"Ce n'est pas en allant péter deux bistrots qu'on fait avancer la gauche"

Samedi 10 octobre, une manifestation contre le transfert de détenus à Poitiers dégénère en violences urbaines attribuées à l'extrême gauche. Le leader du Parti de gauche s'énerve des questions "convenues" posées sur le sujet. "Bien sûr", il condamne les actes de Poitiers, mais il préférerait évoquer les violences que subissent constamment les salariés actuellement, comme ceux de Molex. Il conteste par ailleurs le lien entre les casseurs et la gauche et affirme ne pas se reconnaitre dans le terme "extrême gauche" : "C'est quoi l'extrême gauche ? Il y a des nuances. [...] Je suis un républicain socialiste." Selon lui, si les casseurs sont effectivement de gauche, "c'est stupide", car ils donnent "des armes à nos adversaires".