Prix du gaz : ce que dit la CRE

Prix du gaz : ce que dit la CRE PRIX GAZ. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) se dit favorable à une baisse de la fiscalité dès janvier 2022.

[Mis à jour le 18 octobre 2021 à 15h44] L'horizon serait-il entrain de se dégager ? La Commission de régulation de l'énergie a rendu lundi un avis favorable aux modalités du gel des tarifs du gaz annoncé par le gouvernement. Pour rappel, ce dernier a récemment annoncé la mise en place d'un bouclier tarifaire, afin de faire face à la flambée des prix du gaz : le tarif réglementé sera gelé jusqu'au 30 juin 2022 au niveau du 1er octobre. Ainsi, les distributeurs devront donc vendre le gaz aux consommateurs moins cher que les cours du marché, très élevés. A compter du printemps 2022, le prix du gaz reviendra aux consommateurs un peu plus cher que les cours du marché, afin que les sommes payées en plus pendant l'hiver par les opérateurs soient récupérées.

Dans le même temps, la CRE recommande une baisse de la fiscalité dès le mois de janvier 2022. "La CRE recommande qu'une baisse temporaire de la fiscalité sur le gaz (TICGN) puisse être mise en place dès le 1er janvier 2022", indique la Commission. "[Elle] est indispensable pour limiter l'exposition financière des fournisseurs et faciliter le rattrapage tarifaire ultérieur". Les tarifs du gaz n'ont cessé de croître ces derniers mois. En un trimestre, la facture moyenne annuelle de gaz a bondi de plus de 30% alors que les tarifs réglementés ont eux bondi de plus de 50% en moins d'un an !

Le "bouclier tarifaire" annoncé par Jean Castex jeudi 30 septembre va-t-il protéger les consommateurs ? Cette décision acte un gel des tarifs réglementés du gaz au 1er novembre pour se "prémunir contre la hausse des tarifs car, malheureusement, ça va continuer", a indiqué le Premier ministre au micro de TF1. "Pour le gaz, nous sommes totalement dépendants de l'extérieur, nous produisons 1% du gaz, le reste nous l'importons. On nous prévoit 30% à nouveau d'augmentation : 20% en novembre, 10% en décembre et peut-être encore en 2022", a averti Jean Castex. "Mais les experts nous disent qu'on va avoir, à partir du printemps, une forte baisse. Nous devons donc gérer une vague. 5 millions de concitoyens sont concernés par le tarif réglementaire. Nous allons bloquer ces tarifs et à partir d'avril, la chute sera plus lente car nous répercuterons alors ce gel en lissant la hausse dans le temps".

Concrètement, que signifie cette décision pour vous ? L'augmentation de 12,6% des tarifs réglementés du gaz au 1er octobre a été maintenue. La hausse du 1er novembre, évaluée à +15% par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), elle, en revanche, n'aura pas lieu. Depuis le début de l'année, le tarif réglementé a bondi de plus de 50% depuis janvier. Il y'avait urgence alors que le mercure se prépare à descendre. Même son de cloche pour les prix de l'électricité. Les tarifs réglementés ont augmenté de 1,6% en février et de 0,48% en août pour les ménages. Sur les marchés de gros, les prix continuent à flamber, laissant présager une très forte hausse en 2022. Sur le marché à terme, l'électricité pour livraison en 2022 en France vient de battre un record à plus de 100 euros le MWh. Selon l'association UFC-Que choisir, les ménages doivent s'attendre à une hausse de 10% en début d'année 2022 ! 

Mais qu'en sera-t-il si les prix du gaz ne baissent pas après cette échéance ? Interrogée à l'Assemblée nationale sur ce sujet, Jean Castex a indiqué qu'il pourrait "agir sur le levier fiscal en cas de nécessité", si "les cours internationaux du gaz ne rebaissent pas au printemps". Dans le détail, un amendement serait déposé au projet de budget 2022. Objectif, "abaisser les taxes spécifiques qui pèsent sur le prix du gaz" pour le cas où "les prix du gaz ne baisseraient pas à la hauteur de ce qu'ils augmentent aujourd'hui", de façon à "protéger le pouvoir d'achat" des Français.

Quelles ont été les augmentations successives du prix du gaz en 2021 ?

Le consommateur fait face à une véritable flambée des prix du gaz ces derniers mois. Pour les ménages utilisant le gaz comme moyen de cuisson, mais aussi pour se chauffer, les hausses successives vont sérieusement entamer le budget de fin d'année. La Commission de Régulation de l'énergie (CRE) a en effet annoncé des hausses en pagaille ces derniers mois, ces augmentations agissant sur les tarifs réglementés du gaz pratiqués par Engie. Ils agissent par ricochet sur les prix du marché. On résume ce qui s'est passé ces derniers mois : 

  • +10% en juillet 2021
  • +5% en août 2021
  • +8,7% en septembre 2021
  • +12,6% en octobre 2021
  • +15% annoncés au 1er novembre 2021.

Le gouvernement a récemment annoncé le versement d'un chèque énergie supplémentaire de 100 euros pour les 5,8 millions de foyers bénéficiaires du chèque énergie. Le versement est programmé courant décembre. Pour en savoir plus, consultez notre article dédié : 

Quand les tarifs réglementés du gaz vont-ils disparaître ?

Vous dépendez toujours des prix du gaz réglementés ? Cette hausse de prix n'est pas la seule raison pour regarder ailleurs ! Depuis la loi Energie et Climat adoptée en 2019, les tarifs réglementés disparaissent progressivement. Engie a cessé de commercialiser de nouveaux contrats aux tarifs réglementés de vente (TRV), depuis novembre 2019, ce qui signifie que vous allez bientôt changer de contrat. Si vous bénéficiez d'un contrat d'Engie, pas de panique. Il reste valide jusqu'au 30 juin 2023. Dans ce contexte de crise, vous étudiez la possibilité de changer plus sérieusement de fournisseur d'énergie ? Consultez notre dossier dédié sans plus attendre :

Comment comparer les prix du gaz ?

Attention toutefois, puisque si vous n'avez pas changé de contrat vous-même, vous verrez votre contrat passer automatiquement sur une offre de marché d'Engie, à compter du 1er juillet 2023. Si vous changez de fournisseur, renseignez-vous sur le site du médiateur national de l'énergie, ici, qui propose un comparateur d'offres pour trouver la formule qui correspond à vos besoins de consommation.