Remaniement ministériel : c'est pour bientôt ? Qui est sur la sellette ?

Remaniement ministériel : c'est pour bientôt ? Qui est sur la sellette ? REMANIEMENT - Edouard Philippe va-t-il opérer un remaniement de son gouvernement dans les prochaines semaines ? S'il écarte l'idée pour le moment, il doit composer avec certaines exigences de députés mécontents...

[Mis à jour le 4 juin 2018 à 12h57] Pour l'heure, Edouard Philippe tempère. Le Premier ministre évacue même l'éventualité d'un remaniement ministériel à venir, comme si la question n'avait jamais été abordée avec ses collaborateurs ou avec le chef de l'Etat. "Je suis chef d'un gouvernement avec lequel j'aime travailler. Je soutiens tous les ministres dans leur action réformatrice. Je suis frappé par leur très grande loyauté et le nombre extrêmement réduit de ce qu'on appelait auparavant des couacs", disait-il à la mi-mai dans Le Monde. Sauf qu'Emmanuel Macron a prévenu : chaque année, l'action de chaque ministre devra être évaluée. Et une décision sera prise, en lien avec le Premier ministre, sur la nécessité ou non de les remplacer.

Le chef de l'Etat est à l'Elysée depuis plus d'un an ; pour nombre de députés de la majorité, il est temps d'envisager sérieusement un remaniement ministériel. Europe 1 nous indique ce lundi 4 juin que des élus LREM "réclament" même dès que possible un changement du gouvernement. L'aile gauche du groupe parlementaire insisterait désormais pour une inflexion de la politique menée. "Macron a été élu par le centre gauche, et on mène une politique de droite. Mais c'est normal, les seuls types qui font de la politique dans notre équipe viennent de la droite, et ils pensent que nous ne sommes qu'une parenthèse", analyse un élu de la majorité auprès d'Europe 1. Pour ces parlementaires, l'exécutif passe outre les revendications écologistes et sociales qui s'expriment de plus en plus dans les rangs des marcheurs. La loi Asile et immigration, l'abandon du plan Borloo, la loi Agriculture et alimentation ont, entre autres textes, créé des frustrations et crispé plusieurs députés LREM. "Ça donne l'impression qu'on a la politique d'immigration d'Hortefeux, la politique économique de Sarkozy, et la politique environnementale d'EDF", s'agace auprès d'Europe 1 un ancien socialiste.

Selon les informations de la radio, plusieurs ministres seraient ciblés par ces velléités de remaniement : Élisabeth Borne, ministre des Transports, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires. Des membres du gouvernement qui n'ont pas marqué l'opinion publique, qui ont un profil plus "technique", qu'il serait aisé de remplacer par des femmes et hommes plus identifiés à gauche. Reste que les députés mécontents devront prendre leur mal en patience : Edouard Philippe l'a rappelé dans le quotidien du soir : le remaniement n'est pas "à l'ordre du jour".

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