Bayonne : Claude Sinké mis en examen, les dernières infos

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Bayonne : Claude Sinké mis en examen, les dernières infos BAYONNE - L'expertise psychologique de l'auteur de l'attaque à la mosquée de Bayonne a conclu à une altération partielle du discernement. Claude Sinké a été mis en examen et placé en détention provisoire mercredi soir.

L'essentiel
  • Claude Sinké, l'auteur présumé de l'attaque contre la mosquée de Bayonne, a été mis en examen mercredi soir et placé en détention provisoire. 
  • L'octogénaire a expliqué avoir fait des repérages autour de la mosquée afin de l'incendier à un moment où peu de personnes seraient présentes, dans le but de ne pas faire de blessés. Cependant, des images de vidéosurveillance montrent que l'homme a tout d'abord tiré à deux reprises sur un premier fidèle âgé de 74 ans, rapporte Le Parisien. Il a ensuite poursuivi un autre homme âgé de 78 ans.
  • Toujours d'après le Parisien, Claude Sinké a rattrapé le vieil homme et lui aurait tiré dessus à travers la vitre. Ensuite, Claude Sinké est sorti de son véhicule et a mis le feu à la voiture de sa victime en l'aspergeant d'essence alors que l'homme se trouvait encore à l'intérieur. L'homme âgé de 78 ans est parvenu à s'extirper de son véhicule, qui a été retrouvé complètement calciné.
  • L'expertise psychologique a conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes lors des faits. En conséquence, le parquet national antiterroriste ne se saisira pas du dossier.
En direct

23:28 - Les voisins de Claude Sinké décrivent un personnage inquiétant

[Fin du direct] Claude Sinké souffrirait d'une altération partielle de son discernement selon les experts psychiatriques. Deux jours après l'attaque de la mosquée de Bayonne, BFMTV s'est rendue dans son quartier. Ses voisins évoquent une attitude inquiétante. "Il n'était pas comme tout le monde, il faisait même peur un peu quelques fois", décrit ainsi une femme. Une autre voisine explique avoir fait installer une alarme de peur qu'il s'introduise dans son domicile. 

23:08 - Que contient la lettre envoyée par Claude Sinké avant l'attaque ?

Claude Sinké, l'auteur présumé de l'attaque de la mosquée de Bayonne, avait envoyé une lettre au bâtonnier et au quotidien local Sud Ouest avant de passer à l'acte. Le rédacteur en chef de l'édition basque du journal indique à Cnews que la lettre ne contenait pas de menaces. "Tout se mélange, il mélange tous les sujets, mais il a quand même une ligne directrice c'est sa haine des musulmans, ça apparaît clairement à plusieurs reprises", relève Thomas Villepreux.

22:48 - L'inquiétude des musulmans après l'attaque de la mosquée

Après l'attaque de la mosquée de Bayonne, lundi, les musulmans s'inquiètent. Le Monde rappelle ainsi que le Conseil français du culte musulman a appelé les fidèles à "une extrême vigilance" et dénoncé des propos "irresponsables" de la part de certains hommes politiques. Hakim El Karoui, président de l’Association musulmane pour l’islam de France (AMIF), s'inquiète d'une  "montée des périls" et d'une "petite guerre civile" auprès du quotidien. 

22:11 - Eric Zemmour s'étonne qu'on ne parle pas de l'assaillant de Bayonne comme d'un "désquilibré"

Eric Zemmour a fait part de son étonnement sur le plateau de Cnews quant au traitement médiatique de l'attaque de la mosquée de Bayonne. "Ce qui est curieux dans cette histoire, c'est que là, je remarque qu'on ne dit pas qu'il est déséquilibré, on ne dit pas qu'il est fou. On dit tout de suite qu'il a été un candidat du Front national", a-t-il déclaré. Le polémiste s'est ensuite défendu des critiques à son encontre, estimant que l'assaillant, Claude Sinké, aurait pu être influencé par ses prises de position controversés : "Les adeptes du 'pas d'amalgame', quand on tue au nom d'Allah, ça n'a rien à voir avec l'Islam et le Coran, et quand on blesse deux musulmans, on cherche tout de suite des coupables."

22:01 - Le fils d'une des victimes ne comprend pas l'expertise psychiatrique du suspect

Après l'attaque de la mosquée de Bayonne lundi, les experts ont conclu à une altération partielle du discernement de Claude Sinké, l'auteur présumé. Un qualificatif incompris par le fils de l'une des deux victimes de l'attaque qui s'est exprimé au micro d'Europe 1 : "On apprend que c’est une démence partielle ? Je ne savais pas que ça pouvait exister. J’ai le droit de devenir fou pendant dix ou quinze minutes, d’après la loi ? D’aller tuer des personnes, incendier un lieu de culte ?", s'interroge-t-il. Le fils de l'homme blessé par Claude Sinké souhaiterait également que le parquet antiterroriste soit saisi de cette affaire. 

21:00 - Ce que nous apprend le livre écrit par l'auteur présumé de l'attaque de Bayonne

Claude Sinké, mis en examen mercredi soir après l'attaque de la mosquée de Bayonne, avait écrit un livre en 2013 intitulé La France à cœur ouvert ou Regards sur la misère humaine. Alors que l'expertise psychologique a conclu à une altération partielle de son discernement, l'hebdomadaire Marianne a parcouru l'ouvrage de l'auteur présumé de l'attaque. Claude Sinké y détaille sa sensibilité à des théories complotistes, qualifie l'homosexualité de "déviance" et "consacre plusieurs pages hostiles" à l'islam, raconte le journal. 

19:41 - Claude Sinké mis en examen et placé en détention provisoire

La justice a annoncé mercredi soir la mise en examen de Claude Sinké suite à l'attaque de la mosquée de Bayonne lundi.  L'octogénaire a été placé en détention provisoire et est visé par une enquête pour "tentatives d'assassinat", "dégradation et destruction aggravées" et "violence avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique et violence avec arme".

19:18 - La mosquée de Bayonne rouvrira ses portes vendredi

Une salle municipale a été ouverte à Bayonne, consacrée à la prière des fidèles musulmans, en attendant la réouverture de la mosquée ce vendredi. Cependant, France TV Info a rapporté les propos des musulmans de la ville, choqués par ce qui s'est passé. Une croyante nommée Hafida n'ose pas se rendre à la salle provisoire, par crainte. "Pour l'instant, je ne peux pas y aller, j'ai peur. On ne voulait pas ça, mais... ça arrive", a-t-elle déclaré. Amar, un autre pratiquant, ne comprend pas non plus le geste de Claude Sinké : "C'est une mosquée, c'est un endroit calme pour les gens. Nous on y fait la prière cinq fois par jour. On ne voit pas pourquoi il a fait ce geste. C'est horrible. Avec tout ce qu'on voit à la télé depuis quelques semaines, on ne se sent pas en sécurité". Mohammed, interrogé par France Bleu pays Basque, s'est exprimé en ces termes : "On est pour la paix, on fait la prière pour la paix et on fait la prière pour nous. Maintenant on est agressés pour ça. J'espère que c'est la première et la dernière fois".

18:54 - Pourquoi ne parle-t-on pas d'attentat à Bayonne ?

A l'issue du rapport des experts psychologiques qui ont examiné Claude Sinké et conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes lundi, il a été exclu que l'affaire soit prise en charge par le parquet national antiterroriste, la poursuite de l'enquête est revenue à la police judiciaire. Selon le Parisien, l'attente de l'officialisation d'un "attentat" était très importante pour la communauté musulmane, désireuse d'un traitement judiciaire égal entre les attentats islamistes et les attentats d'extrême droite, ainsi que pour les familles des victimes, qui souhaitent que deux personnes blessées soient reconnues comme étant victimes d'un attentat. Alors, pourquoi parle-t-on d'attaque, et pas d'attentat ? L'article 412-1 du Code pénal prévoit que "constitue un attentat le fait de commettre un ou plusieurs actes de violence de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l'intégrité du territoire national." Stéphane Babonneau, avocat pénaliste interrogé par l'Express, a apporté un éclairage supplémentaire sur le cas de l'attaque de Bayonne : "L'attentat revêt une dimension politique ou idéologique, qui peut difficilement être retenue quand il s'agit de l'acte d'un déséquilibré".

18:32 - L'émotion de Karim, le jeune homme qui a secouru Omar et éteint l'incendie

Après que Claude Sinké ait tiré sur le septuagénaire, il a renversé un bidon d'essence sur la voiture de Omar, avant d'y mettre le feu. Heureusement, Omar est parvenu à s'extirper de sa voiture malgré ses blessures. Karim, un jeune homme présent sur les lieux, s'est empressé de lui apporter son aide. "Il aurait pu brûler avec la voiture", a-t-il raconté au quotidien Sud-Ouest. "J'ai mis le blessé en PLS. Je lui parle beaucoup. Des "ça va aller", "les secours arrivent"... C'est là que j'ai vu quelque chose qui m'a... Il avait un trou dans le cou. C'était un impact de balle. À ce moment-là, je ne sais pas si le tireur est encore là ou non", a relaté Karim, témoignant de la violence de la scène. C'est aussi lui qui a éteint le début d'incendie au niveau de la porte de la mosquée.

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En savoir plus

  • Le déroulé de l'attaque de la mosquée de Bayonne, dans les Pyrénées-atlantiques, a été détaillé dans les médias. Plusieurs coups de feu ont été tirés ce lundi 28 octobre, vers 15h15, à proximité de la mosquée, située dans la rue Joseph Latxague. La fusillade a duré quelques secondes, l'assaillant blessant deux hommes avant de prendre la fuite. D'après un communiqué de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, les deux victimes auraient surpris le suspect en train de tenter de mettre le feu à la porte de mosquée. C'est alors que l'homme leur aurait tiré dessus, puis se serait enfui en mettant le feu à une voiture. De plus, l'assaillant aurait manifestement lancé un bidon d'essence en feu sur la mosquée occasionnant une explosion de faible intensité, selon une source AFP relayée par 20 minutes. Ce dernier a été interpellé par la BAC dans l'après-midi à son domicile, à Saint-Martin-de-Seignanx dans les Landes.
  • Le bilan de l'attaque est donc pour l'instant de deux victimes blessées, deux hommes âgés respectivement de 74 et 78 ans, qui ont été conduits en urgence à l'hôpital de Bayonne. Selon Sud Ouest, les deux hommes préparaient l'office religieux du jour. L'un d'eux a été touché au thorax et l'autre au bras. Opérées, elles sont désormais dans un état stable mais garderont des séquelles permanentes de leurs blessures, selon les déclarations du procureur.
  • Le suspect est un homme du nom de Claude Sinké. L'homme âgé de 84 ans a fréquenté l'Ecole militaire préparatoire d'Aix-en-Provence dans sa jeunesse. En 2015, l'homme a été candidat aux élections départementales avec l'étiquette du Front national au sein de son canton de Seignanx. Il avait alors récolté 17,45% des voix au premier tour. Il a reconnu les faits, indiquant avoir voulu attaquer des musulmans et une mosquée pour venger l'incendie de Notre-Dame de Paris. Il a également assuré ne pas avoir été dénué d'intention meurtrière, ayant voulu attaquer un édifice de l'islam. Un jerrycan d'essence ainsi que deux bonbonnes de gaz ont été retrouvés dans son véhicule, nécessitant l'intervention des équipes de déminage. Lors de la perquisition à son domicile, plusieurs armes ont été retrouvées. Toutes étaient détenues légalement, Claude Sinké étant un tireur sportif. Il était domicilié à "Saint-Martin de Seignanx, à 16 km de Bayonne". Il était connu du monde associatif, puisqu'il était notamment président de l'association des Amis des arts bayonnais. D'après des voisins, Claude Sinké. aurait eu plusieurs accès de colère lors de réunions municipales ainsi que chez des commerçants. Il avait adressé vendredi une lettre rageuse à l'attention du bâtonnier de Bayonne et du procureur de Dax". Claude Sinké est décrit comme "psychologiquement perturbé" par des membres de son entourage. Un ex-responsable local FN décrit Claude Sinké auprès du Parisien comme un homme "un peu étrange", un "peu fou". "Il n'aimait pas les musulmans et les étrangers et ne s'en est jamais caché", ajoute un député des Landes au journal. Au Figaro, des voisins parlent d'un homme qui "a pété un plomb", "très seul", "avec des obsessions". Claude Sinké, lors de sa garde à vue, a reconnu avoir ouvert le feu devant la mosquée de Bayonne et ciblé des musulmans, mais réfute avoir voulu tuer qui que ce soit. Il avoir voulu "venger la destruction" de Notre-Dame, a fait savoir le procureur de Bayonne. 
  • Marine le Pen a réagi sur Twitter à l'attaque de la mosquée de Bayonne dans la soirée du lundi 28 octobre et a dénoncé un "attentat". "L’attentat commis contre la mosquée de #Bayonne est un acte inqualifiable absolument contraire à toutes les valeurs portées par notre mouvement. Ces crimes doivent être traités avec la sévérité la plus totale", a écrit la présidente du rassemblement national (RN, ex-FN) en signant "MLP".Le journaliste Edwy Plenel a également dénoncé un "attentat" dans un tweet. De son côté, le président Emmanuel Macron a déclaré, toujours via Twitter, qu'il s'engageait à tout mettre en oeuvre "pour punir les auteurs et protéger nos compatriotes de confession musulmane".