Édouard Philippe se paie son "ami" Lecornu : un sombre pronostic sur le budget 2026

Édouard Philippe se paie son "ami" Lecornu : un sombre pronostic sur le budget 2026 L'ex-Premier ministre Édouard Philippe ne s'est pas montré très tendre à l'égard du projet de budget de l'État pour 2026, regrettant notamment avoir vu "valser les milliards, les taxes, les suspensions".

À la tête de son parti Horizons depuis qu'il a quitté Matignon dans la foulée du déconfinement, en pleine crise du Covid-19, Édouard Philippe ne manque pas de commenter l'actualité politique qu'il continue de suivre assidûment. Fidèle Premier ministre d'Emmanuel Macron en son temps, celui qui se verrait bien prendre sa place à l'Élysée pose désormais un regard critique sur le bilan de la Macronie, qu'il n'aimerait en rien devoir assumer lors de sa future campagne présidentielle.

Interrogé au micro de BFMTV ce mardi 18 novembre, Édouard Philippe est ainsi revenu sur le sujet du moment qui agite toute la classe politique : le budget 2026. "Les discussions parlementaires donnent lieu à un projet de loi de finance dont je ne vois pas qui est susceptible de le voter aujourd'hui", a-t-il clairement posé d'entrée de jeu. Et d'analyser : "Certains ont obtenu ce qu'ils voulaient sur une mesure, mais à la fin, la cohérence du texte est mystérieuse, voire inexistante."

"Un ami qui doit faire face à une situation politique délicate"

Le maire du Havre a par ailleurs déploré avoir vu "valser les milliards, les taxes, les suspensions". Regrettant que certains aient défait ce qui avait été fait et que la situation soit si peu claire aujourd'hui, Édouard Philippe a confié attendre "de voir comment la discussion budgétaire se terminera" tout en se disant "pas très optimiste sur son issue".

Lors de cet entretien accordé en marge du salon des maires à Paris, Édouard Philippe a également eu un mot pour l'actuel Premier ministre, Sébastien Lecornu, avec qui, a-t-il assuré, il a eu "une réunion amicale". L'ex-locataire de Matignon a alors qualifié son successeur d'"ami". "Un ami qui doit faire face à une situation politique délicate", a-t-il reconnu. Souhaitant qu'un budget "acceptable" soit présenté, Édouard Philippe s'est ensuite à nouveau montré pessimiste : "J'espère qu'un budget acceptable sera présenté, mais je n'en suis pas sûr, et je ne sais pas ce qu'il se passera ensuite."