Elections européennes 2019 : date, sondage, candidats et dernières actus

Elections européennes 2019 : date, sondage, candidats et dernières actus EUROPEENNES - Hamon sera candidat, une liste gilets jaunes pourrait se constituer... Que sait-on déjà des élections européennes de 2019 ? Quels sont les résultats des sondages ? Toutes les infos.

Dernières actus

Des candidats "gilets jaunes" aux élections européennes ?

L'actualité des européennes du 11 décembre 2018 - Une liste de gilets jaunes pourrait bel et bien se présenter aux élections européennes, c'est en tout cas ce qu'a annoncé Hayk Shahinyan, figure médiatique du mouvement sur le plateau de France 2. Invité à réagir aux annonces du président, lundi 10 décembre, il a insisté sur la volonté de certains gilets jaunes de rester mobilisés. "La fracture actuelle ne va pas disparaître du jour au lendemain et je suis certain qu'avec les réformes qui vont arriver sur la table, ce mouvement va perdurer. Nous sommes en train de nous organiser. Nous allons présenter une liste aux européennes, nous avons envie d'investir le champ politique", a-t-il dit.

Un sondage donne une liste "gilets jaunes" devant La France insoumise et LR

L'actualité des européennes du 9 décembre 2018 - Une liste gilets jaunes pourrait obtenir 12% des suffrages lors des élections de mai prochain. C'est en tout cas ce que révèlent les résultats d'un sondage Ipsos commandé par le parti de la majorité et consulté par le JDD. Selon cette enquête, dans l'hypothèse qu'une liste gilets jaunes se crée, elle affaiblirait le score du RN (14%) et de LFI (9%). LREM recueillerait 21% des suffrages, EELV 13% et LR 11% des voix (voir la partie sondages de cette page pour davantage de précisions).

Benoît Hamon candidat aux élections européennes, c'est fait

L'actualité des européennes du 6 décembre 2018 - Dans une interview accordée au Monde ce jeudi 6 décembre, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle fait savoir qu'il sera bien candidat pour le scrutin de mai prochain. "Je me sens une responsabilité. Je suis, depuis de longs mois, le plus populaire à gauche", dit-il en guise de justification. "Mon programme, ses idées, viennent de la société. La gauche manque au débat politique. Je suis un dirigeant politique, je n'ai pas l'habitude de me défausser", ajoute Benoît Hamon, en faisant savoir qu'il porterait la liste d'une "alliance citoyenne" qu'il entend construire dans les prochaines semaines. "Puis nous parlerons avec des mouvements politiques, les communistes, Place publique… Je suis confiant, il y aura une unité de la gauche", dit-il.

Yannick Jadot maintient que EELV aura sa propre liste à l'élection européenne

L'actualité des européennes du 29 novembre 2018 - La tête de liste EELV pour les élections européennes a admis qu'il était regrettable que la gauche ait "éclatée". "Mais ce n'est pas mon sujet", a-t-il dit dans une interview à France Inter. Pour le candidat vert, il est important que sa liste se maintienne dans ce scrutin, même si cela participera à la division. "Je ne veux pas me tromper d'agenda, je ne suis pas le médecin urgentiste de la gauche aujourd'hui", s'est-il justifié, ajoutant : "L'Europe, c'est trop important pour se donner comme agenda de sauver la gauche. [...] Dans cette élection, je veux montrer que l'écologie ce n'est pas le problème, l'écologie c'est la solution".

Jean Lassalle a décliné une proposition de Nicolas Dupont-Aignan

L'actualité des européennes du 28 novembre 2018 - Le Figaro révèle que le patron de Debout la France a proposé à Jean Lassalle, l'été dernier, de se présenter sur sa liste pour le scrutin de mai prochain. "Je lui ai dit que ça aurait un succès fou. C'est un vrai résistant, je l'aime beaucoup. Je lui ai dit vingt fois que nous devrions travailler ensemble", explique Nicolas Dupont-Aignan au Figaro. Le député pyrénéen a refusé la main tendue par son collègue de l'Assemblée nationale, qu'il connaît depuis plus de 15 ans et avec qui il entretient des rapports très cordiaux. Jean Lassalle a fait savoir qu'il allait "aller jusqu'au bout, contre la dictature financière et pour défendre les Français dépossédés de leur propre destin".

LREM attire 2700 postulants pour les élections européennes

L'autre actualité des européennes du 27 novembre 2018 - C'est une information communiquée par le parti de la majorité : il aurait reçu jusque-là 2700 candidatures de personnes souhaitant être présentes sur la liste établie pour les élections européennes de mai prochain. Chaque candidat a dû "remplir un questionnaire exigeant et précis leur demandant de faire part de leurs motivations" et "envoyer une courte vidéo sur leurs priorités pour l'Europe". LREM doit désormais examiner les dossiers reçus, la commission nationale d'investiture du parti se prononcera sur ceux-ci à la fin du mois de janvier 2019. Dans le détail, sur l'ensemble des candidatures, 41% viennent de femmes et 83% de personnes n'ayant jamais eu de mandat d'élu dans le passé. Rappelons que LREM n'a toujours pas de tête de liste pour ces élections européennes.

La France insoumise serre la vis pour sa liste aux européennes 2019

L'actualité des européennes du 27 novembre 2018 - Le Figaro nous indique ce mardi que le parti de Jean-Luc Mélenchon "se débarrasse d'éléments jugés perturbateurs" : le comité électoral a supprimé de sa liste aux européennes les noms de Djordje Kuzmanovic et de François Cocq, "orateurs nationaux" du parti. Il s'agit de deux figures de La France Insoumise, connues pour leurs positionnements souverainistes et très laïcs.

Le parti de Hamon ne veut ni du PS ni de Ségolène Royal

L'actualité des européennes du 26 novembre - Le mouvement Génération.s de Benoît Hamon ne souhaite pas d'une alliance avec le PS ni d'un rassemblement de la gauche autour de Ségolène Royal. Alors que le Premier secrétaire du PS, Olivier, s'est dit ouvert aux discussions en ce sens, la porte semble fermée du côté de Génération.s. "Les vieux appareils ne nous intéressent pas", a fait savoir le porte-parole du parti, Mehdi Ouraoui, à France Info. Celui-ci dressait il y a quelques jours, dans une interview au JDD, un portrait très dur de François Hollande et de Ségolène Royal, dont le retour en politique est probable. "Ce duo est toxique : c'est le glyphosate de la gauche. Là où ils passent, rien ne repousse", disait-il.

LREM essuie le refus de Pascal Canfin pour les européennes

L'actualité des européennes du 22 novembre 2018 - Pascal Canfin a annoncé sur France Inter qu'il ne serait pas candidat sur la liste du parti de la majorité. "Je veux garder ma liberté" a affirmé l'ancien secrétaire d'Etat, aujourd'hui patron de WWF. La République en Marche, qui aurait bien souhaité être représenté par Nicolas Hulot - qui a décliné - continue les tractations et les appels du pied pour trouver la bonne personne pour représenter le parti du président aux Européennes. Quelques noms circulent, celui des ministres Marlène Schiappa et Brune Poirson notamment.

Louis Alliot ne portera pas la liste RN pour l'élection européenne

L'actualité des européennes du 20 novembre 2018 - Louis Alliot a décidé de retirer sa candidature en interne, indiquant sur BFMTV avoir "décidé de préférer Perpignan à toute autre forme d'engagement politique national et européen". Le vice président du RN a par ailleurs dit avoir réfléchi, après avoir discuté avec quelques gilets jaunes dans sa circonscription. "Je préfère m'atteler au développement de ma ville, de la communauté urbaine et du département des Pyrénées-Orientales, plutôt que de me lancer dans un débat européen", a-t-il assuré. Selon Le Figaro, Marine Le Pen, qui a pris acte de la décision de son compagnon, aurait déjà arrêté son choix sur la tête de liste et attend que le bureau exécutif du parti tranche la question.

En savoiR PLUS

Le Parlement de l'Union européenne se renouvelle tous les 5 ans. Les prochaines élections européennes, qui se tiennent au mois de mai 2019, vont permettre aux citoyens de tous les pays membres de l'Union de désigner qui seront les députés européens jusqu'en 2024. Le scrutin, en France, sera le premier depuis les élections législatives qui ont donné une majorité à Emmanuel Macron. Nul doute, donc, que le résultat de cette élection européenne prendra une dimension nationale : une partie des citoyens français s'exprimeront sans doute pour marquer leur soutien au gouvernement ou bien pour en sanctionner sa politique.

Depuis 1979 et le premier scrutin, chaque élection européenne est - aussi - un moyen pour les électeurs de s'exprimer sur la politique menée à l'échelle nationale, ce qui, pour de nombreux observateurs, biaise le résultat de l'élection et donc la composition du Parlement européen. En 2019, pourtant, les Français auront le choix entre des partis politiques dont la position sur l'Europe est assez tranchée : les citoyens peuvent choisir entre les pro-européens, attachés à l'institution et qui défendent l'idée de davantage d'intégration ; les souverainistes euro-compatibles, qui veulent réformer l'Union et qui luttent contre toute forme de fédéralisme ; les anti-Union européenne, qui considèrent que la France doit soit imposer de nouvelles négociations sur les traités actuels, soit quitter l'Union ; les farouches opposants à l'Union européenne, qui veulent quoi qu'il arrivent sortir du "carcan" de Bruxelles.

Date des élections européennes

Le scrutin ne se tient pas le même jour dans tous les pays de l'Union européenne, il se déroule habituellement du jeudi au dimanche de la même semaine. Cette année, les élections européennes aient lieu du 23 au 26 mai 2019, ce qui signifie que le scrutin se tiendra en France le dimanche 26 mai 2019. Compte tenu du mode du scrutin, il n'y a qu'une seule date en France, puisqu'il n'y a qu'un seul tour avec une seule vague de résultats pour ces élections européennes au niveau national.

Elections européennes : mode de scrutin

Dans tous les pays de l'Union européenne, l'élection européenne s'effectue au suffrage universel direct, sur un scrutin de liste et proportionnel. Il existe cependant des spécificités selon les pays de l'Union. La plupart organise un scrutin sur une circonscription unique, à l'échelle nationale. Quelques pays ont décidé de créer des circonscriptions régionales : l'Italie, la Pologne, la Belgique, l'Irlande (le Royaume-Uni, désormais exclu du scrutin). Des listes différentes y sont proposées : il y a une élection dans chaque circonscription.

La France est revenue à la constitution d'une liste nationale unique, une modification validée définitivement par le Parlement. Les élections européennes 2019 marquent donc la fin du scrutin dans 8 circonscriptions différentes (Est, Sud-Ouest, Sud-Est, Massif central-Centre, Île-de-France, Nord-Ouest, Ouest et Outre-Mer). L'exécutif a justifié cette décision, parlant d'une réforme qui offre "la garantie d'une lisibilité accrue pour l'électeur et une évolution cohérente avec la volonté de renforcer le caractère européen du scrutin".

Election européenne en France

Le traité de Lisbonne a en 2009 fixé le nombre de députés européens à 751. La France dispose de 73 élus, c'est-à-dire un peu moins de 10% de l'ensemble de la chambre. Mais compte tenu du Brexit et de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les choses évoluent. La commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen propose que le nombre de sièges soit réduit à 705 avec une redistribution vers quelques pays. La France pourrait voir augmenter le nombre d'eurodéputés qui lui est dévolu, de 73 à 79.

Sondages sur l'élection européenne

Attention avec les premiers sondages publiés : la campagne des élections européennes ne commencera que dans quelques mois, on ignore d'ailleurs quelles seront toutes les formations politiques engagées dans le scrutin, s'il y aura des rapprochements et des fusions de listes dès le premier tour. On ignore aussi, pour nombre de partis, quelles personnalités politiques mèneront cette campagne et qui sera candidat.

Le 9 décembre 2018, un sondage Ipsos commandé par LREM donne le parti de la majorité en tête des intentions de vote (21%), devant le RN (17%). Viendraient ensuite dans l'ordre, les formations suivantes : EELV (14%), LR (12,5%), LFI (12%), DLF (6%), le PS (4%), Génération.s (3.5), Résistons (3.5%), UDI (3%), NPA (1,5%), PCF (1%), Les Patriotes (0,5%), UPR (0,5%).

Cette étude Ipsos teste aussi l'hypothèse qu'une liste "gilets jaunes" se présente aux européennes. Dans ce cas de figure, les intentions de vote seraient bien différentes, avec un impact important pour le RN et LFI. Voici les résultats de ce sondage : NPA : 1% ; LFI : 9% ; PCF : 1,5% ; EELV : 15% ; Génération.s (3%) ; LREM : 21% ; UDI : 3% ; LR : 11% ; DLF : 4,5% ; les Patriotes : 0,5% ; RN : 14% ; URP : 0,5% ; Résistons : 3% ; Gilets jaunes : 12%.

Le 7 novembre 2018, un sondage effectué par Elabe pour BFMTV donnait le Rassemblement national de Marine Le Pen en tête des intentions de vote, devant le parti d'Emmanuel Macron. Aucun de ces deux partis politiques n'ont pour le moment investi de tête de liste. Voici les résultats de ce sondage : NPA : 0,5% ; PCF : 2,5% ; LFI : 11% ; Génération.s : 2,5% ; EELV : 7% ; PS : 7% ; LREM : 19,5% ; UDI : 4% ; LR : 15% ; DLF : 6,5% ; RN : 20% ; Les patriotes : 1% ; UPR : 0,5%.

Le 4 novembre 2018, une étude a été effectuée par Ifop pour La Lettre de l'Expansion. Voici les résultats de ce sondage selon les hypothèses. Hypothèse 1 - la plus vraisemblable à cette date - Ségolène Royal n'est pas candidate pour le PS : LREM 20% ; RN 20% ; LR 13% ; LFI 11% ; EELV 7% ; DLF 6,5% ; PS 6% ; PCF 3% ; Génération.s 3% ; UDI 3% ; UPR 3% ; NPA 1%, Patriotes 1%. Dans l'hypothèse 2 - Ségolène Royal est candidate pour le PS, alors le RN est crédité de 21% des intentions de vote, LREM de 19%, LR de 13% et le PS de 7,5% des suffrages.

Le 5 septembre 2018, une étude a été publiée par l'institut Ifop pour Paris Match, CNews et Sud Radio. Voici les résultats de ce sondage : LREM et Modem : 20% ; Rassemblement national : 17% ; Les Républicains : 15% ; La France Insoumise : 14% ; EELV : 7,5% ; Debout la France : 6,5% ; Parti socialiste : 6% ; Génération.s : 3% ; UDI : 2,5% ; PCF : 2% ; NPA : 2% ; Les Patriotes : 1% ; UPR : 0,5%.

Le 12 juillet 2018, un sondage a été effectué par Ipsos pour Le Monde et Sciences Po. Selon cette étude, les intentions de vote sont les suivantes : LREM et Modem : 26% ; RN : 18% ; LR : 15% ; LFI : 13% ; DLF : 7% ; PS : 4% ; Génération.s : 4% ; EELV : 4% ; UDI : 3% ; LO : 1% ; NPA : 1% ; PCF : 1% ; Les Patriotes : 1% ; UPR : 1% ; Résistons ! : 1%.

Le 28 juin 2018, Ifop a publié un sondage sur un large échantillon de 1504 personnes pour CNews et Sud Radio. Les intentions de vote étaient les suivantes : LREM et Modem en tête (23%), devant RN, ex-FN (19%), LR (15%), la France Insoumise (11%), le PS (6%), EELV (6%), Debout la France (6%), Génération.s (3%), le PCF (2,5%), UDI (2,5%), Les patriotes (1%), l'UPR (1%), extrême gauche (1%).

Le 30 mai 2018, Elabe a réalisé un sondage pour BFMTV. En tête des intentions de vote : LREM, créditée de 24% des voix, suivie du Front national (19,5%). Viennent ensuite Les Républicains (15%), la France insoumise (10%), EELV (8%) et le parti socialiste (6%). Debout la France est crédité de 5,5% des intentions de vote, l'UDI et Agir de 2%, la liste des Patriotes de 1,5%, Génération.s de 1,5%, l'UDI de 1%, tout comme le PCF.

Le 16 mai 2018, un sondage Ifop pour Valeurs actuelles testaient aussi l'ensemble des formations politiques. Le parti qui arrive en tête est LREM (27%), devant le Front national (17%), Les Républicains (15%), La France Insoumise (14%), le Parti socialiste (7%), Debout la France (6%), EELV (3%). Générations - le parti de Benoît Hamon - est crédité de 3% des suffrages. A noter : 8% des sondés indiquent qu'ils voteront pour une "autre" formation politique.

Un premier indicateur avait été donné en décembre 2017, avec un sondage effectué par l'Ifop pour Le Figaro. Cette enquête donnait les résultats suivants en terme d'intentions de vote : LREM et Modem : 26% ; Front national : 17% ; France Insoumise : 14% ; Les Républicains : 12% ; Parti socialiste : 8% ; Debout la France : 6% ; EELV : 4% ; Agir et UDI : 3,5% ; les Patriotes : 2% ; Parti communiste : 2% ; UPR : 1,5%.

Elections européennes : qui est candidat ?

Peu de partis politiques ont désigné leurs candidats, ne serait-ce que les têtes de listes qui porteront la campagne des européennes 2019. Tour d'horizon par formation politique :

L'élection européenne de La France Insoumise

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a désigné comme tête de liste Manon Aubry, jeune porte-parole de l'ONG Oxfam France. Ancienne membre du syndicat étudiant Unef, cette diplômée de Sciences-Po est devenue une spécialiste de la question de l'évasion fiscale. En deuxième position sur cette liste, on retrouve Manuel Bompard. Ont été désignés en 6e et 7e position, les anciens socialistes Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. 

Pour l'heure, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui est en première ligne dans ce début de campagne. C'est lui qui a mobilisé ses troupes mardi 30 octobre en meeting à Lille. Le leader de la France insoumise veut faire des élections européennes un référendum contre Emmanuel Macron. "Si vous ne voulez plus de ce monsieur qui recopie en France les directives de la Commission européenne, vous avez un bulletin de vote", avait-il défendu sur BFMTV, ajoutant, en référence à la démission de Charles de Gaulle en 1969 : "Autrefois, les présidents battus aux référendums s'en allaient. On peut imaginer qu'il comprendrait alors qu'il faut parti".

L'élection européenne du Parti communiste français

Pas d'alliance avec la France Insoumise. Le PCF a d'ores et déjà investi sa propre tête de liste, Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris. Les communistes n'excluent pas un rapprochement avec le parti de Benoît Hamon, des discussions devraient avoir lieu au mois de septembre. 

L'élection européenne du Parti socialiste

En pleine reconstruction, le PS compte sur l'élection européenne pour tourner la page du désastre de l'élection présidentielle. Pour remobiliser son électorat, le parti espérait convaincre Christiane Taubira de se porter tête de liste pour le scrutin, mais l'ancienne ministre de la Justice a décliné la proposition. Le temps presse et personne ne semble vraiment faire l'unanimité. Reste l'hypothèse Ségolène Royale, mais l'ancienne ministre, si elle accepte de se lancer dans cette campagne, ne sera pas candidate de l'appareil du PS...

Ségolène Royale candidate aux européennes 2019 ?

L'ancienne candidate à la présidentielle 2012 sera-t-elle candidate aux élections européennes ? Et si oui, pour quelle formation politique ? "Je réfléchis", a-t-elle répondu malicieusement aux journalistes qui l'interrogeaient fin octobre sur France Inter. "C'est vrai que je suis aujourd'hui sollicitée, je regarde", a-t-elle fait savoir, ajoutant : "Ce n'était pas du tout mon idée ni l'itinéraire que j'avais imaginé d'être candidate et de replonger dans la vie politique avec les épreuves que ça représente". Mais aujourd'hui, manifestement, les choses ont changé. Ségolène Royal a précisé qu'elle donnerait une réponse "au mois de janvier" sur ses intentions. Il est vraisemblable, si elle choisit de faire campagne, qu'elle ne porte pas la liste socialiste, mais plutôt une liste écologiste et de gauche, plus large. Au PS, en tout cas, cette éventualité ne semble pas écartée. Le Premier secrétaire, Olivier Faure, a considéré la semaine dernière que Ségolène Royal était "une grande figure de la gauche et de l'écologie et à ce titre-là, elle peut incarner ce rassemblement". Cette candidature changerait considérablement la donne à gauche : quid de la pertinence d'une candidature de Benoît Hamon, qui entend porter son mouvement, Génération.s ? Quid de EELV, qui compte sur les européennes pour peser dans le jeu politique ? Jusqu'où Ségolène Royal pourrait-elle rassembler ?

L'élection européenne de EELV

Les écologistes font confiance à l'eurodéputé sortant et ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot. Ce dernier entend bien conduire son parti dans cette élection sans faire d'alliance avec la formation de Benoît Hamon, Génération.s. Au Journal du Dimanche, en août, Yannick Jadot a considéré que la campagne menée avec celui qui a finalement obtenu 6% des voix a été "un échec assez retentissant". Et d'ajouter : "Il n'est pas interdit d'apprendre de ses erreurs". Yannick Yadot semble convaincu qu'EELV a tout intérêt à se démarquer. "L'élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C'est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d'une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d'appareils et ses confusions", dit-il au JDD.

L'élection européenne chez Génération.s

Benoît Hamon a fait savoir qu'il serait bien candidat pour les élections européennes. L'ancien candidat socialiste, qui a quitté son parti à l'automne dernier pour créer sa propre formation, compte sur ce scrutin pour faire vivre médiatiquement son parti politique, mais il a indiqué au Monde qu'il comptait être le candidat d'une liste d'ouverture à gauche.

L'élection européenne de LREM

Alors que les sondages laissent envisager au parti de Christophe Castaner une victoire à l'élection européenne, la question de l'incarnation de la campagne est encore plus sensible. LREM souhaite renouveler la performance des législatives de juin 2017, en misant sur de nombreuses candidatures issues de la société civile, d'autant que des personnalités publiques pourraient être intéressées.

L'élection européenne de Les Républicains

Laurent Wauquiez ira-t-il au charbon ? Si quelques cadres l'y incitent - Nicolas Sarkozy notamment -, le patron de LR ne compterait pas se constituer tête de liste pour l'élection européenne du 26 mai 2019. Pour l'heure, trois personnalités de la droite ont manifesté leur envie de porter la liste LR : Nadine Morano, Rachida Dati et Brice Hortefeux. Trois sarkozystes historiques.

L'élection européenne du Rassemblement national (RN, ex-FN)

Le RN (ex-FN) et Debout la France ne feront pas liste commune pour les élections européennes. Pourtant, en mai 2018, Marine Le Pen avait fait un grand pas vers son allié du second tour de la présidentielle, prenant la plume pour rédiger une lettre ouverte adressée directement à Nicolas Dupont-Aignan. Elle lui proposait un rapprochement pour le scrutin de 2019, mais sans lui proposer la tête d'une liste commune. Elle lui demandait simplement une "présence symbolique", avec elle, "aux dernières places de cette liste". Le leader de Debout la France a répondu par la négative.

Louis Aliot, vice-président du RN, a été un temps candidat à l'investiture de la tête de liste, mais s'est finalement désisté. Jean-Marie Le Pen, lui, aimerait voir un cadre historique de l'extrême droite prendre en main la tête de liste. Dans son "journal de bord", rendez-vous hebdomadaire qu'il donne sur son site Internet, Jean-Marie Le Pen parlait mi-octobre ouvertement du scrutin et donne son sentiment sur le meilleur candidat : "Bruno Gollnisch me paraît être l'homme le plus qualifié pour tenir la tête de cette liste ", dit-il avant d'ajouter : "J'accepterai moi-même d'y figurer".

L'élection européenne de DLF

Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la France, a officialisé sa candidature aux élections européennes le 23 septembre, lors du congrès de son parti, au Cirque d'hiver. Il appelle à une nouvelle union de la droite : "Notre liste est l'occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d'où qu'ils viennent", a-t-il lancé devant ses partisans, osant même cet appel aux leaders de LR et de RN, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen : "Vous n'êtes pas candidats [...]. Soutenez notre liste d'union, la seule qui mettra une bonne droite à Macron".

Qui vote à l'élection européenne ?

Tous les citoyens européens peuvent voter pour les élections européennes. En France, pour participer au scrutin, il faut avoir au moins 18 ans, résider sur le territoire français être ressortissant d'un pays membre de l'Union européenne et ne pas être privé par la loi de ses droits civils et politiques. Les étrangers peuvent donc bien voter à cette élection et choisir parmi des listes présentées en France, à condition d'être bien inscrit sur les listes électorales.

Résultat de l'élection européenne

Actuellement, la répartition des sièges, issue du résultat des européennes en 2014, est la suivante : 20 élus Les Républicains et assimilés ; 17 élus Front national et assimilés ; 13 élus socialistes et assimilés ; 7 élus centristes ; 6 élus EELV ; 4 élus France insoumise et PCF ; 3 élus Les Patriotes et 4 non inscrits.

Article le plus lu - Gilets jaunes : les annonces de Macron précisées › Voir les actualités

Elections européennes 2019 : date, sondage, candidats et dernières actus
Elections européennes 2019 : date, sondage, candidats et dernières actus

Sommaire Européennes : dernières actus Date des élections européennes Elections européennes : mode de scrutin Election européenne en France Sondages sur l'élection européenne Qui vote à l'élection européenne ? Résultat...

Annonces Google