Elections européennes 2019 : le dernier sondage, la date, les actualités

Elections européennes 2019 : le dernier sondage, la date, les actualités EUROPEENNES - Qui est candidat à l'élection européenne en France ? Quand est organisé le scrutin ? Quels sont les résultats des derniers sondages ? Le point complet.

Dernières actus

Nouveau sondage sur les européennes : LREM devant le RN

L'actualité des européennes du 16 janvier - L'enquête Ifop pour Valeurs actuelles et Sud Radio donne le parti de la majorité en tête des intentions de vote pour l'élection européenne du mois de mai prochain. 23% des sondés comptent voter pour LREM (une hausse de 5 points), 21% pour le parti de Marine Le Pen (une baisse de 3 points). Viennent ensuite la formation de Laurent Wauquiez, avec 10% d'intentions de vote, et celle de Jean-Luc Mélenchon (avec 9,5% des intentions de vote). Retrouvez davantage d'informations sur cette enquête dans notre partie "Sondages" en bas de page.

Jordan Bardella confirme que la sortie de l'euro n'est "plus une priorité" pour le RN

L'actualité des européennes du 14 janvier - Au micro de BFMTV ce matin, la tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, a fait le point sur la position du RN au sujet de la monnaie unique : "Sur l'euro, il faut être très clair, pendant l'élection présidentielle, on n'a pas réussi à convaincre sur cette question. [...] Je crois qu'en politique, c'est aussi un gage d'honnêteté que de reconnaître que les solutions qu'on a proposées n'étaient peut-être pas en adéquation avec ce qu'attendaient les Français. [...] Aujourd'hui, il y a d'autres priorités. Je crois que pour l'instant, la sortie de l'euro n'est plus une priorité", a dit le jeune candidat de 23 ans.

Ségolène Royal ne sera pas candidate aux européennes

L'actualité des européennes du 11 janvier - L'ancienne candidate à la présidentielle a finalement tranché : après des semaines d'hésitation et d'appel à l'union à gauche, elle a décidé de ne pas participé aux élections européennes. "J'avais posé comme condition pour répondre à l'aimable pression de mes amis de pouvoir structurer et créer une convergence et un rassemblement des écologistes, de la gauche, des démocrates et de la société civile, a-t-elle expliqué. Ces conditions ne sont pas remplies puisqu'un certain nombre de partenaires ont refusé. Et par conséquent je reprends ma liberté de ne pas être candidate", a-t-elle expliqué sur France Inter. Et de mettre en garde Benoît Hamon et Yannick Jadot : "Si au lendemain des élections européennes nous avons un chaos au niveau du Parlement européen, une forte montée en puissance des nationalismes, parce qu'il n'y aura pas eu d'offre politique enthousiasmante, crédible, ce sera de la responsabilité de ceux qui ont fait passer l'esprit d'appareil politique et les égos avant le rassemblement".

La question Ségolène Royal agace Stéphane Le Foll

L'actualité des européennes du 10 janvier - "Je n'ai rien contre la candidature de Ségolène Royal, mais maintenant il est temps d'avoir une réponse", a estimé l'ancien ministre PS Stéphane Le Foll sur CNews, regrettant par ailleurs que si la gauche est divisée pour le scrutin "car il n'y a pas un parti qui est capable d'incarner une alternative en même temps qu'une alternance". Selon les informations d'Europe 1, l'entourage immédiat de Ségolène Royal "ne sait pas vraiment dire quelle décision elle va prendre à la fin du mois" et si elle sera ou non candidate pour les européennes.

Thierry Mariani sur la liste RN (qui contient plusieurs surprises)

L'actualités des européennes du 9 janvier - L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani, et Jean-Paul Garraud, ancien député UMP, ont quitté Les Républicains et seront sur la liste du Rassemblement national pour les élections européennes. Selon les informations d'Europe 1, Marine Le Pen a par ailleurs choisi la conseillère régionale Hélène Laporte comme numéro 2 de la liste, portée par le jeune Jordan Bardella. Il s'agit d'une vraie surprise, puisque cette ancienne candidate aux législatives 2017 est encore inconnue du grand public. Sur la liste, on devrait aussi retrouver l'essayiste et hommes d'affaires Hervé Juvin.

Benoît Hamon rejette (pour le moment) l'idée d'une alliance avec le PS

L'actualité des européennes du 8 janvier 2019 - L'ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle ne souhaite pas que son parti, Génération.s, s'allie avec le PS pour le scrutin de mai, arguant du fait que le parti d'Olivier Faure est attaché au PSE. "Tant que cette clarification au niveau européen n'a pas eu lieu et que le Parti socialiste reste attaché à un parti européen qui est le supplétif des conservateurs, il n'est pas possible, pour la clarté des idées qu'on défend, de faire liste commune", a déclaré Benoît Hamon lors d'une réunion publique.

Le RN choisit officiellement Jordan Bardella comme tête de liste

L'actualité des européennes du 7 janvier 2019 - Le Rassemblement national a désigné Jordan Bardella pour porter la campagne des européennes. Un choix validé par le bureau de l'exécutif du parti de Marine Le Pen, à l'unanimité. Jordan Bardella est âgé de 23 ans, il était jusque-là porte-parole du Rassemblement national. Ce proche de Marine Le Pen, qui milite dans le parti depuis ses 16 ans, sera donc au mois de mai le plus jeune eurodéputé français de l'histoire. Ce lundi 7 janvier, sur BFMTV, Louis Aliot s'est réjoui de cette désignation.

Alain Juppé se rapproche-t-il d'Emmanuel Macron en vue des européennes ?

L'actualité des européennes du 4 janvier 2019 - Le maire de Bordeaux n'est plus membre de LR, comme le rapporte Le Parisien. L'ancien Premier ministre n'a pas renouvelé sa cotisation au parti pour la deuxième année consécutive, ce qui l'exclut de fait de la formation dirigée par Laurent Wauquiez. Mais Alain Juppé compte encore peser sur la scène publique dans les semaines à venir. "Il interviendra dans la campagne des européennes, le seul débat public qui compte vraiment à ses yeux", indique un confident au journal. Le Parisien indique que l'édile prépare un livre pour défendre l'Europe ; il a aussi plusieurs fois fait savoir qu'il partageait avec Emmanuel Macron la même vision de l'avenir européen. Selon le journal régional, il n'est pas exclu qu'il se rapproche de LREM pour le scrutin de mai.

Des gilets jaunes aux européennes ? Les Français divisés

L'actualité des européennes du 3 janvier 2019 - Selon l'institut Harris Interactive, 47% des Français sont favorables à ce qu'une liste des gilets jaunes soit présentée pour les élections européennes de mai. Ils sont même 64% chez les sympathisants LFI et PCF, 58% chez les sympathisants RN et 56% chez les sympathisants PS à le souhaiter. Toujours selon ce sondage, 39% des Français souhaitent que les gilets jaunes constituent à l'avenir une force politique.

Un jeune député lance son parti pour l'élection de mai

L'actualité des européennes du 2 janvier 2019 - Joachim Son-Forget a attiré l'attention des médias en toute fin d'année, pour son activité pour le moins insolite sur Twitter. Le jeune député de la majorité, recadré par LREM pour des propos sexistes tenus sur le réseau social, a quitté son parti et s'est lancé dans une opération de communication assez ubuesque, usant de second degré et multipliant les messages régressifs et riches en références geeks durant plusieurs jours. Le jeune homme a créé sa propre formation et entend proposer une liste pour les élections européennes. A France Info, il a indiqué qu'il saurait s'entourer pour cette échéance : "On fera comme tout le monde. On fera semblant de faire une consultation et puis à la fin on dira ce qu'on a envie de dire nous puisque de toute façon on a tout prévu avant. [...] Pour ma liste, je pense qu'on ne va prendre de toute façon que des copains à nous ou des copains des copains parce que de toute manière, c'est toujours comme ça que les autres font".

En savoiR PLUS

Le Parlement de l'Union européenne se renouvelle tous les 5 ans. Les prochaines élections européennes, qui se tiennent au mois de mai 2019, vont permettre aux citoyens de tous les pays membres de l'Union de désigner qui seront les députés européens jusqu'en 2024. Le scrutin, en France, sera le premier depuis les élections législatives qui ont donné une majorité à Emmanuel Macron. Nul doute, donc, que le résultat de cette élection européenne prendra une dimension nationale : une partie des citoyens français s'exprimera sans doute pour marquer son soutien au gouvernement ou bien pour en sanctionner sa politique.

Depuis 1979 et le premier scrutin, chaque élection européenne est - aussi - un moyen pour les électeurs de s'exprimer sur la politique menée à l'échelle nationale, ce qui, pour de nombreux observateurs, biaise le résultat de l'élection et donc la composition du Parlement européen. En 2019, pourtant, les Français auront le choix entre des partis politiques dont la position sur l'Europe est assez tranchée : les citoyens peuvent choisir entre les pro-européens, attachés à l'institution et qui défendent l'idée de davantage d'intégration ; les souverainistes euro-compatibles, qui veulent réformer l'Union et qui luttent contre toute forme de fédéralisme ; les anti-Union européenne, qui considèrent que la France doit soit imposer de nouvelles négociations sur les traités actuels, soit quitter l'Union ; les farouches opposants à l'Union européenne, qui veulent quoi qu'il arrivent sortir du "carcan" de Bruxelles.

Date des élections européennes

Le scrutin ne se tient pas le même jour dans tous les pays de l'Union européenne, il se déroule habituellement du jeudi au dimanche de la même semaine. Cette année, les élections européennes ont lieu du 23 au 26 mai 2019, ce qui signifie que le scrutin se tiendra en France le dimanche 26 mai 2019. Compte tenu du mode du scrutin, il n'y a qu'une seule date en France, puisqu'il n'y a qu'un seul tour avec une seule vague de résultats pour ces élections européennes au niveau national.

Elections européennes : mode de scrutin

Dans tous les pays de l'Union européenne, l'élection européenne s'effectue au suffrage universel direct, sur un scrutin de liste et proportionnel. Il existe cependant des spécificités selon les pays de l'Union. La plupart organise un scrutin sur une circonscription unique, à l'échelle nationale. Quelques pays ont décidé de créer des circonscriptions régionales : l'Italie, la Pologne, la Belgique, l'Irlande (le Royaume-Uni est désormais exclu du scrutin). Des listes différentes y sont proposées : il y a une élection dans chaque circonscription.

La France est revenue à la constitution d'une liste nationale unique, une modification validée définitivement par le Parlement. Les élections européennes 2019 marquent donc la fin du scrutin dans 8 circonscriptions différentes (Est, Sud-Ouest, Sud-Est, Massif central-Centre, Île-de-France, Nord-Ouest, Ouest et Outre-Mer). L'exécutif a justifié cette décision, parlant d'une réforme qui offre "la garantie d'une lisibilité accrue pour l'électeur et une évolution cohérente avec la volonté de renforcer le caractère européen du scrutin".

Election européenne en France

Le traité de Lisbonne a, en 2009, fixé le nombre de députés européens à 751. La France dispose de 73 élus, c'est-à-dire un peu moins de 10% de l'ensemble de la chambre. Mais compte tenu du Brexit et de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, les choses évoluent. La commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen propose que le nombre de sièges soit réduit à 705 avec une redistribution vers quelques pays. La France pourrait voir augmenter le nombre d'eurodéputés qui lui est dévolu, de 73 à 79.

Sondages sur l'élection européenne

Attention avec les premiers sondages publiés : la campagne des élections européennes ne commencera que dans quelques mois, on ignore d'ailleurs quelles seront toutes les formations politiques engagées dans le scrutin, s'il y aura des rapprochements et des fusions de listes. On ignore aussi, pour quelques partis, quelles personnalités politiques mèneront cette campagne et qui sera candidat.

Le dernier sondage sur les européennes 2019 a été publié le 16 janvier 2019 par Ifop pour Valeurs Actuelles et Sud radio. Il donne 2 points d'avance à LREM sur le RN (avec respectivement 23% contre 21% des intentions de vote). Dans l'ordre, cela donne ceci pour les autres formations politiques : LR : 10% ; LFI : 9,5% ; DLF : 7,5% ; EELV : 6,5% ; PS : 4% ; UDI : 3,5% ; Résistons : 3% ; Génération.s : 2,5% ; PCF : 2,5% ; NPA : 1,5% ; Les Patriotes : 1,5% ; UPR : 0,5%

Le 21 décembre le sondage réalisé par Odoxa avec Dentu Consulting pour Franceinfo donnait les résultats suivants : NPA : 2,5% ; PCF : 2% ; LFI : 11,5% ; Génération.s : 3% ; EELV : 6,5% ; PS : 7% ; LREM : 19% ; UDI : 2,5% ; LR : 8% ; DLF : 7% ; RN : 24% ; Les patriotes : 1% ; Résistons : 3% ; UPR : 1%.

Le 13 décembre, un sondage Ipsos donnait de nouveaux résultats. Voici les intentions de vote par formation politique : RN : 24% ; LREM : 18% ; LR : 11% ; LFI : 9% ; DLF : 8% ; EELV : 8% ; PS : 4,5% ; Générations : 3,5%; UDI : 3%.

Le 9 décembre 2018, un sondage Ipsos commandé par LREM donne le parti de la majorité en tête des intentions de vote (21%), devant le RN (17%). Viendraient ensuite dans l'ordre, les formations suivantes : EELV (14%), LR (12,5%), LFI (12%), DLF (6%), le PS (4%), Génération.s (3.5), Résistons (3.5%), UDI (3%), NPA (1,5%), PCF (1%), Les Patriotes (0,5%), UPR (0,5%). Cette étude Ipsos teste aussi l'hypothèse qu'une liste "gilets jaunes" se présente aux européennes. Dans ce cas de figure, les intentions de vote seraient bien différentes, avec un impact important pour le RN et LFI. Voici les résultats de ce sondage : NPA : 1% ; LFI : 9% ; PCF : 1,5% ; EELV : 15% ; Génération.s (3%) ; LREM : 21% ; UDI : 3% ; LR : 11% ; DLF : 4,5% ; les Patriotes : 0,5% ; RN : 14% ; URP : 0,5% ; Résistons : 3% ; Gilets jaunes : 12%.

Le 7 novembre 2018, un sondage effectué par Elabe pour BFMTV donnait le Rassemblement national de Marine Le Pen en tête des intentions de vote, devant le parti d'Emmanuel Macron. Aucun de ces deux partis politiques n'ont pour le moment investi de tête de liste. Voici les résultats de ce sondage : NPA : 0,5% ; PCF : 2,5% ; LFI : 11% ; Génération.s : 2,5% ; EELV : 7% ; PS : 7% ; LREM : 19,5% ; UDI : 4% ; LR : 15% ; DLF : 6,5% ; RN : 20% ; Les patriotes : 1% ; UPR : 0,5%.

Le 4 novembre 2018, une étude a été effectuée par Ifop pour La Lettre de l'Expansion. Voici les résultats de ce sondage selon les hypothèses. Hypothèse 1 - la plus vraisemblable à cette date - Ségolène Royal n'est pas candidate pour le PS : LREM 20% ; RN 20% ; LR 13% ; LFI 11% ; EELV 7% ; DLF 6,5% ; PS 6% ; PCF 3% ; Génération.s 3% ; UDI 3% ; UPR 3% ; NPA 1%, Patriotes 1%. Dans l'hypothèse 2 - Ségolène Royal est candidate pour le PS, alors le RN est crédité de 21% des intentions de vote, LREM de 19%, LR de 13% et le PS de 7,5% des suffrages.

Le 5 septembre 2018, une étude a été publiée par l'institut Ifop pour Paris Match, CNews et Sud Radio. Voici les résultats de ce sondage : LREM et Modem : 20% ; Rassemblement national : 17% ; Les Républicains : 15% ; La France Insoumise : 14% ; EELV : 7,5% ; Debout la France : 6,5% ; Parti socialiste : 6% ; Génération.s : 3% ; UDI : 2,5% ; PCF : 2% ; NPA : 2% ; Les Patriotes : 1% ; UPR : 0,5%.

Le 12 juillet 2018, un sondage a été effectué par Ipsos pour Le Monde et Sciences Po. Selon cette étude, les intentions de vote sont les suivantes : LREM et Modem : 26% ; RN : 18% ; LR : 15% ; LFI : 13% ; DLF : 7% ; PS : 4% ; Génération.s : 4% ; EELV : 4% ; UDI : 3% ; LO : 1% ; NPA : 1% ; PCF : 1% ; Les Patriotes : 1% ; UPR : 1% ; Résistons ! : 1%.

Le 28 juin 2018, Ifop a publié un sondage sur un large échantillon de 1 504 personnes pour CNews et Sud Radio. Les intentions de vote étaient les suivantes : LREM et Modem en tête (23%), devant RN, ex-FN (19%), LR (15%), la France Insoumise (11%), le PS (6%), EELV (6%), Debout la France (6%), Génération.s (3%), le PCF (2,5%), UDI (2,5%), Les patriotes (1%), l'UPR (1%), extrême gauche (1%).

Le 30 mai 2018, Elabe a réalisé un sondage pour BFMTV. En tête des intentions de vote : LREM, créditée de 24% des voix, suivie du Front national (19,5%). Viennent ensuite Les Républicains (15%), la France insoumise (10%), EELV (8%) et le parti socialiste (6%). Debout la France est crédité de 5,5% des intentions de vote, l'UDI et Agir de 2%, la liste des Patriotes de 1,5%, Génération.s de 1,5%, l'UDI de 1%, tout comme le PCF.

Le 16 mai 2018, un sondage Ifop pour Valeurs actuelles testaient aussi l'ensemble des formations politiques. Le parti qui arrive en tête est LREM (27%), devant le Front national (17%), Les Républicains (15%), La France Insoumise (14%), le Parti socialiste (7%), Debout la France (6%), EELV (3%). Générations - le parti de Benoît Hamon - est crédité de 3% des suffrages. A noter : 8% des sondés indiquent qu'ils voteront pour une "autre" formation politique.

Un premier indicateur avait été donné en décembre 2017, avec un sondage effectué par l'Ifop pour Le Figaro. Cette enquête donnait les résultats suivants en terme d'intentions de vote : LREM et Modem : 26% ; Front national : 17% ; France Insoumise : 14% ; Les Républicains : 12% ; Parti socialiste : 8% ; Debout la France : 6% ; EELV : 4% ; Agir et UDI : 3,5% ; les Patriotes : 2% ; Parti communiste : 2% ; UPR : 1,5%.

Elections européennes : qui est candidat ?

Peu de partis politiques ont désigné leurs candidats, ne serait-ce que les têtes de listes qui porteront la campagne des européennes 2019. Tour d'horizon par formation politique :

Une liste des gilets jaunes pour les européennes ?

La création d'une liste de gilets jaunes pour l'élection du 26 mai est de plus en plus probable. Plusieurs personnalités médiatiques ont indiqué qu'elles comptaient structurer le mouvement pour le scrutin, comme notamment Francis Lalanne. Le chanteur ne compte toutefois pas briguer la tête de liste. Au sein des gilets jaunes, la participation aux européennes de 2019 fait encore débat, certains manifestants étant totalement opposés à entrer dans le jeu politique traditionnel.

L'élection européenne de La France Insoumise

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a désigné comme tête de liste Manon Aubry, jeune porte-parole de l'ONG Oxfam France. Ancienne membre du syndicat étudiant Unef, cette diplômée de Sciences-Po est devenue une spécialiste de la question de l'évasion fiscale. En deuxième position sur cette liste, on retrouve Manuel Bompard. Ont été désignés en 6e et 7e position, les anciens socialistes Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. 

Pour l'heure, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui est en première ligne dans ce début de campagne. C'est lui qui a mobilisé ses troupes mardi 30 octobre en meeting à Lille. Le leader de la France insoumise veut faire des élections européennes un référendum contre Emmanuel Macron. "Si vous ne voulez plus de ce monsieur qui recopie en France les directives de la Commission européenne, vous avez un bulletin de vote", avait-il défendu sur BFMTV, ajoutant, en référence à la démission de Charles de Gaulle en 1969 : "Autrefois, les présidents battus aux référendums s'en allaient. On peut imaginer qu'il comprendrait alors qu'il faut parti".

L'élection européenne du Parti communiste français

Pas d'alliance avec la France Insoumise. Le PCF a d'ores et déjà investi sa propre tête de liste, Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris. Les communistes n'excluent pas un rapprochement avec le parti de Benoît Hamon, des discussions devraient avoir lieu au mois de septembre. 

L'élection européenne du Parti socialiste

En pleine reconstruction, le PS compte sur l'élection européenne pour tourner la page du désastre de l'élection présidentielle. Pour remobiliser son électorat, le parti espérait convaincre Christiane Taubira de se porter tête de liste pour le scrutin, mais l'ancienne ministre de la Justice a décliné la proposition. Le temps presse et personne ne semble vraiment faire l'unanimité. Reste l'hypothèse Ségolène Royale, mais l'ancienne ministre, si elle accepte de se lancer dans cette campagne, ne sera pas candidate de l'appareil du PS...

L'élection européenne de EELV

Les écologistes font confiance à l'eurodéputé sortant et ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot. Ce dernier entend bien conduire son parti dans cette élection sans faire d'alliance avec la formation de Benoît Hamon, Génération.s. Au Journal du Dimanche, en août, Yannick Jadot a considéré que la campagne menée avec celui qui a finalement obtenu 6% des voix a été "un échec assez retentissant". Et d'ajouter : "Il n'est pas interdit d'apprendre de ses erreurs". Yannick Yadot semble convaincu qu'EELV a tout intérêt à se démarquer. "L'élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C'est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d'une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d'appareils et ses confusions", dit-il au JDD.

Fin 2018, Ségolène Royal avait proposé à Yannick Jadot d'être numéro 2 sur sa liste, proposant une ouverture et une alliance. Mais la tête de liste écologistes a décliné, considérant que la proposition de Ségolène Royal "ressemble un peu à un énième tour de passe-passe du PS pour se sauver la mise​​​​​", tout en listant plusieurs mesures prises par l'ex-ministre, selon lui à l'encontre des principes écologiques, comme l'abandon de l'écotaxe. Le 11 janvier, Ségolène Royal a annoncé qu'elle ne serait pas candidate aux élections européennes.

L'élection européenne chez Génération.s

Benoît Hamon a fait savoir qu'il serait bien candidat pour les élections européennes. L'ancien candidat socialiste, qui a quitté son parti à l'automne dernier pour créer sa propre formation, compte sur ce scrutin pour faire vivre médiatiquement son parti politique, mais il a indiqué au Monde qu'il comptait être le candidat d'une liste d'ouverture à gauche.

L'élection européenne de LREM

Alors que les sondages laissent envisager au parti de Christophe Castaner une victoire à l'élection européenne, la question de l'incarnation de la campagne est encore plus sensible. LREM souhaite renouveler la performance des législatives de juin 2017, en misant sur de nombreuses candidatures issues de la société civile, d'autant que des personnalités publiques pourraient être intéressées.

L'élection européenne de Les Républicains

Laurent Wauquiez ira-t-il au charbon ? Si quelques cadres l'y incitent - Nicolas Sarkozy notamment -, le patron de LR ne compterait pas se constituer tête de liste pour l'élection européenne du 26 mai 2019. Pour l'heure, trois personnalités de la droite ont manifesté leur envie de porter la liste LR : Nadine Morano, Rachida Dati et Brice Hortefeux. Trois sarkozystes historiques. Mais Laurent Wauquiez aurait jeté son dévolu sur François-Xavier Bellamy pour porter la liste de son parti. Rien n'est tranché, mais ce jeune adjoint au maire de Versailles fait partie des favoris, d'autant que Valérie Pécresse et Bruno Retailleau soutiennent ce choix.

L'élection européenne de Jean Lassalle

Le député des Pyrénées-Atlantiques sera tête de liste pour le scrutin de mai 2019 de son mouvement "Résistons". "La situation du pays est telle qu'il faut donner des perspectives autres que celles que nous avons, nous vivons dans l'étau d'un capitalisme féroce", a-t-il déclaré à l'AFP pour justfuer sa candidature, disant vouloir être "la voix des sans voix".

L'élection européenne du Rassemblement national (RN, ex-FN)

Le RN (ex-FN) et Debout la France ne feront pas liste commune pour les élections européennes. Pourtant, en mai 2018, Marine Le Pen avait fait un grand pas vers son allié du second tour de la présidentielle, prenant la plume pour rédiger une lettre ouverte adressée directement à Nicolas Dupont-Aignan. Elle lui proposait un rapprochement pour le scrutin de 2019, mais sans lui proposer la tête d'une liste commune. Elle lui demandait simplement une "présence symbolique", avec elle, "aux dernières places de cette liste". Le leader de Debout la France a répondu par la négative.

Louis Aliot, vice-président du RN, a été un temps candidat à l'investiture de la tête de liste, mais s'est finalement désisté. Jean-Marie Le Pen, lui, aimerait voir un cadre historique de l'extrême droite prendre en main la tête de liste. Dans son "journal de bord", rendez-vous hebdomadaire qu'il donne sur son site Internet, Jean-Marie Le Pen parlait mi-octobre ouvertement du scrutin et donne son sentiment sur le meilleur candidat : "Bruno Gollnisch me paraît être l'homme le plus qualifié pour tenir la tête de cette liste ", dit-il, avant d'ajouter : "J'accepterai moi-même d'y figurer".

L'élection européenne de DLF

Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la France, a officialisé sa candidature aux élections européennes le 23 septembre, lors du congrès de son parti, au Cirque d'hiver. Il appelle à une nouvelle union de la droite : "Notre liste est l'occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d'où qu'ils viennent", a-t-il lancé devant ses partisans, osant même cet appel aux leaders de LR et de RN, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen : "Vous n'êtes pas candidats [...]. Soutenez notre liste d'union, la seule qui mettra une bonne droite à Macron".

Qui vote à l'élection européenne ?

Tous les citoyens européens peuvent voter pour les élections européennes. En France, pour participer au scrutin, il faut avoir au moins 18 ans, résider sur le territoire français être ressortissant d'un pays membre de l'Union européenne et ne pas être privé par la loi de ses droits civils et politiques. Les étrangers peuvent donc bien voter à cette élection et choisir parmi des listes présentées en France, à condition d'être bien inscrit sur les listes électorales.

Résultat de l'élection européenne

Actuellement, la répartition des sièges, issue du résultat des européennes en 2014, est la suivante : 20 élus Les Républicains et assimilés ; 17 élus Front national et assimilés ; 13 élus socialistes et assimilés ; 7 élus centristes ; 6 élus EELV ; 4 élus France insoumise et PCF ; 3 élus Les Patriotes et 4 non inscrits.

Les résultats de l'élection européenne 2019 seront mis en ligne sur le site de Linternaute.com le soir du scrutin. Ils seront très facilement consultables gratuitement, ville par ville, grâce au moteur de recherche ci-dessous. Comme pour chaque élection, la rédaction sera mobilisée pour donner à ses lecteurs les résultats et les dernières actualités en direct.

Article le plus lu - Gilets jaunes : les policiers rappelés à l'ordre › Voir les actualités

Elections européennes 2019 : le dernier sondage, la date, les actualités
Elections européennes 2019 : le dernier sondage, la date, les actualités

Sommaire Européennes : dernières actus Date des élections européennes Elections européennes : mode de scrutin Election européenne en France Sondages sur l'élection européenne Qui vote à l'élection européenne ? Résultat...

Annonces Google