Blocage 17 novembre : quelles actions menées ? La carte des villes

Blocage 17 novembre : quelles actions menées ? La carte des villes BLOCAGE 17 NOVEMBRE - Les blocages et manifestations organisés dans le cadre de la manifestation du 17 novembre se précisent. La carte nationale du blocage routier et les dernières actualités sont à retrouver dans notre dossier !

[Mis à jour le 12 novembre 2018 à 23h23] Y'a-t-il un risque de débordements lors des manifestations du 17 novembre ? Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a annoncé ce lundi au micro de Public Sénat "craindre" pour la "sécurité des personnes" qui manifesteront lors du blocage routier, prévu samedi. Les désormais célèbres "gilets jaunes" devraient effectivement faire entendre leur colère face à la hausse du prix du carburant, en bloquant de nombreux axes routiers et autres stations-service. Cependant, Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur a rappelé aux manifestants qu'ils s'exposent à des amendes en participant à des manifestations "non encadrées" et donc non déclarées. "Aucun blocage ne sera toléré", a-t-il martelé ce lundi dans les colonnes du Parisien.

Contraventions ou pas, les manifestants du mouvement des gilets jaunes semblent bien décider à prendre part à un blocage des stations-service, des péages, des ronds-points, des autoroutes, des centres commerciaux, voire des villes le samedi 17 novembre. Certains organisateurs de blocages parisiens parlent même de "monter sur l'Elysée". Dans certaines régions, des stations-service ont annoncé qu'elles fermeront l'accès à leurs pompes le samedi 17 novembre en solidarité avec les gilets jaunes. Des clubs de football ont annulé leurs rencontres. Alors, doit-on s'attendre à une mobilisation importante ? Allez-vous être touché par les blocages ? On vous dit tout sur cette manifestation inédite, qui pourrait durer dans le temps après le 17 novembre.

Blocage 17 novembre : la carte de France des blocages

De nombreuses réunions d'organisation de la mobilisation du 17 novembre ont eu lieu le week-end dernier. Les localisations des blocages du 17 novembre sont donc pour la plupart connues maintenant, et sont toutes recensées sur cette carte interactive. Des blocages sont prévus, mais aussi des manifestations (à pied ou en voiture) ainsi que des grèves, pour protester contre la hausse du prix de l'essence. Quels endroits de votre région vont être bloqués ? Allez-vous devoir adapter votre trajet à cause du blocage du 17 novembre ? Plus de 700 manifestations et blocages en tout genre ont été recensés. Cette carte a été réalisée par un groupe de sympathisants du mouvement des gilets jaunes. Découvrez la carte interactive des blocages du 17 novembre sur Linternaute.com !

Pour tout comprendre au mouvement des gilets jaunes, à l'origine du blocage du 17 novembre 2018, découvrez également notre dossier spécial. Des blocages organisés dans les grandes villes en passant par l'origine du mouvement, les verbalisations possibles ou encore les réactions politiques, vous saurez tout sur ces manifestants qui comptent paralyser la France le samedi 17 novembre. Vous découvrirez également les enjeux de cette manifestations et les types d'actions qui seront menées le 17 novembre. Le dossier est à feuilleter dès maintenant sur Linternaute.com !

Blocage 17 novembre : poursuite de la mobilisation

Le blocage du 17 novembre va-t-il durer plus longtemps que prévu ? Le site auto-proclamé officiel de la mobilisation, www.blocage17novembre.com, a mis en ligne une nouvelle rubrique qui incite à "poursuivre la mobilisation après le 17 novembre". Les créateurs de ce site internet appellent à poursuivre les blocages, manifestations et grèves pendant une semaine après la date du samedi 17 novembre. Les webmasters ont mis en ligne, via Google Maps, une nouvelle carte qui regroupe plusieurs raffineries en France (Feyzin, Donges, Grandpuits, Martigues...). Difficile de prédire si le mouvement va être suivi après le 17 novembre ou pas, mais si les raffineries sont bloquées, on pourrait se diriger vers une pénurie d'essence rapidement. Cette carte donne également la localisation de plusieurs aéroports en France, ainsi que celle de ports, de tunnels (notamment le tunnel du Mont-Blanc et le tunnel de Fréjus), et de péages. Découvrez-la ci-dessous sur Linternaute.com !

Blocage 17 novembre : les grèves et manifestations prévues

Les Français pourraient être nombreux à manifester le 17 novembre : d'après un sondage Le Figaro, 78% d'entre eux soutiennent le mouvement de protestation contre la hausse du prix de l'essence. Alors si la mobilisation du 17 novembre prendra principalement la forme d'un blocage généralisé, d'autres types de manifestations pourraient avoir lieu en fonction des organisations. Des opérations escargot promettent aussi d'être mises en place par des cortèges d'automobilistes. Ces opérations escargot auront lieu dans des villes mais aussi sur les routes, avec des actions prévues notamment sur les périphériques de grandes villes (Paris y compris) ou encore sur les rocades de villes de moyenne taille. Le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan, fervent soutien de la mobilisation du 17 novembre, a incité les automobilistes à bloquer des carrefours le samedi 17 novembre à midi et klaxonner simultanément !

La hausse du prix du carburant touche également les professionnels. Des grèves pourraient ainsi avoir lieu le 17 novembre, avec des mobilisations de la part des taxis, des chauffeurs routiers, des chauffeurs VTC, des chauffeurs livreurs, des ambulanciers. Impossible de prédire si la mobilisation se poursuivra après le 17 novembre, mais si elle continue à prendre de l'ampleur, elle pourrait être maintenue. Enfin certains blocages ont déjà eu lieu, notamment en Champagne-Ardenne avec la Fédération nationale des travaux publics ou à Angers avec des automobilistes qui ont bloqué une station-service samedi 3 novembre. Dans d'autres régions de France, les opérations de tractage se multiplient pour mobiliser le plus grand nombre d'automobilistes ce 17 novembre.

Certains manifestants du mouvement des gilets jaunes appellent même à mettre en place une "journée noire" pour l'économie française. D'après BFM TV, un appel a par exemple été lancé auprès des consommateurs à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, pour "ne pas acheter de tabac, d'alcool ou ne pas faire le plein". La chaîne de télévision assure que les organisateurs de la manifestation locale du 17 novembre appellent également à "bloquer les supermarchés". "Le 17, 'est aussi zéro argent dans les caisses de l'Etat", explique une porte-parole du groupe de manifestants d'après BFM. Plusieurs appels de ce type ont été lancés dans d'autres régions. Là aussi, il est difficile de prédire s'ils seront suivis ou non. Sur un groupe Facebook de gilets jaunes qui ont prévus de manifester dans l'Indre, une manifestante invite aussi les utilisateurs du réseau social à "privilégier les petits commerçants mais en payant en liquide" pour ne pas utiliser sa carte bancaire le samedi 17 novembre lors de la journée de blocage.

Blocage 17 novembre : gilet jaune sur le tableau de bord

En 2013, le gouvernement Hollande devait faire face à une révolte sans précédent : celle des "bonnets rouges", en Bretagne, qui protestaient contre la mise en place de l'écotaxe. En 2018, le gouvernement Macron fait lui aussi face à une révolte qui s'est appropriée un signe distinctif : le gilet jaune de sécurité ! Les manifestants du mouvement des "gilets jaunes" ont ainsi adopté comme signe de ralliement l'apposition du gilet jaune de sécurité sur le tableau de bord de leurs voitures. Le but : se reconnaître lors de la journée de mobilisation du 17 novembre. A noter que contrairement à ce qui a pu être dit sur les réseaux sociaux, poser le gilet jaune sur la plage avant de votre véhicule ne vous expose à aucune sanction de la part des forces de l'ordre.

Dans une interview donnée à Europe 1 mardi 6 novembre 2018, le président de la République Emmanuel Macron a tancé le mouvement des "gilets jaunes". "Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer", a-t-il d'abord déclaré au micro de Nikos Aliagas. Pour le président, les manifestants du 17 novembre, aussi appelés les "gilets jaunes", n'ont "pas beaucoup de projet pour le pays, si ce n'est de le mettre à l'arrêt". Emmanuel Macron a toutefois assuré entendre "les colères légitimes" des automobilistes qui participeront au blocage du 17 novembre.

Grève 17 novembre : la police soutient les gilets jaunes

"Une grève du zèle" aura-t-elle lieu chez les policiers le samedi 17 novembre lors du blocage national ? C'est en tout cas ce à quoi a appelé mercredi 7 novembre le syndicat de policiers Unité SGP Police FO. "Derrière les uniformes, il y a des hommes et des femmes, des citoyens qui eux-mêmes subissent de plein fouet cette hausse, et constatent au final une baisse du pouvoir d'achat", argumente Daniel Chomette, secrétaire général délégué du syndicat Unité SGP Police FO. "Hors de question que nous allions assommer de PV les Français qui exprimeront leur mécontentement". Des propos confirmés par le secrétaire général du syndicat, Yves Lefebvre, qui a quant à lui déclaré que "le 17 novembre, ça sera zéro PV" pour être "solidaire de nos concitoyens". Sur le site d'Unité SGP Police FO, le terme de "journée blanche sans timbre-amende" est également employé.

Enfin, le gouvernement a critique la démarche du syndicat policier. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d'Etat Laurent Nu#nez ont déclaré que "rien ne peut justifier que l'on refuse d'appliquer la loi, pas même une campagne électorale". Car cet appel du syndicat policier à la solidarité envers le blocage du 17 novembre intervient à quelques semaines des élections professionnelles. Difficile de prédire donc si l'appel du syndicat Unité SGP Police FO sera suivi ou non par les policiers de France, mais cet appel à la solidarité avec le mouvement des gilets jaunes est le premier à émaner d'un syndicat de police, après le tract publié par l'Union des Policiers Nationaux Indépendants (UPNI), qui n'avait rien d'officiel. A noter que l'appel à une journée "zéro PV" le 17 novembre a aussi été critiqué par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s'est interrogée : "ce jour-là, ils vont autoriser à utiliser les places handicapées des personnes qui ne sont pas handicapées", ou "autoriser quelqu'un à brûler un feu rouge ?"

Blocage 17 novembre : sanctions, verbalisations, amendes...

Risquez-vous une amende si vous participez au blocage routier ou aux manifestations du 17 novembre ? Dans certaines conditions, il est en effet possible d'être verbalisé. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a mis en garde les manifestants lors d'une visite d'un péage sur l'autoroute A4 en Seine-et-Marne lundi. Laurent Nuñez a rappelé que "les manifestations doivent être déclarées et encadrées" et qu'elles "ne peuvent pas produire un blocage total". Les organisateurs de blocages et autres manifestations ayant lieu sur la voie publique sans être autorisés pourraient ainsi être sanctionnés de six mois de prison ferme et écoper de 7500 euros d'amende. Si vous participez à une manifestation non déclarée, vous pouvez écoper d'une amende de 1ère classe d'un montant de 38. Le montant de cette amende grimpe si vous vous rendez complice d'entrave à la circulation : dans ce cas, vous pouvez être sanctionné de 2 ans de prison ferme et d'une amende de 4500 euros ! A noter que la loi interdit de cacher sa plaque d'immatriculation. En masquant la plaque de votre véhicule, vous pouvez être verbalisé avec une amende de 4e classe dont le montant peut aller jusqu'à 750 euros.

Blocage 17 novembre : des politiques soutiennent le mouvement

Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, Hervé Morin... Plusieurs personnalités politiques, de divers courants, ont apporté leur soutien à la mobilisation du 17 novembre contre la hausse du prix de l'essence. Aux prémices du mouvement, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), a déclaré que "le gouvernement va devoir comprendre que les Français n'en peuvent plus". Sans dire si elle participera ou non au blocage national citoyen du 17 novembre. Marine Le Pen a cependant assuré que "des cadres politiques et élus du Rassemblement National seront aux côtés des manifestants pour exprimer au gouvernement que la situation devient insoutenable". Si le mouvement du 17 novembre s'est déclaré apolitique à plusieurs reprises, certains manifestants ne vont donc pas cacher leur appartenance ou affiliation à un parti politique. Le blocage du 17 novembre dépasse pour certains le cadre de la hausse du prix de l'essence et est utilisé pour décrier la politique globale du gouvernement et la baisse du pouvoir d'achat.

Jean-Luc Mélenchon a quant à lui déclaré que "les Insoumis ne vont pas appeler au 17 novembre parce que toute tentative de récupération politique va amoindrir le front qui s'est constitué là". Mais le fondateur de la France Insoumise a annoncé qu'il sera "fier" de voir les amis des Insoumis être "dedans" le 17 novembre. "Et si d'autres n'y seront pas, on sera aussi fiers d'eux, parce qu'on sait que leurs motivations sont nobles et dignes", a également déclaré le député de Marseille. Pour Jean-Luc Mélenchon, la colère des automobilistes qui vont prendre part au blocage du 17 novembre est aussi "juste et digne". Cette colère, le président de la région Normandie Hervé Morin la comprend aussi : il a annoncé lundi sa participation aux manifestations du 17 novembre. "Moi je vais me mobiliser à côtés des gilets jaunes dans la Région Normandie. Je vais le faire en tant que responsable politique le 17 novembre prochain", a déclaré Hervé Morin. Chez La France insoumise, le député François Ruffin a lui aussi indiqué qu'il participerait "à titre personnel" aux manifestations du 17 novembre. Le député a confié au micro de RTL qu'il ne voulait pas "laisser la colère des Français être récupérée par Marine Le Pen".

Du côté de la gauche, le Parti socialiste a annoncé mercredi 7 novembre soutenir le mouvement des gilets jaunes. "Nous soutenons les Français qui se mobilisent, nous serons à leur côté pour défendre le pouvoir d'achat", a confié l'entourage du premier secrétaire Olivier Faure à l'AFP. Le Parti socialiste a repoussé l'inauguration de son siège d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) prévu le jour de la mobilisation. Le PS pourrait donc manifester aux côtés des gilets jaunes lors du blocage du 17 novembre 2018. La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s'est décrite "interpellée" par ce soutien de la gauche au mouvement des gilets jaunes. A l'extrême gauche, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) est clairement engagé dans les blocages du 17 novembre, notamment à Lyon. A droite, chez Les Républicains, le président Laurent Wauquiez prendra part aux manifestations du 17 novembre. La porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, a en effet annoncé que Laurent Wauquiez "participera à une manifestation dans son département", la Haute-Loire, le samedi 17 novembre. A noter que l'association 40 Millions d'Automobilistes a également apporté son soutien à la mobilisation du 17 novembre.

Enfin, d'autres politiques ont quant à eux décrié le mouvement du 17 novembre. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a qualifié Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan "d'irresponsables", car ces politiques ont affiché leur soutien aux manifestants. Le président de l'Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau, a quant à lui qualifié de "minable" l'idée de "bloquer la France" au micro de RTL mardi 6 novembre. Dominique Bussereau a même déclaré qu'il faudrait "restaurer l'écotaxe ou créer une vignette sur les poids lourds pour tous les transporteurs qui traversent notre pays". Comme cela existe déjà en Suisse, en somme.

Grève 17 novembre : le coup de gueule de Jacline Mouraud

Jacline Mouraud est-elle le "visage" du mouvement des gilets jaunes ? C'est en tout cas la manière dont l'hebdomadaire Marianne décrit cette automobiliste bretonne qui a fait le buzz en publiant sur Facebook une vidéo dans laquelle elle pousse un coup de gueule contre la hausse du prix de l'essence. "Quand va se terminer la traque aux conducteurs que vous avez mise en place ?", demande-t-elle dans sa vidéo qui fait le buzz. Jacline Mouraud interpelle aussi le gouvernement : "qu'est-ce que vous faites du pognon ? A part changer la vaisselle de l'Elysée ou vous faire construire des piscines", lance-t-elle dans sa vidéo. "Où va la France monsieur Macron ?", demande-t-elle, en colère. Depuis sa vidéo, Jacline Mouraud enchaîne les plateaux de télévision : LCI, BFM TV, ou encore France 3. Elle a même été invitée au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC lundi 5 novembre. Sa vidéo coup de gueule totalisait alors 5,5 millions de vues sur Facebook.

Le gouvernement a même répondu à Jacline Mouraud. Dans une vidéo publiée sur Twitter, Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a réagit au coup de gueule de cette automobiliste bretonne. "Il n'y a aucun complot du gouvernement contre la voiture", a répondu Emmanuelle Wargon, ajoutant que le gouvernement sait très bien "que la voiture est un mode de transport indispensable, en particulier quand on sort des villes". La secrétaire d'Etat a rappelé la politique du gouvernement : "nous augmentons progressivement les taxes sur l'essence et sur le diesel pour aller vers une société avec une meilleure transition énergétique et climatique".

Un autre coup de gueule a été largement partagé sur Facebook (plus de 70 000 fois à l'heure où nous écrivons ces lignes). Mais cette fois, il est anti-blocage du 17 novembre ! Il s'agit en fait du coup de gueule d'un père de famille appelé Antony Hamon Garrou qui invite les Français à se révolter contre tout ce qui s'apparente à une menace pour l'avenir des générations futures, plutôt que contre la hausse du prix du litre de gazole. "Je bloquerais kedal le 17 novembre", finit par déclarer ce père de famille, visiblement assez énervé de voir autant de ses amis se mobiliser le 17 novembre pour faire baisser le prix du carburant...

Grève 17 novembre : amendes, "usage de la force", tract de la police... Les fausses infos

Plusieurs fausses informations, les "fake news", ont été inventées de toute pièce pour discréditer le mouvement de blocage du 17 novembre. Plusieurs d'entre elles circulent encore à l'heure actuelle sur les réseaux sociaux. Certains assurent qu'on peut être verbalisé par les forces de l'ordre pour avoir déposé son gilet jaune sur le tableau de bord. Il s'agit en fait d'une blague lancée par le site satirique Nordpresse, qui écrivait le 30 octobre dernier qu'on pouvait être verbalisé pour "apologie du terrorisme" en affichant son gilet jaune dans sa voiture.

Une fausse lettre d'Emmanuel Macron appelant à faire "l'usage de la force" contre les "agitateurs" du 17 novembre circule également. L'Elysée a formellement démenti avoir émis cette lettre. Une autre image circule sur les réseaux sociaux : on y voit le directeur de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, avec bandeau annonçant que des peines pour "entrave à la circulation" pourront être appliquées aux manifestants arrêtés le 17 novembre. Si l'image est fausse, le fait "d'entraver ou de gêner la circulation" sur "une voie ouverte à la circulation publique" est puni de 2 ans de prison et de 4500 euros d'amende en France. 

Essentiellement organisé sur Facebook, le blocage du 17 novembre passe donc par des groupes d'automobilistes, ou des pages événement programmées pour rappeler aux utilisateurs de Facebook de manifester. De nombreux utilisateurs de Facebook ont accusé le réseau social américain de supprimer des pages appelant au blocage le 17 novembre. Libération a contacté Facebook. Sans surprise, le réseau social a assuré qu'il n'était pas derrière ces mystérieuses suppressions de pages, assurant que ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui avaient supprimé leurs appels à manifester. Libération a donc contacté plusieurs d'entre eux ayant été victimes de suppressions. Si certains ont bien supprimé de leur propre chef leurs pages, d'autres assurent n'avoir rien fait, et dénoncent même parfois des pressions politiques. Si les pouvoirs publics peuvent effectivement demander à Facebook de supprimer du contenu, "les requêtes concernent essentiellement les contenus négationnistes ou faisant l'apologie du terrorisme" selon Libération. Le mystère derrière ces suppressions d'appels au blocage le 17 novembre reste donc entier pour le moment.

Blocage 17 novembre : les blocages à Paris et en région parisienne

A Paris, le blocage du 17 novembre devrait principalement avoir lieu sur le boulevard périphérique. La circulation risque d'être très difficile autour de Paris à cause de la fronde des automobilistes et du blocage du 17 novembre. Sur Facebook, un événement ayant pour nom "Blocage 17 novembre IDF" appelle les automobilistes à se rassembler porte de Bercy, sur le périphérique de Paris. Près de 250 000 personnes ont annoncé qu'elles pourraient être présentes à cet événement sur Facebook. Les taxis et VTC pourraient également se rassembler sur le périphérique à l'occasion du blocage du 17 novembre. Le blocage devrait être plus suivi en région parisienne.

Plusieurs appels au blocage ont en effet été lancés sur Facebook pour le reste de l'Île-de-France. Des opérations escargot sont prévues, notamment au départ de la station-service BP sur l'A104 à Villevaudé-Nord (Seine-et-Marne). Le cortège partira de la station aux alentours de 9h samedi 17 novembre et tentera de rejoindre Paris. Un internaute donne également rendez-vous aux automobilistes Avenue de l'Epi d'Or à Villejuif, dans le Val-de-Marne (94). "Le lieu du blocage sera divulgué le jour même", annonce le créateur de l'événement Facebook, qui sous-entend un blocage non-déclaré en préfecture. Dans ce même département, un blocage est annoncé à Belle Epine, à Thiais, à 10h samedi 17 novembre. A Gagny, en Seine-Saint-Denis (93), un blocage est annoncé samedi 17 novembre à 14h "de la pointe de Gournay jusqu'au pont de la gare de Gagny".

A Montreuil, un appel au rassemblement a été lancé pour le samedi 17 novembre à 14h. Le point de rassemblement est fixé au monument de la Résistance, à la Croix-de-Chavaux. "Gilets jaunes, sifflets, pancartes revendicatives sont les bienvenus", annonce l'organisateur de la manifestation, qui incite à venir "à pied, en vélo, en voiture ou en bus". Une prise de parole aura également lieu lors de ce rassemblement. En Seine-et-Marne (77), un blocage est prévu le 17 novembre à 11h "sur le parking d'Intermarché de Fontenay-Trésigny". L'événement prévoit ensuite un blocage de la N4 "et autres axes à proximité", ou un ralliement au blocage du rond-point de Carrefour à Pontault-Combault, ou de rejoindre le périphérique de Paris.

Blocage 17 novembre : les blocages à Lyon et en Auvergne-Rhône-Alpes

D'après Reuters, 3500 personnes ont indiqué vouloir bloquer Lyon le 17 novembre 2018 via une page Facebook du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). D'après Lyon Capitale, des opérations escargots "coordonnées" pourraient avoir lieu sur l'autoroute A7 depuis Lyon et sur l'autoroute A45 depuis Saint-Etienne. Des convois pourraient même bloquer la raffinerie de Feyzin selon le média lyonnais. Une pénurie d'essence va-t-elle avoir lieu dans la région lyonnaise à cause de ce blocage ? Pour l'instant, il est impossible de prédire si ce blocage sera suivi ou non. D'après Le Progrès, une manifestation piétonne est également envisagée à Lyon. Des péages, stations-service et des opérations escargot sont aussi prévues. L'aéroport de Lyon Saint-Exupéry pourrait également se voir bloqué : un rendez-vous a été fixé sur place à 8h le samedi 17 novembre. Autour de Lyon, des blocages vont avoir lieu à Meyzieu, à Chassieu, à Saint-Priest (au niveau du Auchan Porte des Alpes), à Genas, au centre commercial Géant Casino de Villefranche-sur-Saône à partir de 7h30, à Grézieu-la6Varenne, ou encore à Chassieu.

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, des blocages sont également prévu dans l'agglomération de Grenoble à l'occasion de la journée de mobilisation du 17 novembre. D'après Le Dauphiné, une réunion a eu lieu le matin du dimanche 4 novembre sur un parking d'Echirolles pour s'organiser afin de "bloquer Grenoble, son agglomération et quelques points névralgiques du département le 17 novembre". Le blocage routier devrait donc principalement concerner les rocades de Grenoble, à savoir la N87 et l'autoroute A480, ainsi que le centre-ville de la commune. D'après le site Place Gre'net, "3 points de rassemblement sont organisés à 8h devant les magasins Carrefour de Meylan et de Saint-Egreve, et devant l'espace Comboire de Grenoble".

Dans l'Ain, France 3 annonce des blocages à Bellegarde-sur-Valserine au rond-point de Pierre Blanche, de Savoie-Porte de l'Ain, et au rond-point du bar Le Moderne. Un rassemblement est prévu à Bourg-en-Bresse sur le parking de Gifi à partir de 8h le 17 novembre. Le péage de de Montréal-la-Cluse sera bloqué à partir de 7h. A Ambérieu-en-Bugey, un rassemblement est annoncé sur le parking d'Intermarché à 8h. A La Boisse, le rond-point qui permet d'accéder à l'autoroute sera bloqué. L'entrée de l'autoroute à Meximieux sera elle aussi bloquée. Les villes de Belley, Oyonnax et Gex pourraient aussi faire l'objet de blocages le samedi 17 novembre. Dans la Loire, le samedi 17 novembre 2018, les manifestants du mouvement des gilets jaunes devraient se rassembler au Carrefour de Mably à 10h. Le péage de Vauchette, près de Vauche, sur l'autoroute A72 pourrait aussi être bloqué. A Saint-Etienne, la zone commerciale de Monthieu pourrait également faire l'objet d'un blocage. D'après France 3, les villes suivantes sont aussi concernées par des manifestations et blocages :

  • Roanne
  • Andrézieux-Bouthéon
  • Ouches
  • Feurs
  • Montbrison
  • Balbigny
  • Firminy
  • Villars

Dans le Cantal, des blocages sont prévus à Aurillac selon le journal La Montagne. Une page Facebook du mouvement des gilets jaunes dans le Cantal rassemblerait "plus de 5000 membres". Pour La Montagne, "le blocage, en réponse à la hausse des prix du carburant, se concentrera dans le bassin d'Aurillac et particulièrement dans la préfecture du Cantal". Concrètement, les organisateurs devraient bloquer les entrées de centres commerciaux pour mettre en place "une journée sans achat". D'après La Montagne, "le rond-point du Prisme sera verrouillé, tout comme le rond-point Henri-Tricot et celui de la gendarmerie". A noter que l'accès à certaines stations-service devrait également être bloqué par les manifestants du 17 novembre.

Dans le département de l'Ardèche, plusieurs points de blocages et de rassemblement ont été annoncés. France 3 annonce que le rond-point d'Intermarché, le rond-point du viaduc Alissas, la rue d'Ouveze, le pont de Coux ou encore la route des Mines feront l'objet de blocages le 17 novembre à Privas. Autour de la commune d'Aubenas, plusieurs rassemblements sont prévus, notamment sur le parking d'Intermarché à 8h, le parking du Leclerc de Saint-Etienne-de-Fontbellon à 8h, ou encore le parking de Quick à 8h également. A Annonay, le point de rassemblement se trouve sur le parking du Super U, et à Davézieux, les automobilistes qui participent aux opérations des gilets jaunes se retrouveront sur le parking du Géant Casino à 7h le matin du 17 novembre.

Enfin, dans la Drôme, France 3 relate que "des actions sont annoncées dans plusieurs villes". A Montélimar, un rassemblement d'automobilistes est prévu au rond-point du restaurant McDonald's. Le rond-point de La Voulte à La Voulte-sur-Rhône verra aussi les automobilistes mécontents de la hausse du prix de l'essence se rassembler. Le centre-ville de Saint-Vallier devrait être volontairement congestionné à partir de 8h, et le parking de l'Intermarché de Loriol-sur-Drôme servira de lieu de rassemblement à partir de 8h également le 17 novembre. D'autres communes de la Drôme devraient être concernées par des manifestations :

  • Valence
  • Crest
  • Pierrelatte
  • Tournon-sur-Rhône
  • Livron-sur-Drôme

Blocage 17 novembre : les blocages à Bordeaux et en Nouvelle-Aquitaine

Sur les réseaux sociaux, la mobilisation du blocage national du 17 novembre s'annonce importante à Bordeaux. Un grand blocage va avoir lieu au péage de Virsac, sur l'A10. Le pont d'Aquitaine sera également bloqué, tout comme plusieurs stations-service. Plus de 25 000 personnes sont intéressées par ce blocage à Bordeaux et aux alentours de Bordeaux. Les organisateurs invitent à "masquer vos plaques d'immatriculation et à vous munir d'un gilet jaune". Un blocage du péage de Saint-Selve aura lieu aussi sur l'A62, après un premier rassemblement au E.Leclerc de Langon à 8h30 samedi 17 novembre. En Aquitaine, d'après France 3, des rassemblements sont organisés le 17 novembre à Périgueux, à Villeneuve-sur-Lot, à Agen, à Saint-Médard-en-Jalles, à Dax, à Aire-sur-l'Adour, à Tonneins, à Oloron-Sainte-Marie, ou encore à Orthez.

Dans les Landes, des blocages routiers auront aussi lieu le 17 novembre. D'après France Bleu Gascogne, des villes comme Saint-Vincent-de-Tyrosse, Capbreton ou encore Labenne seront concernées par le blocage national du 17 novembre 2018. Un rendez-vous a été donné le 17 novembre pour bloquer le péage de l'autoroute A65 près d'Aire-sur-l'Adour : le rendez-vous est fixé à 7h au rond-point de l'autoroute. Des barrages filtrants pourraient aussi être organisés dans certaines communes des Landes le 17 novembre, comme à Castets où le péage pourrait être bloqué ainsi que le rond-point de la station-service Total. A Dax, un cortège "devrait partir de la mairie à 10 heures pour faire un tour de la ville à pieds" selon France Bleu, qui indique qu'un "blocage est aussi prévu". A Mont-de-Marsan, "plusieurs points de blocages" sont à prévoir aux différents ronds-points qui permettent d'entrer dans la commune. France Bleu mentionne ceux "de Saint-Avit, à l'Est, des Echassiers au Nord, et celui de la 2x2 voies à l'Ouest".

Dans la Vienne, un rassemblement est organisé à Châtellerault à 14h le samedi 17 novembre 2018, au rond-point de la Main Jaune. A Poitiers, près de 8000 personnes se sont déclarées intéressées par le blocage sur Facebook. Une opération escargot de 7 kilomètres est prévue. Dans les Pyrénées-Atlantiques, un blocage aura également lieu le 17 novembre à Biarritz. Un départ depuis le marché couvert de Saint-Jean-Pied-de-Port est prévu le jour J à 8h pour rejoindre la mobilisation à Biarritz. D'autres mobilisations et blocages vont aussi se dérouler à Anglet et Bayonne dans la région. Dans le Limousin, et plus particulièrement à Limoges, une "manifestation deux-en-un" est prévue selon France Bleu Limousin. La radio indique qu'une opération escargot d'envergure est programmée. Un "premier cortège partira des ronds-points de Grossereix pour aller vers l'aéroport et revenir au centre-ville par la route d'Angoulême" le samedi 17 novembre 2018. Un second cortège arrivera ensuite "de la Valoine". D'après France Bleu, les deux cortèges d'automobilistes affiliés au mouvement des gilets jaunes "se rejoindront rue Armand-Dutreix pour aller vers la préfecture". Le point de rendez-vous des deux cortèges est fixé au niveau du carrefour d'Oradour-sur-Glane. Les accès à la ville de Limoges ne devraient pas être bloqués le samedi 17 novembre. En Charente-Maritime, des blocages auront aussi lieu à Royan.

Conséquence du blocage des routes dans la région, la ligue de football de Nouvelle-Aquitaine "a décidé de reporter les matches de niveau régional", selon La République des Pyrénées. Les rencontres "seniors et jeunes" du week-end du 17 novembre sont ainsi reportées "à une date ultérieure" qui n'a pas été communiquée pour le moment. Ce report de dates concerne tous les matches de football de "cette journée de championnats ou de Coupe Régionale U17" programmés entre le vendredi 16 novembre et le dimanche 18 novembre. Le journal local indique que "les rencontres des catégories jeunes du samedi" ne sont cependant pas annulées. "Les matches en retard de seniors du samedi et ceux du dimanche se tiendront donc normalement". Sont également maintenus les matches de National 3 et des Coupes nationales.

Blocage 17 novembre : les blocages dans les Hauts-de-France (Nord, Pas-de-Calais, Aisne, Oise, Somme)

Le blocage national du 17 novembre 2018 va aussi concerner les départements de la région Hauts-de-France. Sur l'autoroute A1, une opération escargot aura lieu le matin du samedi 17 novembre au départ de Seclin (rassemblement à 7h sur le parking du Leclerc) en direction de Lille. "Nous roulerons lentement sur les deux voies de droite de l'A1 tout en laissant la troisième libre", annonce l'organisateur de ce blocage. Près de Lille, un rassemblement est prévu à Villeneuve-d'Ascq à 13h sur le parking de Décathlon. Un autre rassemblement est prévu à Lys-Lez-Lannoy sur le parking d'Aldi de 12h à 13h30. A Faches-Thumesnil, le rassemblement des gilets jaunes aura lieu à 13h30 sur le parking d'Auchan. A Herlies, un rassemblement est prévu à 13h le 17 novembre "en bordure de la RN41". A Nieppe, les automobilistes du mouvement des gilets jaunes se rassembleront à 13h30 sur le parking du Super U pour aller bloquer l'autoroute A25. A Marcq-Bondues, les gilets jaunes partiront à 14h pour rallier l'A25 "puis l'A1 en direction de Lille". A Orchies, le point de rendez-vous est fixé "à partir de 8h30" sur le parking du McDonald's, pour partir ensuite vers l'autoroute A23 "en direction de Tournai".

A Tourcoing, au nord de Lille, les gilets jaunes vont se rassembler à partir de 8h sur le parking du Carrefour Market "en vue du blocage de l'autoroute A22". Enfin, à Neuville-en-Ferrain, le lieu de rassemblement est le parking de l'ancien poste de douane sur l'autoroute A22 (sens Belgique-France). Le rendez-vous est donné à 13h30 pour ensuiter aller bloquer l'autoroute. Dans le Nord, les autoroutes autour de Valenciennes (A2, A21, A23) risquent d'être bloquées également. Un rendez-vous est fixé "devant la patinoire Valigloo" à 14h le samedi 17 novembre, d'après La Voix du Nord. Le dépôt de carburant de Douchy-les-Mines risque aussi d'être bloqué dès 5h30 le matin du 17 novembre. Le samedi 17 novembre, plusieurs villes du Pas-de-Calais feront aussi l'objet de blocages :

  • A Lens, une opération escargot est annoncée sur l'A21 "entre Cora Lens 2 et Liévin, rendez-vous à Babou Cora Lens 2 à 7h30".
  • A Bapaume, un blocage de l'autoroute A1 aura lieu dès 8h.
  • Un rendez-vous est donné au Burger King d'Arras à 8h pour "une manifestation pacifique".
  • A Aix-Noulette, une manifestation aura lieu à la gare de péage à 9h.
  • A Boulogne-sur-Mer, le Centre national de la mer Nausicaá sera bloqué dès 8h30.
  • A Calais, les automobilistes prévoient le blocage de l'A16 et le blocage de l'entrée du tunnel sous la Manche ! Aucun horaire n'a été annoncé pour cet événement.
  • A Béthune, la gare de péage, le rond-point Saint-Pry, et la station-service d'Auchan La Rotonde seront bloqués à 14h.
  • A Henin-Beaumont, le rond-point "des vaches" sera bloqué à 7h.
  • A Lilliers, une manifestation à la gare de péage aura lieu à 14h, et un blocage de la station-service Total Carrefour Market se déroulera simultanément.
  • Le carrefour de la Guillotine sera bloqué à Cauchy-à-la-Tour (aucun horaire indiqué).
  • Toujours dans le Pas-de-Calais, à Hesdin, le carrefour de Marconnelle sera bloqué à 14h.
  • A Calonne-Ricouart, un blocage du rond-point du Bateau est prévu à 9h avec simultanément un blocage de la rocade minière et un blocage de la station Total sur la D70.
  • A Pernes-en-Artois, un rendez-vous est lancé aux automobilistes sur la Grand Place à 7h30.
  • A Haillicourt, un blocage du rond-point qui donne accès à la ZI Ruits est prévu.
  • A Allouagne, un blocage de la D943 aura lieu. Le point de rassemblement est donné sur la place Jean-Jaurès à 14h.
  • A Divion, un blocage de la Croix de Grès est prévu sans horaire.
  • A Saint-Pol-sur-Ternoise, les stations-service Total et Intermarché ainsi que le rond-point sur la route de Béthune feront l'objet d'un blocage dès 8h30.
  • A Noeux-les-Mines, un blocage du rond-point de Mazingarbe, de la ZI de Labourse et de la gare de péage de Labourse aura lieu à partir de 8h30.
  • Un blocage de la station-service E.Leclerc aura lieu aussi à partir de 8h30.
  • A Marles-les-Mines, un blocage de la station-service d'Intermarché est organisé.
  • A Bruay, un blocage du rond-point de la porte Nord et de la station-service Cora est prévu à 9h.

Dans la Somme, un blocage de la N934 entre Roye et Amiens pourrait avoir lieu selon le Courrier Picard. D'après ce même journal, les appels au blocage des routes se multiplient dans la Somme. Un blocage devrait avoir lieu à Compiègne samedi 17 novembre à 14h, sur la rocade sud. Un autre blocage aura lieu à partir de 6h45 à Roye, sur la RD934. A Saint-Quentin, un blocage aura lieu au Auchan Fayet à partir de 14h. A Laon, le rond-point de l'Europe sera bloqué de 7h à 17h. L'autoroute A16 sera bloquée au niveau de Beauvais à partir de 14h. D'après France Bleu Picardie, d'autres blocages pourraient toucher Blangy-Tronville "ou encore Abbeville".

Blocage 17 novembre : les blocages à Nantes et en Pays de la Loire

Des blocages sont prévus en Loire-Atlantique contre la hausse du prix de l'essence le samedi 17 novembre 2018. Nantes va bien sûr être touchée avec un blocage du périphérique, d'après France Bleu Loire Océan. Plus de 13 000 personnes sont intéressées par ce blocage du périphérique de Nantes. France Bleu assure que "de nombreux routiers nantais, des motards, des agriculteurs, des taxis mais aussi de simples citoyens" sont prêts à participer à cette manifestation du 17 novembre 2018 à Nantes. La radio annonce également qu'une opération escargot "devrait partir de la Beaujoire" à Nantes, pour "emprunter le périphérique puis bloquer deux échangeurs". "Un second groupe, emmené par des chauffeurs privés et des taxis, a prévu de bloquer l'aéroport", indique France Bleu. Dans le Maine-et-Loire, un blocage routier pourrait aussi être organisé à Angers.

La Vendée pourrait elle aussi prendre part au blocage national du samedi 17 novembre 2018. Plus de 9000 personnes ont montré leur motivation à participer au blocage sur Facebook. D'après le Journal du Pays Yonnais, un blocage pourrait avoir lieu dans des villes comme La Roche-sur-Yon, Les Sables-d'Olonne, Fontenay-le-Comte, et Challans. Le type de manifestation envisagée reste à définir par les organisateurs de ce blocage en Vendée samedi 17 novembre. Mais le blocage en Vendée sera sans doute similaire aux blocages réalisés dans les autres régions de France : blocage de stations-service, blocage de ronds-points, blocage de villes, voire blocage de péages, blocage d'autoroutes…

Blocage 17 novembre : les blocages sur l'A8, les blocages en région Provence-Alpes-Côte d'Azur

De gros ralentissements pourraient avoir lieu sur l'autoroute A8 samedi 17 novembre. L'autoroute A8 devrait en effet être bloquée. Un rendez-vous est par exemple donné à 14h samedi 17 novembre au péage de Puget-sur-Argens. "Les véhicules mèneront une opération escargot jusqu'au péage du Capitou à Fréjus, pour ensuite bloquer la circulation dans le sens Marseille-Nice et Nice-Marseille", annonce Nice-Matin. Les péages de Saint-Isidore près de Nice et d'Antibes pourraient également faire l'objet d'un blocage sur l'A8 samedi 17 novembre.

Dimanche 5 novembre, à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume dans le Var, plus de 100 personnes se sont réunies pour préparer la journée de blocage du 17 novembre 2018. Vêtues du gilet jaune, les manifestants ont fixé un rendez-vous à 9h à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume le 17 novembre pour aller bloquer l'entrée de l'autoroute A8 à proximité de la commune. D'après Var-Matin, le début du blocage de l'autoroute A8 le 17 novembre est prévu à partir de 14h. De ce blocage partira un cortège de voitures pour réaliser une opération escargot "jusqu'à la sous-préfecture de Brignoles". D'après le journal local, le but des manifestants est de "faire perdre de l'argent à l'Etat".

Dans les Bouches-du-Rhône, à Marseille, France Bleu annonce que les manifestants du mouvement des gilets jaunes ont prévu "d'occuper le péage du tunnel Prado Carénage", ainsi que les péages d'Aubagne et du Pertuis. La radio indique également que "la D93 devrait être bloquée dès 14h" entre Hyères et le Lavandou. Les manifestants semblent très remontés : France Bleu assure que "les gilets jaunes veulent aussi occuper le pont de Martigues et les accès des raffineries de la Mède à Fos-sur-Mer jusqu'à lundi matin" avant de passer le relais aux chauffeurs routiers. A Port-de-Bouc, les manifestants du mouvement des gilets jaunes se sont eux aussi organisés. D'après La Provence, la mobilisation débutera samedi 17 novembre à 8h "devant le cimetière de Port-de-Bouc". Les manifestants prévoient de prendre part à "une opération chenille" jusqu'au "carrefour Morales, puis au centre commercial Carrefour". Des distributions de tracts auront lieu auprès des automobilistes et des piétons.

Dans le Vaucluse, plusieurs blocages vont avoir lieu autour d'Avignon, notamment au rond-point Réalpanier le 17 novembre à partir de 8h. Le péage d'Avignon-Nord sur l'autoroute A7 devrait aussi être bloqué par les manifestants le 17 novembre. A Orange, le lieu de rassemblement pour commencer la journée de blocage du 17 novembre a été fixé au parking d'Intermarché, avenue Charles-de-Gaulle, à 8h. D'autres manifestations vont avoir lieu dans des communes de plus petite taille dans le Vaucluse. N'hésitez pas à consulter la carte interactive des blocages prévus le 17 novembre pour connaître les endroits où seront concentrées les perturbations !

Blocage 17 novembre : les blocages en Bourgogne-Franche-Comté

Plusieurs opérations escargot, blocages d'autoroutes et blocages de péages pourraient avoir lieu samedi 17 novembre 2018 en Franche-Comté. D'après France Bleu-Montbéliard, un rassemblement est prévu samedi 17 novembre à 13h "sur la base nautique de Brognard". "Les automobilistes bloqueront ensuite l'A36 entre Montbéliard et Belfort", d'après France Bleu. Un autre rassemblement serait prévu à 13h sur le parking d'Auchan à Bessoncourt. "Les automobilistes bloqueront ensuite le péage de Fontaine", annonce France Bleu. Enfin, un troisième blocage est prévu samedi 17 novembre à l'Axone de Montbéliard. Une page Facebook "Blocage A36 Belfort Rassemblons Nous!!!" a été créée pour informer sur les blocages du samedi 17 novembre en Franche-Comté.

La Bourgogne va être elle aussi touchée par les blocages routiers du samedi 17 novembre 2018. A Dijon, le blocage va commencer à 14h le 17 novembre. Le rendez-vous du blocage du 17 novembre est fixé devant le Zénith de Dijon. D'après France 3, les automobilistes prendront ensuite part à une opération escargot en direction du rond-point Pompidou, "dans le quartier de la Toison d'Or". "Ils envahiront également la rocade pour y empêcher la circulation". France 3 annonce qu'entre "10 000 et 15 000 personnes sont attendues" pour le blocage du 17 novembre à Dijon. A Beaune, les péages autour de la ville sur l'A6 et l'A31 pourraient être bloqués le 17 novembre. Dans l'Yonne, plusieurs blocages sont organisés le 17 novembre dans les villes suivantes :

  • Auxerre
  • Toucy, à 9h près du rond-point de l'Europe
  • Saint-florentin, sur la place de la mairie à 8h30
  • Migennes, à 9h place du Marché
  • Sens, à 8h30 sur le parking d'Auchan

Un blocage est également prévu le 17 novembre à Mâcon à 8h30 sur le parking d'Auchan. Les organisateurs prévoient de prendre part à un blocage des péages sur l'A6 ou encore l'A40. D'autres blocages devraient avoir lieu dans la région Bourgogne-Franche-Comté, notamment à Chalon-sur-Saône où le péage de l'autoroute A6 devrait être bloqué par les manifestants le 17 novembre 2018. D'après France 3, un blocage routier est aussi prévu le 17 novembre à Chaumont, où "près de 5000 personnes ont rejoint le groupe de l'événement" sur Facebook. D'après la chaîne de télévision, le magasin E.Leclerc, les stations-service de Chaumont ou encore le péage de Semoutier sur l'A5 pourraient être bloqués le 17 novembre. A Autun, selon Creusot-Infos, "un rendez-vous est donné sur la route de Château Chinon, au rond-point de Bellevue", samedi 17 novembre "à 14 heures". Dans le Doubs, des blocages devraient avoir lieu dans l'agglomération de Besançon. Sur le Territoire de Belfort, le péage de Fontaine sur l'A36 devrait être bloqué le 17 novembre.

Dans le Jura, des blocages sont également prévus à Dole, sous-préfecture du département. Ainsi, d'après Le Progrès, "plus de 200 personnes se sont réunies" mercredi 7 novembre pour "préparer la manifestation du 17 novembre". Le journal local indique que la "cible privilégiée des manifestants devrait être les ronds-points" autour de la ville de Dole. Les manifestants ont même évoqué le passage du président de la République Emmanuel Macron par l'aéroport de Tavaux (à une dizaine de kilomètres de Dole) le vendredi 16 novembre. Ils pourraient mettre en place une opération pour "perturber l'arrivée du chef de l'Etat", toujours selon Le Progrès. "L'idée fait son chemin de bloquer le convoi qui transportera le chef de l'Etat". Rappelons qu'un premier rassemblement a déjà eu lieu à Dole le 2 novembre dernier : 500 automobilistes avaient participé à une opération escargot pour manifester leur mécontentement face à la hausse du prix de l'essence.

Blocage 17 novembre : les blocages autour de Toulouse et en Occitanie

Samedi 17 novembre, un grand blocage est annoncé sur le périphérique de Toulouse. Plus de 11 000 personnes sont intéressées par ce blocage selon Actu Toulouse. L'événement Facebook de ce blocage a disparu, mais les organisateurs comptent bien bloquer le périphérique de Toulouse. Les organisateurs appellent aussi à "bloquer les stations-service, organiser un péage gratuit, geler tout ce qui rapporte de l'argent à l'Etat", selon Actu Toulouse, qui annonce dans un autre article que "le syndicat des chauffeurs privés SCP VTC" de Toulouse prévoit "des opérations escargot et des distributions de prospectus" le samedi 17 novembre. Une première opération escargot a d'ailleurs été menée sur le périphérique de Toulouse le 10 novembre par les chauffeurs privés VTC de la ville. "Plusieurs kilomètres de bouchons" se sont formés, d'après Actu Toulouse.

Dans l'Aveyron, selon Centre Presse, un blocage du rond-point du bowling du Rouergue à Onet-le-Château est prévu le samedi 17 novembre à midi. Dans le Gard, des blocages sont prévus le samedi 17 novembre 2018 également. D'après Objectif Gard, un blocage aura lieu à Nîmes samedi 17 novembre à partir de 8h du matin sur la sortie d'autoroute Nîmes-Ouest, sur l'autoroute A9. Un autre blocage est prévu à Alès : le site Objectif Gard annonce que "des habitants vont se retrouver au rond-point d'entrée de ville en arrivant de Nîmes" samedi 17 novembre "en début d'après-midi". Un barrage filtrant pourrait être mis en place à cet endroit par les automobilistes qui organisent le blocage. D'après Midi Libre, le "carrefour giratoire de la route de Bagnols-sur-Cèze" pourrait aussi être bloqué, tout comme la rocade d'Alès.

A Bagnols-sur-Cèze, des barrages filtrants vont être mis en place sur quatre ronds-points, dont celui de la Cèze et celui du Carrefour Market. Un rendez-vous est fixé à 7h sur le parking du Bourg Neuf selon Midi Libre pour préparer ce blocage. Les autres ronds-points bloqués seront celui d'Intermarché et celui de Weldom. Dans l'Ariège, le blocage routier national du 17 novembre 2018 va réunir plus d'un millier de personnes. D'après La Dépêche, des blocages de ronds-points, de péages (comme celui de Pamiers sur l'A66) ou de villes avec des opérations escargot pourraient avoir lieu. Le journal local annonce des mobilisations "à Pamiers, Foix, Tarascon ou Lavelanet" pour le 17 novembre 2018.

Dans le Lauragais, des manifestations vont aussi avoir lieu selon la Voix du Midi. L'hebdomadaire annonce que "deux opérations" organisées par le mouvement des gilets jaunes vont avoir lieu, "à Revel et Castelnaudary". Le titre de presse locale annonce également que "différents blocages devraient être organisés en plusieurs points stratégiques de l'axe Villefranche-de-Lauragais-Montgiscard-Labège". Un blocage qui aura lieu "au niveau des accès et péages de l'autoroute A61", ainsi qu'au niveau "de certains ronds-points de la RD813". Une opération "péage gratuit" pourrait être prévue. Les blocages du 17 novembre dans le Lauragais devraient commencer aux alentours de 7h du matin. "Les citoyens étant appelés à se rassembler sur les parkings du Super U de Villefranche-de-Lauragais, de l'Intermarché de Montgiscard ou du centre commercial Labège 2".

Chose qui n'avait pas encore été vue dans les autres régions, des commerces vont fermer en soutien à la mobilisation. Ainsi, d'après la Voix du Midi, les magasins Intermarché de Villefranche-de-Lauragais et de Montgiscard vont fermer leurs stations-service durant toute la journée du samedi 17 novembre. Le restaurant Au Grand Régal de Villefranche-de-Lauragais devrait lui aussi fermer ses portes le 17 novembre. La Voix du Midi assure enfin que les propriétaires de la boulangerie La Boule'Ange vont offrir "un sandwich à chacun des clients qui se présentera avec un gilet jaune" de 6h à 13h.

Blocage 17 novembre : les blocages en Bretagne

Le blocage national du 17 novembre 2018 va également concerner la Bretagne ! Plusieurs blocages routiers sont prévus dans lse villes de Bretagne, qu'elles soient de grande ou moyenne taille. D'après la carte des blocages du 17 novembre, des villes comme Saint-Brieuc, Lorient, ou encore Quimper, où plus de 1500 personnes sont intéressées par le blocage de la place de la Résistance et des quais. Dans l'Ille-et-Vilaine, la rocade de Rennes pourrait être bloquée à cause d'une opération escargot lors du blocage du 17 novembre. Le point de rendez-vous est fixé à 14h à l'aire du Hill à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Même des communes de taille plus petite sont concernées par le blocage du 17 novembre en Bretagne, comme Pontivy ou Locminé dans le Morbihan. Près de 2000 personnes sont intéressées par le blocage du 17 novembre à Pontivy par exemple. D'après Ouest-France, des "artisans, commerçants et chefs d'entreprise" vont bloquer Locminé le 17 novembre. Des réunions sont prévues pour préparer les manifestations.

A Saint-Malo, le mouvement des gilets jaunes a "peiné à s'organiser" selon l'antenne locale du quotidien Ouest-France. Mais le journal rapporte qu'un événement Facebook a été lancé pour inviter les Malouins à manifester le samedi 17 novembre. L'organisatrice du blocage du 17 novembre à Saint-Malo invite les automobilistes mécontents de la hausse du prix de l'essence à la rejoindre à proximité du Grand Aquarium de la commune à 7h du matin le jour de la manifestation. Un blocage des grandes surfaces ainsi que des accès à la ville de Saint-Malo serait prévu. D'après Ouest-France, le blocage laisserait passer les urgences.

Près de Brest, après une assemblée générale organisée samedi 10 novembre, deux points de blocage ont été déterminés par les manifestants. Le samedi 17 novembre, les communes de Pen-ar-C'hleuz et Plougastel devraient donc être bloquées, d'après Le Télégramme. Le journal local précise que "le premier point de rassemblement se ferait au Leclerc de Kergaradec" le 17 novembre à 7h. "Une opération escargot serait alors proposée en voiture jusqu'au rond-point de Pen-ar-C'hleuz, à l'entrée de la RN12, tandis que d'autres viendraient à pied". Toujours selon Le Télégramme, le rassemblement de Plougastel débuterait sur le parking du Super U de la commune, lui aussi à partir de 7h. "Le barrage devant se mettre en place sur la RN165 dans le sens Quimper-Brest". A la suite de la réunion d'organisation du 10 novembre, une première opération escargot a été mise en place à Brest.

Blocage 17 novembre : les blocages en Normandie

Plusieurs points de blocage devraient avoir lieu en Normandie. L'autoroute A13 pourrait être bloquée dans les deux sens au péage de Dozulé, dans le Calvados, près de Caen. Ce blocage sera réalisé par le Groupe des motards indépendants de Normandie. Le périphérique de Caen devrait être bloqué dès 8h samedi 17 novembre. Un départ de Saint-Lô pour prendre part à ce blocage est prévu à 6h30 sur le parking du Leclerc de la commune manchoise. Près de Caen, deux points de rassemblement ont été fixés pour le 17 novembre : à 7h30 sur le parking de Cora à Rots, et à 7h30 également sur le parking de Super U à Colombelles. Sur Facebook, plus de 3000 personnes ont manifesté leur motivation à bloquer le périphérique de Caen le 17 novembre. A noter que selon France 3, le pont de Normandie devrait lui aussi être bloqué. "Il sera presque impossible de traverser", annonce la chaîne de télévision. D'après Liberté Le Bonhomme Libre, "les cyclistes et les piétons, eux aussi, entendent manifester leur désaccord". Le journal indique que les cyclistes se sont donnés rendez-vous à 8h aux Rives de l'Orne, à Caen, et que les piétons se retrouveront à 10h place du Théâtre le 17 novembre pour "bloquer la circulation en centre-ville". Un autre groupe de manifestants affiliés au mouvement des gilets jaunes envisage de bloquer "l'accès au centre commercial Mondeville 2" le 17 novembre.

Dans l'Eure, la RN12 devrait être bloquée au niveau de Verneuil-sur-Avre, d'après Le Réveil. Le Démocrate Vernonnais indique quant à lui que le mouvement des gilets jaune devrait "bloquer les entrées de la ville de Vernon le 17 novembre 2018". D'après l'hebdomadaire, les accès à l'autoroute A13 "ainsi que ceux de la route des Andelys" seront bloqués par les manifestants. Des blocages auront également lieu à Saint-Marcel et Saint-Just. Le Démocrate Vernonnais précise aussi que "d'autres blocages seraient prévus au péage d'Heudebouville sur l'A13, aux Andelys comme à Gisors". En Seine-Maritime, plusieurs points de blocages sont prévus à Dieppe le samedi 17 novembre selon Les Informations Dieppoises. Les endroits de manifestation déclarés en sous-préfecture à Dieppe sont "les ronds-points d'Auchan, Intermarché et Leclerc". A Rouen (Seine-Maritime), plus de 3500 personnes se sont inscrites à un groupe "Blocage national Rouen" sur Facebook. Certains automobilistes appellent à "bloquer la ville" selon Tendance Ouest, qui indique que le rond-point des Vaches, le pont Flaubert "ou encore l'A13 au niveau de Tourville-la-Rivière" pourraient être bloqués.

Dans la Manche, une opération escargot devrait démarrer à Cherbourg au rond-point Malraux pour rejoindre Carentan (de 13h30 à 16h). Un autre rassemblement aura lieu à Cherbourg place Napoléon à 7h30 samedi 17 novembre. A Valognes, la mobilisation commencera dès 4h45 le matin du samedi 17 novembre, avec un point de rendez-vous annoncé sur le parking d'Intermarché. Enfin, un rendez-vous est fixé à Saint-Lô samedi 17 novembre à 8h à la Maison du Département, pour rassembler les automobilistes qui veulent participer au blocage à Saint-Lô. Un blocage de l'autoroute A84 pourrait également avoir lieu le 17 novembre, au niveau du rond-point de Guilberville. Le rendez-vous est fixé à 7h samedi 17 novembre au rond-point de Guilberville. Dans l'Orne, un blocage est envisagé à Flers samedi 17 novembre 2018. Sur Facebook, plus de 1500 personnes ont manifesté leur motivation à participer au blocage à Flers. Un rendez-vous a été fixé samedi 17 novembre entre 13h30 et 14h sur le parking du château de Flers pour déterminer les lieux qui seront bloqués par les manifestants. D'après L'Orne Combattante, tous les ronds-points de la ville de Flers pourraient être bloqués le samedi 17 novembre.

Manifestation 17 novembre : les blocages à Tours et en Centre-Val de Loire

Dans l'Indre-et-Loire, trois gros points de blocages ont été annoncés et relayés par le site d'information locale Info Tours. Le blocage du 17 novembre va ainsi avoir lieu à Tours, bien sûr, mais aussi à Esvres et à Loches (à 8h sur le parking de covoiturage). A Tours, la manifestation du 17 novembre commencera dès 7h le matin avec un rassemblement sur le parking de la fête foraine (parking Rochepinard), devant le Parc Expo de la ville d'Indre-et-Loire, chef-lieu de la région Centre-Val de Loire. Un cortègre d'automobilistes prendra ensuite la route à 7h45 pour aller bloquer des axes routiers à proximité de Tours. D'après Info Tours, "des internautes suggèrent des blocages de grands axes comme le périphérique, l'A10 ou l'A85". Des blocages de parkings de centres commerciaux à Bourgueil et Monts pourraient aussi avoir lieu. Le site annonce également que les manifestants se disent "prêts" à tenir "plusieurs jours".

Un rassemblement avec barbecue géant est, enfin, prévu au rond-point de l'autoroute A10 à Sorigny, ainsi qu'à Sainte-Maure-de-Touraine. Dans cette même commune, France Bleu annonce qu'une opération escargot en direction de Tours est prévue, au départ du parking de la Flânerie à 8h le 17 novembre. D'après la radio locale, il faut également prévoir "des perturbations sur Loches, avec comme point de ralliement le rond-point de Renault". Des tracteurs, dépanneuses et camions pourraient être utilisés pour bloquer les routes. France Bleu indique aussi que "le blocage de certains centres commerciaux" pourrait avoir lieu, comme "le Lerclerc de Chinon". 

Dans le Cher, des blocages vont également avoir lieu autour de Bourges. Selon Le Berry Républicain, "le blocage de trois ronds-points est d'ores et déjà prévu" le samedi 17 novembre dans la "périphérie de Bourges". Les blocages du 17 novembre devraient commencer aux alentours de 8h30 à Bourges et prendre fin vers 18h. Les ronds-points concernés sont celui du Décathlon de Saint-Doulchard, celui du Conforama sur la route de La Charité à Saint-Germain-du-Puy, et celui qui permet d'accéder au péage de l'A71. Cette autoroute qui relie Orléans à Clermont-Ferrand pourrait donc être bloquée à hauteur de Bourges le 17 novembre. "Il faudra aller prendre l'autoroute à Vierzon ou Saint-Amand", annoncent les organisateurs de la manifestation.

Blocage 17 novembre : les blocages près de Reims et dans l'Est

Plusieurs échangeurs, péages et ronds-points pourraient être bloqués samedi 17 novembre près de Reims dans le cadre de la mobilisation contre la hausse du prix de l'essence.  Le péage de Château-Thierry devrait être bloqué sur l'autoroute A4 entre 7h et 20. De nombreuses petites villes autour de Reims pourraient voir leurs accès bloqués par des automobilistes mécontents, tout comme des stations-service. L'autoroute A34 pourrait aussi être bloquée à hauteur de Sedan. Enfin, à Charleville-Mézières, le déroulement de la mobilisation sera décidé à 9h samedi 17 novembre au Parc des Expositions.

Plusieurs blocages pourraient avoir lieu à Rethel notamment : L'Union annonce des blocages sur "les accès à la quatre voies, les pompes à essence et le rond-point de Bierme". Un rendez-vous est fixé à 9h sur le parking de Carrefour à Rethel. La station-service du E.Leclerc Vouziers pourrait aussi être bloquée. A Revin, les "principaux accès à la ville" pourraient être bloqués selon L'Union. Non loin de là, les accès à la ville de Fumay pourraient être bloqués à partir de 14h. Un rendez-vous est fixé place Aristide-Briand, d'après L'Union. Enfin, à Givet, un "blocage des ronds-points aux entrées de la ville" pourrait avoir lieu "dès le début de la matinée".

En Alsace, d'après les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA), "une manifestation est prévue le samedi 17 novembre à Strasbourg" et des "opérations escargot" sont "envisagées sur les principaux axes routiers de la région". D'après le journal, plus de "5000 personnes" sont "motivées par les actions à venir". Un groupe Facebook appelé "Alsace blocage national" réunit quant à lui 23 500 membres sur le réseau social américain. Il a été annoncé également que la Fédération française des motards en colère (FFMC) organisera une manifestation l'après-midi du samedi 17 novembre dans le centre-ville de Strasbourg, place de la Bourse, à 14 heures.

A Strasbourg, d'après France 3, d'autres blocages devraient avoir lieu "notamment à hauteur d'Auchan Hautepierre et du Palais de la Musique et des Congrès". D'après les DNA, "entre 1500 et 2500 personnes" sont attendues. Ailleurs en Alsace, un rendez-vous est fixé "au centre commercial de l'île-Napoléon" à Mulhouse selon France 3. Les villes de Colmar, Saint-Louis, Haguenau, Sélestat ou encore Saverne seront aussi concernées. Quant à l'autoroute A35, "un blocage à hauteur de Seltz devrait empêcher les poids lourds d'entrer en France", toujours selon France 3. Enfin, en Moselle et en Meurthe-et-Moselle, des rassemblements sont prévus à Metz, à Nancy, à Thionville ou encore dans la Vallée de l'Orne. Les points de rassemblement restent pour le moment confidentiels.

Blocage 17 novembre : en Haute-Savoie

A Annecy, en Haute-Savoie, le blocage routier du 17 novembre devrait concerner la ville entière. "Nous avons prévu de bloquer les accès et sorties de la ville", explique au Dauphiné Gaëlle Le Berre, co-organisatrice du blocage routier du 17 novembre à Annecy. Plusieurs rassemblements sont prévus à Annecy le 17 novembre 2018, jour du blocage routier national. Les automobilistes pourront se rassembler au parking des marquisats, au parking du tennis club à Annecy Albigny, au parking du Géant Casino à Seynod, ou au parking du Super U à Pringy. Les organisateurs indiquent qu'une "nouvelle vague de flyers sera distribuée avec tous les points de rassemblements à connaître" le 17 novembre 2018. A Annecy, le blocage concernera "des ronds-points aux entrées d'Annecy", les commerces seront boycottés, et des opérations escargot sont prévues dans le centre-ville ainsi que "sur les différents axes menant à Annecy". D'autres blocages routiers sont également prévus à Annemasse, Margencel, Bas Chablais, Saint-Gingolf, Cruseilles, La-Roche-sur-Foron, Scionzier, Chamonix, Passy, Nangy, Rumilly, ou encore au péage de Saint-Martin sur l'A41 Nord.

Blocage 17 novembre : en Corse

La mobilisation du 17 novembre et le blocage national citoyen vont aussi concerner la Corse. Un premier rassemblement de "gilets jaunes" a eu lieu dimanche 4 novembre à 10h sur le parking du magasin Géant, à Porto-Vecchio. Dans la région de Porto-Vecchio, ces manifestants vont commencer par distribuer 4000 flyers avant la journée de mobilisation du 17 novembre. Des affiches appelant à manifester vont aussi être collées. Patricia Artero, instigatrice du mouvement à Porto-Vecchio, a déclaré à Corse Net Infos que le but de cette opération de tractage est de "rallier les gens à notre cause" ainsi qu'étoffer "le nombre d'actions menées dans toute la France".

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