Brexit : reporté ? Une nouvelle date ? Ce qu'on sait

Brexit : reporté ? Une nouvelle date ? Ce qu'on sait BREXIT – Après un vote favorable jeudi dernier, Theresa May souhaite un report du Brexit. Et alors que l'idée ne faisait pas l'unanimité chez les dirigeants européens, ces derniers semblent finalement s'être accordés jeudi 21 mars en soirée sur deux options. Le détail...

[Mis à jour le 21 mars 2019 à 23h49] Les dirigeants européens sont, semble-t-il, enfin tombés d'accord quant à la question du Brexit. Du moins en tout cas, sur deux options ! C'est ce qu'il ressort ce jeudi 21 mars en fin de soirée. Selon la présidence française, les dirigeants européens sont prêts à accorder deux possibilités de report du Brexit au Royaume-Uni. Deux options qui portent la sortie de la Grande Bretagne hors de l'Union européenne donc au-delà de la date qui était initialement prévue, à savoir le 29 mars 2019. 

Quelles sont ces possibilités ? Selon franceinfo, dans le cas où les députés britanniques approuveraient l'accord conclu en novembre dernier la semaine prochaine, la date du Brexit serait alors reportée au 22 mai 2019. Toutefois, si jamais Theresa May devait à nouveau faire face à un rejet de ce texte, les Britanniques auront alors jusqu'au 12 avril prochain pour décider d'organiser des élections européennes. Dans ce cas-là, le Brexit pourrait être reporté jusqu'à fin 2019.

Theresa May joue ses dernières cartes pour négocier le Brexit

Après le refus de l'accord présenté aux députés britanniques, puis le refus d'un "No deal", la solution d'un report de la date du Brexit a été la solution préférée par le Parlement. Initialement prévu le 29 mars, la Première ministre souhaiterait bénéficier d'un sursis jusqu'au 30 juin pour renégocier et faire voter un nouvel accord de sortie de l'Union européenne. Les vingt-sept autres États membres de l'UE se sont réunis jeudi 21 mars en Conseil européen pour discuter de ce report. 

Après un référendum en juin 2016, la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a débuté officiellement le 29 mars 2017. En invoquant l'article 50 du traité de l'Union européenne, le Royaume-Uni s'engageait alors à quitter l'Union européenne avant le 29 mars 2019. Deux années de discussions ont suivi pour négocier les accords commerciaux, douaniers ou migratoires qui remplaceraient le contenu des traités européens. Theresa May a soumis à son Parlement un accord le 15 janvier 2019, puis 12 mars. Ces deux propositions ayant échoué, les députes ont du se prononcer sur un "No deal", une sortie sans accord de l'Union européenne. Cette option a également été refusée. Les possibilités pour le gouvernement britanniques sont donc de plus en plus limitées.

Brexit : Quels scénarios possibles ?

A ce stade, quelques dernières options se présentent au Royaume-Uni. Un troisième vote sur l'accord, initialement prévu le 17 mars puis cette semaine a pour l'instant été écarté. Le "Speaker" John Bercow a bloqué ce recours au motif que les députés avaient déjà voté sur ce texte et ne pouvaient s'exprimer à nouveau sans modification substantielle. La première Ministre Theresa May espère toutefois soumettre "au plus vite" un accord incorporant des modifications.

L'option du No Deal, si elle a été rejetée une première fois, reste la solution par défaut si aucun accord n'est trouvé d'ici le 29 mars. Un scénario redouté qui mettrait brutalement un terme à 46 ans d'appartenance à l'Union européenne sans période de transition. Cette option est crainte par les milieux financiers, à la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, et même par les gouvernements européens. Le gouvernement britannique a annoncé qu'il pourrait supprimer temporairement les droits de douanes sur 87% de ses importations si une telle situation venait à arriver.

Hypothèse moins probable, plusieurs dizaines de parlementaires britanniques europhiles réclament la tenue d'un nouveau référendum. De nombreux élus, ainsi qu'une partie croissante de la population lassée par les négociations réclame la tenue d'un nouveau vote sur l'appartenance à l'Union européenne. Une hypothèse écartée par la Chambre des communes pour le moment, et refusée fermement par Theresa May. Pourtant ces derniers jours, une pétition circule autour du hashtag #RevokeArticle50 (RévoquezLArticle50) pour revenir en arrière, et a récolté plus de 950 000 signatures avant de faire crasher le site du Parlement. Pour information, une pétition déposée officiellement au Parlement britannique doit faire l'objet d'un débat si elle dépasse 100 000 signatures. Enfin, la solution à l'ordre du jour serait un report plus ou moins lointain de la date de sortie de l'Union européenne.

En définitive, trois possibilités sont à retenir pour la date du Brexit. Dans le scénario préféré par Theresa May, le Royaume-Uni ne participe pas aux élections européennes, mais bénéficie quand même d'un délai de trois mois jusqu'au 30 juin. Les dirigeants pourraient aussi choisir la solution du compromis : deux mois de plus, et le Royaume-Uni quittera l'UE avant le scrutin du 26 mai. Enfin, si le Conseil européen n'accède à aucune demande, le Royaume-Uni aura huit jours pour quitter en catastrophe "les vingt-sept" le 29 mars 2019.

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