Municipales à Paris : actus, sondages... La campagne au jour le jour

Municipales à Paris : actus, sondages... La campagne au jour le jour A Paris, la campagne des élections municipales est déjà lancée. Qui est candidat ? Que pronostiquent les derniers sondages ? Le point sur les principaux protagonistes et dernières actualités.

L'essentiel

  • Un sondage Ifop, publié le 15 septembre pour le JDD et Sud-Radio, donne au premier tour Anne Hidalgo en tête (24%) devant Benjamin Griveaux (17%) et Cédric Villani (15%). Les deux candidats LREM sont "dans la marge d'erreur inhérente à tout sondage ", précise l'Ifop dans le JDD. Il est désormais très probable que le mathématicien, fort de ce score, ne renonce pas et maintienne sa candidature dissidente. "A ce stade, il n'y a pas encore de castagne, mais cela va se tendre, évidemment", analyse Anne-Christine Lang, députée qui soutient Cédric Villani, auprès du Monde (voir plus d'infos sur les sondages à Paris).
  • La campagne de l'élection municipale à Paris promet d'être un long feuilleton, aucun candidat ne semble réellement favori dans cette bataille ouverte. 12 candidats briguent la mairie de Paris, Anne Hidalgo devrait bientôt se présenter pour un second mandat (voir la liste des candidats).

En direct - Les dernières actus des municipales à Paris

Anne Hidalgo n'exclut pas d'interdire Airbnb à Paris

L'actualité du 23 septembre - La maire de Paris n'a pas encore annoncé sa candidature pour un second mandat, mais semble déjà en campagne. Ce lundi, elle a accordé une longue interview à France Inter et a balayé plusieurs sujets. Elle a notamment considéré qu'Airbnb était "devenu un contournement de la législation sur l'hôtellerie". Et d'ajouter, plus explicitement : "Dans le centre de Paris, nous avons perdu 26.000 logements habitables. Il faut peut-être interdire Airbnb dans un certain nombre d'arrondissements qui n'en peuvent plus". Anne Hidalgo est aussi revenue sur un article récent du Guardian, qui ciblait la saleté de Pairs. Pour l'édile, il faut que "chaque citoyen prenne soin de sa ville". "C'est un problème d'éducation, il faut tout reprendre à la base (...) On travaille beaucoup avec les écoles, dans les quartiers, il faut agir dans le micro local", a-t-elle fait savoir.

Selon Gaspard Gantzer, Cédric Villani "n'a pas le début d'une idée" pour la ville de Paris

L'actualité du 20 septembre - Bien que les élections se tiendront dans six mois, la bataille acharnée pour la ville de Paris a déjà commencé. C'est ainsi que Gaspard Gantzer a attaqué son adversaire Cédric Villani, au micro de Sud Radio ce vendredi 20 septembre au matin : "Moi je n'aime pas quand des candidats à la mairie de Paris se lancent alors qu'ils n'ont pas le début d'une idée, aucune vision de la ville". Pour appuyer ses propos, il se remémore une interview de début septembre, sur la question du logement, à laquelle son adversaire n'a pas su répondre :  "Quand il est interrogé [sur cette question], qui est quand même le problème numéro un de tous les Parisiens, il n'a pas de réponse à apporter", déplore-t-il. "Sympathique le collègue !" a rétorqué plus tard Cédric Villani sur LCI, expliquant qu'il regrettait les propos de son collègue, avec qui il avait pourtant échangé "en tête à tête, avec beaucoup d'intérêts" cet été.

Villani va investir des candidats "par tirage au sort" sur ses listes

L'actualité du 19 septembre - "Notre mode de fonctionnement sera transparent et honnête". Cédric Villani tenait une conférence de presse ce jeudi matin, il s'est fait un plaisir d'ironiser sur son concurrent Benjamin Griveaux, qu'il estime être investi par LREM sur des logiques opaques d'appareil. Le député de l'Essonne a justifié sa candidature dissidente et a ensuite donné quelques grande lignes de la campagne qu'il veut mettre en branle. Il a donné son calendrier, présenté son équipe, mais aussi donné sa méthode pour la désignation de ses candidats. Les listes seront validées par les militants par un "vote de confiance" par arrondissement. Plus étonnant, 30 à 50 Parisiens (inscrits sur une plateforme en ligne) seront tirés au sort pour intégrer ces listes, quelques-uns seront mis à des places éligibles. "L'idée, c'est de faire entrer dans des organes de décision des gens qui ne sont pas dans le circuit politique et qui apporteront un regard différent", a expliqué la députés Paula Forteza, soutien de Cédric Villani.

LREM doit choisir 527 candidats à Paris 

L'actualité du 18 septembre - Le parti de la majorité doit trancher, "dès la semaine prochaine". Pacôme Rupin, directeur de campagne de Benjamin Griveaux, a indiqué à l'AFP que "la commission départementale d'investiture (CDI) de LREM installée cette semaine à Paris va sélectionner des candidats par arrondissement". Seront désignés 527 personnes qui composeront toutes les listes pour ces municipales à Paris. Les têtes de liste seront quant à elles connues en octobre.

Macron lance un message sur les municipales et fustige la "division" 

L'actualité du 17 septembre - Le président de la République a réuni les parlementaires de la majorité lundi soir pour évoquer les grands chantiers de la rentrée. Il en a profité pour évoquer les municipales 2020, en mettant en garde ceux qui dérogent aux règles fixées par LREM. "Ce qui est mortel en politique, c'est la division", a déclaré le chef de l'Etat, selon des propos rapportés par les élus présents au rendez-vous. "Il faut passer ce moment (des municipales), ce test de solidité, ne pas oublier la bienveillance. On ne va peut-être pas être d'accord, mais on y va ensemble", aurait-il dit, ajoutant : "Certains disent que notre commission d'investiture est ceci et cela, mais ils oublient qu'ils en sont issus !". A l'issue de cette rencontre, de nombreux cadres de la majorité ont estimé qu'Emmanuel Macron s'adressait en creux à Cédric Villani. Mais rapidement, l'Elysée a tenu à préciser à l'AFP que "les propos du président ne visaient pas Villani et il était satisfait de le voir présent". Ce dernier a fait savoir aux médias qu'il demeurait "déterminé à aller jusqu'au bout".

Le rassemblement LREM autour de Griveaux, impossible ? 

L'actualité du 16 septembre - L'entourage de Benjamin Griveaux fait quelques confidences sur la situation au Monde. Un proche du candidat se montre peu optimiste : "Si on veut que Villani se rallie un jour, il faut qu'on joue le jeu, qu'on soit sympa avec lui, mais c'est dur". Et d'ajouter : "Honnêtement, ce dont je rêve, c'est qu'il soit plaqué au sol lors des débats, que tout le monde mesure qu'il n'a pas de programme. Les membres de son équipe pourraient alors le forcer à arrêter, tant qu'il est temps pour eux de se recaser sur d'autres listes". Le porte-parole de Cédric Villani, Rayan Nezzar, se satisfait quant à lui du sondage du JDD, il écarte pour l'heure tout rapprochement : "L'enthousiasme ressenti sur le terrain et la popularité de Cédric se transforment désormais en intentions de vote".

La municipalité se moque de la promesse de Griveaux sur les travaux parisiens

L'actualité du 15 septembre - L'Ifop a effectué un sondage du 9 au 12 septembre auprès de 968 Parisiens inscrits sur les listes électorales. Voici les résultats : Anne Hidalgo (PS, RG et PC) : 24% ; Benjamain Griveaux (LREM) : 17% ; Cédric Villani (LREM - 'Vivons Paris') : 15% ; Rachida Dati (LR) : 14% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Serge Federbusch (RN - Aimer Paris) : 4% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 1% ; une liste d'extrême gauche : 0,5% ; Marcel Campion : 0% ; une autre liste : 1,5%.

La municipalité se moque de la promesse de Griveaux sur les travaux parisiens

L'actualité du 12 septembre - Un moratoire sur les travaux dans la capitale jusqu'à la fin de l'année ? La proposition de Benjamin Griveaux fait sourire à la mairie de Paris. Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo, interrogé par L'Opinion, s'agace : "C'est tellement démagogique et ridicule... 95 % du stock de travaux sont d'initiative privée. Les ingénieurs de la ville de Paris, en coordination avec les ingénieurs de la Préfecture de police, ont une grande compétence en matière de coordination de travaux, plus que Benjamin Griveaux, c'est certain", dit-il, ajoutant encore : "S'il s'imagine qu'il va avoir un avis personnel avec une plus-value sur les sujets de coordination de travaux, c'est qu'il a une très grande méconnaissance de ce que fait le maire de Paris, et une très haute opinion de lui-même".

149 "marcheurs" publient une tribune de soutien à Cédric Villani

L'actualité du 11 septembre - Le rassemblement autour de Benjamin Griveaux, le candidat officiel de LREM, commence plutôt mal. 149 militants du parti de la majorité ont publié une tribune sur le site du JDD, annoncent leur soutien à Cédric Villani. Selon eux, LREM "s'est transformé en machine politique qui déconcerte celles et ceux qui aspiraient à être acteurs dans la durée et se retrouvent spectateurs de décisions prises par d'autres". "La candidature de Cédric Villani refusée par la CNI correspond totalement à la promesse initiale de renouvellement et de décloisonnement" assurent les signataires, qui ajoutent : "C'est donc, non comme des déserteurs, mais dans un esprit de fidélité au projet initial du Président et de totale loyauté à son égard, que nous mettrons toutes nos forces dans cette bataille en soutien de Cédric Villani".

Benjamin Griveaux propose de suspendre les travaux à Paris jusqu'à fin 2020

L'actu du 10 septembre - Le candidat officiel de LREM annonce ce mardi dans Le Parisien qu'il compte "imposer un moratoire sur les travaux" jusqu'à la fin de l'année 2020, pour répondre aux exaspérations qui s'expriment ça et là. Et d'expliciter ce qu'il compte faire : "Je mets cette période à profit pour réunir les opérateurs de la ville, les concessionnaires, les associations de riverains, de commerçants et d'habitants qui sont excédés afin de travailler plus intelligemment. [...] On dit que seulement 7% des travaux sont le fait de la Ville de Paris. C'est vrai, mais je vous donne un scoop : 100% des travaux ont été autorisés par la maire de Paris !".

Une liste gilets jaunes aux municipales à Paris ? 

L'actu du 9 septembre - Les "Gilets jaunes citoyens" se lancent dans la capitale. Dans un communiqué, le collectif emmené par Thierry Paul Valette estime que "l'échéance à venir est l'occasion de se réapproprier l'espace pour ne plus être les otages des décisions qui ne nous appartiennent pas". De premiers éléments de réflexions programmatiques ont été dévoilés, comme "un boulevard périphérique souterrain, le retour à une véritable police de proximité parisienne, la gratuité des transports en commun, une réouverture partielle des voies sur berges, la mise en place d'un 'RIC local parisien', la mise en place des 'taxis aquatiques".

Cédric Villani moqué pour une réponse à une interview 

L'actualité du 7 septembre - Interrogé par Brut, le candidat dissident s'est montré embarrassé sur une question portant sur la flambée des prix de l'immobilier à Paris. "Quand on dénonce avec arrogance le bilan de la majorité actuelle, mieux vaut avoir quelques billes", a réagi son rival du PCF, Ian Brossat sur Twitter. L'élu communiste a mis en ligne ce moment isolé de l'interview, qui a énormément fait réagir sur les réseaux sociaux. L'équipe de campagne de Cédric Villani a nié toute forme d'impréparation, et a fait savoir que le candidat avait simplement botté en touche car l'interview durait trop longtemps et qu'il devait couper court pour tenir d'autres engagements d'agenda.

Benjamin Griveaux en colère contre Cédric Villani : "On ne s'improvise pas candidat"

L'actualité du 5 septembre - Au lendemain de l'officialisation de la candidature de Cédric Villani, Benjamin Griveaux, qui espérait que le député LREM se rallie à sa campagne pour les municipales à Paris, a réagi au micro de RTL. "Cédric Villani n'a pas tenu sa promesse et je le regrette", a-t-il lancé, estimant que malgré son appartenance au parti, Villani "n'est pas candidat" estampillé "La République en Marche". Et de condamner la démarche du mathématicien : "On ne s'improvise pas candidat à la mairie de Paris en quelques semaines". Invité du Talk du Figaro, Benjamin Griveaux a insisté : "On a été auditionnés par une commission, Hugues Renson, Cédric Villani et moi, et on avait pris les engagements écrits et oraux devant les dirigeants du mouvement que ceux qui sortiraient soutiendraient celui retenu. Il a fait le choix de la dissidence, évidemment que je le regrette", a-t-il réaffirmé. Le candidat LREM aux municipales 2020 a expliqué sa réaction par le regret de ne pas pouvoir faire front commun pour poursuivre l'objectif du parti présidentiel, à savoir "qu'Anne Hidalgo ne fasse pas un deuxième mandat".

Cédric Villani candidat aux municipales à Paris

L'actu du 4 septembre 2019 - Cédric Villani, député La République en marche, a annoncé sa candidature aux élections municipales de Paris en 2020. Dans son discours, celui qui aimerait se rallier avec Europe Ecologie les Verts a beaucoup parlé d'écologie. "Nous aimons le Paris de la Cop 21, celui qui prend la mesure de la menace environnementale, certainement la plus grave qui plane sur l'Humanité avec le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, la chute des ressources naturelles. Nous sommes fiers du Paris de la Cop 21, mais nous ne le reconnaissons pas dans le Paris du quotidien, toujours incapable de relever les défis de la pollution et de la végétalisation et de l'adaptation au changement climatique", a-t-il déclaré, visant l'actuelle municipalité d'Anne Hidalgo.

En savoir plus sur les municipales à Paris

Les prochaines élections municipales n'auront lieu qu'en mars 2020 (les dimanches 15 et 22 mars), mais à Paris, la campagne est déjà lancée depuis longtemps. Il faut reconnaître que l'enjeu est considérable pour les partis et acteurs engagés dans ce scrutin si spécial, qui revêt une dimension nationale. Prendre Paris, pour n'importe quelle formation politique, c'est une démonstration de force. Pour le candidat qui remporte une telle élection, au-delà de l'ampleur des responsabilités, c'est aussi accéder à des fonctions parmi les plus prestigieuses du pays. Retrouvez sur cette page spéciale toutes les informations pratiques sur l'élection municipale à Paris, et les dernières actualités majeures de ce scrutin dans la capitale.

Municipales à Paris : candidats

Voici les huit principales formations politiques engagées dans les élections municipales à Paris, avec le candidat engagé dans la campagne :

Parti socialiste et alliés - Anne Hidalgo

La maire sortante n'a pas encore officialisé sa candidature à sa succession, mais elle ne fait aucun doute. La socialiste entend défendre son bilan à la tête de la capitale ces 6 dernières années et lancer les projets que la majorité à la municipalité a déjà dessinés pour les 6 prochaines.

La République en Marche - Benjamin Griveaux 

Le député de la cinquième circonscription parisienne Benjamin Griveaux a été désigné candidat par la commission d'investiture de LREM le 10 juillet 2019. Il briguait l'investiture face à Hugues Renson et Cédric Villani, qui a annoncé sa défaite via un communiqué publié sur son compte Twitter.

Candidature dissidente de Cédric Villani

Le député LREM de l'Essonne considère que l'investiture de Benjamin Griveaux par son parti ne s'est pas fait dans un cadre juste, équitable et approprié. Il a donc décidé de se lancer aussi dans la course à l'élection municipale le 4 septembre. Cette candidature dissidente fait évidemment des remous au parti de la majorité. Plusieurs responsables craignent une "jurisprudence Villani". Autrement dit, que d'autres membres du parti, qui n'ont pas été investis par le parti à l'image de Cédric Villani, ne se lancent à la conquête des municipales.

Les Républicains - Rachida Dati, Marie-Claire Carrère-Gée ou Jean-Pierre Lecoq ?

La grande formation politique de la droite républicaine n'a pas encore investi de candidat officiellement, mais des velléités se sont exprimées, avec plus ou moins d'intensité médiatique. La maire du VIIe arrondissement, Rachida Dati, a fait savoir le 8 juillet sur BFMTV qu'elle se présenterait aux municipales "quoi qu'il arrive" et a assuré qu'elle avait le soutien de Nicolas Sarkozy. D'autres personnalités de LR a Paris contestent cette candidature, comme Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe arrondissement elle-même candidate et Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe arrondissement depuis 1994 également candidat.

EELV - David Belliard

Le parti écologiste a investi David Belliard, actuel président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Conseil de Paris, et journaliste au magazine Alternatives économiques. Il compte peser dans cette élection municipale en prenant "la tête d'une coalition écologiste et de gauche", en instaurant un rapport de forces avec Anne Hidalgo en vue du premier tour.

La France insoumise - Danielle Simonnet

C'est la conseillère de Paris Danielle Simonnet qui porte la candidature de formation de Jean-Luc Mélenchon aux municipales, même si La France Insoumise n'a pas encore validé les investitures. L'élue parisienne réclame déjà l'annulation des Jeux Olympiques de 2024.

Parti communiste - Ian Brossat

Actuellement adjoint à la maire de Paris en charge du Logement, Ian Brossat a été investi par son parti pour mener la campagne des municipales parisiennes. Après une campagne très réussie pour les européennes, le quarantenaire espère imposer dans la campagne ses deux propositions fortes : la gratuité transports en commun pour les mineurs et un référendum pour interdire Airbnb dans Paris.

"Aimer Paris" et Rassemblement national - Serge Federbusch

Ce magistrat de formation se présente hors des partis traditionnels, même s'il se revendique d'une droite libérale qui tend la main au Rassemblement national. C'est d'ailleurs à lui que s'est rallié, dans un premier temps, Wallerand de Saint-Just, trésorier du RN. Selon Le Figaro, Serge Federbusch tenterait de convaincre Nicolas Dupont-Aignan de lui apporter le soutien de son parti. Jean Messiha avait décidé de se porter candidat RN, mais les instances du parti d'extrême droite ont choisi Serge Federbusch.

"Agir" - Pierre-Yves Bournazel

Il briguait la candidature de l'UMP il y a 6 ans, face à Nathalie Kosciusko-Morizet, il est aujourd'hui candidat de la liste "Agir", formation de centre-droit créée par des transfuges de LR souhaitant se rapprocher de LREM. 

"Parisiennes, parisiens" - Gaspard Gantzer

L'ancien conseiller communication de François Hollande à l'Elysée a officialisé sa candidature aux municipales 2020 le 12 mars dernier. Il propose notamment de rendre gratuites les crèches municipales et souhaite ouvrir une réflexion sur la suppression du périphérique parisien.

"Libérons Paris" - Marcel Campion

Le forain le plus célèbre de France a décidé de présenter ses listes dans la capitale. L'homme d'affaires, que l'on sait très remonté contre Anne Hidalgo - qui l'a contraint notamment à désinstaller sa grande roue - a rendu publique sa candidature en août 2018.

Municipales à Paris : sondages

  • L'institut de sondage Ifop a réalisé pour le JDD et Sud Radio une enquête du 9 au 12 septembre. Les intentions de vote au premier tour des municipales à Paris sont les suivantes : Anne Hidalgo (PS, RG et PC) : 24% ; Benjamain Griveaux (LREM) : 17% ; Cédric Villani (LREM - 'Vivons Paris') : 15% ; Rachida Dati (LR) : 14% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Serge Federbusch (RN - Aimer Paris) : 4% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 1% ; une liste d'extrême gauche : 0,5% ; Marcel Campion : 0% ; une autre liste : 1,5%.
  • L'institut de sondage BVA a réalisé pour RTL, "La Tribune", Orange, et LCI un sondage sur les intentions de vote des Parisiens, effectué auprès de 1294 personnes du 6 au 11 juin. Deux hypothèses sont testées : que ce soit Cédric Villani ou Benjamin Griveaux qui porte la candidature macroniste, LREM obtient le même score. Le sondage donne les résultats suivants : Benjamin Griveaux ou Cédric Villani (LREM) : 25% ; Anne Hidalgo (PS et alliés) : 21% ; David Belliard (EELV) : 13% ; Rachida Dati (LR) : 15% ; Danielle Simonnet (LFI) : 5% ; Pierre-Yves Bournazel (Agir) : 5% ; Walleyrand de Saint-Just (RN) : 5% ; Gaspard Gantzer (Parisiennes, Parisiens) : 3% ; Extrême gauche : 1,5% ; Marcel Campion : 1% ; Autres : 5,5%.
  • Un sondage effectué par Ifop et commandé par Cédric Villani début juillet 2019 (avant l'investiture LREM de Benjamin Griveaux) donnait un résultat flatteur pour le député de l'Essonne. A la question : "Si dimanche prochain devait se dérouler le second tour des élections municipales à Paris, pour laquelle des listes suivantes auriez-vous le plus de chances de voter", 51% des sondés choisissaient la liste Villani face à la liste Hidalgo. Mais si le deuxième tour opposait la maire de Paris à Benjamin Griveaux, celui-ci était donné perdant (avec 49% des voix contre 51% pour Anne Hidalgo).
  • Un autre sondage commandé à l'Ifop par Cédric Villani, réalisé après l'investiture de Benjamin Griveaux, à la mi-juillet, donnait la "popularité" des impétrants. Et Cédric Villani recueillait 51% d'opinions favorables, contre Anne Hidalgo (41%) et Benjamin Griveaux (38%).

Municipales 2020 à Paris : fonctionnement

A Paris, chaque arrondissement constitue un "secteur électoral". Il y a donc en réalité non pas une, mais vingt élections différentes dans la capitale lors des municipales, puisqu'il y a vingt arrondissements. Dans chacun d'eux, les électeurs désignent par leur vote les conseillers municipaux et les conseillers d'arrondissements (qui désignent le maire d'arrondissement). A l'issue du vote, le camp qui dispose de la majorité absolue des sièges au conseil municipal désigne le maire de la capitale. Il faut donc une majorité ou un accord liant au moins 82 élus. Dans les faits, donc, un maire de Paris peut être élu sans être majoritaire en nombre de voix.

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