Photovoltaïque : "Si on maintient les tarifs, on a des spéculateurs"

Pour développer les énergies renouvelables, l'Etat a une obligation de racheter ces énergies à un tarif supérieur à celui du marché. Un écart qui tend cependant à disparaitre. "Parmi les énergies les plus chères, outre les éoliennes en mer, c'est le photovoltaïque" qui occupe les premières places selon Chantal Jouanno. Un coût qu'elle explique par la jeunesse de cette technologie, mais qui se réduit avec le temps. "Au fur et à mesure les techniques évoluent, les prix des panneaux baissent et si on maintient les tarifs, on a des spéculateurs", explique la secrétaire d'Etat pour justifier la baisse des tarifs de rachat par l'Etat. "On a constaté en novembre que le nombre de projets était tellement important, qu'on aurait atteint en un mois et demi, les objectifs qu'on s'était fixé pour 2020", poursuit-elle évoquant "de vrais phénomènes purs de spéculation", constitués de projets fictifs. Chantal Jouanno estime qu'aujourd'hui, "les tarifs permettent quand même au photovoltaïque de se développer".