Jean-Marie Le Pen : la mort ? "Le Menhir" ne la craint pas

Jean-Marie Le Pen : la mort ? "Le Menhir" ne la craint pas LE PEN - Après deux hospitalisations en avril puis en juin, Jean-Marie Le Pen s'est confié au Figaro. A 90 ans, même écarté de la vie politique, il estime que "quand on aime, on a toujours 20 ans" et ne craint pas la mort.

[Mis à jour le 18 juillet 2018 à 11h46] De plus en plus rares, les confidences de Jean-Marie Le Pen sont forcément encore un peu plus écoutées qu'auparavant. En cette mi-juillet, moins d'un mois après son hospitalisation inquiétante suite à un "état de fatigue générale", "le Menhir" va mieux. "Il me tardait de quitter cet hôpital. Je voulais en partir le plus vite possible", dit-il, alors qu'il avait également fait un séjour à l'hôpital en avril 2018 à cause d'une grippe.

Au Figaro, ses proches s'accordent à dire que le quintuple candidat à l'élection présidentielle a fait le deuil de son rôle d'acteur de la vie politique. "Tant qu'il lui restera un souffle, il dira ce qu'il pense et continuera d'être un esprit libre. Mais l'aspect politicien, c'est du passé", admet Carl Lang, son ancien bras droit. Une "mort politique" que Jean-Marie Le Pen a du mal à concéder, lui que la mort, la vraie, n'effraie pas apparemment.

Loin de penser à la mort, Le Pen a des projets

"Je n'ai que 90 ans. La question importe peu pour ces choses-là. Quand on aime, on a toujours 20 ans. Je n'ai d'ailleurs jamais pensé à mon âge jusqu'à mes 90 ans", lâche-t-il. Et d'ajouter, convaincu : "Je ne me sens pas différent sur le plan de la pensée, de la connaissance, peut-être même de la capacité d'expression, que les années précédentes". D'ailleurs, Jean-Marie Le Pen ne compte pas rester inactif ces prochains mois. Le second tome de ses mémoires est attendu après le succès du premier et il assure que l'ouvrage sera disponible dès le début de l'année 2019.

Mais ce n'est pas tout. Le fondateur du Front national devrait assurer la création d'une fondation, regroupant les archives de son parti. "Une sorte d'INA des nationalistes", explique Lorrain de Saint-Affrique, toujours au Figaro. "C'est une œuvre immense, la somme des discours prononcés à l'Assemblée nationale, au Parlement européen, les débats, sans compter le fonds audiovisuel", complète Bruno Gollnisch, l'un des plus fidèles soldats de Jean-Marie Le Pen. Une idée approuvée par Marine Le Pen, avec qui les relations se sont apaisées. La présidente du Rassemblement national, le nouveau nom du parti historique, avait rendu visite à son père à l'hôpital. "Une visite affectueuse et affective", avait précisé à l'époque Lorrain de Saint-Affrique.

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