Municipales à Paris : Dati première adversaire d'Hidalgo ? Candidats, sondages... Le point

Municipales à Paris : Dati première adversaire d'Hidalgo ? Candidats, sondages... Le point Anne Hidalgo est défiée par deux candidats LREM et désormais, officiellement, par la LR Rachida Dati. La maire du VIIe est perçue comme une adversaire redoutable... Le point sur l'élection municipale à Paris.

L'essentiel

  • Qui sera maire de Paris en mars 2020 ? Le match des municipales devrait se jouer entre Anne Hidalgo (PS et alliés), Benjamin Griveaux (LREM), Cédric Villani (LREM dissident) et Rachida Dati (LR), même si EELV compte peser et jouer les arbitres.
  • LR a investi officiellement Rachida Dati jeudi 6 novembre. "C'est une personnalité forte et courageuse qui a une forte implantation locale. Dati, c'est notre principale adversaire", a réagi le camp Hidalgo auprès de Libération, comme pour relativiser les forces en présence à LREM.
  • Le dernier sondage en date, effectué par Ipsos Sopra Steria pour Le Figaro et LCI, publié le 23 septembre, donne Anne Hidalgo en tête du premier tour (24%), devant Benjamin Griveaux (19%), Cédric Villani (15%) et Rachida Dati (13%). (voir la partie sondages des municipales à Paris).

Les dernières actus des municipales à Paris

Anne Hidalgo vilipendée par Jean-Marie Bigard

L'actualité du 8 novembre - Lors du meeting de la liste "Libérons Paris !" ce jeudi, l'humoriste, qui est candidat suppléant de Marcel Campion, s'est illustré par son franc-parler habituel. Brut de décoffrage, Jean-Marie Bigard a vivement critiqué Anne Hidalgo : "Comme c'est parti, cette bonne femme va repasser ! Alors il faut s'inscrire sur les listes électorales pour voter et renverser la vapeur (...) Pendant cinq ans, elle nous a ch** Paris, cette bonne femme incompétente a fait une dette de cinq milliards d'euros. Et on va se la recogner cinq ans ? Dégage, Anne Hidalgo !", a-t-il lancé, cité par le Parisien. De son côté, Marcel Campion a exprimé le désir de mettre en place un suffrage direct à Paris, où le maire est actuellement élu par suffrage indirect, comme à Lyon et Marseille.

Rachida Dati officiellement investie par LR

L'actualité du 7 novembre - C'était pressenti, c'est désormais officiel : Rachida Dati est bien la candidate des Républicains pour les municipales 2020 à Paris. La commission nationale d'investiture LR a adoubé l'ancienne garde des Sceaux, dont la campagne va pouvoir officiellement débuter sous son slogan "Engagés pour changer Paris". Dans un communiqué, l'actuelle maire du 7e arrondissement de la capitale a indiqué ses priorités : "la sécurité", "la propreté", "les familles", "l'écologie" et "la santé". La candidate promet en outre de "réconcilier les Parisiens avec Paris, après 12 années de mandature socialiste". Dans son programme, Rachida Dati a l'ambition de lutter contre la délinquance avec "une police municipale armée".

LR a pensé à Sarkozy pour les municipales à Paris ! Mais ce sera Rachida Dati (sauf surprise)

L'actualité du 6 novembre - Le parti Les Républicains va donc investir Rachida Dati - sauf surprise de dernière minute - ce mercredi 6 novembre comme tête de liste pour l'élection municipale à Paris. La commission d'investiture de LR doit trancher entre la maire du VIIe et la conseillère du XIVe Marie-Claire Carrère-Gée, mais l'ancienne garde des Sceaux est ultra-favorite. Reste que la droite demeure divisée à Paris et que suivre Rachida Dati ne plaît pas à tous les cadres LR parisiens. Auprès de France 3, un cadre confie que LR n'a "pas d'autre choix" et que d'autres personnalités ont été approché, en vain. "On a essayé de chercher Baroin, Pécresse devait y aller, Calmels et Douste-Blazy on y a pensé... Tout le monde a décliné. On a même pensé à Sarkozy", ajoute la même source.

Benjamin Griveaux s'engage à créer une police municipale armée 

L'actualité du 5 novembre - Le candidat LREM a dévoilé ce mardi matin une proposition claire à l'antenne de RTL : s'il est élu maire de Paris, il déploiera 5000 policiers municipaux, équipés d'une arme de poing de calibre 9mm. "Je veux protéger ceux qui protègent les Parisiens. Quand on envoie des femmes et des hommes sur la voie publique à Paris avec marqué police dans le dos et avec seulement une matraque à la ceinture, on ne crée pas une police, on crée des cibles", a-t-il avancé. L'ancien porte-parole du gouvernement a fait savoir qu'il allait faire progressivement passer le nombre d'agents de 3200 actuellement à 5000 d'ici la fin de son mandat. Ces policiers "devront rendre des comptes et expliquer ce qu'ils font aux Parisiens et aux maires d'arrondissement", a-t-il ajouté, précisant qu'ils seraient dotés de caméras piétons "pour s'assurer que les interventions se font dans le respect des règles".

Cédric Villani présente 5 premières grandes propositions pour les municipales

L'actualité du 4 novembre - Le candidat LREM dissident avance sur son programme. Il dévoile ce lundi 5 grandes propositions pour Paris, dont le JDD se fait l'écho. Le mathématicien compte ainsi créer une instance parallèle au conseil de Paris, constituée de 163 membres, baptisée "l'agora de Paris". Elle serait constituée de leaders associatifs, d'experts et de citoyens tirés au sort. Deuxième proposition : la création d'un nouveau processus d'évaluation du budget de Paris. Troisième proposition : la création d'une "grande convention de consensus" pour simplifier les élections futures et rediscuter des prérogatives du maire. Quatrième proposition : la création d'un espace géant consacrée aux associations de l'innovations. Enfin, Cédric Villani s'engage à davantage consulter les Parisiens avec notamment une utilisation fréquente du référendum.

Bayrou prêt à soutenir Griveaux contre l'investiture d'une MoDem à Lyon ?

L'actualité du 31 octobre - Et si l'élection municipale à Paris se jouait en réalité à Lyon ? Selon les informations du Canard Enchaîné, François Bayrou aurait l'intention d'imposer Fouziya Bouzerda, figure locale du MoDem, comme binôme de Gérard Collomb. La protégée du président du MoDem prendrait ainsi la mairie tandis que l'ancien ministre présiderait la métropole, mandat visé par ce dernier. François Bayrou a des arguments : si la majorité investit Fouziya Bouzerda, alors il soutiendra officiellement Benjamin Griveaux pour les municipales à Paris. Le maire de Pau aurait même discuté de ce scénario avec l'actuel maire, et ferait pression sur Emmanuel Macron pour obtenir gain de cause.

La campagne d'Anne Hidalgo déjà lancée... par podcasts

L'actualité du 30 octobre -  Ce mercredi, "Paris en Commun", plateforme citoyenne de soutien à Anne Hidalgo, lance " le premier podcast de campagne politique en France". L'objectif de cette initiative est d'"embarquer les citoyens, les acteurs de la société civile, les experts, pour s'attaquer ensemble à la crise environnementale et amorcer sur la place publique, un débat démocratique de qualité portant sur le fond de la politique parisienne et métropolitaine". Selon le communiqué présentant les podcasts - 3 sont déjà disponibles -, il s'agit de "réhabiliter le rôle fondamental de la connaissance dans le débat politique et de son partage ainsi qu'une amélioration du lien de confiance et de la relation entre experts et citoyens".

Agnès Buzyn ne sera pas candidate aux municipales à Paris

L'actualité du 29 octobre - François Bayrou ne pourra pas compter sur la ministre de la Santé pour représenter le rassemblement des centristes qu'il appelle de ses voeux pour remplacer Benjamin Griveaux à Paris. Interrogée sur RTL, Agnès Buzyn a clairement fait savoir qu'elle ne répondrait pas à l'appel du président du MoDem et qu'elle ne serait pas candidate aux élections municipales à Paris en mars prochain. "Je suis totalement et complètement investie sur mes dossiers, même si j'ai dit qu'un jour je me frotterai à une élection, à une candidature, mais ce n'est pas la ville de Paris", a-t-elle déclaré.

Benjamin Griveaux, fâché, ne veut pas se mettre François Bayrou à dos 

L'actualité du 28 octobre - "Je ne me laisserai pas détourner par des querelles d'appareil, du chemin que j'ai fixé, de l'horizon qui est le mien", a réagi le candidat LREM, interrogé ce matin sur LCI sur les propos de François Bayrou. "Il a raison, il faut rassembler, et ce rassemblement, je suis en train de le bâtir", a-t-il malgré tout tempéré. En coulisses, les cadres parisiens de de LREM fulminent. "Bayrou a envie de créer des turbulences dans l'écosystème parisien. C'est la stratégie de la terre brûlée", s'agace ainsi un dirigeant macroniste auprès du Figaro. Et autre ajoute : "Le plan B, c'est une chimère. Et on n'en a jamais parlé entre nous. Quel est l'objectif ? Je ne pense pas qu'on puisse imaginer autre chose qu'un soutien au candidat investi par LREM, puisque c'est notre partenaire privilégié. Par ailleurs, ce n'est pas le rôle du MoDem d'instrumentaliser la question parisienne".

François Bayrou refuse de soutenir Benjamin Griveaux ou Cédric Villani

L'actualité du 27 octobre - Invité de l'émission "Questions politiques", le président du MoDem, parti de la majorité présidentielle, a fait savoir qu'il était insatisfait de la situation à Paris et de la confrontation entre les deux candidats de LREM. "Cette rivalité est pour l'instant stérile. Aucune [personnalité] ne se détache de l'autre et on est plutôt dans une phase de stagnation", a-t-il estimé, ne cachant pas son envie de voir un autre candidat émerger pour les municipales à Paris. "Il serait intéressant de réfléchir à un plan B", a-t-il avancé, évoquant Agnès Buzin ou Jean-Louis Borloo. François Bayrou souhaite pour Paris "un large rassemblement, allant de l'essentiel de la droite républicaine jusqu'à la majorité des écologistes en passant par le centre" pour battre Anne Hidalgo. Informé par Le Parisien des propos de François Bayrou, Jean-Louis Borloo a indiqué qu'il n'était "pas au courant".

Cédric Villani à Paris Match : "Je suis en avance !"

L'actualité du 24 octobre - Le député LREM de l'Essonne s'est livré sur son début de campagne au magazine Paris Match. Et se dit convaincu d'avoir très bien entamé ces premières semaines sur le terrain. "On a des militants dans tous les arrondissements ; 30 000 tracts imprimés partis en deux jours ; le QG et l'organigramme sont en place ; je visite chaque arrondissement une fois par semaine et les groupes de travail sont au boulot", dit-il. Bien sûr, il garde un oeil sur les sondages, qui ne l'inquiètent pas vraiment, alors qu'il est pour l'heure placé derrière Anne Hidalgo et Benjamin Griveaux. "On s'était fixé comme objectif 15 % fin septembre. On les a atteints tout de suite. Je suis dans les temps et même en avance !", dit-il, indiquant qu'il visait 18% en novembre et 21% en décembre.

Danielle Simonnet veut faire baisser les prix des loyers

L'actualité du 23 octobre - Dans une interview au Parisien, la candidate de La France Insoumise se dit "favorable au gel et surtout à la baisse des loyers". L'élue parisienne donne des pistes pour y parvenir. "Il faut que l'Etat délègue à la Ville la compétence de fixer le loyer de référence de l'encadrement des loyers", dit-elle. Et d'ajouter : "Je souhaite également que les logements vacants soient réquisitionnés. L'Etat refusant de décentraliser ces deux compétences, je propose un référendum pour peser sur le gouvernement".

Anne Hidalgo "très probablement" candidate dans le XIe arrondissement de Paris

L'actualité du 21 octobre - La maire de Paris ne sera pas candidate dans le XVe arrondissement de la capitale, comme le rapporte Le Parisien. "Il fallait choisir un endroit où elle n'aura pas vraiment besoin de faire campagne sur le terrain", indique un proche de l'édile au journal, ajoutant qu'elle serait "très probablement" candidate dans le XVe, un arrondissement qui vote traditionnellement à gauche, alors que le XVe est plutôt une terre de droite. "Ce n'est pas la crainte de perdre qui lui a fait prendre cette décision. Après tout elle a perdu dans le XVe, en 2001, 2008 et 2014. Elle ne voulait pas être tête de liste car elle n'a pas de temps à consacrer à cette tâche. Une tête de liste à beaucoup de contraintes juridiques et administratives", insiste auprès du Parisien un proche d'Anne Hidalgo.

Audrey Pulvar fait partie de la liste d'Anne Hidalgo

L'actualité du 18 octobre - D'après le Parisien, Audrey Pulvar estime que "seule Anne Hidalgo est capable de poursuivre le travail engagé contre le dérèglement climatique". C'est la raison pour laquelle la journaliste a accepté d'être numéro 2 derrière l'économiste et maire du 4e arrondissement de Paris Ariel Weil sur la liste de la maire sortante, pour la zone centre de Paris regroupant les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements de la capitale. Une première pour Audrey Pulvar, après avoir refusé de se présenter comme tête de liste à ces municipales, ainsi que d'être candidate aux élections Européennes de 2019. Il y a six mois de ça, elle avait pourtant déclaré à l'Obs : " J'épaulerai [Anne Hidalgo] pour cette campagne qui va, je pense, être très dure, mais ça ne va pas plus loin que ça".

Les premières têtes de liste d'Hidalgo sont connues !

L'actualité du 17 octobre 2019 - La maire sortante n'est pas encore candidate à sa succession à Paris, mais la première liste de ses têtes de liste par arrondissement a déjà été dévoilée, comme le rapporte ce jeudi Le Parisien. L'association "Paris en mouvement", qui porte la candidature d'Anne Hidalgo, a rendu publics les noms des investis, les voici :  Ariel Weil dans le 1er/2e/3e/4e ;  Marie-Christine Lemardeley dans le 5e, Corinne Barlis dans le 8e, Alexandra Cordebard dans le 10e, François Vauglin dans le 11e, Emmanuel Grégoire dans le 12e, Jérôme Coumet dans le 13e, Carine Petit dans le 14e, Anouch Tonanian dans le 15e, Karen Taieb dans le 17e, Eric Lejoindre dans le 18e, François Dagnaud dans le 19e, Eric Pliez dans le 20e.

La maire du XXe se rallie à Benjamin Griveaux

L'actualité du 17 octobre 2019 - "Je reste fidèle à mes convictions de gauche, mais je ne crois plus la majorité parisienne actuelle capable de les défendre". Frédérique Calandra, ancienne membre du PS, à la tête de la mairie du XXe arrondissement, a envoyé une lettres à tous les habitants de l'arrondissement pour expliquer pourquoi elle choisit de rejoindre le candidat LREM, en ciblant directement Anne Hidalgo. "Prisonnière de ses alliances (communistes, Génération. s, Verts), […] elle n'a pas d'autre choix que de porter un projet qui n'est pas conforme à l'idée que je me fais de la solidarité, l'équité et la fraternité", estime-t-elle. Benjamin Griveaux a réagi auprès du Parisien : "Je connais Frédérique depuis longtemps. C'est une femme engagée, avec du caractère, une maire courage dans un des arrondissements les plus difficiles. Et politiquement, cela marque l'élargissement de notre équipe".

Le candidat d'EELV souhaite interdire la création de nouveaux hôtels à Paris

L'actualité du 16 octobre 2019 - David Belliard, qui porte la candidature EELV dans la capitale, a dévoilé une série de propositions ce mercredi, consacré aux enjeux du tourisme. Dans son dossier de presse, il indique ainsi "interdire la construction de nouveaux hôtels". Faisant le constat que "17 233 chambres d'hôtel sont vides à Paris chaque soir", il assure que la priorité est pour lui de "rentabiliser d'abord l'offre hôtelière existante". L'écologiste cible aussi AirBnB et souhaite exiger de l'Etat "l'interdiction de la location de meublés touristiques professionnels" et "la réduction à 45 du nombre de jours de location autorisés pour les résidences principales".

Une candidature MoDem de Borloo ou Buzyn à Paris ?

L'actualité du 14 octobre 2019 - LREM se déchire à Paris et l'autre grand parti de la majorité aimerait renverser la table avec une autre candidature. C'est en substance ce que révèle Le Monde, qui indique que le parti de François Bayrou aurait commandé un sondage, pour tester les candidatures à Paris de deux des siens : Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Jean-Louis Borloo. Et le patron du MoDem, pas convaincu par Benjamin Griveaux, serait à la manoeuvre. "François pense que c'est mal barré, qu'il faut trouver une porte de sortie. On ne peut pas rester dans une impasse à six mois d'une élection", glisse un proche au quotidien du soir. Au MoDem, on dément être à l'origine de cette enquête, d'autant que François Bayrou et Jean-Louis Borloo n'entretiennent pas vraiment de relations chaleureuses... Le MoDem doit se prononcer sur le candidat qu'il compte soutenir à Paris d'ici deux semaines.
 

En savoir plus sur les municipales à Paris

Les prochaines élections municipales n'auront lieu qu'en mars 2020 (les dimanches 15 et 22 mars), mais à Paris, la campagne est déjà lancée depuis longtemps. Il faut reconnaître que l'enjeu est considérable pour les partis et acteurs engagés dans ce scrutin si spécial, qui revêt une dimension nationale. Prendre Paris, pour n'importe quelle formation politique, c'est une démonstration de force. Pour le candidat qui remporte une telle élection, au-delà de l'ampleur des responsabilités, c'est aussi accéder à des fonctions parmi les plus prestigieuses du pays. Retrouvez sur cette page spéciale toutes les informations pratiques sur l'élection municipale à Paris, et les dernières actualités majeures de ce scrutin dans la capitale.

Municipales à Paris : candidats

Voici les principales formations politiques engagées dans les élections municipales à Paris, avec le candidat engagé dans la campagne :

Parti socialiste et alliés - Anne Hidalgo

La maire sortante n'a pas encore officialisé sa candidature à sa succession, mais elle ne fait aucun doute. La socialiste entend défendre son bilan à la tête de la capitale ces 6 dernières années et lancer les projets que la majorité à la municipalité a déjà dessinés pour les 6 prochaines.

La République en Marche - Benjamin Griveaux 

Le député de la cinquième circonscription parisienne Benjamin Griveaux a été désigné candidat par la commission d'investiture de LREM le 10 juillet 2019. Il briguait l'investiture face à Hugues Renson et Cédric Villani, qui a annoncé sa défaite via un communiqué publié sur son compte Twitter.

Candidature dissidente de Cédric Villani

Le député LREM de l'Essonne considère que l'investiture de Benjamin Griveaux par son parti ne s'est pas fait dans un cadre juste, équitable et approprié. Il a donc décidé de se lancer aussi dans la course à l'élection municipale le 4 septembre. Cette candidature dissidente fait évidemment des remous au parti de la majorité. Plusieurs responsables craignent une "jurisprudence Villani". Autrement dit, que d'autres membres du parti, qui n'ont pas été investis par le parti à l'image de Cédric Villani, ne se lancent à la conquête des municipales.

Les Républicains - Rachida Dati

La grande formation politique de la droite républicaine a investi officiellement la maire du VIIe arrondissement, Rachida Dati. Elle avait indiqué en juillet sur BFMTV qu'elle se présenterait aux municipales "quoi qu'il arrive" et a assuré qu'elle avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Rachida Dati a chois de nommer conseiller politique le député et ancien maire du XVIe arrondissement Claude Goasguen, l'un de ses grands détracteurs ces dernières années.

EELV - David Belliard

Le parti écologiste a investi David Belliard, actuel président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil de Paris, et journaliste au magazine Alternatives économiques. Il compte peser dans cette élection municipale en prenant "la tête d'une coalition écologiste et de gauche", en instaurant un rapport de forces avec Anne Hidalgo en vue du premier tour.

La France insoumise - Danielle Simonnet

C'est la conseillère de Paris Danielle Simonnet qui porte la candidature de formation de Jean-Luc Mélenchon aux municipales, même si La France Insoumise n'a pas encore validé les investitures. L'élue parisienne réclame déjà l'annulation des Jeux Olympiques de 2024.

Parti communiste - Ian Brossat

Actuellement adjoint à la maire de Paris en charge du Logement, Ian Brossat a été investi par son parti pour mener la campagne des municipales parisiennes. Après une campagne très réussie pour les européennes, le quarantenaire espère imposer dans la campagne ses deux propositions fortes : la gratuité transports en commun pour les mineurs et un référendum pour interdire Airbnb dans Paris.

"Aimer Paris" et Rassemblement national - Serge Federbusch

Ce magistrat de formation se présente hors des partis traditionnels, même s'il se revendique d'une droite libérale qui tend la main au Rassemblement national. C'est d'ailleurs à lui que s'est rallié, dans un premier temps, Wallerand de Saint-Just, trésorier du RN. Selon Le Figaro, Serge Federbusch tenterait de convaincre Nicolas Dupont-Aignan de lui apporter le soutien de son parti. Jean Messiha avait décidé de se porter candidat RN, mais les instances du parti d'extrême droite ont choisi Serge Federbusch.

"Agir" - Pierre-Yves Bournazel

Il briguait la candidature de l'UMP il y a 6 ans, face à Nathalie Kosciusko-Morizet, il est aujourd'hui candidat de la liste "Agir", formation de centre-droit créée par des transfuges de LR souhaitant se rapprocher de LREM. 

"Parisiennes, parisiens" - Gaspard Gantzer

L'ancien conseiller communication de François Hollande à l'Elysée a officialisé sa candidature aux municipales 2020 le 12 mars dernier. Il propose notamment de rendre gratuites les crèches municipales et souhaite ouvrir une réflexion sur la suppression du périphérique parisien.

"Libérons Paris" - Marcel Campion

Le forain le plus célèbre de France a décidé de présenter ses listes dans la capitale. L'homme d'affaires, que l'on sait très remonté contre Anne Hidalgo - qui l'a contraint notamment à désinstaller sa grande roue - a rendu publique sa candidature en août 2018.

Municipales à Paris : sondages

Prudence sur l'interprétation des études sur les intentions de vote et les projections de second tour. A Paris, il n'y a pas une, mais 20 élections, les Parisiens élisent en réalité les conseillers municipaux de leur arrondissement, qui composent le futur conseil municipal, qui élit in fine le maire de Paris. C'est le nombre de sièges attribués par arrondissement qui compte, davantage que le nombre de voix portées aux listes d'une formation politique sur la capitale !

  • Un sondage Ipsos Sopra Steria publié le 23 septembre pour Le Figaro et LCI donne les intentions de vote suivantes : Anne Hidalgo 24% ; Benjamin Griveaux 19% ; Cédric Villani 15% ; Rachida Dati 13% ; David Belliard 11% ; Danielle Simonnet 6% ; Serge Federbusch 5% ; Pierre-Yves Bournazel 4% ; Gaspard Gantzer 1% ; Extrême gauche 1% ; Marcel Campion 1%.
  • Un sondage Ifop, publié le 15 septembre pour le JDD et Sud-Radio, donnait au premier tour Anne Hidalgo en tête (24%) devant Benjamin Griveaux (17%) et Cédric Villani (15%). Les deux candidats LREM sont dans cette étude "dans la marge d'erreur inhérente à tout sondage ", précisait l'Ifop dans le JDD.
  • L'institut de sondage Ifop a réalisé pour le JDD et Sud Radio une enquête du 9 au 12 septembre. Les intentions de vote au premier tour des municipales à Paris sont les suivantes : Anne Hidalgo (PS, RG et PC) : 24% ; Benjamain Griveaux (LREM) : 17% ; Cédric Villani (LREM - 'Vivons Paris') : 15% ; Rachida Dati (LR) : 14% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Serge Federbusch (RN - Aimer Paris) : 4% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 1% ; une liste d'extrême gauche : 0,5% ; Marcel Campion : 0% ; une autre liste : 1,5%.
  • L'institut de sondage BVA a réalisé pour RTL, "La Tribune", Orange, et LCI un sondage sur les intentions de vote des Parisiens, effectué auprès de 1294 personnes du 6 au 11 juin. Deux hypothèses sont testées : que ce soit Cédric Villani ou Benjamin Griveaux qui porte la candidature macroniste, LREM obtient le même score. Le sondage donne les résultats suivants : Benjamin Griveaux ou Cédric Villani (LREM) : 25% ; Anne Hidalgo (PS et alliés) : 21% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Rachida Dati (LR) : 15% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Walleyrand de Saint-Just (RN) : 5% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 3% ; Extrême gauche : 1,5% ; Marcel Campion : 1% ; Autres : 5,5%.
  • Un sondage effectué par Ifop et commandé par Cédric Villani début juillet 2019 (avant l'investiture LREM de Benjamin Griveaux) donnait un résultat flatteur pour le député de l'Essonne. A la question : "Si dimanche prochain devait se dérouler le second tour des élections municipales à Paris, pour laquelle des listes suivantes auriez-vous le plus de chances de voter", 51% des sondés choisissaient la liste Villani face à la liste Hidalgo. Mais si le deuxième tour opposait la maire de Paris à Benjamin Griveaux, celui-ci était donné perdant (avec 49% des voix contre 51% pour Anne Hidalgo).
  • Un autre sondage commandé à l'Ifop par Cédric Villani, réalisé après l'investiture de Benjamin Griveaux, à la mi-juillet, donnait la "popularité" des impétrants. Et Cédric Villani recueillait 51% d'opinions favorables, contre Anne Hidalgo (41%) et Benjamin Griveaux (38%).

Municipales 2020 à Paris : fonctionnement

A Paris, chaque arrondissement constitue un "secteur électoral". Il y a donc en réalité non pas une, mais vingt élections différentes dans la capitale lors des municipales, puisqu'il y a vingt arrondissements. Dans chacun d'eux, les électeurs désignent par leur vote les conseillers municipaux et les conseillers d'arrondissements (qui désignent le maire d'arrondissement). A l'issue du vote, le camp qui dispose de la majorité absolue des sièges au conseil municipal désigne le maire de la capitale. Il faut donc une majorité ou un accord liant au moins 82 élus. Dans les faits, donc, un maire de Paris peut être élu sans être majoritaire en nombre de voix.

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