LREM : fumier, tags... Des permanences du parti (encore) malmenées

LREM : fumier, tags... Des permanences du parti (encore) malmenées LREM - Deux permanences LREM ont été vandalisées dans la nuit du 1er au 2 août. Ce n'est pas la première fois que des locaux du parti présidentiel subissent des dégradations.

[Mis à jour le 2 août 2019 à 12h25] De nouvelles permanences de la République en Marche ont été vandalisées dans la nuit du 1er au 2 août. En Haute-Garonne, la permanence de la députée LREM Corinne Vignon a été murée et celle de Monique Iborra a été recouverte de fumier par des agriculteurs. Depuis plusieurs jours, une quinzaine de permanence LREM ont ainsi été dégradées, dans ce qui semble être une action anti-CETA. Le point commun entre tous les responsables visés semble être en effet leur abstention ou leur avis favorable au traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, soumis au vote de l'Assemblée nationale le 23 juillet 2019.

Jeudi 1er août au soir à Toulouse, une dizaine de parpaings ont été posés peu avant minuit pour condamner l'accès à la permanence de la députée LREM Corinne Vignon. La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du (FDSEA31) revendique l'opération et s'est expliquée auprès de l'AFP. "C'est une opération symbolique, on ne casse rien. On est juste venu lui dire que si elle est sourde à nos appels, on ne voit pas l'intérêt à ce qu'elle continue à être députée", a affirmé Christian Mazas, son président. "Cette députée, comme d'autres, a voté pour le CETA, alors qu'il y a quelques mois, lors des états généraux de l'alimentation, ce sont les mêmes qui ont voté pour que la France élève son niveau de production, et que les agriculteurs français aient des normes à respecter plus exigeantes que dans d'autres pays", justifie-t-il. Le même soir, la FDSEA 31 a déversé plusieurs tonnes de fumier devant la permanence de Monique Iborra, également députée LREM en Haute-Garonne, ainsi que devant la préfecture, à Toulouse.

Une quinzaine de permanences LREM visées en une semaine

En tout une quinzaine de lieux de la République en marche ont été la cible d'actions similaires depuis le 30 juillet. Tags, vitres brisées : "un déni de démocratie" pour Jérôme Azéma, référent départemental de La République En Marche en Ariège. "Au-delà de la colère, c'est surtout de la déception parce que La République en marche a investi pour ce lieu, justement pour qu'on soit ouverts sur la société […]. La réponse, quinze jours après l'inauguration, c'est de souiller la façade… Je suis très déçu.", réagit-il auprès d'Europe 1 après la destruction de son local. Jérôme Azéma a fait savoir son intention de porter plainte après ces dégradations. Tout comme Stanislas Guérini, le chef du parti, dont la permanence parisienne a aussi été attaquée.

Dans une tribune publiée mardi matin sur le site de franceinfo, plusieurs députés LREM avertissaient : "Nous sommes en train de nous habituer à l'intolérable". "Certains députés commencent à avoir peur", confiait de son côté un responsable du parti. Bien que membre de l'opposition, Gérard Larcher a condamné ces méthodes et a apporté son soutien à la République en Marche. "Chaque fois qu'on s'attaque à des élus, physiquement ou via leurs permanences, quelle que soit leur couleur politique, c'est la démocratie qu'on veut affaiblir", a-t-il écrit sur Twitter, avant d'ajouter : "Je mets en garde ceux qui usent de telles méthodes. Elles peuvent conduire au pire".

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