Elections municipales 2020 : date, candidats et principales actus de campagne

Elections municipales 2020 : date, candidats et principales actus de campagne MUNICIPALES - Dans quelques mois, les conseils municipaux sont renouvelés. Informations pratiques, dates, mais aussi derniers faits de campagne dans les principaux points chauds... Voici le point complet des élections municipales 2020.

  • Les dates des élections municipales ont été fixée aux 15 et 22 mars 2020, dans les 36 000 communes de France, avec des modes de scrutin qui varient en fonction de la taille des villes.
  • Pour tous les partis politiques, ces municipales 2020 ont valeur de test : LREM affronte son premier scrutin local ; le PS et LR veulent montrer qu'ils disposent encore d'un maillage d'élus locaux important ; LFI ne présentera pas de liste autonome ; le RN ne devrait s'imposer que dans une poignée de villes ; EELV veut créer la surprise et s'imposer comme indispensable aux futures majorités.
  • Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux... Les points chaud sont nombreux, les municipales 2020 sont assez incertaines dans de nombreuses villes de France. Suivez les dernières infos importantes dans notre fil et les infos pratiques via le sommaire.

L'ACTU des municipales : dernières infos

L'ancien maire de Toulouse Pierre Cohen est candidat aux municipales 2020

L'actualité des municipales du 8 novembre - Pierre Cohen a été maire PS à Toulouse de 2008 à 2014. Aujourd'hui, il fait partie du mouvement Génération.s créé par Benoît Hamon, et travaillait depuis des mois à unir la gauche pour ces municipales. A l'issue d'un sondage de l'IFOP sur la popularité des personnalités politiques de gauche à Toulouse et leur capacité à rassembler, Pierre Cohen a décidé de se présenter comme tête de liste aux élections : il est arrivé en tête de ce sondage avec 69%. Il a donc décidé de se lancer dans la course aux municipales pour battre son concurrent des présentes élections, Jean-Luc Moudenc, le maire sortant LR. A la question : "dans l'hypothèse où une liste de rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes se présentait aux élections municipales, parmi les personnalités suivantes, qui préféreriez vous comme tête de liste pour battre la droite de Jean-Luc Moudenc ?",  les Toulousains sont 34% à répondre Pierre Cohen, 21% pour la vice-présidente de la région Nadia Pellefigue, 5% pour le conseiller municipal écologiste Antoine Maurice, et 37%  aucun des trois.

Rachida Dati, investie par LR, est la candidate de la droite pour les municipales à Paris

L'actualité des municipales du 7 novembre - Le parti Les Républicains a investi officiellement Rachida Dati pour les élections municipales à Paris. La maire du VIIe, qui s'est réjouie de cette décision, a affichée sa détermination à "réconcilier les Parisiens avec Paris, après 12 années de mandature socialiste". L'ancienne ministre de la Justice a d'ores et déjà fait savoir qu'elle comptait mettre en place "une police municipale armée affectée en priorité à la lutte contre la délinquance du quotidien", et axer sa campagne sur "la sécurité, la propreté, l'écologie et la famille". Plus d'infos sur les municipales à Paris.

A Metz, le sénateur Les Républicains François Grosdidier en tête, selon un sondage

L'actualité des municipales du 6 novembre - Opinion Way a réalisé une enquête, commandée par le candidat Jérémy Aldrin sur l'élection municipale à Metz. Le sondage donne le sénateur LR François Grosdidier en tête des intentions de vote (entre 25 et 26% des suffrages), devant la RN Françoise Grolet (entre 18 et 19%), le candidat d'EELV et du PCF Xavier Bouvet (entre 16 et 19%), le LREM Richard Lioger (entre 10 et 11%), la dissidente Béatrice Agamennone est donnée à 8% des voix, le Parti socialiste est crédité de 10% des suffrages, la France Insoumise est donnée à 4%.

Le maire de Brest, mis en examen, maintient sa candidature

L'actualité des municipales du 5 novembre - François Cuillandre brigue un nouveau mandat. Le maire socialiste sortant de Brest, aux commandes de la ville depuis 2001, a fait savoir dans une interview au Télégramme qu'à l'issue d'une "longue réflexion personnelle, familiale et collective", il se représentait pour un nouveau mandat. Le 17 octobre, François Cuillandre a été mis en examen, dans le cadre de l'enquête sur le versement d'indemnités d'élus de la majorité municipales. L'édile a rappelé qu'une mise en examen "ne signifiait pas une condamnation", et assuré qu"aucun habitant de Brest n'avait été "lésé", alors que des soupçons de détournements de fonds publics pèsent sur sa candidature.

Robert Herrmann ne sera finalement pas candidat aux municipales à Strasbourg

L'actualité des municipales du 4 novembre - Le président de l'Eurométropole de Strasbourg, Robert Herrmann, renonce à se présenter aux municipales 2020. Contacté par France 3, il a indiqué qu'il avait des désaccords trop importants avec les acteurs de la gauche à Starsbourg et qu'il préférait ne pas participer au scrutin. "Il existait un bel espace au centre, droit et gauche", a-t-il estimé, regrettant que le PS reste, selon lui "dans son tropisme", en privilégiant des discussions avec le PCF.

A Marseille, un gendarme face à Ravier dans le 7e secteur

L'actualité des municipales du 2 novembre - David Galtier, 61 ans, a été présenté par Martine Vassal comme sa tête de liste dans le 7e arrondissement de Marseille. Ce néophyte en politique a commandé la gendarmerie en zone de défense et de sécurité Sud entre 2013 et 2017. Il a notamment participé à l'opération logistique suite à l'attentat islamiste de Nice, le 14 juillet 2016. Il a été choisi pour faire face au sénateur Stéphane Ravier, dans son secteur. Rappelons que Martine Vassal n'a pas d'investiture LR, cette dernière devrait 

Un sondage donne Gérard Collomb en tête du premier tour à Lyon

L'actualité des municipales du 31 octobre - A Lyon, l'enjeu est à l'échelle de la métropole et non pas de la mairie. Et il semblerait que Gérard Collomb, investi officiellement par LREM pour cette candidature, soit le grand favori. Un sondage Opinion Way, réalisé du 15 au 19 octobre pour Lyon Mag et Jazz Radio, donne les estimations suivantes : Gérard Collomb 30% ; EELV 21% ; François-Noël Buffet (LR) 18% ; Andrea Kotarac (RN) 12% et David Kimelfeld 11%. Ce dernier, actuel président de la métropole, faisait figure de grand rival à Gérard Collomb et lui contestait l'investiture de la majorité.

La France Insoumise présente ses premiers candidats

L'actualité des municipales du 30 octobre - Le parti de Jean-Luc Mélenchon souhaite des listes ouvertes, avec d'autres collectifs politiques, mais présente d'ores et déjà des lignes non négociables. Une liste de premiers candidats qui porteront la campagne dans les principales communes de France a été publiée. On retrouve investie par LFI : la liste "Décidons nous-mêmes" de Danielle Simonnet à Paris ; Nathalie Perrin-Gilbert à Lyon ; Sophie Camard est soutenue à Marseille dans le cadre de l'union du "Printemps marseillais", avec une partie du PS, le PCF, Génération-s ; à Grenoble, LFI soutiendra le maire sortant Eric Piolle ; à Nantes, LFI sera associé à un collectif de gauche et ne revendiquera pas la tête de liste. En savoir plus sur le site du parti.

A Toulouse, Jean-Luc Moudenc est soutenu officiellement par LREM

L'actualité des municipales du 29 octobre - A Toulouse, le parti d'Emmanuel Macron a donc finalement opté pour un soutien au maire sortant. La direction avait pourtant solennellement fait savoir, en avril dernier, que tout candidat de droite qui soutiendrait le candidat LR aux européennes ne pourrait pas recevoir l'appui de la majorité. Jean-Luc Moudenc a bien appelé à voter pour François-Xavier Bellamy, mais qu'importe... L'actuel maire de Toulouse, élu avec l'étiquette UMP en 2014, est toujours encarté à LR et se dit proche d'Edouard Philippe. Il devrait être à la tête d'une liste composée de candidats issus de LREM et de LR. "Nous montrons que nous sommes capables de dépasser les clivages politiques nationaux pour converger dans l'intérêt de la communauté, chacun garde son appartenance mais un effort est fait pour dépasser les différences et se mettre d'accord sur un projet d'intérêt général", s'est justifié Jean-Luc Moudenc auprès de l'AFP. Christian Jacob appréciera.

A Marseille, Martine Vassal candidate même sans investiture LR

L'actualité des municipales du 28 octobre - La présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône veut devenir maire de Marseille, elle se dit prête à renoncer à son mandat des Bouches-du-Rhône. "On me reproche de tout vouloir, mais je l'ai toujours dit : je lâcherai le Conseil départemental si je suis maire", assure-t-elle à France Bleu. Et d'indiquer à la radio qu'elle a l'intention de dépasser les logiques d'appareil pour les municipales, c'est-à-dire se passer d'investiture si besoin. "Je ne suis pas sur une problématique de parti, je suis sur une problématique de projet. Les Marseillais ne veulent pas un parti politique. Aujourd'hui Métropole et Ville sont liées. Il est indispensable d'être sur les deux", dit-elle.

Pas de "listes insoumises" aux élections municipales 2020

L'actualité des municipales du 24 octobre - Jean-Luc Mélenchon, invité de BFMTV, a fait le point sur les candidatures de son parti pour les élections municipales 2020. Il a fait savoir que la FLI allait faire des accords pour mener campagne. "On ne fera pas de liste insoumise. Il faut être dans les listes. Nous seront présents dans 90% des communes au-delà de 20 000 habitants. [...] On sera dans des listes, avec des collectifs. Il y a aura bien des têtes de listes insoumises, mais il n'y aura pas une liste avec le drapeau 'Moi je suis insoumis', non, on ne fera pas ça"; a-t-il clarifié.

Le gouvernement s'exprime sur les listes communautaires aux municipales

L'actualité des municipales du 23 octobre - Existe-t-il des listes communautaires en France ? Le ministre de l'Intérieur a assuré en début de mois que "personne ne se revendique ainsi", alors que plusieurs responsables politiques pointent les velléités politiques de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF) pour les municipales 2020. Le sénateur Bruno Retailleau va même déposer une proposition de loi visant à interdire ces "listes communautaristes" aux élections. "Ce n'est pas au gouvernement de décider qui a le droit de se présenter ou non", a jugé Matignon hier, ajoutant : "Est-ce que pour autant on ne peut rien faire ? Non. On peut aller au combat en dénonçant le fait même que se montent de telles listes communautaires . On ne va pas s'endormir en regardant ailleurs". Rappelons que l'UDMF se revendique "comme un mouvement non confessionnel, laïc et profondément républicain". Nagib Azergui, le fondateur du mouvement compare son initiative politique à celle de l'Union Chrétienne Démocrate en Allemagne ou à celle du Parti chrétien-démocrate en France.

A Nice, un sondage donne Estrosi loin devant ses concurrents

L'actualité des municipales du 17 octobre - Ipsos Sopra-Steria a effectué un sondage pour France Bleu, franceinfo et Nice Matin, publié ce jeudi. Christian Estrosi est crédité de 38% des intentions de vote au premier tour, même sans l'investiture de son parti. L'enquête teste l'hypothèse d'une candidature LR d'Eric Ciotti, qui ne recueillerait que 24% des voix, devant une liste de la gauche rassemblée (PS, EELV, PC et PRG) donnée à 17%. La liste RN de Philippe Vardon n'est créditée que de 14% des intentions de vote. Le candidat Cédric Roussel ne recueillerait que 2% des voix, 4% s'il est officiellement investi par LREM. Dans l'hypothèse où Eric Ciotti ne serait pas candidat, alors Christian Estrosi est crédité de 51% des voix, ce qui lui confierait un nouveau mandat dès le 15 mars 2020.

Gérard Collomb investi par LREM pour la Métropole de Lyon

L'actualité des municipales du 15 octobre - C'est par un communiqué officiel que le parti de la majorité rend public son soutien à l'actuel maire de Lyon. LREM donne donc l'investiture à Gérard Collomb pour la candidature à la Métropole, le mandat que brigue ce dernier, préférant gérer l'agglomération que la commune lyonnaise. LREM a justifié sa décision en invoquant la "fidélité à l'un des premiers soutiens du président de la République" et la "cohérence" d'un "grand élu local qui a porté personnellement la création de la Métropole de Lyon". David Kimelfeld, qui occupe actuellement le poste et qui appartient au même parti, a déjà fait savoir qu'il comptait se présenter à sa réélection malgré l'investiture accordée à Gérard Collomb.

Un sondage sur les élections municipales à Bordeaux

L'actualité des municipales du 9 octobre - Elabe a effectué un sondage pour La Tribune, donnant le maire sortant en tête des intentions de vote au premier tour, dans les deux hypothèses testées. La liste écologiste est créditée de 24,5% des voix et de 30,5% si EELV s'associe au Parti socialiste. Le candidat investi par LREM ne semble pas en mesure de s'imposer dans ce scrutin : Thomas Cazenave est en effet crédité d'entre seulement 11,5 à 13% des voix.

Alexandre Benalla candidat aux municipales à Saint-Denis ?

L'actualité des municipales du 2 octobre - L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron envisagerait de se présenter à Saint-Denis pour les municipales de mars 2020, selon le journal L'Opinion, qui assure qu'il "rencontre un vrai succès lorsqu'il se rend à Aulnay, La Courneuve ou Saint-Denis". "Les jeunes de la troisième ou de la quatrième génération sont libéraux-sociaux : ils veulent s'en sortir, gagner de l'argent et, en même temps, ils ont la fibre sociale, car ils ont conscience que leurs parents et grands-parents ont bénéficié des aides qui leur permettent aujourd'hui d'entreprendre et de commencer à s'émanciper. Et paradoxalement, ils sont très à cheval sur les valeurs familiales, les figures paternelle et maternelle sont très importantes, l'ordre et l'autorité aussi", analyse l'intéressé auprès du journal.

En savoir plus

La campagne des élections municipales, comme celle de l'élection présidentielle, est toujours très suivie des Français, qui sont d'ailleurs peu à s'abstenir lorsqu'il faut élire leur maire. Les études montrent que les préoccupations locales sont fortes, mais l'enjeu des municipales dépasse les perspectives locales. Ces élections vont marquer un virage sans doute difficile à négocier pour la majorité et constituent un test pour les partis d'opposition, qui compteront leurs points dans le nouveau paysage politique une fois les nouveaux maires à leur poste. Certes, l'élection européenne, en 2019, a déjà dégagé de nouveaux rapports de force, avec la poussée du RN et la performance des écologistes, mais le résultat des municipales ouvrira une toute autre séquence pour Emmanuel Macron.

Il s'ébruite ça et là, en effet, que le président de la République pourrait engager une nouvelle phase de son quinquennat après les élection municipales, se donnant un nouvel élan et proposant de nouveaux objectifs aux Français, dans le but de préparer sa réélection. Le Parisien, qui s'appuie sur les confessions de proches d'Emmanuel Macron, émettait il y a quelques semaines l'hypothèse d'un remaniement et d'un changement de Premier ministre en milieu d'année 2020.

Date des élections municipales

Le mandat de maire et de conseiller municipal dure 6 ans. Les dernières élections municipales ont eu lieu les 23 et 30 mars 2014, les prochaines auront lieu les 15 et 22 mars 2020. Les dates précises ont été communiquées, après décision officielle en Conseil des ministres, au mois de juillet.

Elections municipales

Lors du scrutin des municipales, les habitants d'une commune élisent pour un mandat de 6 ans les membres du conseil municipal, qui désignent alors le maire de la commune. Lors de la campagne, les citoyens savent qui porte les listes présentées et donc quel candidat au sein de celles-ci ambitionne d'être maire. Depuis les élections municipales de 2014, le mode de scrutin est "proportionnel avec prime majoritaire" pour les communes de plus de 1000 habitants. Les candidats de chaque formation se présentent en listes complètes, que les votants ne peuvent pas modifier. Les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages peuvent se maintenir au second tour. Avec 5 % des voix, les candidats d'une liste peuvent fusionner avec une autre liste. Pour les commune de moins de 1000 habitants, le scrutin est "majoritaire plurinominal" avec panachage : les citoyens peuvent voter pour des candidats de listes différentes.

Le nombre de candidats élus au conseil municipal varie en fonction du nombre d'habitants. A titre indicatif, un conseil municipal d'une ville comportant entre 5 000 et 10 000 habitants est composé de 29 élus ; ils sont 43 dans une ville ayant entre 40 000 et 50 000 habitants ou encore 69 pour une ville de plus de 300 000 habitants. Il y a 73 conseillers municipaux à Lyon, 101 à Marseille et 163 à Paris. 

Municipales 2020

Le parti de la majorité actuelle, La République en Marche, n'existait pas lors des précédentes élections municipales. Pour le chef de l'Etat, pour le gouvernement et pour cette toute jeune formation politique, ces premières élections locales constituent un test. Lors des municipales 2020, La République en Marche est-elle capable de s'implanter dans les conseils municipaux, de prendre des villes importantes, d'instaurer dans les territoires un nouveau rapport de force avec les partis traditionnels ?

A Lyon, ville dans laquelle le macronisme s'est déployé avant et plus rapidement que partout ailleurs, Gérard Collomb pourrait être réélu avec l'étiquette LREM. A Paris, tout semble ouvert : une victoire du parti d'Emmanuel Macron apparaîtrait comme une victoire politique majeure pour la majorité, mais le candidat de la majorité doit composer avec une dissidence. Les observateurs ont aussi, dès à présent, les yeux rivés vers d'autres points chauds : Lille, Nantes, Rennes, Nice, Toulouse, Rouen et Strasbourg, villes dans lesquelles les ambitions de LREM sont déjà manifestes. Dans toutes les communes, les enjeux s'articuleront, entre autre, autour des listes menées par LREM et des alliances qui pourraient se former pour faire basculer les scrutins.

Qui vote aux élections municipales ?

Le scrutin des municipales figure historiquement parmi ceux qui enregistrent la plus forte participation. Pour voter il faut avoir 18 ans, être inscrit sur les listes électorales, être en possession de ses droits civils et politiques. Il faut posséder la nationalité française ou bien celle d'un pays membre de l'Union européenne.

Qui est candidat aux municipales à Paris ?

Il est probable qu'Anne Hidalgo défende son bilan et se représente dans ces élections municipales à Paris, pour un second mandat dans la capitale. Face à elle, LREM a investi officiellement Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement. Mais Cédric Villani, député LREM de l'Essonne, est également candidat dissident. L'UDI a choisi de s'allier à Benjamin Griveaux. A droite, c'est Rachida Dati qui pourrait s'imposer comme candidate. EELV a choisi David Belliard, président du groupe écologiste au Conseil de Paris. La France Insoumise peut compter sur Danielle Simonnet pour porter ses couleurs. Le Rassemblement national a choisi de soutenir la liste conduite par Serge Federbusch, mais rien n'est vraiment arrêté. L'ancien conseiller com' de François Hollande, Gaspard Gantzer, brigue aussi la mairie de Paris. Enfin, le forain Marcel Campion compte aussi présenter une liste. Plus d'informations sur les municipales à Paris.

Qui est candidat aux municipales à Marseille ?

"Je ne serai pas candidat à un poste éligible. Si je peux rendre service, je verrai ce que je ferai, mais je ne suis plus candidat pour entrer au conseil municipal et à la métropole", a fait savoir le maire-sortant Jean-Claude Gaudin sur France Bleu Provence en juin 2019, ajoutant : "Ce que je souhaite, c'est que le parti Les Républicains ne se déchire pas. Il s'est déjà déchiré au niveau national, ce qui affaiblit notre formation politique. Je souhaite aussi, tant que je le peux, jouer le rôle de rassembleur". Martine Vassal, qui devrait officialiser sous peu sa candidature aux municipales, a clairement indiqué qu'elle était favorable à un rapprochement de la droite avec LREM.

Il est assez peu probable que Jean-Luc Mélenchon, député La France Insoumise de la ville, se lance dans la course. A gauche, la sénatrice Samia Ghali pourrait se porter candidate. Stéphane Ravier, sénateur du Rassemblement national, a quant à lui lancé sa campagne il y a des mois, sans attendre les investitures officielles du parti de Marine Le Pen. Plus d'informations sur les élections municipales à Marseille.

Qui est candidat aux municipales à Lyon ?

Dans la capitale des Gaules, la candidature de Gérard Collomb, officialisée dans L'Express mi-septembre, n'a surpris personne. L'ancien ministre de l'Intérieur, qui avait dû abandonner ses fonctions locales en intégrant le gouvernement, a quitté l'exécutif national avec fracas fin septembre 2018, pour reprendre les commandes de la municipalité et faire campagne, dans le but d'entamer un nouveau mandat. Il n'est pas certain qu'il fasse campagne sous l'étiquette LREM. Le maire Lyon compterait aussi récupérer la métropole, mais doit faire face aux velléités de David Kimelfeld. Auprès du Figaro, l'ancien bras droit de Gérard Collomb à Lyon, propulsé président de la métropole de Lyon lorsque le maire a été nommé ministre de l'Intérieur, a indiqué qu'il comptait conserver son poste.

La socialiste Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement et ancienne proche de Gérard Collomb, a annoncé début septembre 2019 qu'elle briguait l'Hôtel de Ville. Elle entend porter une candidature alliant plusieurs forces de gauche. Les écologistes de EELV comptent présenter une candidature autonome mais n'ont pas encore désigné officiellement de candidat. A droite, Etienne Blanc est candidat de LR, il a enregistré le ralliement de Pascal Blache en avril 2019. Plus d'informations sur les élections municipales à Lyon.

Sondages sur les élections municipales

Début juillet 2018, Harris Interactive a réalisé un sondage pour La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale pour prendre le pouls de l'opinion publique sur les prochaines élections municipales. S'il faut prendre cette enquête avec beaucoup de précautions - compte tenu de la date lointaine du scrutin et de l'agglomération des intentions de vote à l'échelle nationale -, les premières indications sont éclairantes. Ont été interrogées 1674 personnes vivant dans des communes de plus 10 000 habitants. Arrivent en tête des intentions de vote : LREM-Modem (27%), le PS-EELV (19%) puis LR (18%). Viennent ensuite, dans l'ordre : le RN (13%), la France Insoumise-PCF (9%), l'UDI (5%), Debout la France (5%).

A Paris, selon un sondage Ipsos effectué pour pour Le Figaro et LCI en septembre 2019, Anne Hidalgo fait la course en tête au premier tour (24%), devant Benjamain Griveaux (19%) et Cédric Villani (15%). Suivent dans les intentions de vote Rachida Dati (13%) et l'écologiste Belliard (11%).

A Marseille, selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et La Tribune, publié le 27 septembre, Les Républicains et le Rassemblement national seraient en tête lors des élections municipales de mars 2020, et ce, quelque-soit le candidat des Républicains. En effet, la droite a deux candidats potentiels : Martine Vassal et Bruno Gilles. La République en marche, elle, est loin derrière. Ses deux candidats potentiels sont très peu connus : le député Saïd Ahamada et l'universitaire et médecin Yvon Berland.  Quant à la gauche, elle est fragmentée. La liste écologiste de la conseillère départementale Michèle Rubirola récolte entre 14 et 17,5% des intentions de vote.

A Lyon, selon un sondage Opinion Way effectué pour Lyon Mag et Jazz Radio à la mi-octobre, Gérard Collomb est donné nettement en tête du premier tour des élections métropolitaines, avec 30% des intentions de vote, devant EELV (21%), LR (18%), le FN (12%), et David Kimelfeld, actuel président de la métropole, crédité de 11 % des voix.

Résultat des municipales

Comment sont répartis les sièges au conseil municipal ? Tout dépend des résultats des élections. Dans les communes de plus de 1000 habitants, on attribue dans un premier temps à la liste arrivé en tête un nombre de sièges égal à la moitié du nombre de sièges à pourvoir. Ensuite, les autres sièges du conseil municipal sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne. Les listes n'ayant pas obtenu 5% des voix ne sont pas prises en compte dans la répartition des sièges.

Dans les communes de moins de 1000 habitants, les voix sont décomptées individuellement par candidat, quelques soient les listes. Un candidat peut être élu au premier tour de l'élection municipale, s'il recueille la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal au quart de celui des électeurs inscrits. Au second, la majorité relative suffit pour remporter l'élection.

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