Crise des gilets jaunes : les policiers rappelés à l'ordre, l'acte 10 se prépare

Crise des gilets jaunes : les policiers rappelés à l'ordre, l'acte 10 se prépare GILETS JAUNES - Le directeur de la police nationale a rappelé ses troupes à l'ordre au sujet de l'utilisation des flashballs. Les violences policières cristallisent plus que jamais les tensions, alors que l'acte 10 se prépare pour ce samedi.

L'essentiel

  • Alors que les violences policières cristallisent les tensions, le directeur général de la police Eric Morvan a envoyé un télégramme à ses troupes en forme de rappel à l'ordre. Le préfet tenait à recadrer l'utilisation de flashballs, très décriée par certains gilets jaunes, qui dénoncent des abus. Une utilisation qui doit intervenir si les forces de l'ordre "ne peuvent défendre autrement le terrain qu'elles occupent", indique le document dévoilé par France 3.
  • L'acte 10 de la mobilisation des gilets jaunes se prépare, après un acte 9 très suivi. Le Huffington Post a recensé sept événements créés, comme souvent, sur Facebook, auxquels plusieurs milliers de personnes disent vouloir participer. A Paris, un rassemblement à la Bastille est envisagé.

Les infos en direct

21:36 - 7,5% des Français prêts à voter pour une liste gilets jaunes aux Européennes 2019

Selon le sondage réalisé par Ifop-Fiducial pour Sud Radio et Valeurs actuelles et paru ce mercredi matin, 7,5% des Français affirmeraient être prêts à voter pour une liste gilets jaunes lors des élections européennes 2019. Dans le détail, selon ce sondage, une telle liste n'influencerait pas le trio de tête, mieux encore, elle ne ferait pas perdre de voix à La République en marche d'Emmanuel Macron ni au Républicains. En revanche, le Rassemblement national perdrait 2,5 points, tout comme La France insoumise. Si une telle liste voyait le jour, le parti de Jean-Luc Mélenchon glisserait même, quant à lui, de la quatrième à la cinquième place. 

21:05 - "Nous pourrions mettre en place un référendum révocatoire", estime Jean-Luc Mélenchon

Également lors de son interview au 20 Heures de France 2, ce mercredi 16 janvier, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui était venu notamment s'exprimer sur la crise des gilets jaunes qui perdure, a estimé que "si les gens veulent pouvoir intervenir face à un élu, nous pourrions mettre en place un référendum révocatoire."

20:41 - Jean-Luc Mélenchon réitère son soutien aux gilets jaunes

Sur le plateau du 20 Heures de France 2 ce mercredi 16 janvier, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est revenu sur la crise des gilets jaunes qui perdure depuis deux mois maintenant. Le mouvement des gilets jaunes a son autonomie et décide de ses modes d'action. Je le soutiens", a-t-il déclaré, estimant par ailleurs que "la semaine dernière a montré que plus on est nombreux dans les mobilisations, moins il y a de violence." Et l'Insoumis d'assurer : "J'ai toujours été contre la violence en politique."

20:12 - "Les Français et Françaises qui sont dans la rue le sont pour de bonnes raisons", estime Marine Le Pen

Si Marine Le Pen a confié ce mercredi soir que "les Français et Françaises qui sont dans la rue le sont pour de bonnes raisons", la présidente du Rassemblement national s'est montrée sceptique quant au débat entre Emmanuel Macron et les 600 maires normands hier, mardi 15 janvier, dans le département de l'Eure. "Je ne suis pas dupe de l'opération de communication que représente cet exercice d'hier soir", a-t-elle estimé. Pour elle, cela ne fait pas de doute, a-t-elle par ailleurs confié sur le plateau de BFM TV, mercredi soir : Emmanuel Macron "considère que tous ceux qui ne sont pas des premiers de cordée sont des poids morts". 

19:54 - Pour Marine Le Pen, "c'est le gouvernement qui est responsable" de la violence

Sur le plateau de BFM TV, Marine Le Pen l'a assuré : "Je m'oppose absolument à toutes les violences d'où qu'elles viennent." Revenant sur les violences survenues à maintes reprises depuis le début du mouvement des gilets jaunes, entre policiers et manifestants, la présidente du Rassemblement national, a cependant estimé que "c'est le gouvernement qui est responsable". Néanmoins, pour Marine Le Pen, "on ne menace pas la presse et on n'agresse pas la presse, point". 

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Gilets jaunes à Paris

Dans la capitale, la mobilisation des gilets jaunes pour l'acte 9 a été très suivie. 8 000 personnes ont manifesté dans les rues de Paris. Le cortège est parti de Bercy pour se rendre place de l'Étoile, en passant par la place de la Bastille. La manifestation s'est déroulée dans un climat plus calme que le samedi précédent. Christophe Castaner s'est félicité, déclarant que "la responsabilité l'a emporté sur la tentation de l'affrontement". Les quelques heurts notés près de l'Arc de Triomphe ont été rapidement maîtrisés. 111 personnes sont en garde à vue ce dimanche 13 janvier. De plus, pour la première fois, un service d'ordre mis en place par les gilets jaunes a guidé la manifestation parisienne. 

Quelles sont les revendications des gilets jaunes ?

Les manifestants n'ont pas vraiment structuré leur mouvement, ce qui rend difficile l'expression de revendications formulées au nom de tous ses membres. Néanmoins, tous semblent s'accorder sur la nécessité de réduire la pression fiscale en France et de la rendre plus équitable. Au début du mouvement, une liste de requêtes avait été établie par quelques gilets jaunes, mais celle-ci a émergé de manière spontanée et non coordonnée. On y trouvait des demandes très éclectiques : "zéro SDF", "un impôt sur le revenu davantage progressif", "un Smic à 1300 euros net", "un grand plan isolation", "la fin des taxes sur le carburant", "pas de retraite en dessous de 1200 euros"... Voir les détails des revendications des gilets jaunes.

Gilets jaunes et Edouard Philippe

Le Premier ministre, dès le début de la crise, s'est placé en première ligne pour apporter une réponse politique à la contestation. Le 7 janvier 2019, Edouard Philippe est intervenu à la télévision, sur TF1, pour condamner les violences qui se poursuivent en marge des manifestations et pour annoncer une nouvelle loi durcissant les sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées. L'exécutif souhaite mettre en place un "dispositif" s'inspirant de celui existant contre les hooligans dans les stades de football, avec comme objectif d'interdire de manifestation les individus identifiés comme casseurs.

Gilets jaunes et Emmanuel Macron

La contestation des gilets jaunes a pris depuis la mi-novembre une tournure inattendue, à laquelle s'est greffée la violence de casseurs à Paris et dans plusieurs grandes villes de France plusieurs week-ends d'affilée. La nature du mouvement - disparate, non hiérarchisé, sans leadership affirmé - a rendu difficile jusque-là l'ouverture de négociations. Depuis des semaines, on entend surtout dans les rangs des gilets jaunes des appels à la démission d'Emmanuel Macron. Mais une démission du président semble très peu probable. Emmanuel Macron est garant des institutions, du cadre fixé par la Ve République, sa légitimité est incontestable, issue du suffrage universel direct. Le 7 janvier, Edouard Philippe a exclu cette hypothèse : "Ceux qui disent que 50 000, 100 000 personnes dans la rue suffisent à destituer le président et à invalider le résultat des élections s’inscrivent directement contre nos institutions : ils n’auront jamais raison dans notre pays", a-t-il fermement déclaré sur TF1.

Emmanuel Macron, lui, s'est exprimé lundi 10 décembre, à 20 heures, depuis l'Elysée. Le président de la République, durant 13 minutes et devant 23 millions de téléspectateurs, a annoncé plusieurs mesures afin de calmer la colère des gilets jaunes. Voici la vidéo du discours d'Emmanuel Macron :

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