Affaire Daval : "toujours amoureux" d'Alexia, quand Jonathann s'est confié à un psy

Affaire Daval : "toujours amoureux" d'Alexia, quand Jonathann s'est confié à un psy DAVAL - La deuxième expertise psychiatrique de Jonathann Daval, révélée par Le Point, met en avant une personnalité obsessionnelle. Le meurtrier présumé de sa femme Alexia se confie sur ses sentiments depuis la prison.

Obsession avec la propreté, multiples TOC, "refoulement de l'agressivité"... Les éléments de la deuxième analyse psychiatrique de Jonathann Daval ont été publiés par Le Point. Réalisée par le Dr Jean Canterino l'été dernier, le meurtrier présumé d'Alexia y est décrit comme une personnalité "de type obsessionnel". L'ex-informaticien affirme être toujours amoureux de sa femme. Le corps d'Alexia Daval avait été découvert il y a deux ans, dans une forêt près de son domicile de Gray-la-Ville, en Haute-Saône. 

Incarcéré depuis le 30 janvier 2018, le suspect évoque des tensions dans leur vie de couple liées à leurs difficultés à avoir un enfant. Jonathann Daval déclare avoir été victime de violences de la part de sa femme. "Quand elle (Alexia) a commencé à travailler, aux alentours de 2015. Elle est devenue violente, en paroles et en actes, et m'humiliait en me disant que j'étais un bon à rien, que je n'étais pas un mec ", raconte-t-il au psychiatre. L'ex-informaticien se confie également sur ses sentiments. "J'étais très amoureux de ma femme et je le suis toujours", déclare-t-il. 

"Ce que je voulais, c'est qu'elle se taise" 

Jonathann Daval prétend n'avoir jamais été violent avec sa femme avant la nuit du meurtre : "j'encaissais les coups et j'esquivais (...) Ce soir-là, c'est la première fois que je frappais quelqu'un", confie-t-il. Ce soir d'octobre 2017, il raconte ainsi s'être disputé une énième fois avec Alexia Daval. "Elle m'a dit : T'es pas un homme ! Elle m'a frappé avec les pieds et les mains, elle m'a poussé, alors je l'ai bloquée, je l'ai étranglée et je l'ai frappée. Ce que je voulais, c'est qu'elle se taise", admet-il. 

L'expert psychiatrique affirme que Jonathann Daval ne souffre d'aucune altération de son discernement, il est donc pénalement responsable. Le suspect encourt la prison à perpétuité lors de son procès qui pourrait commencer dans le courant de l'année 2020. Sa "pathologie de personnalité" est caractérisée par des troubles obsessionnels compulsifs "sévères", apparus au début de son adolescence selon l'expert. Jonathann Daval a "un amour (compulsif) de l'ordre, de la propreté, du rangement". Ses multiples mensonges pourraient être expliqués par un "refoulement de l'agressivité". En effet, le suspect avait avoué le meurtre puis prétendu qu'il s'agissait en fait d'un complot familial pour cacher la responsabilité de son beau-frère. Jonathann Daval avait ensuite de nouveau avoué avoir provoqué la mort de sa femme. En juin, l'ex-informaticien reconnaissait également avoir brûlé le corps d'Alexia Daval. 

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