Mouvement lycéen : des tensions à Paris, les chiffres de la mobilisation de ce 13 octobre
- La mobilisation lycéenne vivait son "acte V" ce mardi 13 octobre. De nombreux rassemblements ont eu lieu à Paris, Marseille, Nantes ou encore Nice avec le soutien de plusieurs syndicats de l'Éducation nationale, dont la CGT, la FSU ou encore FO. Les blocages ont pourtant freiné : 214 lycées étaient fermés aujourd'hui contre 224 jeudi dernier lors de l'"acte IV". Pour les universités, le ministère a annoncé 35% de fermeture contre 90% pour les syndicats.
- Mardi en fin de journée, l'intersyndicale de la jeunesse a établi à 480 000 le nombre de manifestants dans toute la France, soit un chiffre en hausse par rapport à mardi dernier. Mais les autorités tablent plutôt sur 161 500 manifestants en France, dont 41 500 à Paris. Des chiffres pour le coup en baisse par rapport à ceux avancés il y a une semaine par les autorités. Plus tôt dans la journée, la préfecture avait affirmé avoir recensé 3 800 manifestants dans les rues de Marseille, contre 35 000 manifestants pour la CGT et 60 000 pour FSU.
- Deux cortèges ont défilé à Paris ce mardi. La mobilisation a reçu ce matin le soutien de Greta Thunberg aux portes d'un lycée de Saint-Denis. Plusieurs établissements étaient de nouveau bloqués ce mardi matin à Paris, comme le lycée Hélène-Boucher ou la faculté d'Assas.
- Les syndicats et porte-parole des étudiants et des lycées ont proclamé leur envie de rejoindre la mobilisation des Gilets jaunes ce samedi 17 octobre pour poursuivre la contestation malgré les vacances scolaires. De son côté, la CGT appelle à une grande journée de mobilisation le 5 novembre.
- Le mouvement lycéen a fait descendre 71 500 personnes dans les rues pour l'"acte IV" du jeudi 8 octobre et 266 000 personnes pour l'"acte III" du mardi 6 octobre, selon le ministère de l'Intérieur. La mobilisation de la semaine dernière avait été doublée d'une grève dans l'Éducation nationale.
22:17 - Quelle est la date de la prochaine mobilisation lycéenne ?
FIN DU DIRECT - Si certains lycées ou universités pourront faire l'objet de nouveaux blocages dès demain, les syndicats et porte-parole des étudiants et des lycées ont fait connaître leur volonté de se joindre à la mobilisation des Gilets jaunes, samedi 17 octobre, ce qui leur permettrait de rester mobilisés alors que l'arrivée des vacances scolaires de la Toussaint laisse redouter une chute drastique de la participation. Au-delà du 17 octobre, la CGT a d'ores et déjà annoncé une grande journée de mobilisation prévue le jeudi 5 novembre, au retour des vacances scolaires.
20:43 - Le ministre de l'Intérieur en visite dans une caserne de police parisienne ce mardi
Après cette nouvelle journée de mobilisation lycéenne, Laurent Nunez est attendu sur les coups de 21 heures à la caserne Bessieres, située dans le XVIIe arrondissement de Paris, rapporte Le Parisien. Le ministre de l'Intérieur devrait venir saluer les effectifs.
20:02 - Le calme de retour place Vauban à Paris
Canons à eau et gaz lacrymogène auront finalement eu raison des derniers résistants place Vauban à Paris, où se sont tenues des échauffourées. Près de 2h30 après l'arrivée des cortèges sur place, la place Vauban semblait quasiment vidée, avec une reprise partielle de la circulation routière.
19:33 - Quelle mobilisation pour le mouvement lycéen dans les grandes villes françaises ce mardi ?
Si à Paris, le ministre de l'Intérieur estime que 41 500 manifestants étaient mobilisés, plus tôt dans la journée de ce mardi, la préfecture avait affirmé avoir recensé 3 800 manifestants dans les rues de Marseille. À Nantes, Lens et Lyon, des cortèges ont aussi déambulé, rassemblement près de 11 000 personnes dans la capitale des Gaules. À Bordeaux, la préfecture a établi la participation à environ 4 000 personnes.
18:46 - Un rendez-vous organisé jeudi au ministère de l'Éducation nationale
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, recevra les organisations lycéennes jeudi après-midi. Selon les informations de BFMTV, le ministre de l'Enseignement supérieur a également été convié à ce rendez-vous.
18:22 - 161 500 manifestants en France, selon les autorités
Après l'intersyndicale, les autorités viennent de révéler leurs chiffres de l'"Acte V" de la mobilisation lycéenne : 161 500 manifestants en France, dont 41 500 dans la capitale. C'est bien moins que les chiffres annoncés par l'intersyndicale, mais également moins que les chiffres annoncés la semaine dernière par les forces de l'ordre elles-mêmes. Elles affirmaient alors que 266 000 personnes avaient battu le pavé, dont 56 000 à Paris.
18:09 - Des tensions en cours boulevard des Invalides à Paris
Dans la capitale, alors que les cortèges de la manifestation de l'"Acte V" ont commencé à se disperser après s'être retrouvés place Vauban, des tensions ont commencé à éclater. Des tensions principalement constatées sur le boulevard des Invalides. Les forces de l'ordre ont dégainé les canons à eau pour tenter de ramener le calme.
18:02 - L'intersyndicale annonce 480 000 manifestants en France
Pour cet "Acte V", l'intersyndicale de la jeunesse affirme que près de 480 000 personnes ont manifesté, soit plus que son estimation pour la mobilisation lors de l'"Acte IV" mardi dernier. Les organisateurs avançaient alors 450 000 manifestants, dont 100 000 à Paris, tandis que les autorités estimaient qu'il y avait eu 266 000 manifestants en France, dont 56 000 dans la capitale.
16:55 - L'IGPN a été saisie pour 34 affaires
Depuis le début du mouvement lycéen, l'IGPN a ouvert 34 affaires selon l'AFP et BFMTV. Ces ouvertures sont généralement liées à des enquêtes concernant les agissements des policiers lors des manifestations.
16:47 - Une figure des Gilets jaunes appelle à une "union de la colère"
Jérôme Rodrigues, symbole du mouvement des Gilets jaunes et présent dans le cortège parisien qui s'est mobilisé autour des revendications des lycéens évoque que la population se "rejoint sur cette union de la colère". Par la suite, il déplore notamment le manque de réponse politique de la part du gouvernement.
16:20 - Des premières tensions dans le cortège parisien
Dans un des deux cortèges faisant route à Paris, des heurts ont commencé à éclater entre les CRS et les manifestants. Des cris hostiles aux forces de l'ordre "cassez-vous, cassez-vous" ont notamment pu être entendus. Boulevard Saint-Michel, des feux de poubelles et des gaz lacrymogènes ont également pu être constatés alors que l'ambiance était "bon enfant" depuis le début de la marche.
Des tensions commencent à éclater entre manifestants et forces de lordre en marge du cortège à Paris. Les policiers ont notamment chargé un groupe de personnes qui tentait de mettre en place des barrières. Des projectiles ont été lancés en direction des forces de lordre. https://t.co/TpUMTQ0e5x
— BFM (@BFMTV) October 13, 2026
16:14 - Des premiers chiffres sur la mobilisation à Marseille
Selon les informations de franceinfo, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a compté 3 800 manifestants dans les rues de la cité phocéenne. Le média précise tout de même que ce chiffre diffère du décompte des syndicats qui annoncent de leur côté 35 000 manifestants pour la CGT et 60 000 pour FSU.
15:55 - Pour Édouard Geffray "il y a une violence débridée" dans notre pays
Alors que la mobilisation lycéenne se poursuit et notamment via un cortège fourni dans les rues de Paris, Édouard Geffray prend la parole à l'Assemblée nationale en évoquant que les personnes ayant dégradés seront "soumises à un conseil de discipline et ceux qui s'en sont pris au personnel de l'éducation seront très probablement exclus".
Tirs à Aubagne, mobilisation lycéenne... "Il y a une violence débridée dans notre société", dénonce Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale https://t.co/KQLwp9wEIA
— BFM (@BFMTV) October 13, 2026
15:47 - Laurent Nuñez défend les interventions policières
Le gouvernement est confronté cette après-midi à l'Assemblée nationale autour de diverses questions et notamment sa gestion de la mobilisation étudiante. À ce sujet, Laurent Nuñez se défend des interventions policières qu'il juge normal compte tenu des violences autour des cortèges. "Quand il n'y a pas de violence il n'y a pas d'intervention de police" a-t-il assuré.
15:42 - Échange tendu entre une députée LFI et le ministre de l'Enseignement supérieur
La question de Parcoursup, au cœur des revendications lycéennes, s'est invitée à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement. La députée insoumise Marie Messmer a interpellé l'exécutif sur les inégalités sociales liées à la plateforme d'admission dans l'enseignement supérieur. Une critique vivement contestée par Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "Parcoursup c'est le contraire du tri social, il n'y a jamais eu autant de bacheliers d'Île-de-France qui étudient dans le centre de Paris", lui a-t-il répondu.
"Vous dites que Parcoursup effectue un tri social, c'est totalement faux": le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste répond à la députée LFI Marie Mesmeur https://t.co/rSrI8ckgkD
— BFM (@BFMTV) October 13, 2026
Le mouvement dans les lycées de 2026 a débuté dès le 18 septembre, se structurant d'abord autour du lycée Saint-Exupéry de Créteil avant de s'étendre à toute la France. Les revendications portent sur le manque d'enseignants et de personnels, la dégradation des bâtiments scolaires, des effectifs de classe trop chargés et la pression liée à Parcoursup. Rejoints par des étudiants dans les universités, les lycéens réclament davantage de moyens humains et financiers pour l'Éducation nationale.