présidentiel, Olivier Becht se réclame de "l'extrême centre", d'être "profondément réformateur" et de vouloir "tout refonder". Il explique être en dehors des appareils politiques et vouloir parler à tous les Français, notamment aux "naufragés de la République qui votent pour les extrêmes".
Les candidats à l'élection présidentielle déclarés à gauche
Raphaël Glucksmann, président de "Place publique"

Raphaël Glucksmann est candidats à l'élection présidentielle, mais il est d'abord candidat à la primaire socialiste. D'abord opposé à l'idée d'un scrutin préalable, l'eurodéputé a décidé de participer à la primaire fermée du PS et des partis apparentés dont le sien, Place publique.
S'il n'est pas certain de remporter cette primaire dans laquelle il affrontera d'autres figures du PS, il apparaît comme le favori du scrutin et comme le candidat en mesure d'obtenir le meilleur score pour le PS lors de la présidentielle. Les chances de Raphaël Glucksmann de convaincre l'électorat socialiste semblent bonnes, mais la bataille s'annonce plus difficile pour rassembler un électorat de gauche plus large. L'eurodéputé étant jugé par certains trop proche de la ligne libérale macroniste.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste

Olivier Faure a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle le dimanche 29 août sur le plateau de TF1, mais il a également indiqué se soumettre à la primaire du PS en tant que premier secrétaire du parti à la rose. Le député de Seine-et-Marne est devenu le défenseur d'une ligne minoritaire au sein de son parti et n'est pas assuré de remporter le scrutin interne, dont il n'est pas donné favori.
Le socialiste était favorable à une primaire, mais il l'espérait plus ouverte avec la participation de tous les candidats de gauche à l'exception de celui de LFI. Il continue de défendre une union de la gauche, seul moyen selon lui d'espérer pouvoir mobiliser suffisamment et remporter l'élection présidentielle.
D'autres candidats ont également annoncé être candidat à l'élection présidentielle tout en soumettant leur candidature à une victoire à la primaire du PS et de Place publique :
- Ségolène Royal ; présidente de l'Association France-Algérie
- Jérôme Guedj, député de l'Essonne ;
- Emmanuel Maurel, président du parti Gauche républicaine et socialiste (GRS).
Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise

Le leader historique de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, est de nouveau candidat à l'élection présidentielle. Il briguera l'Elysée pour la quatrième fois. Il a officialisé sa candidature le 3 mai dernier. "La discussion ne s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat, c'était qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive. Pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde (...) Face à tout ça, pour ne pas simplement réagir mais pour tenir bon, ça ne s'improvise pas", avait déclaré Jean-Luc Mélenchon sur TF1.
À 74 ans, il s'agit peut-être du dernier grand combat politique de Jean-Luc Mélenchon qui tentera de briser son plafond de verre jusqu'alors, à savoir : le premier tour d'un scrutin présidentiel. En 2022, il avait récolté 22% des suffrages, arrivant à la troisième place du premier tour. Il faisait mieux que cinq ans plus tôt (19,58% des voix en 2017).
Bernard Cazeneuve, président de "La Convention"

"C'est par un contrat qui me lie aux Français que je présente ma candidature", a déclaré Bernard Cazeneuve dans un entretien accordé au Parisien le 16 juillet. L'ancien Premier ministre socialiste a décidé de se présenter à la présidentielle sans se soumettre à la primaire du PS.
Président du mouvement La Convention, créé en 2022 après son départ du PS, il a dévoilé sa vision du pays dans une lettre adressée aux Français en juillet et appelle à "un large rassemblement qui va bien au-delà des périmètres des primaires étriquées".
- Fabien Roussel, président du Parti Communiste français ;
- Marine Tondelier, présidente du parti Les Ecologistes ;
- François Ruffin, président du parti Debout ! ;
- Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) ;
- Delphine Batho, présidente du parti Génération écologie ;
- Nathalie Arthaud, candidate pour Lutte ouvrière ;
- Anasse Kazib, candidat pour Révolution permanente ;
- Selma Labib, candidate pour NPA-Révolutionnaire ;
- Antoine Mikolajczak, candidat pour le parti Equinoxe ;
- Clara Egger, candidate pour Solution démocratique ;
- Manolo Mlekuz, candidat pour Trajectoire.
Les candidats à la présidentielle déclarés à l'extrême droite
Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national à l'Assemblée

Marine Le Pen a déclaré être officiellement candidate à l'élection présidentielle le 7 juillet, quelques heures après sa condamnation en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du FN. Rien ne l'empêche puisque la députée du Pas-de-Calais n'a pas été de nouveau condamnée à l'inéligibilité et que la candidate s'est pourvue en cassation pour tenter d'annuler sa condamnation.
La candidate du RN, qui était testée au même titre que Jordan Bardella avant le verdict du procès, est désormais la seule option de l'extrême droite dans les sondages. Elle domine en première position dans toutes les études d'opinion.
Eric Zemmour, fondateur de Reconquête!

Eric Zemmour a annoncé être candidat à la présidentielle de 2027, cinq ans après sa première tentative. Il a officialisé sa candidature le 17 septembre sur BFMTV faisant taire les rumeurs sur une possible entrée en course de Sarah Knafo, sa compagne et unique eurodéputée de Reconquête.
L'ancien journaliste conservateur se faisait discret ses derniers mois et avait laissé la place à sa compagne qui briguait la maire de Paris, mais il est décidé à revenir sur le devant de la scène pour défendre la même ligne d'extrême droite qu'en 2022 avec laquelle il avait obtenu 7% des suffrages et était arrivé en la quatrième position.
- Florian Philippot, président du parti Les Patriotes ;
- François Asselineau, ancien conseiller de Paris ;
- Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres (Essonne), président de Debout la France.
Les candidats à l'élection présidentielle sans parti
- Juan Branco, candidat pour Les Ruches ;
- Francis Lalanne ;
- Benoît Mathieu.
Les candidats probables pour 2027
S'ils ne sont pas officiellement candidats, ces gros poissons de la politique y songent fortement et leur annonce pourrait intervenir dans les prochaines semaines, voire les prochains jours.
François Hollande, député de Corrèze, ancien président de la République

S'il n'est pas officiellement candidat à l'élection présidentielle de 2027, l'ancien chef de l'Etat, François Hollande, n'a jamais été aussi proche d'un come back. Mercredi 15 avril, l'ex-chef de l'Etat a posé des jalons. "Comment être utile aujourd'hui ? En me préparant", a-t-il lâché dans les colonnes de Marianne. Il glisse même avoir "une différence avec les autres" : "J'ai déjà été président et je n'ai pas été candidat à ma propre succession en 2017. Je n'entretiens pas de relation passionnelle avec le pouvoir, mais avec la France", assure l'homme de 71 ans.
Ex-président de la République de 2012 à 2017, le député de la Corrèze pourrait donc se laisser tenter par une nouvelle candidature à l'élection suprême. À gauche, le patron du PS, Olivier Faure, souhaite l'organisation d'une primaire hors LFI, dont il se verrait bien être le représentant en vue de la course à l'Elysée, ce qui n'arrangerait pas les affaires de François Hollande. Dans cette configuration, difficile de le voir griller la politesse à Olivier Faure et l'emporter. François Hollande pourrait également décider de ne pas y participer et de se lancer seul.
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre

L'ex-premier ministre, Dominique de Villepin, a formulé, vendredi 10 avril, sa volonté d'être "un candidat du rassemblement" à la présidentielle de 2027, et ce "dès le premier tour", sans pour autant officialiser sa candidature. Selon lui, il y a "un moment" pour se déclarer, citant le général de Gaulle : "Il faut à la fois des circonstances et une rencontre". Ex-ministre des Affaires étrangères et Premier ministre, le natif de Rabat prend le pouls du pays, semaine après semaines, en allant à la rencontre des Français mais sans se dévoiler totalement.
Avec la création de son parti "La France humaniste" - dirigé par le maire UDI de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), Benoît Jimenez - il entend bien "rassembler tous les Français pour défendre la justice sociale et l'ordre républicain", comme annoncé dans les colonnes du journal Le Parisien en juin 2025. Diplomate de formation et proche de Jacques Chirac, l'homme de 71 ans attire l'attention de la communauté internationale avec son discours aux Nations unies contre l'invasion en Irak. Ministre de l'Intérieur en 2004. Depuis peu, ses commentaires sur les crises intérieures et internationales l'ont repositionné comme un acteur crédible du débat.
La prochaine élection présidentielle se tiendra en avril 2027 lors de deux tours dont les dates n'ont pas encore été fixées. Un nouveau dirigeant succèdera à Emmanuel Macron qui ne pourra pas se représenter après deux mandats consécutifs. Le scrutin sera disputé par les trois grands blocs représentés à l'Assemblée nationale : la gauche, le centre et la droite et l'extrême droite.