Affaire Benalla : et maintenant, un conflit entre le Sénat et le gouvernement

Affaire Benalla : et maintenant, un conflit entre le Sénat et le gouvernement BENALLA - Dans les rebondissements en pagaille de l'affaire Benalla, on apprend ce jeudi que la décision du Sénat de saisir la justice après les auditions de l'ancien employé de l'Elysée fait grincer des dents au gouvernement.

[Mis à jour le 21 mars 2019 à 16h58] En deux jours, l'affaire Benalla aura connu moult rebondissements, au sein même des différents volets de cette saga médiatico-judiciaire qui n'en finit plus depuis l'été 2018. Dernier épisode en date, la saisine de la justice par le Sénat, qui estime qu'Alexandre Benalla doit répondre d'éventuels faux témoignages lors de son audition devant la commission sénatoriale en septembre dernier. Des auditions "susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage", ont estimé les locataires de la chambre haute du Parlement.

Une décision ouvertement critiquée par le gouvernement, non pas par la parole, mais par des geste symboliques, notamment d'Edouard Philippe. Le Premier ministre a décidé de boycotter la séance de questions au gouvernement prévue ce jeudi après-midi, en signe de contestation. De son côté, Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, dans la même idée, ne se rendra pas à une réunion commune à son homologue du Sénat, Gérard Larcher, fixée ce vendredi.

Alexandre Benalla de nouveau mis en examen

Et comme si ces démarches n'étaient pas assez claires, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, en a rajouté une couche devant les journalistes ce jeudi en condamnant, de la part des sénateurs, un acte "politiquement bas et moralement très grave", fustigeant "un tribunal politique". Tout ceci intervient au lendemain du passage d'Alexandre Benalla devant les juges du tribunal de grande instance de Paris.

L'audition de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron a abouti à une nouvelle mise en examen pour lui, cette fois en lien avec les événements du 1er mai dernier à Paris. Plus précisément et selon Le Parisien, les juges ont retenu les chefs d'"immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et de "violences volontaires en réunion sans incapacité", en rapport avec l'intervention de Benalla au jardin des Plantes, peu de temps après celle de la place de la Contrescarpe.

Cela fait donc suite à son intervention musclée sur deux manifestants dans le parc parisien et qui avait été filmée. Par ailleurs, Alexandre Benalla a également été mis en examen pour "port et détention non autorisés d'armes de catégorie B", cette fois pour un selfie de lui, arme à la main, dans un restaurant de Poitiers en avril 2017. Interrogé sur ce fait précis le 29 novembre dernier, il avait prétendu qu'il s'agissait d'un "pistolet à eau".

Article le plus lu - Michael Jackson : les révélations de Leaving Neverland › Voir les actualités

Affaire Benalla : et maintenant, un conflit entre le Sénat et le gouvernement
Affaire Benalla : et maintenant, un conflit entre le Sénat et le gouvernement

[Mis à jour le 21 mars 2019 à 16h58]  En deux jours, l'affaire Benalla aura connu moult rebondissements, au sein même des différents volets de cette saga médiatico-judiciaire qui n'en finit plus depuis l'été 2018. Dernier épisode en date,...