Municipales à Nice : candidats, sondages... Les infos essentielles du scrutin

Municipales à Nice : candidats, sondages... Les infos essentielles du scrutin ELECTION NICE - Un maire sortant favori face à neuf candidats : voici le tableau synthétique des élections municipales 2020 à Nice. Suivez les dernières actus, avec les résultats des sondages.

L'essentiel

Le maire sortant Christian Estrosi semble bien parti pour remporter confortablement ces prochaines élections municipales et conserver son fauteuil. Eric Ciotti, le député LR des Alpes Maritimes, pourtant plein d'ambitions, a finalement renoncé à se présenter comme candidat à ces élections municipales 2020. L'édile est l'immense favori de ce scrutin, conforté par une récente enquête d'opinion très positive pour lui sur l'action menée par la municipalité durant son mandat. L'hypothèse que le maire sortant soit élu dès le premier tour est même assez vraisemblable, le dernier sondage en date le créditant de 49% des intentions de vote.

Face au maire sortant, LREM n'a toujours pas investi officiellement de candidat et il est possible que le parti de la majorité s'en tienne là. Cédric Roussel a annoncé qu'il serait candidat quoiqu'il en soit, tandis que Joëlle Martinaux demande l'investiture du parti. A gauche, trois listes sont déclarées pour le moment, alors qu'une union de la gauche était initialement pressentie. Patrick Lallemand mène la liste PS, tandis que Jean-Marc Governatori et Juliette Chesnel pourraient prendre la tête de la liste écologiste. L'avocate Mireille Damiano est quant à elle à la tête de la liste Viva ! avec le soutien de la France Insoumise et du PCF notamment. Sont également dans la course une liste RN menée par Philippe Vardon, en deuxième position des derniers sondages, ainsi qu'une liste UPR et une liste Debout la France.

En direct - Les dernières actus des municipales à NICE

Une victoire franche de Christian Estrosi à Nice peut incarner une inflexion à LR

L'actualité du 22 janvier - Qui l'eut cru il y a encore un an ? Christian Estrosi, qui avait pris ses distances avec Les Républicains suite à l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti, pourrait bien devenir une figure de proue fin mars, lorsque les formations politiques compteront leurs victoires aux municipales. LR pourra revendiquer d'être à la tête de l'une des plus grandes villes de France, avec un maire devenu ces dernières années partisan d'une ligne rassemblant droite sécuritaire et centre-droit. En affichant une telle réussite, Christian Jacob, le patron des Républicains, pourra affirmer aux cadres de son camp que LR a tout à gagner à réintégrer toutes les voix du centre-droit. C'est d'ailleurs l'un des enjeux de ces élections municipales pour la droite de gouvernement : les maires qui seront élus auront-ils fait campagne sur une ligne dure, identitaire, ou plus centriste ? 

Christian Estrosi : "J'ai dit à Macron, le patron à Nice, ce n'est pas toi c'est toi"

L'actualité du 21 janvier - Le Figaro consacre un article à la nouvelle candidature du maire de Nice, faisant valoir que cette campagne devrait être assez facile pour Christian Estrosi, lui qui fait arpente la ville, insiste le quotidien, "sous les compliments". On apprend dans le journal que le maire sortant tutoie le président de la République et n'hésite pas à lui rappeler qu'il est devenu l'homme fort de la ville en deux mandats à la tête de la commune. "Ici, je suis à la fois ministre de l'Économie, de l'Écologie, de la Culture, des Transports, de la Sécurité… Et j'ai dit à Macron, le patron à Nice, ce n'est pas toi, c'est moi", glisse-t-il au Figaro, comme pour laisser entendre que Nice est plus importante qu'une place au gouvernement.

Les projets de destruction de Christian Estrosi très critiqués

L'actualité du 20 janvier - Le maire sortant de Nice, candidat à sa réélection, organisait ce dimanche son tout premier meeting de campagne. Christian Estrosi a fait réagir plusieurs de ses concurrents, manifestement choqués par cette annonce : "Du grand n'importe quoi", "j'ai cru à une Fake News", "une véritable dérive", s'agacent certains, comme le rapporte le quotidien 20 Minutes. Candidat à un troisième mandat, Christian Estrosi a pour le moins créé la surprise en annonçant son projet de raser le théâtre national de Nice, ainsi que le centre de congrès Acropolis. Benoît Kandel, son concurrent pour ses élections et ex-premier adjoint, a commenté cette annonce ainsi : "Il veut donc détruire des bâtiments construits il y a une trentaine d'années seulement et rénovés à grands frais par le contribuable en 2011 avec l'aide de grands architectes tel que Jean-Michel Wilmotte pour planter du gazon et quelques arbres. Où est la logique ? Dans le même temps, il bétonnise les riches terres agricoles de la plaine du Var." Le candidat socialiste Patrick Lallemand s'est insurgé de son côté contre la somme énorme que demanderait ses travaux de destruction, et estime que les "Niçois n'en peuvent plus" des travaux au cœur de la ville.

Sarkozy à Nice pour soutenir Estrosi

L'actualité du 13 janvier - Au lendemain de l'annonce de la candidature de Christian Estrosi pour ces municipales 2020, c'est son "ami" Nicolas Sarkozy qui est venu à Nice pour soutenir le maire sortant. L'ancien président participait officiellement au traditionnel dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif) du Sud-Est, inaugurant au passage un nouveau jardin niçois, celui qui pris la place de l'ancien et mythique stade du Ray, dans le quartier éponyme. "Ce n'est pas une question de campagne municipale, Christian est mon ami depuis bien longtemps, c'est un très bon maire et je pense que les Niçois se rassembleront derrière lui. Ce n'est pas simplement une question de soutien politique, mais aussi de sentiments. Pour moi, ça compte, les sentiments", a confié Nicolas Sarkozy au Figaro.

Estrosi officiellement candidat

L'actualité du 12 janvier - C'est officiel, Christian Estrosi est bien candidat à sa propre réélection. Le maire sortant a annoncé qu'il briguait un troisième mandat à l'occasion de ces municipales 2020. "Vous êtes vraiment l'essentiel de ce qui a guidé mon action pour Nice. Alors, je vous propose de continuer ensemble. Je serai candidat à l'élection municipale de Nice des 15 et 22 mars prochains. L'essentiel, c'est vous", a déclaré l'édile dans une vidéo postée sur son compte Twitter.

L'ancien premier adjoint de Christian Estrosi se porte candidat

L'actualité du 9 janvier - Benoît Kandel (LR), a annoncé ce sa candidature aux élections municipales de Nice. Ce colonel en retraite avait été le premier adjoint de Christian Estrosi à la mairie niçoise de 2008 à 2013, et actuellement conseiller municipal de l'opposition. Il se présente comme le candidat "de la droite et des indépendants" et est soutenu par le CNIP (Centre national des indépendants et paysans). Benoît Kandel avait déjà été candidat sous ces couleurs aux élections législatives de 2017. L'ancien colonel est un proche d'Eric Ciotti, lequel avait renoncé à sa candidature fratricide en novembre. Benoît Kandel avait notamment été rapporteur général du budget du conseil général des Alpes-Maritimes sous la présidence d'Eric Ciotti.

En savoir plus sur les municipales à NICE

Candidats aux municipales à Nice

  • Candidature LR : Le maire sortant, Christian Estrosi, devrait annoncer sa candidature très prochainement. "Je pense d'abord à finir mon mandat proprement, correctement, sincèrement, loyalement", a-t-il fait savoir sur France Bleu Azur mi-octobre, lorsqu'on lui demandait s'il serait bien candidat à sa réélection. Le maire de Nice n'est plus impliqué dans son parti Les Républicains depuis des derniers mois, il est probable qu'il n'ait pas l'investiture, mais la question n'est pas tranchée. Eric Ciotti n'a pas caché, durant des mois, ses velléités pour ravir la mairie. Il a toutefois finalement décidé le 14 novembre de ne pas se présenter à ces élections municipales, avortant la lutte fratricide qui l'aurait opposé à Christian Estrosi. Benoît Kandel, un colonel à la retraite, a annoncé également début janvier sa candidature à ces élections municipales 2020. Il avait été de 2008 à 2013 le premier adjoint de Christian Estrosi.
  • Candidature LREM : Le député LREM Cédric Roussel a fait savoir en octobre 2019 qu'il serait candidat pour les municipales à Nice qu'il ait ou non l'investiture du parti d'Emmanuel Macron. Mais la République en Marche n'a pas arrêté sa décision : le parti de la majorité pourrait même n'investir aucun candidat dans le but de conforter les chances de Christian Estrosi. Joëlle Martinaux est également candidate à l'investiture du parti présidentiel.
  • Candidature écologiste : Une liste commune devrait réunir EELV, mais aussi Génération écologie, Cap 21 et l'Alliance écologiste indépendante. Jean-Marc Governatori, actuel co-secrétaire national de ce dernier parti, pourrait en être la tête de liste, de même que Juliette Chesnel.
  • Candidature divers gauche : l'avocate Mireille Damiano, membre du Syndicat des avocats de France, a décidé de présenter sa candidature à la mairie de Nice. Elle sera à la tête de la liste "Viva ! : démocratie, écologie, solidarité". Mireille Damanio est soutenue par LFI, le PCF, Génération.s et Ensemble !.
  • Candidature PS : Initialement, la gauche semblait envisager une liste d'union autour du PS, d'EELV, du PRG et du PCF, et le nom de Patrick Lallemand revenait régulièrement pour en prendre la tête. Patrick Lallemand a été désigné candidat du Parti socialiste.
  • Candidature RN : Philippe Vardon a été investi par le Rassemblement national en juin 2019. Cette figure locale de l'extrême-droite est un ancien membre des réseaux identitaires de la région, proche de Marion Maréchal-Le Pen.
  • Candidature UPR : Le parti de François Asselineau a choisi d'investir pour ces élections municipales le candidat Benjamin Michaud.
  • Candidtaure Debout la France : Soutenu par Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Marc Chipot sera le candidat Debout la France à Nice pour ces élections municipales 2020.

Sondages sur les élections municipales à Nice

Le dernier sondage en date sur les élections municipales de Nice a été réalisé par Ifop-Fiducial pour CNEWS et Sud Radio le 12 décembre dernier. Cette consultation est sans appel : si le scrutin s'était déroulé au moment de la consultation, Christian Estrosi récolterait 49% des voix, suivi de Philippe Vardon (RN) avec 19% des voix, puis de Jean-Marc Governatori (écologiste) avec 13% des voix, et de Patrick Lallemand (PS) avec 7% des intentions de vote.

L'institut Ipsos Sopra-Steria a réalisé mi-octobre un sondage sur les municipales à Nice pour France Bleu, franceinfo et Nice Matin. Il fait apparaître un net avantage pour Christian Estrosi. Dans l'hypothèse où LREM investit Cédric Roussel et LR Eric Ciotti, alors les intentions de vote sont les suivantes : Majorité sortante - Christian Estrosi : 38% ; LR - Eric Ciotti : 24% ; PS-EELV-PC-PCF : 16% ; Rassemblement national - Philippe Vardon : 14% ; France Insoumise : 4% ; LREM - Cédric Roussel : 4%. Selon le même sondage, dans le cas où LREM n'investit pas de candidat, Cédric Roussel serait crédité de 2% des suffrages, sans impact pour les deux premiers candidat.

Selon le même sondage, si Eric Ciotti renonce à se présenter - ce qui semble être donc le cas -, alors Christian Estrosi est crédité de 51% des voix, devant Philippe Vardon (21%) et la liste de gauche (18%). Cédric Roussel obtiendrait 6% des suffrages, la liste LFI 4%.