On sait combien de temps Nicolas Sarkozy restera en prison (au minimum)

On sait combien de temps Nicolas Sarkozy restera en prison (au minimum) Nicolas Sarkozy est incarcéré depuis ce mardi 21 octobre à la prison de la Santé. Il pourrait cependant ne pas y rester très longtemps, une information confirmée par l'un de ses avocats.

Peu avant 9h40, ce mardi 21 octobre 2025, Nicolas Sarkozy a pénétré dans l'enceinte de la maison d'arrêt de la Santé pour y être incarcéré. C'est la première fois qu'un ex-président de la République est officiellement en prison en France. Il va à présent se soumettre aux formalités qui attendent tous les détenus lors de leur incarcération. A peine Nicolas Sarkozy a été incarcéré que son avocat Me Christophe Ingrain, également présent à la prison de la Santé, a remis une demande de remise en liberté pour l'ancien président de la République. L'avocat a confirmé cette information à la presse. Désormais, les juges ont deux mois pour statuer, mais la réponse pourrait survenir avant la mi-novembre compte tenu de la médiatisation de l'affaire.

Factuellement, Nicolas Sarkozy aura donc une réponse avant le 21 décembre. Et on sait déjà combien de temps il reste en prison, à minima. Il "fera trois semaines à un mois" en prison a ainsi fait savoir Me Christophe Ingrain, avant que les jugent ne se saisissent de sa demande de libération. "Il affronte avec beaucoup de force cette incarcération. (...) Il fait face. Il ne se dérobe pas. Il ne se plaint pas. Il n'a rien demandé, pas de traitements de faveur", précise l'avocat. En résumé, ses avocats ont-ils l'espoir de voir l'ancien président remis en liberté avant Noël ? "Oui", a tout simplement répondu l'un de ses avocats, Me Jean-Michel Darrois, au micro de BFMTV, ce mardi matin.

Si, après examen, la demande de remise en liberté est acceptée, il sera libéré le jour même ou au plus tard le lendemain. Il ne serait contraint de retourner à la prison que pour récupérer ses affaires et signer un papier officialisant sa sortie. En théorie donc, si la demande était directement acceptée, il ne resterait que quelques heures en cellule, mais cela risque de prendre plus de temps. Il faut parfois attendre un certain délai pour avoir une réponse car plusieurs conditions doivent être remplies pour libérer un détenu ainsi. Il ne doit pas y avoir de risque de pression sur les témoins, de concertation frauduleuse entre complices, de réitération ou de danger pour le mis en examen. Les recours des deux autres condamnés déjà écroués dans l'affaire, Wahib Nacer et Alexandre Djouhri, ont, par exemple, été fixés à un peu plus d'un mois après leur incarcération.

Quelques semaines derrière les barreaux

"Oh bienvenue Sarkozy !" "Y a Sarkozy !". L'arrivée de l'ancien chef de l'Etat à la prison de la Santé a été remarquée par les détenus qui ont crié depuis les cellules au moment où leur nouveau co-détenu a fait son apparition rapportent des journalistes de l’AFP. Pour rappel, l'ex-maire de Neuilly-sur-Seine a été condamné pour "association de malfaiteurs" à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire dans le cadre de l'affaire des soupçons de financements libyens de sa campagne. L'ancien chef de l'Etat, placé à l'isolement, a affirmé à la Tribune du Dimanche n'avoir pas "peur de la prison" et n'avoir "demandé aucun privilège". Il compte notamment consacrer ce temps à écrire un livre.

L'ancien président de 70 ans pourrait également bénéficier d'une remise en liberté sous contrôle judiciaire ou être assigné à résidence avec un bracelet électronique. Sinon, il pourra réitérer une demande de remise en liberté. En cas de refus de toutes ses demandes, il restera en détention jusqu'à son procès en appel, qui aura lieu en mars prochain. Son sort dépendra alors de l'issue de ce dernier. L'ancien président pourrait donc rester quelques semaines, voire mois derrière les barreaux. 

Nicolas Sarkozy a de grandes chances de pouvoir profiter de la liberté conditionnelle, notamment du fait de son âge avancé. L'article 729 du Code de procédure pénale prévoit qu'à partir de 70 ans, "la libération conditionnelle peut être accordée dès lors que l'insertion ou la réinsertion du condamné est assurée".