Résultat de Michaël Delafosse à la municipale 2026 à Montpellier : le maire sortant réélu, découvrez son score
Cherchez votre commune et trouvez les résultats aux municipales 2026 :
Michaël Delafosse a été réélu maire de Montpellier ce dimanche 22 mars 2026, annonce le ministère de l'Intérieur sur son site : le maire sortant a obtenu 50,13% des voix, devant Nathalie Oziol (LFI) et ses 25,06% des suffrages exprimés. Mohed Altrad ferme le podium avec 24,81% des voix.
Michaël Delafosse faisait déjà figure de grand favori après le premier tour. Lors du premier tour, il était arrivé en tête avec 33,41% des voix, devant la candidate LFI Nathalie Oziol (15,36%) et Mohed Altrad , avec 11,31% des suffrages. Tout ce beau monde était donc engagé dans une triangulaire lors du deuxième tour, ce dimanche 22 mars. Et si une élection n'est jamais jouée d'avance, le maire socialiste sortant apparaissait comme le mieux placé pour ces élections municipales 2026.
Durant l'entre deux-tours, Michaël Delafosse l'a annoncé et répété : pas d'alliance. "Je le dis avec force, je ne changerai pas ma liste, je ne ferai pas d'arrangements d'arrière-cour", a-t-il déclaré auprès de FR3 Occitanie. "Je fais partie de ceux qui ne se reconnaissent pas dans une fusion avec La France Insoumise (...) Dans cette campagne municipale, LFI a mis toute son énergie à critiquer notre action", estimait-il chez Actu.fr, mercredi 18 mars.
Il arrive donc au deuxième tour de ce scrutin aux commandes de sa liste d'union de la gauche, accompagné par le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) ainsi que Place publique et Génération écologique. Son premier mandat lui a "donné de l'expérience et davantage de solidité, pour maintenir un cap vers un futur désirable, pour que Montpellier, demain, soit plus forte, en étant plus écologique, solidaire, innovante et fraternelle", expliquait-il dans une lettre adressée aux Montpelliérains en janvier dernier. Concernant sa liste, elle a été renouvelée à 30%. Hind Emad, vice-présidente de Montpellier Métropole, a notamment décidé de ne plus soutenir le maire sortant en raison de désaccords sur l'orientation économique et financière.
Jeunesse, urbanisme, sécurité... Le programme de Michaël Delafosse
Le logement fait partie des piliers du programme de Michaël Delafosse. Le candidat à sa réélection prévoit la création d'une Agence municipale du logement et 4 000 logements neufs jusqu'à 30% moins chers grâce au Bail Réel Solidaire, "nous ferons de l'accès au logement une priorité pour tous les Montpelliérains", dit-il sur son site officiel de campagne. Pour favoriser l'accès à la propriété, il envisage aussi de limiter le prix de vente des logements destinés aux primo-accédants, avec une baisse de 10 à 25%, dans les nouveaux quartiers. Aussi, dans sa quête de rénovation urbaine, il souhaite poursuivre la "transformation profonde de la Mosson et des Cévennes, tout en engageant la rénovation de la cité Paul-Valéry".
Michaël Delafosse fait également la part belle à la sécurité dans son programme. Voilà pourquoi il prévoit le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de vidéoprotection, "nous renfoncerons une politique de sécurité qui allie fermeté, prévention et proximité", poursuit le socialiste. "Dans le prochain mandat, nous créerons, à l'instar de la ville de Saint-Denis, un numéro de téléphone simple et facilement mémorisable pour contacter la police municipale", mentionne aussi son programme.
Ce n'est pas tout. La liste d'union de la gauche conduite par le maire sortant dit se tenir aux côtés des jeunes et poursuivre cette dynamique lors du prochain mandat. Avec un Plan Ecole à 400 millions d'euros et des mesures concrètes pour ouvrir les enfants sur le monde, comme l'apprentissage de l'anglais dès le primaire, un Fonds Voltaire pour voyager à l'étranger, "nous continuerons de placer l'éducation et la jeunesse au cœur du prochain mandat", assure le candidat.
En cas de réélection, Michaël Delafosse indique vouloir ouvrir de nouveaux centres ados, notamment à Marcel-Pagnol et Albert-Dubout, de manière à diversifier l'offre de loisirs proposée aux jeunes dans les Maisons pour tous. Enfin, côtés sportif et culturel, avec la candidature au patrimoine mondial de l'UNESCO, la gratuité des médiathèques et un Plan Sports 2035, "nous affirmons une ambition forte pour le sport et la culture", assure-t-il. La modernisation du stade de la Mosson, appelé à porter le nom de Louis Nicollin, "permettra d'améliorer l'accueil du public, les performances sportives et l'attractivité des grandes compétitions, tout en confortant sa place centrale dans la vie sportive du territoire", apprend-on.
La transition écologique, symbole de sa campagne
Porteur d'un projet résolument tourné vers le climat, le candidat PS propose un projet de Ville-Parc pour Montpellier avec 12 grands parcs, 40 hectares désimperméabilisés, 1 000 jardins familiaux et une stratégie d'énergie verte pour 20 000 foyers supplémentaires. "Montpellier s'engage pour le climat sans oublier le quotidien de ses habitants", dit-il dans son programme.
Avec trois grandes coulées vertes, 2 km le long du Verdanson, un espace de baignade à Lavalette et 5 km de promenade au fil de l'Aqueduc Saint-Clément, "nous voulons offrir aux Montpelliérains de nouveaux espaces de fraîcheur, de nature et de promenade au cœur de la ville", abonde-t-il. Il compte embellir la ville "de la place Emile Combes aux Beaux-Arts à l'avenue de Toulouse, en passant par la ligne d'eau d'Antigone imaginée par Bofill". L'objectif : transformer les espaces bitumés en lieux de vie arborés et conviviaux.
La gauche divisée après le refus de Mickaël Delafosse de s'allier à LFI
À Montpellier, la gauche part à nouveau en ordre dispersé au 2e tour de l'élection municipale. Le maire sortant Mickaël Delafosse, candidat socialiste à la tête de l'union de la gauche, fait face à Nathalie Oziol de LFI après s'être opposé à une alliance. "J'appelle au rassemblement pour Montpellier", a déclaré le maire sortant de Montpellier, Michaël Delafosse, Le candidat rassemble déjà le PS, le PCF, le parti animaliste, ou encore le PRG. "Je le dis avec force, je ne changerai pas ma liste, je ne ferai pas d'arrangements d'arrière-cour", a-t-il indiqué à FR3 Occitanie. "J'ai des divergences majeures avec Madame Oziol qui veut mettre fin à la vidéo surveillance, sur les questions de laïcité, etc. Quant à Monsieur Altrad, je rappelle qu'il n'a jamais siégé pendant six ans au conseil municipal", précise-t-il pour appuyer sa position tranchée.
Une liste avec une surprise de taille
Pour constituer son équipe, Michaël Delafosse a surpris jusqu'à ses propres soutiens. Il a tenu à placer en deuxième position Marie Massart, militante écologiste de longue date et onzième adjointe au maire, suspendue par Les Écologistes pour avoir choisi de repartir à ses côtés. "La vie politique peut être d'une violence inouïe et elle en a été victime", a défendu le maire sortant auprès d'actu.fr. L'intéressée, elle, regrette "la situation de [s]on parti" mais assume pleinement son choix : "nous avons pu porter des mesures écologistes sur ce mandat, comme la sécurité sociale de l'alimentation, la maison de l'alimentation solidaire ouverte en début d'année… Et nous défendons dix mesures dans le programme. J'estime que, dans cette majorité plurielle, je soutiens une écologie des solutions", a-t-elle déclaré, comme le rapporte Le Monde.
Autre surprise de la liste : Serge Guiseppin, ancien opposant et ancien président de la commission des finances. C'est Delafosse lui-même qui est allé le chercher. "Je suis allé lui demander ce qu'il voulait faire", a-t-il expliqué à actu.fr, saluant un élu qui "a toujours été très constructive" dans son opposition et "a su tirer l'alerte sur les déchets".
Un parcours forgé dans la conviction
Michaël Delafosse est un enfant de Montpellier, politiquement formé sur les bancs du lycée Mas de Tesse, où il a organisé dès 1993 ses premières manifestations. Il a adhéré au Mouvement des Jeunes Socialistes en 1994 et présidé l'Union nationale lycéenne en 1995, avant de s'engager à l'UNEF à l'université Paul-Valéry, où il obtient un DEA en géographie urbaine. Professeur d'histoire-géographie au collège Fontcarrade, il est entré en politique en 2008 comme adjoint à la culture puis à l'urbanisme sous Hélène Mandroux, avant de siéger dans l'opposition de 2014 à 2020.
C'est en 2020 qu'il remporte la mairie avec 47,2 % des voix, en s'alliant au second tour avec la liste écologiste de Coralie Mantion, celle-là même qui s'oppose aujourd'hui à lui. Pour ces nouvelles municipales, il revendique une identité politique sans ambiguïté : "Je ne fais pas partie des candidats qui cachent leur logo", a-t-il insisté dans une interview pour actu.fr, conduisant une liste qui rassemble socialistes, communistes, radicaux, Place Publique, le Parti animaliste et des écologistes. Ses références ? "Je m'inspire de ce qu'a été Mendès-France, Clemenceau, Jaurès… de ce qu'a été la manière dont on a servi la France durant la Résistance".
L'abstention : un enjeu majeur pour Mickaël Delafosse au 2e tour
Lors du premier tour des élections municipales de 2026 à Montpellier, 49,57 % des électeurs se sont abstenus d'aller voter. Le taux a même été plus haut dans certains quartiers populaires comme celui de La Paillade où 73,3 % des électeurs ont boudé les urnes. Les disparités de participation se sont accentuées, avec des bureaux affichant des taux inférieurs à 40 %. Ces voix manquantes sont un enjeu majeur pour le second tour du scrutin, car elles représentent de potentielles voix supplémentaires capables de faire la différence en faveur ou en défaveur de Mickaël Delafosse.