Brexit : une intervention de la reine et une semaine décisive

Brexit : une intervention de la reine et une semaine décisive BREXIT - La reine Elizabeth II a pris la parole au Parlement britannique pour présenter le programme de son gouvernement, alors que l'incertitude liée au Brexit est toujours aussi grande.

[Mis à jour le 14 octobre 2019 18h26] Comme le veut la tradition, la reine d'Angleterre est intervenue ce lundi pour présenter le programme de son gouvernement à la Chambre des Lords, inaugurant une nouvelle session parlementaire après la fin de la précédente début octobre. Mais la tradition s'arrête là : les dix minutes de discours d'Elizabeth II ont servi à énoncer le programme de Boris Johnson... qui n'a plus de majorité à la Chambres des communes et qui reste suspendu à la question du Brexit, dont l'avenir est loin d'être gravé dans le marbre.

Une fin de semaine décisive s'annonce avec deux rendez-vous capitaux. Jeudi et vendredi se tient un sommet européen qui verra le Premier ministre britannique et l'UE se remettre une nouvelle fois à la table des négociations pour trouver un accord de sortie tant attendu. Le lendemain, une session parlementaire exceptionnelle se tiendra aux Communes, pour la première fois un samedi depuis la guerre des Malouines au début des années 1980.

Une session dont le contenu reste pour l'instant très incertain et suspendu à la question d'un éventuel accord trouvé entre Boris Johnson et Bruxelles la veille. Entre les deux parties, "les discussions sont constructives mais il reste beaucoup de travail à faire", soufflait ce lundi un porte-parole de Downing Street, cité par l'AFP. Ce "travail" consiste essentiellement à régler la question nord-irlandaise, que l'ancien maire de Londres avait tenté de déminer dans son plan, refusé il y a une dizaine de jours par les 27. Un plan qui prévoyait qu'après le Brexit, l'île d'Irlande dans son ensemble soit soumise à une zone de réglementation fidèle aux règles européennes, ce qui éviterait frontière physique redoutée entre la britannique Irlande du Nord et l'européenne République d'Irlande.

La priorité selon la reine ? Un Brexit au 31 octobre

Problème pour l'UE, cette zone de réglementation, selon le plan de Johnson, devait être soumise au vote du Parlement nord-irlandais tous les quatre ans, qui pourrait ainsi la rejeter... ce qui effraie au plus haut point Bruxelles, mais aussi Dublin. Depuis, Boris Johson a transmis de nouvelles propositions à Leo Varadkar, le Premier ministre irlandais. Pour résumer, le chef du gouvernement doit donc, d'ici au 31 octobre, date du Brexit, s'entendre avec l'UE et convaincre les députés de son pays du bien-fondé de cette entente et pour rappel, es mêmes députés avaient rejeté par trois fois l'accord trouvé par Theresa May, la prédécesseur de Boris Johnson.

Si ce dernier connaît le même camouflet, il aura alors l'obligation, selon une loi votée en septembre, de demander à Bruxelles un report du Brexit, mais sans jamais expliquer comment, "BoJo" a toujours fait savoir qu'il ne plierait pas à cette loi. La reine, ce lundi, a renforcé cette idée en affirmant que la priorité de son gouvernement "a toujours été d'assurer une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 octobre".

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