Militaires tués en Guyane : ce que l'on sait de l'accident mortel

Militaires tués en Guyane : ce que l'on sait de l'accident mortel GUYANE - Trois militaires français sont morts accidentellement ce mercredi dans l'ouest de la Guyane, alors qu'ils intervenaient dans une opération anti-orpaillage.

[Mis à jour le 18 juillet 2019 à 16h51] C'est dans le cadre de l'opération Harpie, lancée en 2008 pour lutter contre l'orpaillage illégal en Guyane, que des militaires intervenaient ce mercredi 17 juillet, dans la région de Maripasoela, à l'ouest du département français d'outre-mer. "Alors que les militaires s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs, huit d'entre eux ont été victimes d'émanations toxiques au fond d'une galerie", a indiqué Florence Parly, la ministre des Armées, dans un communiqué.

Trois d'entre eux sont morts et un est dans un état grave, hospitalisé à Cayenne, suite à cette opération qui prenait place dans une zone forestière très isolée de la Guyane. Les trois militaires décédés avaient tous autour de la trentaine. Il y a Edgar Roellinger, 27 ans et originaire de Toulon, chef de groupe du génie combat. Les qualités et le dévouement du jeune homme avaient été salués par sa hiérarchie, Florence Parly l'ayant décrit ce jeudi comme un sous-officier "charismatique" et "hors-paire". 

Les très nombreux sites illégaux d'orpaillage en Guyane 

Cédric Guyot, 31 ans, fait également partie des victimes. Promu caporal-chef en 2012, il rejoint alors l'Afghanistan et l'opération Pamir puis Harpie, en Guyane donc, en 2019. "Il se distingue par ses qualités de pilote exceptionnelles lui permettant de manoeuvrer son véhicule et de s'extraire d'une zone battue par les feux ennemis", écrit le ministère des Armées à son sujet. Mickaël Vandeville, 30 ans, complète ce triste trio.

Le jeune homme était passé en Guyane en 2009, avant de rejoindre des opérations militaires en Nouvelle-Calédonie, au Mali, à La Réunion et à Djibouti. Il réintègre l'opération Harpie en 2016 en qualité d'équipier.  Un soldat de "grande valeur", fait savoir le ministère. Le site illégal d'extraction d'or, lieu du drame, n'est pas accessible par voie terrestre vers le littoral et est coupé du réseau téléphonique. De nombreux orpailleurs clandestins oeuvrent dans la région : 132 sites d'exploitation illégale avaient été localisés en janvier dernier dans cette zone du parc amazonien de la Guyane.

Le plan blanc déclenché en Guyane

La section de recherche des gendarmes à Cayenne a ouvert une enquête et le plan blanc a été déclenché par la préfecture de Guyane, provoquant la mise en alerte des hôpitaux de la région, compte tenu "d'une suspicion d'un nombre important de victimes" a fait savoir la préfecture. Les circonstances de l'accident restent à être déterminées. 

"La cause accidentelle est certaine", a fait savoir le procureur adjoint de la Guyane, Jean-Claude Belot. "Il s'agit du seul élément sur lequel je puisse m'avancer. (...) Les difficultés de communication avec le terrain ne me permettent pas, en l'état, d'avoir le moindre détail sur les événements", a-t-il tempéré. Une information confirmée par Guyane 1ere, qui précise qu'il ne s'agit pas d'un "échange de coups de feu avec des garimpeiros (les chercheurs clandestins d'or au Brésil, ndlr)".

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