Le "chagrin de sa vie"

"A mesure que je grandissais (...), mon pays rapetissait" (ici, Jean Marie Le Pen en 2010) © BAZIZ CHIBANE / SIPA
Dès les premières pages de ce premier tome de ses Mémoires, Jean-Marie Le Pen se retourne sur sa vie avec des sentiments contrastés :

"En finissant ces Mémoires commencés voilà quarante ans, je peux l'avouer en touchant du bois, j'ai eu une belle vie. (...) Mais le soir du plus beau jour comporte toujours une ombre de tristesse. La mienne vient de mon plus long amour, la France. (...) à mesure que je grandissais puis que je prenais une certaine importance, mon pays rapetissait, jusqu'à changer du tout au tout, comme jamais il ne l'avait fait en deux mille ans d'histoire. Cet étrange phénomène fut le ressort de ma vie politique et le chagrin de ma vie tout court."
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