Nîmes : la piste de l'attentat terroriste "pas totalement écartée"

Nîmes : la piste de l'attentat terroriste "pas totalement écartée" NIMES - La nuit dernière, un individu a foncé sur la foule, réunie à la terrasse d'un bar de Nîmes, en pleine féria. Selon France Bleu, l'homme est fonctionnaire et père de famille.

[Mis à jour le 14 septembre 2018 à 16h07] Un individu semble avoir volontairement foncé dans la foule, la nuit dernière, vers 1h30, à Nîmes, indique ce vendredi matin Midi Libre. Le journal régional fait savoir qu'un homme a percuté des barrières, au niveau de la rue Racine, destinées à empêcher tout acte malveillant à bord d'un véhicule. Deux personnes ont toutefois été blessées légèrement, avant que le véhicule soit immobilisé. Midi Libre précise qu'elles ont été "touchées au niveau des membres inférieurs et hospitalisées". Leur pronostic vital n'a pas été engagé.

Le conducteur se serait dirigé vers le bar "L'Instant T", où se trouvaient une cinquantaine de personnes, installées à l'extérieur. Une fois stoppé par les bornes de sécurité, il a été sorti de sa voiture par les passants et quelques clients du bar. Il aurait tenté de s'enfuir avant d'être interpellé par les forces de l'ordre. Selon les informations du journal régional, malgré le caractère volontaire retenu à ce stade de l'enquête, il ne s'agirait pas, à priori, d'un attentat "terroriste". Le procureur de la République de Nîmes a confirmé l'ouverture d'une enquête pour "tentative de meurtre", même s'il y a, à ce stade, peu d'éléments sur le profil de l'assaillant et sur le mobile de son acte.

Le conducteur aurait crié "Allah Akbar"

Interrogé par France Bleu, le préfet s'est par ailleurs félicité de l'efficacité manifeste des barrières installées dans le centre de Nîmes, indiquant qu'un drame de grande ampleur a été évité : "Sans les bornes, il y aurait eu des victimes relativement nombreuses sur cette terrasse de café. Le dispositif a été bien dimensionné", a-t-il estimé. Auprès de France 3 Occitanie, le procureur a précisé : "La piste anti-terroriste n'est pas totalement écartée, mais le parquet de Paris ne s'est pas saisi de l'enquête. J'attends les résultats des investigations".

Selon plusieurs témoins cités par l'AFP, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en fonçant sur la foule. Selon les informations de France Bleu, l'homme interpellé est âgé de 32 ans et serait domicilié à Nîmes. Il aurait été arrêté par les forces de l'ordre "dans un état de confusion mentale" et conduit à l'hôpital de Nîmes. Cet homme est "inconnu de la police pour des faits de radicalisation", selon une source proche de l'enquête, mais il possède un casier judiciaire sur lequel sont inscrits des petits faits de délinquance. Sa garde à vue sera probablement ordonnée dans la matinée.

Le profil du suspect laisse perplexe

Auprès de L'Express, une source proche de l'enquête indique que le conducteur, au moment de son arrestation, tenait des "propos confus". L'hypothèse d'un acte effectué par un homme déséquilibré est donc sur la table, elle pourrait même être prioritaire dans l'esprit des enquêteurs et du parquet, qui, rappelons-le, n'ont pas souhaité qualifier les faits de "terroristes". BFM TV ajoute que l'homme a fait "une crise de tétanie avant l'arrivée de la police" et qu'il a été "pris à nouveau par des troubles en arrivant au commissariat".

Selon les informations de France Bleu, le conducteur interpellé par la police est un fonctionnaire, père de famille. Il n'a toujours pas été auditionné par les enquêteurs. Des analyses ont été lancées pour déterminer si l'individu a consommé des stupéfiants ou s'il était sous l'emprise de l'alcool au moment où il a foncé en direction du café.

Le parquet et les services de la police judiciaire prennent cette affaire très au sérieux, même s'ils ne communiquent que très peu pour le moment auprès des médias. Objectif Gard rapporte qu'une équipe de démineurs, venue de Montpellier a été dépêchée sur place et a commencé à travailler sur les lieux vers 4h du matin. "Les techniciens en identification criminelle de la police ont recherché le moindre indice dans la voiture", écrit le journal local en ligne.

La féria de Nîmes maintenue

Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a réagi et fait le point sur les faits survenus ce matin. "Un véhicule s'est engagé à vive allure dans la rue Racine avant d'être immobilisé par des BAVA (barrières anti-véhicule bélier) installées par la ville de Nîmes.
Ce dispositif qui a permis de stopper immédiatement le véhicule a démontré son efficacité évitant des conséquences plus dramatiques même si deux blessés légers sont à déplorer", écrit l'édile, qui précise de la féria poursuit son cours ce week-end.  

Article le plus lu - Macron fait un mea culpa › Voir les actualités

Annonces Google