Crise des gilets jaunes : des manifs ce samedi ? L'acte 10 se prépare

Crise des gilets jaunes : des manifs ce samedi ? L'acte 10 se prépare GILETS JAUNES - Comment va s'organiser l'acte 10 du mouvement samedi 19 janvier ? De nombreux appels à manifester partout en France lancés sur les réseaux sociaux laissent présager d'une forte mobilisation des gilets jaunes.

L'essentiel

  • Samedi 19 janvier, pour l'acte 10 des gilets jaunes, une forte mobilisation est attendue. Ce jeudi, de nombreux appels ont été lancés sur les réseaux sociaux partout en France. Certaines manifestations ont déjà été déclarées en préfecture, comme à Paris et à Lille. Dans la capitale, le parcours devrait être différent des précédentes mobilisations, avec une marche entre la gare Montparnasse et les Invalides, relayée par Éric Drouet. De nombreux gilets jaunes devraient se rendre à Paris, malgré le grand débat national. Un groupe Facebook annonce ainsi « un million de gilets jaunes » dans la capitale. Certains manifestants désirent profiter de cet acte 10 pour rendre hommage aux personnes blessées depuis le début du mouvement, dans les manifestations ou aux abords des ronds-points. 
  • À Toulouse, Maxime Nicoll a appelé de nouveau à manifester, tout comme à Marseille, Caen, Lyon, Rouen ou encore Strasbourg. À Rennes, les forces de l'ordre devraient être fortement mobilisées et à Angers la préfecture a prévu d'interdire l'accès au centre-ville. À Bordeaux, certains commerçants craignent de nouveaux débordements pour samedi. L’acte 10 du mouvement se prépare également dans un contexte où des violences policières ont été dénoncées. De nouvelles villes prévoient, elles, de se joindre pour la première fois aux manifestations des gilets jaunes, comme Saint-Jean-de-Luz. Reste à savoir comment ces rassemblements s'organiseront alors que le grand débat national est lancé. 

Les infos en direct

23:46 - Des opérations surnombre pour samedi ?

[FIN DU DIRECT] Sur Facebook, des gilets jaunes essayent de varier les stratégies pour l'acte 10 du mouvement samedi 19 janvier. Ainsi, rapporte Le Figaro, des opérations "surnombre" émergent. "Le principe? Venez tous avec au moins deux amis qui ne sont encore jamais venus. Faites preuve de persuasion, dites-leur que ça se passe bien, qu'il faut qu'ils viennent voir ça de leurs propres yeux", détaille un organisateur. 

23:29 - Marine Le Pen condamne les violences contre les journalistes

Marine Le Pen a condamné ce jeudi, lors de ses voeux à la presse, les violences et les agressions contre les journalistes lors des manifestations des gilets jaunes. Elle a néanmoins précisé que "les critiques" contre les médias "sont légitimes et même nécessaires". La présidente du Rassemblement national a renouvelé le soutien de son parti au mouvement "populaire sans leader, à l'encontre duquel le pouvoir a choisi la diabolisation, la répression et la persécution, a pu engendrer des débordements". Son parti partage notamment dans la lutte contre la politique fiscale et sociale du gouvernement. 

23:00 - Les commerçants de Bordeaux alertent sur les violences

Avec l'acte 10 à l'horizon samedi 19 janvier, les commerçants du cours Pasteur de Bordeaux craignent de nouvelles violences. Un pharmacien a confié à 20 Minutes son ras-le-bol face aux manifestations chaque samedi. "Les gens partent un peu partout, dans les ruelles adjacentes, et les flics en coursent certains. C’est du grand n’importe quoi", confie-t-il. Selon les commerçants, les clients n'osent plus venir, ils demandent à ce que les violences s'arrêtent. 

22:40 - Des gilets jaunes raccrochent

Après avoir subi des attaques sur les réseaux sociaux, certains leaders du mouvement des gilets jaunes ont décidé de claquer la porte, rapporte le Huffington Post.  "Heureusement qu'on n'est pas en 1793, parce que je serais passé à l'échafaud", déclare ainsi Fabrice Schlegel, promoteur immobilier quadragénaire à l'origine du mouvement à Dole (Jura). Il était pourtant l'administrateur d'un groupe Facebook de 33 000 membres et organisait des barrages filtrants. Comme lui, d'autres ont préféré se détacher du mouvement face aux dérives et aux insultes, comme Céline Roy, 22 ans, porte-parole du mouvement pendant des semaines. 

22:20 - Le centre-ville d'Angers bloqué pour l'acte 10

La préfecture du Maine-et-Loire a pris un arrêté d'interdiction de manifestation à Angers. Un appel sur les réseaux sociaux circule pour samedi 19 janvier. Angers serait le point de rassemblement de gilets jaunes provenant de Loire-Atlantique notamment. Depuis le début du mouvement, la ville n'a connu qu'une mobilisation moyenne sans débordement, rappelle Ouest France. 

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Gilets jaunes à Paris

Plusieurs manifestations ont été annoncées sur les réseaux sociaux dans la capitale, dont une déclarée en préfecture. Un parcours de 5 km est prévu dans Paris avec un hommage rendu aux blessés et victimes du mouvement des gilets jaunes. Une page Facebook annonce également "un million de gilets jaunes". Dans la capitale, la mobilisation des gilets jaunes pour l'acte 9 a été très suivie. 8 000 personnes ont manifesté dans les rues de Paris. Le cortège est parti de Bercy pour se rendre place de l'Étoile, en passant par la place de la Bastille. La manifestation s'est déroulée dans un climat plus calme que le samedi précédent. Christophe Castaner s'est félicité, déclarant que "la responsabilité l'a emporté sur la tentation de l'affrontement". Les quelques heurts notés près de l'Arc de Triomphe ont été rapidement maîtrisés. 111 personnes sont en garde à vue ce dimanche 13 janvier. De plus, pour la première fois, un service d'ordre mis en place par les gilets jaunes a guidé la manifestation parisienne. 

Quelles sont les revendications des gilets jaunes ?

Les manifestants n'ont pas vraiment structuré leur mouvement, ce qui rend difficile l'expression de revendications formulées au nom de tous ses membres. Néanmoins, tous semblent s'accorder sur la nécessité de réduire la pression fiscale en France et de la rendre plus équitable. Au début du mouvement, une liste de requêtes avait été établie par quelques gilets jaunes, mais celle-ci a émergé de manière spontanée et non coordonnée. On y trouvait des demandes très éclectiques : "zéro SDF", "un impôt sur le revenu davantage progressif", "un Smic à 1300 euros net", "un grand plan isolation", "la fin des taxes sur le carburant", "pas de retraite en dessous de 1200 euros"... Voir les détails des revendications des gilets jaunes.

Gilets jaunes et Edouard Philippe

Le Premier ministre, dès le début de la crise, s'est placé en première ligne pour apporter une réponse politique à la contestation. Le 7 janvier 2019, Edouard Philippe est intervenu à la télévision, sur TF1, pour condamner les violences qui se poursuivent en marge des manifestations et pour annoncer une nouvelle loi durcissant les sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées. L'exécutif souhaite mettre en place un "dispositif" s'inspirant de celui existant contre les hooligans dans les stades de football, avec comme objectif d'interdire de manifestation les individus identifiés comme casseurs.

Gilets jaunes et Emmanuel Macron

La contestation des gilets jaunes a pris depuis la mi-novembre une tournure inattendue, à laquelle s'est greffée la violence de casseurs à Paris et dans plusieurs grandes villes de France plusieurs week-ends d'affilée. La nature du mouvement - disparate, non hiérarchisé, sans leadership affirmé - a rendu difficile jusque-là l'ouverture de négociations. Depuis des semaines, on entend surtout dans les rangs des gilets jaunes des appels à la démission d'Emmanuel Macron. Mais une démission du président semble très peu probable. Emmanuel Macron est garant des institutions, du cadre fixé par la Ve République, sa légitimité est incontestable, issue du suffrage universel direct. Le 7 janvier, Edouard Philippe a exclu cette hypothèse : "Ceux qui disent que 50 000, 100 000 personnes dans la rue suffisent à destituer le président et à invalider le résultat des élections s’inscrivent directement contre nos institutions : ils n’auront jamais raison dans notre pays", a-t-il fermement déclaré sur TF1.

Emmanuel Macron, lui, s'est exprimé lundi 10 décembre, à 20 heures, depuis l'Elysée. Le président de la République, durant 13 minutes et devant 23 millions de téléspectateurs, a annoncé plusieurs mesures afin de calmer la colère des gilets jaunes. Voici la vidéo du discours d'Emmanuel Macron :

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