Tariq Ramadan : "J'ai eu peur de mourir", raconte la nouvelle plaignante

Tariq Ramadan : "J'ai eu peur de mourir", raconte la nouvelle plaignante TARIQ RAMADAN - Alors qu'une nouvelle plainte pour viol a été déposée en Suisse contre Tariq Ramadan, Brigitte, la plaignante, s'est confiée à Libération.

[Mis à jour le 17 septembre 2018 à 17h28] Tariq Ramadan, déjà mis en examen en France pour des faits de violences sexuelles, l'est désormais en Suisse. La justice helvète a ouvert une instruction pour viol et contraintes sexuelles contre l'islamologue, lui-même Suisse. Et pour cause, une nouvelle plainte a été déposée à son encontre, alors qu'il est incarcéré dans l'hôpital pénitentiaire de Fresnes depuis février dernier, suite à sa double mise en examen. Cette nouvelle plainte, après celle de Henda Ayari et d'une femme appelée Christelle dans les médias, est venue de la part de Brigitte, là encore une femme désireuse de garder son anonymat.

L'histoire racontée par cette quadragénaire est assez similaire à celles des deux autres plaignantes. A l'origine, il y a une fois de plus une rencontre dans un hôtel, à Genève en l'occurrence, qui aurait fait suite à une entrevue lors d'une séance de dédicace dans le courant de l'année 2008. Lors de son arrivée dans l'hôtel genevois, Tariq Ramadan aurait alors demandé à Brigitte de le rejoindre dans sa chambre, ce qu'elle aurait refusé, dit-elle. Le théologien serait alors descendu dans la salle du petit-déjeuner de l'hôtel et à l'issue de leur conversation, aurait exigé au réceptionniste de l'hôtel du matériel pour repasser.

Brigitte, toujours selon sa version, aurait aidé à monter ledit matériel dans la chambre de son agresseur présumé. Une fois dans la pièce, Brigitte raconte, à Libération, n'avoir pas pu en sortir avant le lendemain. "Je n'ai pas crié de peur qu'il me frappe. Il s'est mis à m'insulter. (...) J'ai eu peur de mourir", se souvient-elle. Pour expliquer le délai - de dix ans - entre les faits présumés et le dépôt de plainte, l'avocat de Brigitte a évoqué, sur franceinfo, une "emprise" et des "tentatives d'intimidation". Et à maître Romain Jordan d'ajouter : "Il y a eu la peur et finalement cet éclair de lumière fin 2017, lorsque la parole s'est libérée et c'est grâce à cela qu'elle a trouvé la force de faire, elle aussi, le pas".

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