Elections américaines 2020 : les dernières infos, les résultats des sondages

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Elections américaines 2020 : les dernières infos, les résultats des sondages Les élections américaines se rapprochent : le 3 novembre prochain, les États-Unis choisiront leur prochain président, entre le sortant Donald Trump et le démocrate Joe Biden. Sondages, dernières infos... Suivez la campagne en direct.

L'essentiel
  • Les élections présidentielles américaines sont organisées mardi 3 novembre 2020. Deux candidats s'opposent : le démocrate Joe Biden et Donald Trump, le président républicain sortant.
  • Le Covid-19 perturbe la campagne à bien des égards. Donald Trump paye une gestion décriée de la situation sanitaire aux Etats-Unis, pays le plus touché au monde par le coronavirus, et a même été testé positif à la maladie. Au delà de cette question majeure, la campagne est rythmée par d'autres thèmes brûlants : racisme dans la société américaine, violences policières, relance économique ou encore nomination du prochain président de la Cour suprême.
  • Compte tenu du contexte sanitaire, le vote par correspondance est l'un des gros enjeux de ce scrutin, il devrait doubler par rapport à l'élection de 2016. Traditionnellement à majorité démocrate, le vote à distance provoque des tensions, Donald Trump ayant même laissé entendre qu'il n'accepterait pas forcément les résultats du 3 novembre.
  • Joe Biden est en tête des intentions de vote à l'échelle nationale selon les sondages et son avance semble se consolider depuis début octobre.
  • Selon un sondage Yougov pour Linternaute, les Français souhaitent dans leur majorité une victoire de Joe Biden.

Sondages

Depuis l'investiture de Joe Biden en tant que candidat du parti démocrate pour les élections américaines, les cartes ont été rebattues dans les sondages. La réélection de Donald Trump est clairement menacée si l'on en croit la quantité très importante de consultations menées outre-Atlantique. Autre motif d'inquiétude pour le président sortant : sa cote de popularité, qui est redescendue à son plus bas niveau depuis qu'il est en poste (38% d'Américains satisfaits selon le baromètre Gallup). Nous avons compilé les principaux sondages publiés depuis mi-juillet 2020, ils donnent tous un net avantage à Joe Biden. Mais attention, il s'agit là d'intentions de vote à l'échelle du pays, or l'élection se jour Etat par Etat. Reste que ces sondages nationaux rendent bien compte du rapport de force existant dans cette élection américaine, et donne des éléments significatifs sur l'opinion américaine en pleine campagne.

*Nous avons choisi de retenir, pour cette compilation, une dizaine de médias américains ou centres de recherche dont la méthodologie est la plus rigoureuse. Voici donc les sondages retenus qui apparaissent sur notre graphique avec les dates de publication de chaque étude : ABC News / The Washington Post (18/07 ; 16/08 ; 27/09 ; 10/10) ; Emerson College (30/07 ; 30/08 ; 30/09), Beacon Research (2/08) ; Monmouth University (10/08 ; 09/09 ; 28/09) ; Fox News (12/08 ; 12/09 ; 6/10) ; Marist College (13/08 ; 17/09) ; NBC News / The Wall Street Journal (15/08 ; 20/09 ; 3/10) ; Suffolk University (02/09) ; IBD/TIPP (1/10 ; 13 au 17/10) ; Survey USA (5/10) ; Public Religion Research Institute (19/10).

Sondages Etat par Etat

Si l'on se penche sur les sondages effectués par Etat, alors c'est encore Joe Biden qui est donné favori. Voici la compilation des études d'intention de votes effectuées dans les 50 entités administratives des Etats-Unis, réalisée par notre partenaire 270towin.com. Ce média agglomère les principaux sondages par Etat pour produire une carte actualisée 3 fois par jour. Celle-ci permet de visualiser les Etats (avec le nombre de grands électeurs) très probablement acquis à Joe Biden (bleu foncé), ceux qui penchent plutôt pour Joe Biden (bleu plus clair), ceux probablement acquis à Donald Trump (rouge vif), ceux qui penchent plutôt pour Donald Trump (rouge plus clair). Les Etats où l'élection s'annonce très serrée au vu des derniers sondages sont colorés en marron. 

Pour remporter l'élection, il faut acquérir le soutien de 270 grands électeurs. Pour l'heure, les sondages créditent Joe Biden d'une probable victoire, avec largement plus de 250 grands électeurs sur l'ensemble du pays. La barre ci-dessous - au-dessus de la carte - indique le nombre de grands électeurs acquis à Joe Biden et Donald Trump si les sondages se confirment dans les urnes. Retrouvez plus de détails sur les sondages par Etat et sur les projections locales sur le site 270towin.


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​​​​​​Les dernières infos sur les Elections US

21:56 - Joe Biden promet un vaccin "gratuit pour tout le monde"

Joe Biden, l'adversaire de Donald Trump aux élections américaines, a promis ce vendredi que le vaccin contre le Covid-19 serait "gratuit pour tout le monde", s'il est élu président des États-Unis, indique l'AFP dont Le Figaro se fait l'écho. Le candidat démocrate a déclaré : "Une fois que nous aurons un vaccin sûr et efficace, il devra être gratuit pour tout le monde, que vous soyez assuré ou pas." Donald Trump, qui peine dans les sondages et qui a été vivement critiqué par les Américains pour sa gestion de la crise sanitaire, souhaite, lui aussi, que le vaccin soit gratuit.

19:29 - Donald Trump en opération séduction auprès des seniors

Donald Trump est en meeting à The Villages, en Floride, ce vendredi. Une étape cruciale puisque dans ce village, la popularité du candidat aux élections présidentielles américaines est en berne auprès des seniors, d'après les sondages. Cette ville de 100 000 habitants est connue pour abriter le plus grand nombre de retraités dans le pays. En effet, ces derniers représentent plus de 20% des États-Unis. Cette tranche d'âge étant plus vulnérable face au coronavirus, la gestion de la crise sanitaire par le président américain a eu un impact considérable dans les sondages. Interrogée par BFMTV, Margot McGuinness, une retraitée, a déclaré : "Il n'a pas pris ses responsabilités sur la pandémie. On aurait pu sauver beaucoup de vies humaines. Il aurait dû nous alerter plus tôt, parce qu'il savait."

16:23 - Les élections américaines mauvaises pour la santé des Américains ?

Dans un article intitulé "Presidential Elections May Be Bad for Your Health" ("Les élections présidentielles peuvent nuire à votre santé"), le New York Times alerte sur une étude dont les conclusions affirment que les problèmes cardiaques augmenteraient pendant les campagnes présidentielles. Les scientifiques ont étudié les hospitalisations pour crises cardiaques ou pour accidents vasculaires cérébraux au cours des semaines qui ont entouré l'élection présidentielle de 2016 et il en ressort que dans les deux jours suivant l'élection, ces hospitalisations étaient 61% plus nombreuses que dans les deux mêmes jours de la semaine précédente. Le taux de crise cardiaque a augmenté de 67% et celui d'AVC de 59%. Les résultats étaient similaires quel que soit l'âge, la race ou le sexe des patients. Le mécanisme physiologique responsable de ces statistiques est inconnu, mais des études antérieures ont révélé des augmentations similaires du risque de maladie cardiovasculaire après des événements publics traumatisants, notamment des tremblements de terre, des accidents industriels ou des attaques terroristes, fait remarquer le New York Times. "Cela devrait vraiment encourager les prestataires de soins de santé à accorder plus d’attention à la manière dont le stress est lié aux campagnes politiques et à la façon dont les résultats des élections peuvent avoir un impact direct sur la santé", explique Matthew T. Mefford, l'auteur principal de l'étude.

15:19 - Les médias américains divisés sur le vainqueur du débat

Au lendemain d'un débat plutôt équilibré, difficile de sortir un vainqueur. Chacun des deux candidats a mis des coups à l'autre, a pu exposer ses idées, mais pour les deux principales chaînes d'information américaines, la décision est tranchée. S'appuyant sur un sondage maison, CNN, traditionnellement ancrée côté démocrate, assure que c'est bien Joe Biden qui a tiré son épingle du jeu hier soir. Fox News a également sorti son propre sondage, qui dit naturellement tout l'inverse : 74% des sondés estiment que Donald Trump s'en est mieux tiré que son adversaire et seuls 24% désigne comme gagnant Joe Biden.

11:56 - Que retenir du dernier débat Trump-Biden ?

Très attendu après un premier duel inaudible ou presque, le deuxième et dernier débat entre Joe Biden et Donald Trump avant l'élection s'est rapproché des standards de l'exercice et c'est une bonne nouvelle. Les électeurs américains et les observateurs ont ainsi assisté à un vrai échange d'idées, à des invectives aussi, mais toujours de manière claire et sans cacophonie. Il est vrai que la mesure prise de couper le micro du candidat lorsque l'autre répondait à la question de la modératrice a joué, mais Donald Trump et Joe Biden ont chacun marqué des points, ce jeudi soir à Nashville.

La première partie du débat est à mettre au crédit du candidat démocrate, celui-ci ne s'étant pas privé pour commencer fort sur la situation du Covid-19 aux Etats-Unis, que son rival traine comme un boulet au pied. "Quelqu’un qui est responsable d’autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d’Amérique", a lâché Biden, qui a prévu un "hiver sombre" avec 200 000 morts de plus du fait de la gestion de la pandémie par Donald Trump, qui a persisté sur sa ligne directrice. "Il s’en va", a-t-il assuré à propos du coronavirus, promettant un vaccin "très prochainement". Joe Biden a également défendu sa vision du changement climatique, sujet clivant s'il en est entre les deux candidats, et s'en est pris à son adversaire sur la polémique révélée par le NY Times des impôts de Trump qui n'auraient pas été payés pendant des années. "Que cachez-vous ?", lui a-t-il demandé en se tournant vers lui. Le président sortant a assuré que ses comptes seraient publiés "dès que l'audit sera terminé".

La deuxième partie du débat a plutôt penché en faveur de ce dernier, qui a sorti son atout, à savoir les soupçons qui pèsent sur les anciennes affaires du fils de Joe Biden, Hunter, en Ukraine, et une prétendue intervention de l'ancien vice-président lorsqu'il était en fonction. "Joe, je pense que vous devez une explication aux Américains", a lâché Trump, accusant le démocrate d’être un "politicien corrompu". "Je n’ai jamais touché un centime de source étrangère. J’ai publié 22 ans de déclarations d’impôts, où sont les vôtres ?", a rétorqué le démocrate. Mais c'est bien sur le pétrole que Donald Trump a marqué le plus de points, invitant son rival à clarifier sa position sur les hydrocarbures. Ce dernier s'est alors dit favorable à une sortie du pétrole et au recours aux énergies renouvelables. Il n'en fallait pas plus au milliardaire new-yorkais pour sauter sur l'occasion de rappeler que plusieurs Etats-clés, dont l'importantissime Pennsylvanie, ont fait du pétrole l'une des principales sources de leur économie. "C’est une sacrée déclaration. Il détruit l’industrie pétrolière. Est-ce que vous vous en souviendrez au Texas ? Est-ce que vous en souviendrez en Pennsylvanie, en Oklahoma, en Ohio ?", a-t-il demandé à Joe Biden. Au final, difficile de départager les deux candidats, qui auront surtout réussi à conforter leurs électeurs dans leurs certitudes.

22/10/20 - 13:45 - La Russie et l'Iran accusés de vouloir influencer le vote

Le directeur du renseignement américain, John Ratcliffe, a clairement accusé l'Iran et la Russie d'ingérence dans l'élection américaine. Les deux pays ont, selon lui, "entrepris des actions spécifiques pour influencer l'opinion publique en lien avec notre élection". Les Etats-Unis les accusent d'avoir, chacun de leur côté, collecté des informations sur les listes électorales américaines. "Ces données peuvent être utilisées par des acteurs étrangers pour tenter de donner de fausses informations à des électeurs inscrits sur les listes, dont ils espèrent qu'elles sèmeront la confusion et le chaos et saperont la confiance dans la démocratie américaine", a avancé John Ratcliffe.

Cela fait suite aux plaintes d'électeurs démocrates affirmant avoir reçu des mails menaçant, dont la provenance affichée était les "Proud Boys", groupuscule d'extrême droite récemment cité dans l'actualité pour sa participation à des violences en marge de manifestations anti-racistes. Ces messages aurait comme contenu l'ordre de voter pour Donald Trump, qui a, un temps, affiché son soutien aux Proud Boys. "Nous sommes en possession de toutes vos informations. Vous êtes actuellement enregistré comme démocrate et nous le savons parce que nous avons accès à l'infrastructure électorale tout entière. Vous allez voter Trump le jour de l'élection, ou vous aurez affaire à nous", pouvait-on lire dans l'un de ces mails. Mais pour le renseignement américain, il s'agit bien là d'une tentative "visant à intimider les électeurs, à inciter aux troubles sociaux et à nuire au président Trump".

22/10/20 - 13:02 - Deuxième et dernier débat cette nuit entre Trump et Biden

La course à la présidence des Etats-Unis s'intensifie encore un peu plus ce jeudi : Donald Trump et Joe Biden se retrouvent pour la seconde et dernière fois avant le scrutin, à l'occasion d'un débat très attendu. Après un duel raté fin septembre, les deux candidats jouent gros pour tenter de convaincre une dernière fois les électeurs américains. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur le sujet, notamment comment suivre l'événement en direct, dans notre article spécial débat Trump-Biden.

22/10/20 - 11:30 - "Quatre ans de plus avec Donald Trump, c'est dangereux"

La perspective d'une défaite de Donald Trump est de plus en plus vivace, alors que les sondages donnent toujours Joe Biden vainqueur. Le président lui-même commence, ces derniers temps lors des meetings, à évoquer cette possibilité. Sur le ton de la blague et du second degré, mais quand même. "Imaginez si je perds, qu'est-ce que je vais faire de ma vie, je ne vais pas me sentir très bien, je devrais peut-être quitter le pays", a-t-il lâché le week-end dernier. Plus sérieusement, de nombreux observateurs redoutent la réaction de Donald Trump s'il fait face à un échec le 3 novembre prochain, alors que le candidat républicain a publiquement entretenu le flou quant à une transition apaisée avec son rival démocrate si ce dernier était élu.

Ce jeudi, Mary Trump, la nièce du chef de l'Etat américain, s'est confié à RTL sans aucune complaisance envers son oncle, alors qu'elle publie un livre chez Albin Michel, "Trop et jamais assez : comment ma famille a fabriqué l'homme le plus dangereux du monde". "C'est quelqu'un qui ne se maîtrise pas, qui n'a pas une goutte d'empathie. C'est aussi quelqu'un qui a besoin d'être le centre de l'attention", décrit-elle, assurant qu'"il y a beaucoup de choses dans sa vie au plan psychologique et physique qui font que, effectivement, il est lourdement atteint". Mary Trump redoute, comme d'autres, un passage de témoin avec fracas à la Maison-Blanche, si son oncle venait à perdre. "S'il perd, il faut se préparer à un comportement encore plus agressif. Quatre ans de plus avec Donald Trump, c'est dangereux", prévient-elle.

22/10/20 - 10:02 - Ce qu'il faut retenir du meeting d'Obama

Barack Obama est donc monté sur scène, ce mercredi à Philadelphie, pour soutenir Joe Biden dans la course à l'élection américaine. Chemise bleue ciel, manches retroussées, l'ancien président des Etats-Unis était attendu, lui qui se fait rare depuis la fin de son mandat et depuis le début de la campagne. Devant des partisans restés dans leurs voitures, Covid-19 oblige, Barack Obama s'est montré critique envers Donald Trump, alors que traditionnellement, outre-Atlantique, les anciens présidents ne se prononcent que très modérément sur leurs successeurs. Selon lui, le milliardaire républicain n'a pas été capable, durant ses quatre années de mandat, de prendre le poste "au sérieux". "Tweeter en regardant la télévision ne résout pas les problèmes", a lâché Obama, en référence au recours parfois frénétique de Donald Trump au réseau social.

Comme cela était attendu, la gestion très critiquée de la crise épidémique par Donald Trump n'a pas échappé à celui qui reste l'une des personnalités les plus populaires chez les démocrates, concédant malgré tout que "la pandémie aurait été difficile pour n'importe quel président". "Mais le niveau d'incompétence et de désinformation, le nombre de gens qui ne seraient peut-être pas morts si nous n'avions fait que les choses évidentes…", a-t-il jugé. Malgré les sondages globalement favorables au niveau national pour Joe Biden, Barack Obama a appelé les électeurs démocrates à ne pas baisser la garde et à voter dès à présent, en anticipé, comme l'on déjà fait plus de 40 millions d'Américains. L'ancien chef de l'Etat semble avoir gardé un souvenir amer de la défaite d'Hillary Clinton en 2016, pourtant donnée vainqueur par les instituts de sondages. "Beaucoup de gens sont restés chez eux, ont été flemmards et complaisants. Pas cette fois ! Pas lors de cette élection !", a-t-il insisté. "Notre démocratie ne pourra fonctionner si les gens qui sont censés être nos dirigeants mentent tous les jours et inventent des tas de choses", a estimé Barack Obama, à seulement treize jour du scrutin.

21/10/20 - 17:18 - Obama s'invite dans la campagne

A désormais moins de deux semaines de l'élection américaine, Barack Obama intervient dans cette campagne hors-normes. Il tiendra ce mercredi son premier meeting de soutien à Joe Biden à Philadelphie, dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, où les sondages sont serrés. L'ancien président (2009-2016), très discret jusque-là, prend en quelque sorte le relais de son ancien colistier puisque ce dernier a décidé, lui et ses équipes de campagne, de ne plus tenir de meeting jusqu'à ce jeudi pour la préparation du débat face à Donald Trump. Barack Obama, lors de son discours en plein air, devrait inciter les sympathisants démocrates à voter en anticipé, comme l'ont déjà fait plus de 35 millions d'Américains, un record à 13 jours du scrutin. "Comme l'a dit le président Obama, c'est un moment où tout le monde doit monter sur le pont, et il est impatient d'intervenir directement (...) car nous ne sommes plus qu'à deux semaines de la plus importante élection de notre vie", a commenté un conseiller anonyme de Barack Obama, cité par Reuters. Son engagement physique dans la campagne constitue sans aucun doute un tournant majeur pour Joe Biden puisqu'il reste, quatre ans après son départ de la Maison Blanche, l'une des personnalités les plus populaires chez les démocrates.

21/10/20 - 12:30 - Un nombre impressionnant d'Américains ont déjà voté

Les chiffres du vote anticipé et par correspondance étaient attendus d'ampleur cette année, compte tenu du contexte sanitaire, et cela se confirme. 35,5 millions d'Américains ont déjà voté pour Donald Trump ou pour Joe Biden, selon l'institut américain Election Project. En comparaison avec 2016, à la même époque, ce chiffre n'atteignait même pas 6 millions. 5,9 millions d'électeurs s'étaient déjà décidés.

21/10/20 - 10:52 - Melania Trump n'a pas suivi son mari en Pennsylvanie

Alors que Donald Trump se rendait ce mardi en Pennsylvanie, l'un des Etats-clés de l'élection, pour y tenir un meeting de campagne, Melania Trump n'a pas été du voyage, la faute à une "toux persistante". La Première dame des Etats-Unis avait contracté le Covid-19 tout début octobre, tout comme son mari, avant de se déclarer rétablie. "La Première dame continue à se sentir mieux chaque jour après avoir récupéré du Covid-19, mais, avec une toux persistante, et par excès de précaution, elle ne voyagera pas aujourd'hui", a fait savoir sa cheffe de cabinet Stephanie Grisham dans un communiqué.

20/10/20 - 17:12 - Trump en Arizona

Donald Trump poursuit sa tournée des Etats-clés de l'élection américaine. Après le Nevada, le président sortant s'est rendu ce lundi en Arizona, où il a repris un refrain bien connu de sa part, à savoir minimiser la crise sanitaire du Covid-19. "Les gens en ont marre d'entendre parler de la pandémie", a-t-il estimé, jugeant que cette crise est en train de se terminer et promettant un vaccin avant la fin de l'année.

20/10/20 - 15:02 - Un sommet avancé de l'Otan si Biden est élu ?

Selon des informations de l'agence Reuters, l'Otan envisagerait d'organiser un sommet dès le mois de mars si Joe Biden remporte l'élection américaine du 3 novembre prochain. Ce sommet, prévu quoi qu'il arrive en 2021, serait repoussé au début de l'été en cas de réélection de Donald Trump. Cela s'explique par la volonté de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord d'apaiser ses relations avec les Etats-Unis, mises à mal durant le mandat du républicain. Ce dernier avait, en 2018, menacé de claquer la porte de l'organisation politico-militaire internationale et avait qualifié certains des alliés de "délinquants". Ce nouveau calendrier traduit également une volonté quasi généralisée de voir Biden triompher dans deux semaines. "La plupart des alliés souhaitent une victoire de Biden le mois prochain mais ils travailleraient évidemment avec une administration Trump reconduite", a glissé un diplomate au siège de l'Otan, à Bruxelles, jugeant qu'un sommet dès le mois de mars "fournirait à Biden une tribune pour réunir à nouveau l'Europe et l'Amérique du Nord". Et d'ajouter : "Cela fournirait aussi à l'Otan l'opportunité de laisser derrière elle l'époque Trump".

20/10/20 - 11:50 - Une nouvelle règle au débat de jeudi

A l'occasion du dernier débat avant l'élection, ce jeudi à Nashville, une nouvelle règle va  entré en vigueur dans le but d'éviter la cacophonie ayant marqué le premier duel entre Donald Trump et Joe Biden. Hors temps de parole, les micros de deux candidats seront coupés, ils ne pourront ainsi pas se couper la parole, comme l'a décidé la commission américaine chargée de ces débats. Les deux candidats auront chacun deux minutes pour répondre aux questions du modérateur et après avoir répondu sans avoir été interrompu, une discussion sur le thème de la question s'engagera, avec les deux micros ouverts. Cette décision n'est pas du goût du camp Trump, qui l'a fait savoir par le biais du directeur de campagne du président sortant, Bill Stepien. "Le président Trump est désireux de débattre avec Joe Biden, quelque soient les changements de dernière minute décidés par une commission partiale, dans une ultime tentative de fournir un avantage à son candidat favori", a-t-il affirmé.

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Les élections aux USA, comment ça marche ?

Les élections américaines ne reposent pas sur les mêmes ressorts démocratiques qu'en France. Aux Etats-Unis, les citoyens ne votent pas directement pour les candidats qui se présentent au scrutin, il s'agit donc d'un vote indirect, en un sens comparable aux élections municipales à Paris, Lyon et Marseille (loi PLM). Chaque Etat élit ses grands électeurs - 538 au total - afin de former le collège électoral qui sera, lui, chargé de départager les candidats. Il convient de noter que les Etats sont représentés proportionnellement à leur population : ainsi, par exemple, la Californie désigne 55 électeurs contre seulement 3 pour l'Alaska. Une fois choisis, ces électeurs se réunissent dans la capitale de leur Etat respectif et votent pour le candidat auquel il sont liés, républicain ou démocrate.

Lors de l'élection, le parti ayant recueilli la majorité des votes des électeurs (au moins 270) remporte alors le scrutin. Si la majorité des Etats américains sont très marqués politiquement, l'élection présidentielle se joue avec le choix des "swing states", ces territoires comme la Floride, l'Ohio ou la Caroline du Nord, qui sont susceptibles de voter à la fois démocrate ou républicain. Pour rappel et pour bien comprendre le fonctionnement des présidentielles américaines, en 2016, une quantité plus importante de citoyens avaient voté en faveur de Hillary Clinton, mais Donald Trump avait remporté l'élection à la faveur d'un vote plus important de grands électeurs. En d'autres termes, le président républicain avait battu sa rivale démocrate dans des Etats à la population plus importante et donc plus généreux en grands électeurs.

Candidats 

Parti démocrate

Les primaires démocrates se sont déroulées dans un climat très particulier. Lancée avec le caucus de l'Iowa à l'aube de la crise du coronavirus dans le monde, l'élection du candidat démocrate a finalement tourné court, après le retrait de Bernie Sanders de la course à la présidentielle. Le candidat de l'aile gauche du parti, d'abord devant l'ancien vice-président de Barack Obama, en a décidé ainsi début avril dernier face au statut de favori de plus en plus affirmé de la part de Joe Biden d'une part, et la présence du virus sur le territoire américain d'autre part, empêchant le bon déroulement de la campagne.

Parti républicain

Au parti républicain, les choses sont claires, vu que le candidat officiel du parti n'est autre que Donald Trump, qui brigue donc un second mandat. Malgré tout, deux républicains ont fait office de dissidents et avaient annoncé leur candidature à la présidentielle américaine. Il y a d'abord eu William Weld, longtemps républicain à la ligne modérée avant de rejoindre le Parti libertarien... puis de réintégrer les républicains. Joe Walsh fut également un temps candidat, avant de se désister.

Autres candidats

Si le système politique aux Etats-Unis repose sur un bipartisme très solidement installé, cela n'empêche pas des candidats indépendants de se présenter à l'élection présidentielle. Ce scrutin 2020 a notamment été marqué par la candidature de Kanye West, même si son lancement de campagne a davantage provoqué des inquiétudes sur sa santé mentale qu'un réel engouement politique. Par ailleurs, le Green Party, le parti écologiste américain, présente deux candidats, Howie Hawkins, pour la présidence, et Angela Walker, pour la vice-présidence. Enfin, citons les libertariens, proches des républicains mais dans un autre registre, qui se présentent au travers de la candidature de Jo Jorgensen. Faute de financements, ces "petits candidats" ne peuvent pas se présenter dans tous les Etats américains, rendant leurs chances de succès quasi-impossible au niveau national.

Dates des élections américaines

L'élection présidentielle aux Etats-Unis a lieu en un seul et unique tour, qui se déroulera le mardi 3 novembre 2020. Avant cela, plusieurs dates ont marqué la campagne. Entre le 17 et le 20 août s'est tenue la Convention nationale démocrate, événement traditionnel se tenant quelques mois avant les élections et censé poser les bases de la candidature du parti. En cette année particulière, la convention nationale démocrate, lors de laquelle le programme de Joe Biden a été présenté, s'est tenue entièrement à distance et en ligne. Puis, entre le 24 et le 27 août, Donald Trump a officiellement été investi candidat lors de la convention nationale républicaine. A l'inverse des démocrates, les républicains ont choisi d'organiser l'événement en "présentiel", avec plusieurs personnalités ayant prononcé un discours sur scène, devant du public, certes en nombre très restreint.

Résultat des élections américaines

Le résultat de l'élection présidentielle américaine est censé être connu le mardi 3 novembre 2020, mais cette année, le contexte lié au Covid-19 pourrait changer la donne. Le vote par correspondance étant massivement utilisé pour ce scrutin, afin d'éviter les contacts physiques, le spectre d'un retard dans l'annonce des résultats se fait de plus en plus pressant. Et pour cause, le vote par correspondance est utilisé majoritairement par les électeurs démocrates, le dépouillement des bulletins pourrait se retrouver bouleversé dans de nombreux Etats, y compris dans ceux qui font basculer l'élection, à l'image du Wisconsin ou de la Pennsylvanie. Ces deux Etats-clés ont d'ailleurs prévu de compter les votes par correspondance qu'à partir du jour du scrutin, le 3 novembre. La Pennsylvanie a même indiqué que les bulletins reçus jusqu'à trois jours après cette date pourraient être pris en compte. Ce contexte va inévitablement provoquer un embouteillage dans le dépouillement des voix, voire créer un déséquilibre trompeur entre les deux candidats, et cela pourrait, en cas de résultats serrés entre Donald Trump et Joe Biden, retarder l'annonce définitive du vainqueur. On se souvient pour preuve de l'élection américaine 2000, lorsque Al Gore et George W. Bush s'étaient disputés seulement quelques centaines de voix en Floride, avec des recours devant la justice, qui avait finalement tranché, après de multiples recomptages, en faveur du candidat républicain. Et tout cela sans crise sanitaire. Alors en 2020, il est tout à fait possible qu'il faille attendre quelques jours, voire quelques semaines, pour avoir le résultat définitif de l'élection et connaître l'identité du futur président des Etats-Unis.

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